Ma 4 eme « chiquenaude de bouche » : l’escale technique

Bon, voilà ma 4 eme « chiquenaude de bouche » (c’est comme un « coup de gueule » mais en beaucoup, beaucoup, beaucoup moins fort … bein oui, y’en a marre de ces français qui passent leur temps à tout critiquer à outrance)
Alors voilà, je suis au bureau et je travaille. Jusque là, rien d’extraordinaire me direz-vous. Bien entendu, si je ne vous donne pas la toute petite précision nécessaire, vous ne comprendrez pas la suite de mon aventure. Bref, cette petite précision qui peut paraître « classique » n’en porte pas moins une lourde responsabilité : je bois du café … heu oui et alors me direz-vous ? tout le monde va à la machine à café au bureau, c’est un truisme ou encore une tautologie pour les plus lettrés 😉

Evidemment que c’est une Lapalissade … en bois … mais voyez-vous, le café a cette vertu d’être diurétique. Pas autant que la Contrex, car aucune boisson n’égale l’eau de Contrexeville, mais tout de même diurétique. Pour faire simple, devant l’ordinateur à lire ses mails en buvant un mug de café, vous pouvez sans risque de vous tromper prédire l’avenir : dans un mug et demi il va se lever pour aller aux toilettes. Dans le jargon professionnel du bureau on dit alors : « excusez-moi, je suis de retour dans un instant. Le temps de faire une escale technique« . Cette fois, la boule de cristal de la voyante est infaillible, l’escale technique est nécessaire.

Je sors de mon bureau, me dirige vers les toilettes, freiné dans mon cheminement par les innombrables collègues qui ont toujours un truc à dire … j’arrive devant les 3 portes. J’ouvre celle portant un vague dessin ressemblant, parait-il, à une silhouette d’homme. « Clic », ça c’est la lumière qui s’allume automatiquement à mon entrée dans le lieu. « Pschiiit, pschiiit », ça c’est le parfum douteux qui se déclenche lorsqu’il détecte du mouvement dans ce même lieu. Et oui, nous logeons dans un bâtiment ultra moderne avec toutes les options hi-tech du moment : les lumières s’allument automatiquement lorsqu’il y a détection de mouvement. Ca permet de ne pas oublier d’éteindre les lumières en sortant et donc de faire des économies, de lutter contre le gaspillage et au final de permettre à l’ours blanc d’être peinard sur sa banquise qui ne fond plus car nous avons limité notre émission de CO2 … ha, ça vous en bouche un coin, non ? En tout cas, moi, je suis fière de faire une escale technique en sachant que j’oeuvre pour le bien de la planète et la sauvegarde de l’ours polaire. Et accessoirement, un jour je vous raconterai comment la lumière s’éteint en pleine escale technique. Hé oui, je ne sais pas vous, mais moi je ne danse pas la zoumba pendant le processus de vidange de la boisson diurétique sus-nommée … du coup, plus de mouvement … le détecteur se dit qu’il n’y a plus personne et « paf » coupure automatique de la lumière. Bref, sauvegarde de l’ours blanc mais massacre de mes pompes quand je dois m’agiter pour que la lumière consente à se rallumer 😉

L’étape 1 du processus validée, je peux passer à l’action numéro 2 : le nettoyage des mains. « Schkroutch, schkroutch » 2 doses de savon liquide, eau tiède, je respecte à la lettre l’affiche qui explique comment bien se laver les mains … quand je vous dis que c’est un bâtiment hi-tech, il y a même le mode d’emploi du lavage des mains.

Etape 2.2 le séchage des mains : je me dirige vers le dérouleur de papier. Je saisis le papier par les deux côtés et avec mes 2 mains, comme c’est représenté sur le schéma, je tire vers le bas : « schriiiick … » ce bruit est anormal ! Et oui … je me retrouve avec un morceau de papier détrempé d’environ 2 cm dans les mains. Et impossible de tirer la suite puisque le papier est déchiré au raz du rouleau. Regardez la photo ci-dessous que j’ai prise pile à ce moment (enfin presque car j’ai essuyé mes mains, récupéré mon téléphone dans mon bureau et je suis revenu prendre la photo)

DerouleurWC_DSC_0119

Je ne sais pas qui est l’ingénieur qui a imaginé ce dévidoir mais c’est une évidence : soit c’est un cyborg qui n’a pas de vessie et donc pas besoin de faire une escale technique, soit il ne se lave jamais les mains après. Car comment aurait-il pu concevoir un tel dispositif sans penser que des mains mouillées allaient transmettre l’humidité au papier, le rendre très fragile et au final empêcher de tirer dessus … hum ? je vous le demande !

Bref, voici ma « chiquenaude de bouche » du jour : monsieur l’ingénieur de RLD, veuillez revoir votre copie. En tant qu’utilisateur quotidien de votre dispositif je vous décerne un 2 sur 20 … comme à l’école quand on donne un 2/20 pour l’encre. Là, vous avez un 2 sur 20 pour … la couleur du dévidoir, pas mieux !

Et pour celles et ceux qui souhaitent en savoir plus, voici le lien vers la promotion de ce dévidoir sur le site du constructeur : Essuie-mains papier à découpe automatique blanc est-il écrit.

Pour la « découpe automatique », avouez que l’on pourra repasser car il s’agit plutôt d’un déchirement obligatoire. Et j’en terminerai avec cette phrase de description du dévidoir « Osmoz » puisque c’est son petit nom : « Découpe automatique et droite du papier pour éviter les micro-déchets de coupe » … regardez encore la photo et bidonnez vous 🙂

Et maintenant la chute : cette mésaventure est devenu si courante, car tout le bâtiment est équipé du même modèle de dévidoir, que c’est un sujet de discussion partagé à la machine à … diurétique professionnel … pardon, à la machine à café ! la boucle est bouclée.

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