Une quiche plus vraiment Lorraine … la suite :-)

Voici la suite de la recette de la quiche « plus vraiment Lorraine ». En effet, j’ai suivi le conseil du blog d’Audrey Bourdin et j’ai commandé un moule à tarte rectangulaire « De Buyer », je l’ai reçu et je l’ai testé 😉

Tataaaaaaaa … voici le résultat !

QuichePoivronAllumettesBacon_DSC_6590

Alors ? Hein ? Quand même ! Ca ressemble bien. Bon, il me reste à la goûter 🙂

Une quiche plus vraiment Lorraine

Je suis tombé par hasard, comme toujours sur internet, sur une recette de « Quiche aux poivrons & bacon« . Vous savez que le lorrain que je suis ne peut s’empêcher de tester les propositions d’évolution de la recette originale de la quiche Lorraine.

Aujourd’hui, j’ai donc mis mon test en marche. Sauf que … je n’ai pas tous les ingrédients. Il s’agit donc d’une adaptation de l’évolution de la recette de la quiche lorraine. Autant dire qu’on est loin de … tout 😉

Posons le cadre du test :

  • je n’ai pas tous les ingrédients : pas d’échalotes -> je fais revenir mes poivrons dans de l’huile d’olive
  • je n’ai qu’un poivron rouge : tant pis, pas de poivron vert, ça aura juste un peu moins de couleur
  • le thym, ça ne me branchait pas trop : j’ai remplacé par de l’origan
  • Moule à tarte rectangulaire : je n’en ai pas -> je prendrai mon moule à tarte Tefal Natura 27 cm … mais je m’interroge beaucoup sur ce point.

J’ai lu sur le blog, de celle qui propose cette recette, qu’elle a un moule à tarte rectangulaire … de Buyer ! De Buyer, vous savez, j’en parle souvent ici. De buyer, c’est un fabricant d’ustensiles de cuisine pour professionnels. Mais surtout, l’usine De Buyer est située … dans les Vosges, en Lorraine ! Quand vous cuisinez avec De Buyer, vous tenez entre vos mains une casserole « made in France« , fabriquée par des vosgiennes et des vosgiens … c’est pas rien, ça !  vous pouvez visiter le site De Buyer ici

Bon, tout ça pour dire que je vais commander un moule à tarte rectangulaire De Buyer pour être plus proche de la recette proposée par Audrey Bourdin, c’est la redactrice du blog où j’ai trouvé la recette 😉 Je le commande juste après avoir terminé ma rédaction de ce post.

Bref, voici la photo de ma réalisation de la recette :

QuichePoivronAllumettesBacon_DSC_6475

Hé oui, ça ne ressemble pas trop à la photo du blog d’Audrey Bourdin. Bon Ok, il y a l’histoire de la forme ronde ou rectangulaire mais tout de même. C’est comme si mes poivrons avaient refusé de remonter à la surface. On perçoit bien quelques subtiles formes rouges … mais pas autant que sur la photo d’Audrey Bourdin. Hum hum … y aurait-il traficotage de photo sur le blog de notre « gourmande » comme elle se présente ? impossible à dire puisque j’ai un peu modifié la recette. Mais dés que je reçois mon moule à tarte rectangulaire De Buyer, je recommence le test. Et j’écris ici les résultats 🙂

 

Ma 4 eme « chiquenaude de bouche » : l’escale technique

Bon, voilà ma 4 eme « chiquenaude de bouche » (c’est comme un « coup de gueule » mais en beaucoup, beaucoup, beaucoup moins fort … bein oui, y’en a marre de ces français qui passent leur temps à tout critiquer à outrance)
Alors voilà, je suis au bureau et je travaille. Jusque là, rien d’extraordinaire me direz-vous. Bien entendu, si je ne vous donne pas la toute petite précision nécessaire, vous ne comprendrez pas la suite de mon aventure. Bref, cette petite précision qui peut paraître « classique » n’en porte pas moins une lourde responsabilité : je bois du café … heu oui et alors me direz-vous ? tout le monde va à la machine à café au bureau, c’est un truisme ou encore une tautologie pour les plus lettrés 😉

Evidemment que c’est une Lapalissade … en bois … mais voyez-vous, le café a cette vertu d’être diurétique. Pas autant que la Contrex, car aucune boisson n’égale l’eau de Contrexeville, mais tout de même diurétique. Pour faire simple, devant l’ordinateur à lire ses mails en buvant un mug de café, vous pouvez sans risque de vous tromper prédire l’avenir : dans un mug et demi il va se lever pour aller aux toilettes. Dans le jargon professionnel du bureau on dit alors : « excusez-moi, je suis de retour dans un instant. Le temps de faire une escale technique« . Cette fois, la boule de cristal de la voyante est infaillible, l’escale technique est nécessaire.

Je sors de mon bureau, me dirige vers les toilettes, freiné dans mon cheminement par les innombrables collègues qui ont toujours un truc à dire … j’arrive devant les 3 portes. J’ouvre celle portant un vague dessin ressemblant, parait-il, à une silhouette d’homme. « Clic », ça c’est la lumière qui s’allume automatiquement à mon entrée dans le lieu. « Pschiiit, pschiiit », ça c’est le parfum douteux qui se déclenche lorsqu’il détecte du mouvement dans ce même lieu. Et oui, nous logeons dans un bâtiment ultra moderne avec toutes les options hi-tech du moment : les lumières s’allument automatiquement lorsqu’il y a détection de mouvement. Ca permet de ne pas oublier d’éteindre les lumières en sortant et donc de faire des économies, de lutter contre le gaspillage et au final de permettre à l’ours blanc d’être peinard sur sa banquise qui ne fond plus car nous avons limité notre émission de CO2 … ha, ça vous en bouche un coin, non ? En tout cas, moi, je suis fière de faire une escale technique en sachant que j’oeuvre pour le bien de la planète et la sauvegarde de l’ours polaire. Et accessoirement, un jour je vous raconterai comment la lumière s’éteint en pleine escale technique. Hé oui, je ne sais pas vous, mais moi je ne danse pas la zoumba pendant le processus de vidange de la boisson diurétique sus-nommée … du coup, plus de mouvement … le détecteur se dit qu’il n’y a plus personne et « paf » coupure automatique de la lumière. Bref, sauvegarde de l’ours blanc mais massacre de mes pompes quand je dois m’agiter pour que la lumière consente à se rallumer 😉

L’étape 1 du processus validée, je peux passer à l’action numéro 2 : le nettoyage des mains. « Schkroutch, schkroutch » 2 doses de savon liquide, eau tiède, je respecte à la lettre l’affiche qui explique comment bien se laver les mains … quand je vous dis que c’est un bâtiment hi-tech, il y a même le mode d’emploi du lavage des mains.

Etape 2.2 le séchage des mains : je me dirige vers le dérouleur de papier. Je saisis le papier par les deux côtés et avec mes 2 mains, comme c’est représenté sur le schéma, je tire vers le bas : « schriiiick … » ce bruit est anormal ! Et oui … je me retrouve avec un morceau de papier détrempé d’environ 2 cm dans les mains. Et impossible de tirer la suite puisque le papier est déchiré au raz du rouleau. Regardez la photo ci-dessous que j’ai prise pile à ce moment (enfin presque car j’ai essuyé mes mains, récupéré mon téléphone dans mon bureau et je suis revenu prendre la photo)

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Je ne sais pas qui est l’ingénieur qui a imaginé ce dévidoir mais c’est une évidence : soit c’est un cyborg qui n’a pas de vessie et donc pas besoin de faire une escale technique, soit il ne se lave jamais les mains après. Car comment aurait-il pu concevoir un tel dispositif sans penser que des mains mouillées allaient transmettre l’humidité au papier, le rendre très fragile et au final empêcher de tirer dessus … hum ? je vous le demande !

Bref, voici ma « chiquenaude de bouche » du jour : monsieur l’ingénieur de RLD, veuillez revoir votre copie. En tant qu’utilisateur quotidien de votre dispositif je vous décerne un 2 sur 20 … comme à l’école quand on donne un 2/20 pour l’encre. Là, vous avez un 2 sur 20 pour … la couleur du dévidoir, pas mieux !

Et pour celles et ceux qui souhaitent en savoir plus, voici le lien vers la promotion de ce dévidoir sur le site du constructeur : Essuie-mains papier à découpe automatique blanc est-il écrit.

Pour la « découpe automatique », avouez que l’on pourra repasser car il s’agit plutôt d’un déchirement obligatoire. Et j’en terminerai avec cette phrase de description du dévidoir « Osmoz » puisque c’est son petit nom : « Découpe automatique et droite du papier pour éviter les micro-déchets de coupe » … regardez encore la photo et bidonnez vous 🙂

Et maintenant la chute : cette mésaventure est devenu si courante, car tout le bâtiment est équipé du même modèle de dévidoir, que c’est un sujet de discussion partagé à la machine à … diurétique professionnel … pardon, à la machine à café ! la boucle est bouclée.

homo conductirus parisianum mais par dessus tout … homo erectus !

Oui, je sais, le titre peut paraître un tantinet abscon mais rassurez-vous, comme à mon habitude, je vais vous donner tous les éléments de compréhension. Il suffit juste de s’accrocher et de me suivre dans cette nouvelle aventure qui m’est arrivée pas plus tard que vendredi 11 septembre 2015 vers 17h00.

Une fois n’est pas coutume, je vais vous demander votre avis. Non que je n’ai pas l’habitude de tenir compte de votre point de vue, bien au contraire, mais plutôt que je souhaiterais vous interpeller sur un … détournement d’objet usuel. Bref, regardez l’image ci-dessous et dites-moi de quoi il s’agit :

20150911_ProjectileVindicatif_DSC_0123Je vous vois derrière votre écran, en train de lire ce post et de vous dire « pfffff il se moque de moi, c’est trop facile ! C’est un rouleau de scotch ! » Hé, hé, vous voyez que je vous vois ;-).

Heu bon, revenons à nos moutons. Non ! Excusez-moi de vous contredire mais non, résolument, non, ce n’est pas un rouleau de … comme vous dites. Oui, je suis un défenseur de la langue française. Et dans la défense de notre langue, on se refuse à utiliser une marque, qui plus est protégée, pour désigner un objet usuel. Hum hum … en fait, je n’ai aucun mérite, j’ai appris cela en cm2 avec Mme Fleurot à l’école primaire « Louise Michel » de Contrexéville . C’était en l’an de grâce mille neuf cent … oui bon, oublions, c’était il y a longtemps … Donc, vous auriez du penser à un « rouleau de ruban adhésif ». Ha ha … ça change tout ! Heuuuu ça change quoi me direz-vous ?  Et là, je vous réponds … bein, c’est à dire, heuuu … c’est évident quoi …. voyez-vous, un ruban adhésif ça sert à scotcher, heuu pardon, ça sert à fixer. Donc à maintenir un objet en adhérence avec un …. pffff …. bon ok, c’est vous qui aviez raison.

N’empêche que sur cette photo … ce n’est pas un rouleau de ruban adhésif ! Hé oui, dans l’aventure que je viens de vivre, c’est un … objet « vindicatif », un « projectile », une « arme par destination » comme disent les spécialistes.

Alors voilà, nous sommes vendredi 11 septembre 2015, il est environ 16h45 et j’attends le bus à l’arrêt « place de l’église » à Villiers sur Marne. Il y a 3 autres personnes qui sont déjà là pour le même objectif. J’attends, j’attends, j’attends … et mon esprit s’évade vers l’énigme de mon livre de logique que je ne parviens pas à résoudre : bon, si le 1er gardien dit toujours la vérité et le 2d ment toujours … quelle question leur poser pour savoir si …. TUUUUUUT …. TUUUUUUUT …. ce coup de klaxon me sort de ma torpeur !

Là, devant moi, une petite fourgonnette d’artisan klaxonne. Boh, que lui arrive-t-il, je ne comprends pas. Côté passager, un jeune homme passe le bras par la fenêtre et fait des signes à la voiture de devant. Et au volant … une conductrice ! C’est bien une femme qui tient le volant et qui klaxonne rageusement* !

Je regarde la scène : devant la petite fourgonnette de l’artisan, une voiture est arrêtée et laisse passer les voitures venant de la droite. Logique, pour le code de la route on appelle cela une « priorité à droite ». D’autant que la voiture en question est une voiture d’auto-école. TUUUT, TUUUUT la conductrice continue de klaxonner frénétiquement. un bras sort de la voiture auto-école côté passager et montre les voitures venant de la droite, c’est le moniteur qui tente d’expliquer pourquoi la voiture est arrêtée. TUUUUT, TUUUUUT, TUUUUUTTT … à partir de maintenant tout va aller très vite. Un peu comme les témoignages aux infos de Jean-Pierre Pernaut. Et ci-dessous, une infographie comme à la TV pour bien visualiser la scène 😉

La voiture est juste devant moi (celle qui klaxonne), je regarde le jeune homme droit dans les yeux et je lui dis « bein … qu’est-ce qui vous arrive ? elle apprend à conduire … elle respecte la priorité à droite ! ». Le type se tortille sur son siège … je comprend qu’il va ouvrir la portière. Les voitures sont passées, l’auto-école redémarre … la petite fourgonnette également. Elle dépasse le carrefour et va tout droit en continuant la rue du général de Gaulle. On sent le jeune homme frustré de n’avoir pu en découdre avec un mec qui attend le bus et qui lui a renvoyé sa bêtise en pleine figure. C’est à ce moment précis que je vois le bras du jeune homme prendre un rouleau de ruban adhésif qui se trouve sur le tableau de bord. Il se retourne maladroitement dans l’habitacle de sa petite fourgonnette et je comprends qu’il veut m’atteindre avec son rouleau de ruban adhésif devenu « projectile ». Il arme son bras et lance furieusement son projectile vers moi. Sauf que … engoncé dans son siège et gêné par le montant de la portière, le rouleau tombe pathétiquement au pied de la petite fourgonnette et roule tranquillement en suivant la pente de la rue du général de Gaulle. Le rouleau arrive devant moi et choit sur le côté, immobile sur la route … je le ramasse en souriant.

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Le même carrefour en StreetView (ici la carte)

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Me voilà, un rouleau de ruban adhésif à la main en attente du bus. Quelle aventure à raconter dans mon blog ! me dis-je, toujours en souriant. Mais quel titre ? Je cherche un titre autour de l’idée : « 75 chevaux sous le capot et un âne au volant » ou encore « lorsqu’il s’assied derrière un volant, l’homme devient un agressif violent impatient intolérant » … bref, vous voyez l’idée.

Et voilà que me revient en mémoire, l’actualité de la semaine : un paléontologue américain, Lee Berger de l’université de Witwatersrand, à Johannesburg, a découvert le squelette d’un hominidé âgé de plus de 2 millions d’années (voir l’article du Monde ). En lisant les articles au sujet de homo naledi, c’est son petit nom, j’apprends que notre ancêtre avait un cerveau de la taille d’une … orange !

Le psychologue différentialiste que je suis, spécialiste de l’évaluation des fonctions cognitives s’est alors demandé : quelle pourrait être la performance de cet homo naledi sur un test de QI du 21ieme siècle ? … sans jamais pouvoir vérifier aucune hypothèse évidemment. Hé bien aujourd’hui, la science vient de franchir un grand pas : j’ai eu devant moi, un spécimen pouvant apporter des éléments d’éclairage sur le score que pourrait obtenir un hominidé avec un cerveau de la taille d’une orange sur un test d’évaluation des fonctions cognitives. Pour cela, il faut juste faire passer le test à un conducteur automobile parisien … mais pourquoi personne n’y a pensé avant ?

Bref, Lee Berger a réussi son coup d’éclat en nommant sa découverte d’un nom qui sonne très scientifique « Homo nalédi« . J’ai donc donné un nom très scientifique à mes 2 occupants de la petite fourgonnette. Plutôt que de parler « d’individus archaïques trépanés en deçà du niveau pignouf 6ieme dan » qui n’avait aucune chance de paraitre dans une revue scientifique à comité de lecture, j’ai choisi « homo conductirus parisianum » en espérant, moi aussi, passer à la postérité comme Lee Berger.

 

* je vous vois venir, évitez-moi le « femme au volant … poil au dent :-)) »