Comment Facebook a inventé … l’eau chaude !

Si j’en crois wikipédia, Facebook est né le 4 février 2004. Et voilà que 12 ans plus tard on parle d’innovation, de réseau social, de cla-hou-deu, et je n’sais trop quelle super méga révolution de la mort qui tue mémère qu’on a poussée dans les orties.

Que néni, avec 2 éponges … oui parce que éponge puis re-éponge ça fait … réponds-je … comprenne qui peux.

Bref, voyez-vous, il y a maintenant…. fiouuuu … bien 36 ans de cela, ça doit nous faire dans les … sixties des années 80 comme dirait le guignol de Johnny. Hé bien à cette époque, c’est à dire, bien avant le marc de sucre pas bon (à traduire en anglais ça donne « Mark Sugar Beurk ») on avait déjà le moyen d’entrer en contact avec de parfaits inconnus à l’autre bout de la planète et d’engager avec eux des échanges autour d’intérêts communs.

Bon, évidemment, on ne cliquait pas frénétiquement sur un mulot pour liker ou disliker. En fait on écrivait un joli message sur une étiquette. On ajoutait son adresse postale en bas de ladite étiquette. Puis on accrochait tout ça à un ballon de baudruche gonflé à l’hélium et hop on le lâchait. Il partait au gré des vents vers des contrées lointaines … lointaines … c’est du moins ce que notre imagination voyait dans ce ballon qui prenait de l’altitude.

Haaaaa ce petit Ballon, frêle esquif dans la puissance du courant éolien. Balloté de ci, de là dans le grand anticyclone des Açores … poussé par les alizés … repris par le Khamsin au dessus du Caire … retourné par le Pampero à l’approche de Río de la Plata, sa petite étiquette toujours bien arrimée assurant que le message serait délivré quelque part … sur la terre … quand le Squamish  le projettera au sol en terre canadienne ou bien encore le Williwaw le déposera en Alaska … quel voyage, quel périple pour mon joli message. Et … y aura-t-il un autochtone pour le retrouver et lire mon message ? … sans google traduction ? Nous sommes dans les années 70 ne l’oublions pas.

C’est beau l’imaginaire car au final … le ballon s’en allait s’écraser dans un champ … oui, le ballon crevait en plein ciel juste au-dessus du village d’à côté et en guise d’étrangers du bout du monde, tu recevais une carte postale de la fille du crémier de bernezouille sur Vraine qui t’expliquait que tu pouvais prendre ta bicyclette pour venir récupérer ton pauv’ ballon crevé. Et si l’étiquette n’était pas passée sous les coups de cisailles d’un agriculteur fou et son tracteur Massey Ferguson, alors tu récupérerais aussi son étiquette toute détrempée et son encre bleue toute dégoulinante que même google traduction ne pourrait déchiffrer … ouais finalement à bien y réfléchir … c’était largement aussi nul que la version moderne du réseau social.

Et ça s’appelait … le ballon gonflé à l’hélium …

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉

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