Comment j’ai mangé trop salé à cause d’une bonne mauvaise idée de Quick !

Avez-vous remarqué comme chaque publicité alimentaire est accompagnée du « ne mangez pas trop gras, trop sucré, trop salé » .

Une pub pour Mac Donald avec un double Big Mac qui dégouline de Ketchup, de fromage fondu et de sauce mystère et hop … « ne mangez pas trop gras, trop sucré, trop salé » .

Une pub pour la pizza grandiosa 4 Formaggi et hop … « ne mangez pas trop gras, trop sucré, trop salé » .

Une pub pour un Coca Cola sursaturé en sucre qui dégouline sur menton de l’ouvrier en sueur qui porte une poutre sur son épaule et fait saliver les secrétaires en mini-jupe du bureau d’en face et hop … « ne mangez pas trop gras, trop sucré, trop salé » . Alors que franchement … aujourd’hui … vous avez déjà vu un ouvrier porter une poutre ? Bein non !

Une pub pour les produits du terroir, comme par exemple une boîte de … sel de Guérande et hop … « ne mangez pas trop gras, trop sucré, trop salé » . Bein oui, t’as beau être un sel de mer naturel et artisanal récolté à la main par les paludiers pour une qualité constante … t’es trop salé un point c’est tout qui disent à la tévé !

Bref, vous avez compris le principe. Et si voulez que je traduise, ça veut dire « mangez 5 fruits et légumes par jour » , « mangez bougez » , « faites 10 000 pas par jour » et que sétéra et que sétéra  …

Alors voilà qu’au milieu de ces injonctions sanitaires, je me retrouve dans une situation bien inconfortable. Voyez-vous, jeudi dernier j’avais envie d’un gros hamburger triple épaisseur, frites, Coca, sur place, non non taille normal, oui s’il vous plaît, heuuu ketchup, merci madame …

Seulement voilà, j’étais chez Quick ! Et chez Quick, il y un type, certainement un ingénieur d’ailleurs, qu’a voulu trouver Ze bonne idée pour qu’on mange pas trop salé. Alors voyez-vous, le mec y’s’est dit « 1 :je vais retirer le sel des frites. 2: je pose les dosettes de sel sur le comptoir. 3: le client prend sa dosette de sel. 4: le client sale lui-même, comme il le souhaite ses frites. »

Du coup, arrivé à la table, voilà ce que ça donne. Sur cette photo que j’ai prise jeudi, on voit parfaitement le cornet de frites et … 4 dosettes de sel. Hé oui, pas bête le mec, j’en prends plusieurs pour le cas où.

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Et là, je vous pose la question : le sel, vous le mettez ou ? Vous le répandez sur les frites, non ?

Bon, hé bein c’est ce que j’ai fait sauf que … les frites du dessus ont reçu plein de cristaux de chlorure de sodium – oui, c’est le petit nom scientifique du sel … comme ça, la prochaine fois que vous allez manger chez tata Jacqueline vous pourrez demander « peux-tu me passer le chlorure de sodium je te prie ? » – donc je reprends, les frites du dessous n’ont rien reçu puisqu’elles étaient cachées par celles du dessus … vous suivez ? Et pire, celles qui sont au fond du cornet … rien, nada, que dalle … pas de chlorure de sodium pour elles.

Bref, ça ma gonflé sévère et après 4 doses, mes frites du fond du cornet n’avaient toujours pas vu la couleur du sel, qu’est pas du tout de Guérande, et celles de devant aud’sus étaient couvertes dudit chlorure de sodium …

J’ai donc mangé des frites beaucoup trop salées au début et carrément fadasses à la fin … pouark … alors que franchement, chez Mac Do, la nana elle prend la salière, elle l’agite 2 fois au dessus du gros tas de frites … pis elle prend sa pelle à frites et schlof schlof … elle retourne 2 fois le tas pour bien répartir le sel comme ça … quand elle met les frites dans le cornet, les frites sont nickel salées comme il faut … franchement l’ingénieur de chez Quick qui a eu cette idée aurait mieux fait de rester couché.

Bon, maintenant, quand vous irez chez Quick et que vous verrez le distributeur de dosettes de sel sur le comptoir vous penserez à moi 😉

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉

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Ma 7eme « chiquenaude de bouche » : Comment les ingénieurs ça sert à rien

Bon, voilà ma 7eme « chiquenaude de bouche » (c’est comme un « coup de gueule » mais en beaucoup, beaucoup, beaucoup moins fort … bein oui, y’en a marre de ces français qui passent leur temps à tout critiquer à outrance)
Alors voilà, encore une fois il s’agit d’une défaillance technologique pour un événement qui semble tellement anodin qu’on se demande pourquoi il n’y a pas un ingénieur qui a trouvé la solution … pfffff … preuve que les ingénieurs … ça sert à rien.

Alors voilà, souvenez vous de la chiquenaude où je m’adressais aux ingénieurs qui travaillent sur nos smartphones. Hé bien je viens de vivre un épisode quasi similaire. Je veux dire par là, un moment de vie quotidienne banal mais perturbé par la technologie, de la mauvaise technologie.

Imaginez la scène : un samedi matin, vers 10h00 , je rejoins mon automobile qui m’attend sagement dans son box fermé du parking de ma résidence. Après avoir chargé les habituels et bi-hebdomadaires bagages, je m’installe fièrement au volant dudit véhicule. Un rapide réglage de waze pour Plombières-Les-Bains m’indique un kilométrage de 369,80 kms. Ouais, comme ça, maintenant vous savez que je suis un utilisateur du GPS Social qui fonctionne sur n’importe quel smartphone, gratuitement. Et si vous et moi passons à proximité l’un de l’autre, pouf ! Waze vous dira que je ne suis pas loin.

Bref, je résume pour ceux qui ne suivent déjà plus : je suis au volant, les bagages dans le coffre, Waze sur 369,80 kms et 3h39 de route en passant par A5 – E54; A5 – E17 – E54 … oui, les lettres avec un chiffre ça veut dire que c’est une autoroute et que ça va te coûter un bras vu qu’il y a quelques années, BIIIIIIIP a vendu pour une bouchée de pain nos autoroutes à un de ses copains. Mais là, n’est pas mon propos.

J’enclenche la première, oups … mais non … il y a belles lurettes qu’on enclenche plus de vitesse avec nos carrioles équipées de boîtes s-tronics robotisées à double embrayages,

Vous avez lu, jusqu’ici toutes les inventions des ingénieurs que j’ai cité ? Le GPS, Waze, le smartphone, la boîte de vitesse robotisée … pffff …. et je ne vous ai même pas parlé des ingénieurs de google qui travaillent sur la voiture sans chauffeur. Vrouuuummm elle avance, un autre véhicule devant, pouf elle ralenti toute seule, elle met le clignotant et elle déboîte en toute autonomie. Une zone à 30 ? Qu’à cela ne tienne, elle a vu et elle ralenti. Un parigot arrive derrière à fond la caisse et lui lance des noms d’oiseaux en klaxonnant ? Qu’à cela ne tienne, la google car lui pète un coup de CO2 dans le nez et lui affiche un panneau « Parigot, tête de veau« . Elle sait tout faire comme un vrai conducteur mais sans personne au volant. Paraîtrait même qu’elle sait avoir des accidents comme un vrai automobiliste parisien … vous imaginez le boulot des ingénieurs pour en arriver là ?

Et pourtant … tous ces ingénieurs n’ont pas trouvé le temps de réfléchir à la plus banal des situations … revenons à mon trajet. Me voilà arrivé au péage des éprunes … BIIIPEUUU … ça c’est mon badge APRR qui m’annonce fièrement qu’il va me pomper plein de neuros chaque fois que je fais un kilomètre … j’accélère. Rappelons-nous de ce samedi 7 mai 2016, il fait soleil, environ 22 degrés, ciel bleu … temps agréable. Du coup le 1er … schplafff … ne tarde pas à arriver !

C’est quoi ce « schplaff » me direz-vous ? hé bien c’est l’insecte qui vient de s’emplafonner mon pare-brise ! Vous savez, celui qui termine en bouillie, jaune et rouge, collée pile devant votre regard ! Et ce n’est pas tout, à 130 kilomètres par heure, vitesse limite autorisée sur autoroute, j’ai estimé à environ un « schplaff » toutes les 5 secondes. Faites le calcul, quand vous arrivez à Plombières les bains vous en êtes à … 2628 insectes écrabouillés sur le pare-brise. Bon, ok, il faudrait distinguer le moustique qui fait un petit « schplaff » et ne macule qu’un peu de pare-brise et le taon de 80 mm qui vient de piquer mémère et qui est gorgé de sang … lui il étale bien sa viande sur 10 cm2 de mon pare-brise … ok je ne suis pas allé jusqu’à ce niveau de finesse dans le détail. Mais admettez qu’arrivé à destination, c’est tout le pare-brise qui est recouvert d’une épaisse couche de « schbeurk » qui trouble la vue ! Et comme il fait soleil, qu’il fait chaud, le pare-brise prend bien la chaleur et « cuit » la viande du moustique pour qu’elle soit bien accrochée.

Et n’essayez même pas le coup de l’essuie-glace parce qu’il ne fera qu’étaler la mixture façon « je barbouille bien gras pour bien répartir sur toute la surface au cas où il resterait un p’tit coin pas atteint« .

Et je ne suis pas le seul, regardez ce que j’ai trouvé sur un forum de cheminots :

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Et pendant ce temps là, nos ingénieurs inventent … des applis pour smartphone qui vous donnent instantanément le prix le moins cher pour un tas de produit plus inutiles les uns que les autres ! Pas un ingénieur qui serait foutu de trouver la solution pour que le moustique ne vienne plus percuter bêtement mon pare-brise … hum … pas un je vous dis ! Ha ça, pour inventer le fil à couper le beurre il y a du monde mais pour éviter l’hécatombe du moustique … plus personne.

Ou alors … c’est un problème de … psychologie ! Hé oui au fond, si on y réfléchi bien … le moustique voit ma voiture, il sait que je roule vite et que s’il croise ma route … « schplaff » … le moustique serait donc … suicidaire ? Et dans ce cas, aucune technologie ne résoudra le problème, seul la psychologie du moustique pourrait y parvenir … hum hum, piste à creuser ..

Mais bon, la conclusion est sans appel … plus d’un siècle d’évolution automobile et pas un ingénieur ne s’est penché sur le seul sujet qui nous pourri nos voyages en bagnole. Bref,  les ingénieurs … ça sert à rien 🙂

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉

Comment je détiens la preuve scientifique que madame Herta n’a jamais joué à Fisher Price

Bon, accrochez-vous car cette fois, nous partons de loin. Et attendez la chute façon … vache qui rit ! Ces 2 phrases pour faire comme à la tévé. Un teaser qu’y z’appellent ça 😉

Commençons par poser les bases : vous connaissez toutes et tous Fisher Price ? Vous savez, ce sont les jouets pour développer l’intelligence des bébés. Si, si, c’est possible, on peut développer son intelligence en jouant. Il faut juste pas jouer n’importe comment. Bref, vous avez tous en tête ce jouet avec d’un côté, des grosses pièces en plastique aux couleurs criantes en forme de rond, de carré, de triangle et de l’autre côté une boîte avec des trous en forme de … rond, de carré, de triangle :

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Et à votre avis, on fait quoi avec tout ça ? Facile : on met le tube dans le trou rond, le parallélépipède rectangle dans le trou carré et … et … flûte comment ça s’appelle ce triangle allongé ? Bon, bref, vous avez compris, on met le triangle allongé dans le trou triangulaire … pas con l’gars 😉

Evidemment à notre âge, l’intérêt est très limité. Et puis surtout, si vous n’avez jamais joué avec ce « trieur de formes » – c’est son p’tit nom scientifique – vous pouvez toujours passer 2 heures dessus … vous ne gagnerez plus un demi point de QI ! Pour nous, c’est foutu, trop tard, ça marche pu 😦 Par contre, chez un moutard  en bas âge, l’impact est fort et immédiat. Et ça aura des répercutions sur toute sa vie. Par exemple, quand vous voyez un automobiliste parisien klaxonner comme un « boeu » parce que le camion de poubelles est engagé dans la ruelle où qu’il veut absolument aller … hum hum bonne pioche. Si ensuite, votre automobiliste parisien, après avoir proféré une montagne de noms d’oiseaux, monte su’le trottoir pour passer à tout prix entre le mur de l’immeuble et ledit camion de poubelles … hum hum, là, on va rigoler. Et quand, finalement, la voiture se retrouve coincée entre le mur et le fameux camion … on peut être sûr d’une chose : quand il était jeune, ses parents ne lui ont pas acheté le trieur de formes de Fisher Price. Où alors, 2eme hypothèse, ils lui ont aussi acheté … un marteau Stanley. Parce qu’il faut le reconnaître tout de même, le parallélépipède rectangle … bon … si tu tapes assez fort … il rentre dans le trou rond ! Et ça, c’est pas du mécanisme cognitif à la con c’est du … prag-ma-tisme comme on dit aujourd’hui.

Mais bon, laissons notre automobiliste parisien coincé dans sa bagnole, de toute façon il l’a bien cherché.

Gardez dans un coin de votre tête, notre histoire de le parallélépipède rectangle qui rentre pas dans l’trou rond. Vous pouvez oublier l’automobiliste parisien, il sert à rien dans cette démonstration. Tiens, je suis en train de me dire que les mots « dans cette démonstration » ne sont pas très utiles finalement … comprenne qui peut 😉

Bien, passons à l’autre élément de la démonstration. Voyez-vous, cette aventure commence hier soir dans mon Simply Market. J’étais de passage chez mon épicier de quartier comme régulièrement quand je rentre d’une journée harassante et tourneboulante de travail et que je me souviens que mon frigo est vide comme comme la tête d’un électeur du Front National.

Entrer chez Simply c’est respecter un rituel. D’abord, il faut trouver un panier pas trop destroy. Ensuite, il faut récupérer le carnet de pub car c’est dans ce carnet que vous trouvez les produits qui rapportent des « points cheque chic » 😉 Puis on va dans les rayons où s’qu’on trouve les produits du carnet. C’est comme candy crush mais en vrai : il faut faire un max de points 🙂 Bon, faire ses courses avec cette stratégie a quand même une limite. On peut faire facile 350 points avec un litre d’huile d’olive à 200 points, 2 boîtes de coton tiges à 70 points et une ventouse débouche évier à 10 points. Mais faut reconnaître que l’huile d’olive, les cotons tiges et le débouche évier … ça nourrit pas son homme 😉

Il faut donc adopter une stratégie de niveau 2 : maximiser le nombre de points avec des produits qui peuvent constituer un repas. Habituellement je m’en sors pas trop mal. Mais hier, j’ai juste flanché dans mon raisonnement quand j’ai vu la boîte de 24 portions de vache qui rit à 50 points ! Dingue, un produit à 2 euros qui rapporte 50 points, l’affaire du siècle.

Bref, de retour à la maison, j’ai mis la boîte de « vache qui rit » dans mon frigo en me demandant ce que je pourrais bien en faire … vu que je suis pas trop « vache qui rit » ! Relativisons toutefois, comme c’est du fromage qu’on sait pas trop ce qu’il y a n’dans, la date de péremption me donne 6 mois … c’est large 🙂

Réflexe du Geek moyen :  je tape « recette vache qui rit » dans mon moteur de recherche. Mais pas celui qui commence par un G … un jour je vous expliquerai pourquoi. Rapport au principe dit de la « bulle de filtres » … mais je vous expliquerai plus tard pour ne pas embrouiller mon propos du jour. Si non, vous allez oublier le jouet fisher price que je vous ai demandé de garder dans un coin de votre tête 😉

Reprenons … voilà t’y pas que mon moteur de recherche me propose le site de … la vache qui rit himself ! Dingue me dis-je … rili ? (rili c’est comme realy mais avec l’accent vosgien, ça fait moins bobo parisien)

Me voilà sur le site du bovidé domestique ruminant et rigolant et je découvre toute une palanquée de recettes. Dingue me dis-je … moi qui n’avais comme perspective que la tentative d’écrabouillage de la pâte sur une tronche de pain frais, voilà que je découvre qu’on peut aussi la cuisiner ! Je me demande si Thierry Marx sait ça … il faudra que je lui en parle la prochaine fois que je le croise à « Cuisine Mode d’Emploi » 😉

Voyons, voyons .. Boulettes de veau La vache qui rit, Cake aux petits pois La vache qui rit, Gratin de brocolis à La vache qui rit, Muffin au pesto, coeur La vache qui rit,  Quiche au saumon, tomate et courgette La vache qui rit …. haaaaaa voilà, ça c’est pour moi … la Quiche au saumon, tomate et courgette … en plus sur la photo, c’est le même moule à tarte que le DeBuyer que je me suis acheté il n’y a pas longtemps (voir cet article : La quiche Lorraine 2)

Alors, voyons tout d’abord les ingrédients … pour 6 parts de bonheur comme dit le site du bovidé 😉

  • 6 portions de bonheur La vache qui rit®
  • 1 rouleau de pâte brisée qui ne demande qu’à être réconfortée
  • 120 g de tomates cerise et 120 g de courgettes … pas de jaloux !
  • 200 g de saumon cuit à toute vapeur !
  • 1 œuf
  • 20 cl de lait
  • 3 branches de persil
  • Sel, Poivre

Je vais donc faire les emplettes nécessaires à cette recette. Mais je ne vais pas chez simply … de toute façon, aucun des ingrédients mentionnés ci-dessus ne rapporte de points dans le catalogue de cette semaine … pfff … Je vais donc chez Carrouf. C’est un autre épicier mais en plus grand et ailleurs.

Je prends tous les produits, me présente à la tenancière qui va contrôler mes achats et transformer chaque code barre en « bip » qui lui-même, sera transformé en plus neuros, puis la machine additionnera tous les neuros pour établir la facture totale d’un montant obligatoirement astronomique vu que je suis dans un temple de la consommation. Un temple de l’écrabouillement, non pas de la Vache qui rit sur la tronche de pain, mais du producteur et du consommateur au profit des actionnaires … mince, c’est pas un peu Mélanchouille comme formulation ? bon, oublions Mélenchon, rédigeons plutôt une vérité factuelle : les bip de la caisse du temple de la consommation transforment les codes barre en neuros dans la poche des actionnaires sans jamais passer par la poche des caissières … c’est pas un peu injuste cette trajectoire ? Bon, oublions, il ne faut pas embrouiller la démonstration … rapport au jouet fisher price … vous vous souvenez ?

Me voilà donc de retour à la maison avec tout le matos. Je me lance dans la recette façon grand chef comme à la tévé 😉 Des grands gestes, des ustensiles qui sortent des placards à grands coup de « on va maintenant sortir un moule De Buyer professionnel pour réussir cette quiche tant attendue … » (phrase à prononcer comme la voix off des documentaires économiques sur M6)  et surtout, j’ai mis la musique pour faire plus vrai : Carmina Burana … le tempo vous donne une idée de l’ampleur des gestes du cuisinier  ! C’est bon ? vous visualisez ?

Ca vous donne l’intensité, le côté un peu solennel et la petite pointe de dramaturgie de la préparation !

Bref, je crois que c’est à la minute 3:19 que j’ai mis le doigt sur l’eureka de la situation … et je me suis exprimé dans ces termes « mais non de d### de p##### de m#### madame Herta n’a-t-elle donc jamais réalisé de quiche rectangulaire ? »

Pourquoi Madame Herta vend ses pâtes en format « rond » ? Avez-vous déjà essayé de mettre une pâte Herta ronde dans un moule rectangulaire ? … bein … c’est comme Zezette dans le Père Noël est une ordure …  « Zezette épouse X … ça dépend, ça dépasse » et la pâte Herta ronde dans un moule De Buyer rectangulaire … ça passe pas … ça dépasse des 2 côtés en largeur et c’est trop court en longueur.

Et n’essayez pas de tourner le moule ou la pâte, ça change rien pisque la pâte… elle est ronde !

Il faut donc faire des raccords et c’est pas tout simple … pis c’est un risque de fuite de la migaine ! Et moi, j’ai pas envie que la migaine fuie dans le four parce que après … c’est moi qui me tape le nettoyage du four 😉

Vous avez donc compris ma démonstration implacable : c’est parce que madame Herta n’a jamais joué avec le trieur de forme de fisher price qu’elle n’a pas pensé à fabriquer des pâtes à quiche rectangulaire. Comme quoi, les parents de madame Herta n’ont pas mesuré la répercussion dramatique de leur décision de ne pas acheter le trieur de forme Fisher Price à leur gamine il y a 50 ans … rapport à la ménagère qu’à toujours 50 ans dans les reportages Tévé. Et aujourd’hui ce sont des millions de cuisiniers en herbe qui doivent faire entrer une pâte ronde dans un moule rectangulaire … dramatique vous dis-je …

Bon … le résultat tout même et n’oubliez pas … pas besoin de marteau pour faire entrer la pâte ronde dans le moule rectangulaire … il faut juste un peu de … jugeote 😉

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Si vous voulez la recette originale, c’est par ici : Quiche Vache Qui Rit

P.S.: si un jour vous croisez madame Herta, soufflez lui l’idée de faire des pâtes à quiche … rectangulaire 🙂 Je peux même lui donner les dimensions de mon moule De Buyer si elle veut …

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉

Comment j’ai presque mangé un Whopper

Aujourd’hui, dimanche 1er mai 2016, il fait soleil sur Paris. Le ciel est tout bleu, le soleil brille et … il fait très froid. Le Petit Prince a très envie de manger un Whopper, le célèbre hamburger d’une marque de restauration rapide dont il ne donnera pas le nom ici.

Voyez-vous à Paris il y a plusieurs Burger King. Vous avez le plus connu, celui de la gare Saint Lazare. Mais comme je viens de le dire, c’est le plus connu donc … il est archi blindé de la mort qui tue la ménagère de moins de 50 ans en « crocs & bigoudis »  devant TF1. Et il y a un Burger King, moins connu et donc … quasi désert chaque fois que j’y vais et c’est trop bien car je peux commander rapidement et m’asseoir où je veux 🙂 Mais je ne vous dis pas où qu’il se trouve sinon, bah … il sera trop connu et je ne pourrai plus en profiter.

Bref, je prends les transports en commun pour me rendre à la cité des sciences à la villette. Tatac tatoum … tatac tatoum … mon RER E … un p’tit coup de tram et me voilà à destination. Et là … stupeur et déception – on peut dire aussi enfer et damnation – ça veut dire la même chose mais ça met un petit côté « dramatique » en plus. Le quartier est bouclé, il y a des uniformes partout, des sirènes, des grandes échelles, des véhicules de police, du smurf, de la gendarmerie, des militaires … le dispositif est impressionnant !

J’suis quand même un peu du genre curieux alors je m’approche d’un fonctionnaire qui garde la paix. « Bonjour mon général » que j’lui dis (j’y connais rien en grade, déjà au service militaire je confondais le caporal et le cuisinier alors c’est dire le niveau). Lui, y’m répond « Humpf … » je ne sais pas si c’est à cause de son casque ou si c’est normal. Mais bon, c’est bon signe me dis-je, il accepte de me parler .

Moi : « mais … que se passe-t-il donc ? »

Lui  : « Le secteur est bouclé. Cordon sanitaire. Périmètre de sécurité. Faut pas rester là m’sieur »

Moi : « Cordon sanitaire ? Ca veut dire qu’il y a danger pour la population ? C’est ça ? »

Lui : « tout à fait m’sieur. L’alerte a été donnée par les riverains qui se sont plaints d’une forte odeur d’idée nauséabonde en fin de matinée. Nos collègues de la police scientifique sont sur place et ils n’ont pu que constater une densité anormale d’agents pathogènes véhicules de haine, d’intolérance, de racisme et de xénophobie … c’est comme la peste bubonique mais en pire, m’sieur ! Allez, faut pas rester là … » 

Moi : « Mais … on a rien vu venir ? C’est arrivé comme ça, sans crier gare ? …  »

Lui : « Tout à fait m’sieur … un soi-disant banquet patriote et PAF … concentration virale au-delà du seuil d’alerte tolérable par un individu normal »

Fiouuuuuu … pas rassuré du tout, je remercie le gentilhomme de la maréchaussée, lui présente mes plus platifiques honneurs et … file … pas trop à l’anglaise vu que j’ai pris le temps de lui exposer ma satisfaction devant la qualité de ses explications.

Bon, je regarde sur mon smartphone : les faits sont confirmés. Il parait même que des femmes, prêtes à sacrifier leur vie, se sont précipitées à l’intérieur du périmètre de sécurité. Elles voulaient tenter de sauver ceux qui pouvaient encore l’être … ça doit être ça l’instinct maternel, quelle abnégation tout de même …   🙂

Mais elles se sont fait refouler par le service d’ordre. Elles sont maintenant en quarantaine, même si les autorités se veulent rassurantes : il n’y a pas de crainte de contamination, la maladie n’est pas transmissible à l’homme un tant soit peu censé …
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Et mon Whopper alors ? C’est pas tout ça mais … j’étais venu pour me restaurer tout de même. Bon, qu’à cela ne tienne … j’ai une solution de secours … le HD Diner 🙂

Allez, vous venez avec moi, manger un cheeseburger chez Hd Diner ? Je peux vous donner l’adresse d’un HD Diner pas trop fréquenté … un HD Diner où qu’on s’installe peinard où qu’on veut, dans une salle quasi vide 😉 Si Si, je vous assure, c’est possible. Faut juste pas aller au HD Diner de Châtelet ou du Marais 😉

Regardez la photo … vide je vous dit 🙂

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Heuuu, je viens de me relire … j’y suis peut être allé un peu fort sur le « gentiment exagéré » de ce sujet, non ? Mais j’ai respecté ma charte : le fond est véridique … banquet patriote, femen, Villette, cordon de police, je suis vraiment allé sur place ce 1er mai,  et surtout … il y a vraiment un Burger King vide le dimanche  …  Ho et pis flûte après tout … les allemands se sont mordus les doigts en 39 d’avoir voté pour un nationaliste en 33. Alors à nous, qui sommes encore lucides, d’essayer d’ouvrir les yeux de celles et ceux qui s’apprêtent à refaire une erreur pourtant bien connue …

Vous savez quoi ? Un jour je vous expliquerai la partie de la théorie de Jean Piaget qui parle de ce que l’on apprend de nos échecs …

Chroniques de Renaud, parues dans Charlie Hebdo … et celles qu’on a oubliées ;-)

J’ai tout fini les chroniques de Renaud 🙂 Renaud, le chanteur que j’ai acheté en cassette audio quand il sortait « Marche à l’ombre », ça vous donne ma légitimité à écrire ce post 😉

A l’époque je prenais Renaud d’un bloc, « Hexagone« , « Où c’est que j’ai mis mon flingue » et « Près des autos tampon (Pepette) » ou encore « Les Aventures De Gerard Lambert » sans distinction. Aujourd’hui, avec l’âge, j’ai appris à distinguer le « bon grain de l’ivraie » … Bref, je suis beaucoup moins les 2 premières et beaucoup plus les 2 dernières … la sagesse quoi …  Renaud, si tu lis ce post, moi aussi je reste un fidèle de « tonton » … je veux bien t’expliquer si jamais tu lis ce modeste post …

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Du coup, j’aime bien. Enfin … j’aime bien pas tout quand même, faut pas déconner ! En fait, j’aime bien l’écriture de Renaud quand il parle de sa vie de tous les jours et j’aime pas trop quand il part dans ses délires anarcho gauchiste mélanchiste.

Quand il écrit sa rencontre avec une voisine qui lui demande combien de Mo possède son Macintosh, j’adore … et quand il écrit sur Marcel Pouffrin, le pauv’ type emprisonné au zoisyland de l’Est parce qu’il a eu la très bonne idée de dénoncer la censure bolchevique, j’aime pas !

Donc, j’ai tout lu Renaud et ma chronique préférée c’est … « Nique ta bonne mère » pssssss rigolo, il écrit presque comme moi … ou alors c’est moi qui écrit comme lui … allez savoir 🙂

Je sais que c’est pas bien mais … c’est pas un défenseur de la liberté, un rebelle de la censure, un assaillant de la liberté d’écriture qui va m’attaquer pour avoir reproduit une de ses chroniques 🙂

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Cliquez sur l’image et lisez … c’est « tordant » comme dirait Dominique Lavanant dans « les bronzés font du ski » en 1979 🙂