La file d’attente aux caisses du Carrefour

Aujourd’hui, j’arrive en caisse de Carrefour : 19h05. Je sens que ça va être long alors je note l’heure de début. Et du coup je note l’heure de fin quand je sors de ce processus : 19h31. Bref, je calcule : 31 moins 05 ça fait … 26 minutes ! 26 minutes d’attente. 

Et en me dirigeant vers la sortie du centre commercial, je croise une foultitude de gens : ceux qui mangent des gaufres au nutella achetées chez waffle factory, ceux qui portent des sacs en papier aux marques multiples, ceux qui poussent des caddies chargées de marchandises, ceux qui lèchent des glaces, ceux qui regardent leur nouveau téléphone portable acheté dans la boutique orange, ceux qui répondent à leur enfant à qui ils viennent d’acheter un jouet chez la grande récré, … et tous les autres …

Bref, quand je vois cette affluence dans les centres commerciaux, je me dis que les Français n’ont vraiment pas de raisons de se plaindre. Si c’est ça la crise … alors les français ont beaucoup de chance d’être dans un pays qui fait en sorte d’amortir cette crise … et visiblement, la France réussi assez bien à amortir la terrible crise qui touche tous les autres pays … 

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3ieme humanité

Vous ne saviez plus quoi lire ? Alors voici une proposition : troisième humanité de Bernard Werber. Si vous ne voulez pas y aller directement alors commencez par ses tomes sur la vie des fourmis. Ce n’est pas indispensable mais si vous voulez vraiment prendre cet auteur dans le bon sens alors il faut commencer par « Les fourmis » puis « le jour des fourmis » et ensuite « la révolution des fourmis » avant de commencer « la troisième humanité » mais ce n’est pas obligé …

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Et si vous tombez vraiment accro, alors lisez « L’ENCYCLOPÉDIE DU SAVOIR RELATIF ET ABSOLU » car c’est le fil conducteur de toute son oeuvre … bref, pour résumer, c’est un auteur qui veut se présenter assez « space » mais qui finalement est très « lucide » … à la fois philosophe et scientifique, 2 dimensions rarement traitées ensemble … alors il faut être très ouvert pour le comprendre, une qualité totalement incompatible avec l’enfermement intellectuel, le repli sur soi, la peur de l’avenir, l’envie de recul sur le passé, le refus de l’avenir, le rejet de l’autre, et le rapetissement intellectuel que demande le Front National … à vous de voir …
Très bonne lecture à toutes celles et ceux qui ont un esprit ouvert à l’avenir 🙂

Et PAF ! Social Scoop

Regardez-moi ça, je reçois un SPAM Commercial parce que j’aurais « accepté de bénéficier des meilleures propositions commerciales de Social Scoop« . Si, si, lisez bien ce que j’ai encadré en rouge. Evidemment je ne connais pas ce Social Scoop. Je ne sais pas ce que c’est et je n’ai jamais accepté quoi que ce soit de leur part. Voilà qui s’appelle un Mensonge éhonté.

2014-08-14 12-08-00

 

 

Je pense que je vais écrire à cette  Anna ( anna@social-scoop-news.com ) pour lui expliquer tout le bien que je pense de sa réduction sur le hamburger d’autogrill …

P.S. : mensonge éhonté ça veut dire « Qui n’a pas honte en commettant un acte scandaleux, répréhensible »

Autoroutes : un scandale bien au-delà de l’imaginable

Je ne vous ai pas encore parlé de mon badge autoroute et pourtant dieu sait qu’il y aurait à redire. Pour commencer, et surtout pour clarifier les choses : je n’ai jamais voulu de ce truc ! Je suis un consommateur éclairé. Donc je refuse tous les mécanismes inventés par les sociétés privés pour maximiser leur bénéfices.

Je m’explique. Depuis de nombreuses années, les entreprises privées rationalisent, optimisent, réduisent les coûts, etc … à tel point qu’aujourd’hui, elles ont tellement tiré sur la corde qu’il n’y a plus rien à ronger sur l’os. Et comme elles ne parviennent pas à reconnaitre qu’il serait temps d’arrêter de vouloir toujours gagner plus, elles poursuivent leur investigations. Et elles  ont trouvé comment faire. En effet, puisque la rationalisation a tout emporté du côté de l’entreprise, il suffit … « de rationaliser et optimiser le client » ! En effet, en demandant au client d’effectuer des actes métier qui normalement sont du ressort de l’entreprise, elles transfèrent la charge … au client.

L’exemple assez illustrant du moment ce sont les caisses automatiques que vous voyez fleurir au supermarché. N’allez pas croire leur pauv’ slogan à 2 balles, ce n’est pas pour mieux vous servir qu’ils installent ce type de caisses, c’est pour vous refiler le travail qu’ils n’auront plus à faire. Regardez bien la prochaine fois que vous irez au supermarché : 6 caisses automatiques et … 1 seule caissière qui surveille. Ils ont supprimé 5 postes de travail, donc 5 salariés en moins c’est de la masse salariale en bénéfice. Et pour remplacer les salariés, je vous le donne en mille, c’est vous le client qui faites le travail de la caissière.

Bon,  revenons à notre badge APRR car c’est encore plus fort. Si, si, je vous assure, c’est possible.  Non seulement en utilisant le badge vous permettez à la société d’autoroute de licencier ses salariés, en l’occurrence les caissières, mais en plus vous acceptez de payer des frais de fonctionnement du badge ! trop fort ! APRR vire ses caissière donc c’est de la masse salariale gagné, et pas qu’un peu. APRR me refourgue un badge donc c’est moi qui fait le travail que la caissière ne peut plus faire puisqu’elle n’est plus là. Et en plus, je dois payer pour avoir le droit de faire … le travail d’APRR !

L'arnaque du siècle : le badge autoroute
L’arnaque du siècle : le badge autoroute

Voici donc ma mésaventure. Tout commence l’année dernière. En effet, ayant viré ses caissières, APRR est bien ennuyé car il ne peut plus permettre aux automobilistes de payer ses péages avec des chèques vacances. Il trouve donc la solution miracle du moment : le télépéage. Les clients n’auront qu’à envoyer leurs chèques vacances à un centre de traitement administratif qui alimentera le compte du badge et le tour est joué.

Bref, me voici avec un badge non souhaité mais obligé car je ne peux faire autrement avec mes chèques vacances. Une offre que APRR me présente comme « gratuite » et équivalente à l’utilisation de mes chèques vacances en caisses.

J’ai donc préparé mes chèques vacances, mis dans une enveloppe et zou la poste pour le fameux centre de traitement. J’ai respecté les délais de traitement. Je prends l’autoroute, le badge fait un vieux beep strident au passage et la barrière s’ouvre …

Je fais mes comptes, consulte ma banque en ligne : retrait APRR 20,19 euros ! et un second retrait de 3 euros ! Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Et mes chèques vacances ? Je fonce sur le site d’APRR, je consulte mon compte … rien, nada, vide, zéro ! pas un crédit de chèques vacances donc à mon passage en péage d’autoroute mon badge a fonctionné comme un badge normal : retrait du prix du passage + abonnement de 3 euros mensuel. Ca commence à faire cher le gratuit !

Après moult messages à APRR, la poste et surtout la société qui gère les chèques vacances (je note toujours les numéros des chèques que j’envoie chez APRR), j’apprends que mes chèques ont été utilisés dans un camping en Gironde ! En clair, les agents du centre de traitement d’APRR se sont alourdis sur mon enveloppe, ont pris les chèques pour aller en vacances et ne les ont pas crédité sur mon compte. J’avais fais une erreur : faire confiance à APRR ! en fait maintenant je les envoie en recommandé avec accusé de réception. Vous avez donc compris le concept très personnel d’APRR du « gratuit » qui coute quand même un recommandé avec accusé de réception à chaque envoi des chèques vacances et 3 euros d’abonnement mensuel pour ce badge.

Mais ça ne s’arrête pas là. Hier samedi, je monte sur l’autoroute, le badge qui beep, la barrière qui se lève, etc … et 330 kms plus loin, la sortie. Sauf que là … je m’approche de la barrière … rien ! je regarde mon retroviseur, personne, je recule … j’avance … rien ! la voiture derrière qui arrive comprend qu’il y a un soucis, elle s’arrête loin heureusement. Je recule, j’avance … toujours rien ! J’ouvre la fenêtre et sors le badge à l’extérieur … rien ! après une dizaine de tentative, je fais marche arrière et laisse passer la file de voiture qui commençait à être bien longue. Vous imaginez la situation.

Que faire ? je vais payer avec ma carte bleue tant pis … hé non impossible puisque je n’ai pas de ticket, c’est le principe du badge ! Je vais appeler quelqu’un … oui mais qui ? Ce péage de 2 lignes est totalement désert ! Il n’y a pas un bouton, un interphone ? non, rien de rien ! Je suis comme un imbécile derrière cette fichue barrière qui refuse de s’ouvrir et je ne peux pas sortir de l’autoroute …. merci le badge APRR !!

Bref, sans grande conviction, je tente un passage sur la 2ieme ligne. J’avance … beeep … la barrière s’ouvre ! Ouf me voilà délivré !

Mais je vous prie de croire qu’APRR va entendre parler de moi … une fois de plus !