Mésaventure au supermarché

Vendredi soir, il est tard, je sors du boulot franchement éreinté après une semaine de folie furieuse. Je prends mon RER et je descends à la station du centre commercial. Pendant le trajet je me suis dit que ce soir je me faisais un petit plaisir : une raclette. Un 13 décembre, un vendredi soir, avec une température d’à peine 3 degrés dehors, c’est le moment idéal.

Bref, me voilà au supermarché pour trouver les produits. Je commence par le rayon fruits et légumes, étales pommes de terre. Hé oui, la patate est l’ingrédient de base de ma raclette 🙂 Sac plastique ouvert, je prends 4 belles pommes de terre que je me vois déjà en train d’éplucher en me brûlant les doigts 😉 Direction la caisse automatique, en chemin je noue les 2 hanses du sachet. Je pose le sac sur la balance en prenant soin de bien placer mes patates sous la caméra. Hé oui, j’ai fini par découvrir que la caisse du rayon fruits et légumes est équipée d’une caméra qui reconnait le produit et affiche une suggestion de photos. Bingo, elle a reconnu mes patates 🙂 je tape sur la photo « PDT CONSERVATION » bon … je ne sais pas pourquoi « Conservation » car je ne vais pas les conserver, je vais les manger dés ce soir. Un jour j’écrirai un article sur les appellations stupides de la grande distribution. BRRRrrrrrrr … ça c’est le bruit de la caisse qui me sort l’étiquette. PAF, elle est collée sur le sachet.

patates chez carrefour Noisy le grand
patates chez carrefour Noisy le grand

Le sachet de patates étiqueté dans mon panier à main, je poursuis ma déambulation dans les rayons pour les autres incontournables de ma raclette.

Allez, je vous passe la description de tous les autres produits sinon on va y passer la nuit. Oui, vous avez compris que ma mésaventure commence avec cette étape au rayon fruits et légumes 😉

J’arrive aux caisses. Evidemment j’attends 3 plombes. Tiens il parait que les français n’en peuvent plus de la fiscalité, des impôts, et tout et tout la crise tout ça, qu’ils vont mourir de faim comme en 1789 les bretons en bonnet rouge tout ça … n’empêche qu’ici il y a plein de gens aux caisses avec de caddies blindés … si vraiment la vie était si dure, les caisses seraient vides … non ? Un jour j’écrirai un article sur la désinformation des médias. J’avance , YEEEsssss … c’est mon tour après 48 minutes d’attente. Dis-donc, l’attente aux caisses du Carrefour est plus longue que chez Pôle emploi. Pourquoi on torpille Pôle emploi en permanence et qu’on dit rien sur Carrefour ? Allez comprendre … Bref, la caissière me dit un « bonjour » automatique

« Bonsoir madame » lui répond-je …
Bip … bip … silence … silence … silence … c’est mon sachet de patates … « il passe pas » me dit-elle !
« Bein … j’ai bien pesé et collé l’étiquette madame »
« Oui mais l’étiquette est mal imprimée … vous voyez … le code est coupé en 2 » ! (regardez la photo ci-dessus … elle a raison  😉
« j’y peux rien madame … vous n’avez qu’a taper à la main patates et 0,91 comme c’est écrit ! »
« je ne peux pas … je peux juste prendre le code barre … et celui-là … il passe pas … »
On se croirait dans un sketch des inconnus :

http://www.youtube.com/watch?v=Nsc71LrPRFU

Bref, il me reste 2 alternatives : ou bien j’abandonne mes patates ou bien je retourne au rayon fruits et légumes pour ré-imprimer l’étiquette. J’ai besoin des patates sinon ma raclette est ratée vous en conviendrez. Je n’ai pas le choix, je prends le sachet et je retourne 4,8 kms en arrière, je refais tous les rayons en sens inverse … même en essayant de couper au plus court j’ai l’impression de faire des kilomètres et des kilomètres dans les rayons de ce supermarché …

Arrivé au rayon fruits et légumes, pas bête, je choisis une autre caisse automatique 😉 PAF, rebelote … étiquette zou sur le sachet … et je me dis « si cette étiquette n’est pas bonne non plus ? » alors je recommence et je re-recommence et je re-re-recommence etc …

Bref, voici mon nouveau sachet :

2013-12-14 19.40.13

Je reviens à la caisse … après les kilomètres en sens inverse évidemment … je pose le sachet devant la caissière. Elle prend mon sachet et … elle rigole devant mes multiples étiquettes. Au moins j’aurai réussi à faire sourire une caissière 🙂

Vous savez ce que je lui ai dit ? J’ai dit « hé oui, maintenant je suis devenu un professionnel de l’épicerie car je sais peser et étiqueter les produits donc … j’ai travaillé pour vous alors je veux un contrat de travail ! » elle a rigolé … moi aussi 🙂

N’empêche que nous, clients, on y pense pas assez. A chaque fois que la grande distribution reporte sur le client les tâches que normalement réalisent les salariés du magasin, nous client nous réalisons des actes métiers professionnels pour lequel nous  pourrions exiger un contrat de travail de la part du magasin …

A bon entendeur …

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