J’ai trouvé THE meilleure recette du muffin au chocolat comme chez starbucks

Bon, c’était un dimanche matin, il n’y a pas très longtemps, voilà que me prend l’envie de faire des muffins au chocolat. Allez savoir pourquoi ? Ca me prend comme ça c’est tout. Ou peut être … oui, la veille j’avais regardé ce film tordant. Celui ou Max fait écouter une conversation totalement sans intérêt à un aréopage d’agents secret. Eh bien dans cette conversation de prétendu criminels russes, il est question de … « moh fine ». Oui, oui, vous avez bien lu. Ecoutez bien la prononciation sur l’extrait du film :

Bref, ça a du agir sur moi de manière subliminale et me voilà avec une envie de faire des muffins au chocolat. Je vais donc sur le net chercher une recette de muffin au chocolat. Et le 1er endroit où je vais, c’est sur croquonslavie.fr bein oui, comme ça je cumule des points tout ça 😉

Donc je tombe sur cette recette (https://www.croquonslavie.fr/cuisine/recettes/recette-muffins-au-chocolat) très facile, rapide, en plus les photos ont l’air chouette. Allez, bingo, je me lance. Je fais tout bien comme c’est écrit. Je respecte au milligramme près les doses de chaque ingrédient … bref … j’assure.

Hop au four préchauffé thermostat 210 degrés comme c’est écrit. Et 20 minutes plus tard … tadaaaaaa :

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Alors ? pas mal hein ? Comme sur la photo du site de Nestlé ! Pas peu fier le gars. Allez, je les laisse refroidir tranquilou. J’en mangerai un demain matin avec mon p’tit café.

Bon, je vais direct au lendemain matin. Je prends un muffin … mince, il m’échappe des doigts … toc fait-il en tombant sur la table. Toc ? un … toc d’un objet dur contre un autre objet dur … tiens, étrange … un muffin c’est … tendre !

Bon, je le porte à ma bouche et … hééeeeeeee mais il est super … dur ! Comment c’est possible ? Un muffin, c’est tout mou normalement ! Bon, je ne me laisse pas attendrir. Je prends un couteau et je le coupe en deux. Chrak … mince, j’ai pété la lame du couteau ! oh oh screugneugneu … je prends le couteau à pain. Vous savez, ce grand couteau avec des dents qui vous couperaient un rosbeef congelé sans problème. Schrink, schrank … schrink, schrank … la lame ne rentre pas d’un moindre micron dans le muffin ! je regarde … mince la lame est usée, bouffée jusqu’à la moelle sur 10 cm ! non de non … c’est pas un muffin qui va me résister tout de même … je sors l’égoïne, celle que j’ai utilisée pour couper mes lames de lambris. Schkrouichhhh …. tordue, j’ai réussi à tordre la lame ! Cré vingt schtroumph de bougre d’andouille de …. je descends chez le voisin lui demander sa tronçonneuse husqvarna.

Je reviens dans ma cuisine, je démarre l’engin … vrouuummm … VLAAAACKkkkkkkkk … et mince, je vais devoir racheter une tronçonneuse au voisin ….

Et vous avez compris que la recette du site Croquonslavie.fr ne vous intéressera que si vous recherchez un muffin dur comme roc ! Non non, ne vous méprenez pas,  on peut en avoir besoin … pour … heuuu … heuuu … bein tiens … c’est une recette utile pour les partisans FN qui vont à manif. Hé oui, se pointer avec une batte de base-ball … ça se remarque. Alors que là … « non non, monsieur l’agent, ce ne sont que des Muffins au chocolat que j’apporte à ma mère grand ». Une fois sur place le muffin devient un projectile capable de péter n’importe quel pare-brise ou vitrine de la société générale même en verre blindé 😉

Bon, autant le dire, ma « Muffin Experiment » était une réussite esthétique mais une catastrophe gustative. De jolies photos mais au goûtage … la texture parpaing aurait eu raison de n’importe quel dentier à mémé. La preuve le muffin a pété la tronçonneuse husqvarna du voisin …

Bon, je n’allais tout de même pas rester sur un échec. Je suis donc parti à la recherche d’une recette plus … moelleuse … plus … aérée disons. Et je l’ai trouvée !

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J’ai goûté … à se taper le luc par terre sur 300 kilomètres. Je pense que sans le savoir, je suis tombé sur la recette secrète du muffin au chocolat de Starbucks. Le même, aussi moelleux, aussi aéré, bref la perfection faite Muffin ! Bon, il me reste juste un dernier petit réglage à faire. Voyez-vous, sur la photo, les muffins sont dans le moule car … ils refusent d’en sortir !

Hé oui, je comprends mieux maintenant pourquoi chez Starbucks la base du Muffin est dans un petit papier tout collé … c’est pour éviter de vendre le moule avec ! Il me reste donc a trouver des petits papiers à Muffin au chocolat.
Et pour les 5 qui reste bein … je les mangerai à la petite cuillère directement dans le moule 😉

Du coup, j’ai fait comme à la TV : l’appel à un ami.

« Heu oui, c’est Bebel … dis, tu saurais pas où je peux trouver des petits papiers à muffin pour éviter que le muffin colle au fond du moule … hein ? »

« Ha oui, tu veux dire … des caissettes à muffin ! »

« Non, non, je ne veux pas une caisse de muffin. Je veux les faire moi-même. Je veux juste le p’tit papier qui va autour »

« Oui, c’est bien ce que je dis … ton p’tit papier comme tu dis … ça s’appelle … une caissette à muffin »

« Heuuu ha bon … attends j’essaie dans mon moteur de recherche search.lilo.org … haaaa mais oui dis-donc, il y en a plein … même des avec la tronche de Dark-Vador ! »

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Bon allez, je ne vais pas vous faire saliver plus longtemps. Comme je suis du genre sympa, je vais partager ici la recette. Et comme il faut toujours rendre à César ce qui lui appartient … tiens, mais oui au fait … il n’est plus de ce monde, César … pourquoi on devrait lui redonner des trucs qui ne lui appartiennent de toute façon pas ? Bon, bref, voici le blog où j’ai trouvé cette recette : Je cuisine, tu cuisines

Ingrédients (pour 6 muffins) :
– 35g de cacao en poudre non sucré (type Van Houten)
– 95g de sucre en poudre
– 85g de farine
– 75g de lait (demi-écrémé pour moi)
– 75g de beurre (salé pour moi)
– 2 oeufs
– 3/4 cc de levure chimique
– 1/4 cc de bicarbonate de soude

Option si vous voulez customiser vos muffins au chocolat
– 70g de pépites de chocolat (pour moi, ces fameuses pépites carrées qui ne fondent pas).

Au boulot :

Préchauffer le four à 180°C (th.6).
Dans un saladier, mélanger les oeufs, le cacao en poudre, le sucre, le lait et le beurre fondu.
Ajouter la farine et mélanger de nouveau.

Si vous avez retenu l’option « pépites de chocolat » c’est maintenant : Ajouter les pépites de chocolat (pour éviter qu’elles tombent au fond du moule, on peut les mettre au congélateur pendant 1/4 d’heure). Remuer.

Ajouter la levure et le bicarbonate de soude. Bien mélanger.
Mettre les caissettes à muffin dans les moules
Verser la préparation dans les caissettes à muffins; les remplir aux 3/4.
Enfourner environ 30 minutes, à 180°C.

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire😉

Comment j’ai rencontré Pinocchio

C’était hier soir, enfin plutôt en 1ère partie de début de seconde partie d’après-midi. Je me rendais dans ma grande épicerie favorite numéro 2. Alors là, vous vous dites « il lui est arrivé un truc avant d’arriver au magasin« . Hé bien pas du tout !

Me voilà donc dans ma grande épicerie. Enfin, juste avant, j’ai dû montrer mon sac ouvert au vigile. Ha mais tiens au fait, je ne vous ai pas raconté mais maintenant, il ne m’oblige plus à déposer mon sac à l’entrée. Comme quoi mon article sur le sujet a de l’effet 🙂

Bref, me voilà dans ma grande épicerie dis-ai-je. Dans un geste quasi automatique, je vais récupérer mon panier à commissions. Et me voilà parti, gambadant avec légèreté dans les allées dudit magasin. Rayon électro ménager par ci, linge de maison par là, outillage quincaillerie à bâbord, accessoires automobile à tribord, hé oui, je ne suis pas encore dans la partie alimentaire.

Je traverse le rayon librairie car j’aime bien regarder les livres, en feuilleter quelques un mais surtout ne pas en acheter. Hé oui, j’ai des principes et des valeurs : je n’achèterai jamais un produit culturel dans un temple de l’hyper-consommation, na ! Par contre, j’aime bien regarder les nouveautés. Hier, par exemple, je suis tombé sur un bouquin qui a l’air vachement sympathique. Il s’intitule « Révolution« . Avec ce titre, j’ai pensé que c’était un bouquin à Mélanchon. Mais associé à la couleur bleu, j’ai bien compris que ce n’était pas possible. En fait, c’est écrit par un p’tit gars qui monte parait-il … 😉

Je continue ma progression dans le magasin et j’arrive au rayon presse. Là, vous vous dites « Ca y est, c’est au rayon presse que ça lui est arrivé » hein ? C’est ce que vous vous dites ? Hé bien pas du tout ! Non non, au rayon presse, je jette un oeil aux magazines photo. Après avoir feuilleté « Image & Nature« , je vais au rayon envahi par la gente féminine. Hé oui, Je n’ai toujours pas compris pourquoi ils mettent « le journal des psychologues« , un magazine pour professionnels, au milieu des « Psychologie magazine« , « Psychologie Positive » et autres « Féminin Psycho« . C’est dire le niveau culturel des acteurs du temple de la consommation. Hé PAF ! Franchement, mélanger de la psychologie de PMU avec des écrits de professionnels … mais que fait la police ?

Mon petit tour est terminé, je m’en vais pour repartir quand soudain. Ca y est, là vous vous dites, « C’est maintenant, là, tout pile dans le rayon presse que c’est arrivé.« . Hé bien non, pas encore. Mais j’ai quand même vécu un truc dingue. Figurez-vous que je suis tombé nez à nez avec … R2-D2 ! Enfin presque.

Regardez un peu : un R2-D2 à construire chaque semaine avec plein de fonctionnalités comme le vrai. Wouhaaa trop bien me dis-je 🙂

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Construire R2-D2

Mais non, surtout ne pas se faire distraire. Je suis venu pour acheter de quoi me sustenter ce soir. Je ne vais pas succomber à la tentation marketing de la sur consommation. GRrrrrrr …. oui mais quand même, il est chouette ce R2-D2 avec sa tête qui pivote comme le vrai …. Humpfff file, décampe, cours … cours … cours me dis-je … éloigne-toi le plus vite possible de la tentation.

Bon, là vous vous dites « C’est surement au rayon surgelés que c’est arrivé« . Encore à côté. Et non plus au rayon carottes bio à 4 euro 85 le kilo. Mais j’en profite pour claquer une beigne à la grande consommation. Franchement, des pauv’carottes pleines de terre pour faire croire qu’elles sont bio et vendues le triple du prix des carottes industrielles, vous ne trouvez pas que c’est exagéré ? En plus je les soupçonne d’acheter des carottes industrielles, de les recouvrir de terre pour faire plus nature et Bim voilà des carottes bio. Moi, je préfère acheter mes carottes à l’agriculteur qui vient tous les mardis, dans ma gare RER pour vendre ses produits. C’est ce qu’on appelle un « circuit court ». Mais bon, je m’emporte.

Bon allez, je vous passe le reste de mon voyage dans les rayons car je pourrais vous tenir en haleine plusieurs heures. Non, voyez-vous, c’est aux caisses que c’est arrivé. Hé oui, vraiment il m’en arrive des choses aux caisses de supermarché.

Bon, imaginez la scène : j’arrive, je choisis une caisse parmi le kilomètre de caisses du magasin. Hé oui, qui dit super consommation, dit surtout super méga encaissement plein les popoches des sousous de la famille Mulliez. Mais surtout, la probabilité est d’autant plus faible que je choisisse LA caisse où il va se passer un truc. Mais bon, ça tombe toujours sur moi.

Alors voilà, vers la caisse que je vise, je vois arriver un homme d’un certain âge poussant un immense caddie dans lequel je compte 5 articles. Un semi remorque pour transporter une boîte d’allumettes. Etrange … il est devant moi puisqu’on est arrivé quasi ensemble.  Et là, je le vois sortir un calepin de son sac en bandoulière. Il se dirige vers le client devant lui. Et il lui dit un truc du style « Ma femme m’a donné une liste de courses. Et regardez là, elle a écrit « 2 cons. de haricots verts » franchement elle va pas bien, elle devient vulgaire, vous ne trouvez pas ?« . Le type réagit difficilement, il est étonné, il dit un truc que je n’entends pas. Bref, après 3 échanges, Papy remballe son carnet et reprend sa place. Je pouffe en moi-même et je me dis « pour une fois que ça ne tombe pas sur moi« .

Seulement voilà, j’ai pensé trop vite car papy ressort son carnet et me regarde. « ho pinaise, il va venir me taper l’incruste … c’est sûr, je les attire les comme lui …« . Ha mais, ni une ni deux, papy arrive à ma hauteur : « Ma femme m’a donné une liste de courses. Et regardez là, elle a écrit « 2 cons. de haricots verts » franchement elle va pas bien, elle devient vulgaire, vous ne trouvez pas ?« . Je regarde sa liste de course écrite au stylo bic, à moitié effacée sur la fameuse phrase en question. Je comprends qu’il doit faire le coup depuis au moins mille an. C’est quoi ? C’est une caméra cachée ? C’est un pic-pocket ? C’est un chercheur en sociologie qui fait une étude de terrain ? Un pervers lubrique qui cherche une proie ? … autant dire que je ne le saurai jamais.

Bon, toujours aimable et serviable comme ma maman m’a éduqué, je réponds à papy : « Je ne pense pas que votre épouse ait, ne serait-ce que momentanément, exprimé un comportement caractéristique  d’un quelconque trouble neurologique héréditaire du type syndrome de Gilles de La Tourette. Ou, dit autrement, que votre moitié ait subrepticement perdu le sens des réalités au moment de rédiger cette liste de course. Je vous rassure donc, mon brave, sur l’état de santé de votre concubine. Par contre, à la lecture de votre liste de courses d’une longueur certaine, et les produits que je vois dans votre caddie,  je m’inquiète d’un syndrome d’Alzheimer à votre endroit »

Papy me regarde d’un oeil dubitatif … le silence s’installe … seuls les bip bip de la caisse enregistreuse brisent le blanc de la conversation. C’est alors qu’il me répond : « hé hé vaut mieux lancer une bonne blague pour rigoler que s’ennuyer dans la file d’attente … hein ?« . « Heuuuuu comment dire ? Malgré tout le respect que je vous dois, votre blague est un peu éculée. Peut être qu’elle fonctionnait quand vous alliez à l’épicerie du sergent chef Chaudard. Mais en 2017, dans le temple de la sur consommation elle fait un peu … réchauffée … comme les haricots ! ha ha … haha … hahaha … blague à 2 balles ! »

La-dessus, il remballe son carnet et retourne vers son caddie visiblement satisfait de son geste … et moi de ma réponse. Je me dis que l’épisode va en rester là quand, après environ 2 minutes, il se tourne vers moi et me lance « Et la politique, hein ? Vous avez vu ?« . Ho pinaise, manquait plus que ça, je suis tombé sur un papy qui a besoin de discuter avec n’importe qui. Et comme objet d’interaction, il me propose le plus inattendu … la po-li-tique. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que je vais avoir droit à la trop habituelle charge contre le gouvernement. Avec une blague conçue pour une épicerie de Trifouilli les arpions, en 40 sous l’occupation Nazie, c’est sûr je vais y avoir droit.

Et à partir d’ici, je n’exagère plus, c’est vraiment l’échange que j’ai eu hier, jeudi 12/01/2017 » avec ce monsieur à la caisse de mon supermarché.

Ni une, ni deux, c’est parti « Hein ? Quand même ! vous avez vu ce qu’ils viennent de faire ?« . Mon sang ne fait qu’un tour … Papy, je suis certain que tu t’attends à ce que j’abonde dans ton sens et que j’accompagne ton discours négatif. Attends un peu, on va rigoler. Et histoire qu’on ne soit pas les seuls à discuter, j’augmente le ton de ma voix pour que les clients autour en profitent : « Ha oui, tout à fait, vous avez raison de le souligner. Aujourd’hui le gouvernement vient de lancer le CPA, le compte personnel d’activités. Grâce à lui nous allons pouvoir accéder gratuitement à la formation !« . Papy reprend la parole « bein pffff ha bein pfffff … mais les impôts ? hein les impôts ? ils augmentent !« . Je ne comprends pas pourquoi il parle des impôts. Nous sommes en janvier 2017. Pas de tiers provisionnel en vue, pas d’impôts locaux, pas d’impôts fonciers … rien … bon, je réponds « Vous n’y êtes pas du tout, ils baissent. Avez vous comparé ce que vous avez payé au titre de l’année 2014 et ce que vous avez payé au titre de l’année 2015 ? Ne parlez pas sur un ressenti, comparez objectivement la part de votre revenu qui fait l’objet d’une imposition. Et vous constaterez qu’elle baisse ». Là, c’est le blanc. J’en déduis qu’il n’a jamais fait cet exercice. J’en arrive même à me demander s’il maîtrise bien le concept d’augmentation, mais c’est une autre histoire.

Il reprends « Oui mais … vous voyez … bein … avant … bon … la loi c’était 2 ans pour un logement vacant … bein maintenant c’est 1 an ! Vous vous rendez compte ? comment on va faire ?« . Houuuu que je l’aime bien celle-là, moi qui vient justement de faire un investissement immobilier : « Vous vous rendez-compte monsieur ? Avec le nombre de personnes dans la rue ? Vous trouvez normal qu’il y ait des appartements vacants ? C’est donc normal que l’on incite les propriétaires à louer leurs appartements« . Là il répond du tac au tac « oui mais .. bon … de toutes façons les gens … on peut pas leur faire confiance … comme ils sont pas propriétaires ils dégradent tout« .  Purée, elle est bien bonne celle-là ! Alors là tu l’as cherché papy : « Dites monsieur, vous ne pouvez pas vouloir tout et son contraire : investir dans un appartement pour le louer et dans le même temps refuser de le louer. Vous devriez choisir un autre type d’investissement« . Là, j’ai droit à un blanc. Il a l’air de réfléchir. Je ne saurai jamais s’il a comprit le paradoxe de son raisonnement. Je présume que tout le monde lui a toujours dit qu’il avait bien raison de penser ce qu’il pense. Je dois être le premier à le renvoyer sur ses pensées contradictoires. Il répond « Bon, de toute façon, je vais le revendre … comme ça … je m’emmerde plus avec ça …« .

Je l’invite à avancer son caddie et déposer ses marchandises sur le tapis roulant car c’est bien beau tout ça mais j’ai pas envie de passer ma soirée à la caisse avec un vieux réac. Il avance, dépose ses 3 paquets de biscuits, un sac de carottes pas bio et un paquet de fromage rappé sur le tapis. Je pense, ou plutôt, j’espère en avoir terminé avec cette conversation franchement fatigante. Mais papy est pugnace ! il se retourne et me lance « Et tous ces étrangers … hein ? » moi : « Hé bein nous y voilà … c’était vraiment l’élément manquant à notre conversation« . Lui, persuadé que cette fois, je ne pourrai qu’admettre et le suivre : « Voyez-vous, j’ai donné les clés d’un endroit q’j’ai … à des étrangers … des … des … roms … parce qu’ils devaient entreposer des choses. Hé bein … ils se sont servit … ils ont pris des trucs, des pierres et pis tout  … hein, ils ont comme chez eux !« . Alors là ! je suis carrément pris de court. Mais qu’est-ce qu’il me raconte ? comment ce papy, raciste au plus profond de lui même, a-t-il pu se trouver en situation de rencontrer des Roms et leur confier les clés d’un endroit improbable où on peut entreposer des « trucs » et récupérer des pierres ? Je réfléchissais, j’essayais de mettre de l’ordre dans cette histoire abracadabrantesque quand, en relevant les yeux, j’ai vu papy retirer la carte bleue de la machine et s’en retourner vers son caddie.

Sans un « au revoir » il est parti … quand il a remis son portefeuille dans sa poche gauche, j’ai compris ! Son nez était devenu long de 25 cm. Je venais de parler avec Pinocchio !

Bon, à part la chute, le dialogue reprend les citations exactes de notre échange. Et je ne vous cache pas que le couple derrière moi, dont les origines maghrébines ne font aucun doute, m’a gratifié d’un large sourire quand je suis parti à mon tour …

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire😉

Comment les énarques nous pourrissent la vie

Je préfère prévenir d’emblée, cet article va livrer quelques réflexions peu amènes à l’encontre des titulaires d’un parchemin de l’école nationale d’administration. Oui, quand les experts des certifications professionnelles parlent diplômes, ils parlent de « parchemins ». Mais voilà un langage que nos éminences dirigeantes délaissent puisqu’il s’agit d’un langage de professionnels. Un langage d’expert. Et l’expertise, la maîtrise d’un sujet, c’est tout ce que l’énarque exècre. Et je vais vous expliquer le pourquoi à partir d’un exemple de notre vie courante : le ticket restaurant.

Quel lien, me demanderez-vous, entre mon ticket restaurant que j’utilise régulièrement dans mon Simply Market, mon Franprix ou mon super U et l’énarque qui est si loin de moi ? En lisant cet article, vous allez comprendre.

Allez, maintenant, je me fais plaisir. Voyez-vous, Coluche avait ses têtes de Turcs. En l’occurrence les flics et les sportifs. Souvenez-vous, dans un de ses sketchs il utilisait cette insulte « Hé Sportif, va ! ». Hé bien, avec cet article je vais essayer de populariser l’insulte : « Hé tête d’énarque, va ! » 😉

Ha oui, juste pour que le lecteur ne se m’éprenne pas. Je ne parle pas dans le vide, j’écris en connaissance de cause. Je connais parfaitement la fonction publique et je vis chaque jour au contact des individus qui ont été formatés par cette école.

Bon, commençons la taille du costard. Voyez-vous, jusqu’ici nous avions le mécanisme du ticket restaurant. En clair, tu n’as pas de cantine dans ton entreprise. Ou bien tu ne souhaites pas profiter du restaurant d’entreprise. Du coup, ton entreprise te permet d’accéder au ticket restaurant. Tu achètes ton ticket 3.57 euros et il a une valeur faciale de 8.93 euros. La différence, c’est ton entreprise qui la verse. Comme c’est expliqué sur le site du ticket restaurant, c’est « un avantage social massivement plébiscité par les employeurs et leurs salariés »

Mais cet avantage à tout de même quelques revers. L’administration, dans sa grande bonté, a édicté des … règles ! Hé oui, tout le monde sait que la commission européenne règle tout de notre vie : de la courbure de la banane à la texture du poil de la brosse à chiotte. Hé bien, en France, nous avons aussi nos spécialistes de la règle. Et je vous le donne en mille, Emile : ceux qui sont tout en haut de l’organigramme des rédacteurs de règles ce sont … les énarques ! Bingo poil au dos, voici le décor planté.

Bref, nous avons donc nos tickets restaurant en poche. « Quoi que c’est donc qu’on peut n’en faire ? » vous demandez-vous certainement.

ticketrestaurant

Evidemment, je peux aller au restaurant et payer l’aubergiste avec. Sous réserve évidemment que le tavernier les accepte. Mais il faut reconnaître qu’en France, c’est quasiment toutes les gargotes qui affichent le petit logo qui va bien.

Mais je peux également régler mes achats de nourriture à l’épicerie avec mon ticket restaurant. Peu importe que ce soit une grande épicerie démesurée genre « Mammouth » (spéciale dédicace à A. Jupé qui ne savait pas que Prisunic avait fait long feu) ou une épicerie de taille traditionnelle.

Je peux également faire preuve de générosité et donner mon ticket restaurant à une association pour nourrir les personnes qui en ont le plus besoin en étant certain que ma donation ira bien pour de la nourriture … dés fois que mes dons servent à engraisser les huiles d’une association … mais cela n’arrive jamais évidemment si l’on se souvient de feu monsieur Crozemarie.

Bon, grosso modo, voilà ce que je peux faire de mon ticket restaurant. Mais en disant cela, je n’ai pas donné les règles d‘utilisation. Bein oui, ce serait trop simple. Il faut quand même que nos énarques introduisent de la complexité si non, ce ne serait pas rigolo.

Par exemple, il faut pas moins de 15 articles du code du travail pour en préciser l’usage. Et je ne vous donne pas le nombre de décrets d’application.

Comme je n’aime pas avancer des éléments sans les étayer (hé oui, je ne suis pas un diffuseur de fausse information sur facebook), voici un exemple de règle :

« La consommation du repas, ou l’achat de préparations alimentaires, au règlement duquel le titre est consacré doit être effectué au cours d’une journée de travail du salarié, généralement pendant la pause accordée au salarié par le contrat de travail pour sa restauration »

En clair, tu passes à la caisse de ton prisunic (spéciale dédicace tout ça …à un candidat de la primaire à droite ho ! mais j’y pense … il a fait l’ENA lui !) à 19h00 PAF ! le caissier doit refuser car ce n’est pas ta pause accordée par ton boss. Mais comment le caissier peut le savoir, hein ? Que c’est pas ta pause casse-croûte ? hein ? Du coup le caissier il accepte car il ne va pas se prendre la tête à te demander tes horaires de travail.

Bon, vous l’avez compris c’est comme ça pour quasiment toutes les règles édictées par nos têtes d’énarque. Ces gentils gugusses qui ont fait l’école nationale d’administration. Ils ont appris à … gérer. Donc … ils gèrent … et en bons gestionnaires administratifs, ils édictent des règles inapplicables qui ne seront évidemment … pas appliquées.

Alors ça donne quoi au final ? Bein ça donne mon passage en caisse hier soir. Avec mon ticket restaurant j’ai réglé : un sachet de 3 carottes, une barquette de tomates cerise espagnoles, un bocal de sauce tartare … jusque-là tout va bien (enfin presque car ce n’est pas du plat cuisiné ou du sandwich mais bon) … et j’ai aussi réglé … un flacon de gel douche, un bidon de produit vaisselle et un p’tit père Noël qui fait bip-bip et qui clignote fabriqué en France car oui c’est bientôt Noël mais j’ai l’impression que je me suis fait avoir car à ce prix-là j’ai vraiment des doutes sur l’origine de la fabrication …

Et on fait tous ça ! C’est pour ça que ça a fini par mettre nos gentilles têtes blondes d’énarques en pétard. Je les vois d’ici « Screugneugneu de screugneugneu … ils respectent pas nos règles alors ça va barder ! »

Ici, il y avait deux possibilités :

  • Hypothèse 1 : les têtes d’énarques reconnaissent qu’ils ont pondu des règles inapplicables. Ils font amende honorable et ferment les yeux. Ou mieux, ils retirent leurs règles.
  • Hypothèse 2 : les têtes d’énarques ajoutent un étage au mille feuilles inapplicable et complexifient encore un peu plus le bouzin.

Alors ? A votre avis ? Ils ont fait quoi nos experts de la pensée unique ? Hein ?  bingo, vous avez trouvé : ils ont complexifié le bouzin. Dit autrement ils ont merdoyé encore plus.

Et c’est comme cela que nous arrive .. ta tsouinnn … la carte électronique ! Comme ça, plus de ticket papier. Vous réglez le tavernier ou le caissier de prisunic en introduisant la carte dans le lecteur. Et là, tout est contrôlé par la machine : plus moyen de payer un sachet de café car ce n’est pas du mangeable tout de suite, plus moyen d’utiliser plus de 2 tickets par jour, plus moyen de régler un dimanche parce que ce n’est pas un jour travaillé, etc … etc … rien que du bonheur quoi !

Une souplesse qui disparaît au profit d’une rigidité complexifiée du quotidien … vous venez de rentrer dans la pensée de l’énarque … créer des règles et les faire appliquer.

Par contre, pour donner mon ticket restaurant a un SDF … tintin ! Et c’est encore la solidarité qui trinque …

Pour les règles d’usage du ticket restaurant, c’est par ici : http://www.cntr.fr/V2/legislation/tr_utilisation.php

Bref, pour définir l’énarque, je vous propose cette définition : « brillants intellectuellement mais vides professionnellement ».

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Comment j’ai mangé chez le cow boy

Bon, ce midi je décide de faire un break et d’aller me balader du côté de la place de la République. Ni une, ni deux, j’entre au Buffalo Grill … oui, j’adore l’ambiance un peu « kitchouille Cow-Boy ». Et en plus, dans le métro je venais de lire une planche de promotion du tout dernier Luky-Luke, ça tombe bien.
Bref, me voilà attablé et la carte dans les mains : j’hésite entre un Buffalo steak à cheval frites et un Buffalo Cheeseburger frites. Oui chez Buffalo Grill, c’est les mêmes plats qu’ailleurs sauf qu’il faut ajouter « Buffalo » devant !

Bref, j’hésitais quand … mes yeux tombent sur le « Buffalo Fish and Ships frites » Wahouuuuu trop bien, ça me rappellera mon stage linguistique chez l’habitant à Canterburry. Là-bas, à midi, on n’avait pas le choix c’était fish and chips and French fries tous les midis …

J’en profite pour ressortir les photos que j’avais fait à l’époque

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Ca c’est la version « portable » du midi en semaine

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Et ça c’est la version du dimanche midi au restaurant qui se trouve tout au bout de la jetée du port de Douvre.

Et voici celui de la carte du Buffalo grill. Appétissant, non ? Ca donne envie …

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Bref, revenons au Buffalo grill de la place de la république à Paris. Je commande en me rappelant que dans mes souvenirs, Buffalo c’était plutôt la viande et pour le poisson c’était plutôt Léon de Bruxelles …. la même architecture de restaurant en bois blanc mais avec le toit vert au lieu de rouge 😉
J’attends ma commande en regardant l’écran plat sur le mur d’en face et en écoutant mes voisines de la table d’à côté raconter leurs mésaventure au boulot. Oui, chez Buffalo quand tu manges seul, tu es à côté d’une table de gens qui parlent beaucoup. Vas savoir, c’est toujours comme ça.

Me voilà absorbé par l’écran plat qui diffuse des images de l’Ouest Américain … le grand canyon du Colorado puis …. Lake Powel, Death Valley et hop … un indien à plumes … un figurant de la century fox, ou mieux de la cité des 4000 à la Courneuve, que l’on me fait passer pour Géronimo … ha je rêve de paysages lointains, je suis Luky Luke défendant la veuve, l’orphelin et l’opprimé contre les méchants peau rouge ! Je saisis ma fourchette et commence le combat contre les tuniques bleues quand le serveur m’apporte mon plat. Je reviens sur terre !
Houuuuu dis donc … il n’y est pas allé de main morte sur le baignage du filet de colin dans l’huile le cuistot du saloon. Bon, même pas peur, je suis un cow boy solitaire qui va bientôt affronter une horde d’indiens sanguinaires, c’est pas un filet de poisson qui va me terrasser.
Allez hop, bien trempé dans la sauce tartare c’est gouleyant. Et les french fries dégoulinantes de matière grasse et non salées aident à la descente !
Ha ha, je suis arrivé au bout du Buffalo Fish and Chips, même pas peur 🙂
Bref, je quitte la place de la république et rejoins mon bureau avec un estomac qui est en contradiction avec son propriétaire : il n’a visiblement pas apprécié mon choix chez Buffalo Grill.
Je vous passe l’après-midi et … j’écris ce billet d’humeur : il est 20h08, cela fait plus de 8 heures que mon Buffalo Fish and ships est passé mais mon estomac s’en souvient encore et il n’est toujours pas d’accord avec mon choix si j’en crois les borborygmes de mon ventre …

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire😉

KRUPS et la notice maudite

Bon, je sais que je rame à contre-courant mais j’ai toujours dit que Napoléon était une grosse buse ! Un égocentrique narcissique névrosé pathologique pour qualifier plus scientifiquement mon propos.

hé bien voici une nouvelle preuve de la véracité de mon propos. Vous connaissez cette phrase « Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours« . C’est de qui cette phrase hein ? C’est de qui ? Bingo, je vous le donne en mile, Emile, C’est de … Napoléon ! Et bien je vais vous prouver que cette phrase est d’une absurdité sans nom.

La première fois que j’ai ouvert la notice de ma machine Krups EA800410, je me suis imaginé Champollion devant les hiéroglyphes sans la pierre de Rosette. Attention, rien à voir avec la charcuterie Lyonnaise, je vous laisse relire vos classiques 🙂

Allez, on y va. Vous êtes accrochés ? Ok, c’est parti, première page : c’est visiblement ce qu’il faut faire avant la première utilisation.

KrupsExpressoNotice_p001_FirstUse

Fig. 1 : je suis devant ma machine. Ok le dessin correspond, jusqu’ici « tout va bien navette »*

Fig. 2 : il faut que je branche la prise. Mouais, pas con tout de même. Je m’en doutais un peu. J’allais pas pédaler comme mémère dans son garage. Jusqu’ici « tout va bien navette »

Fig. 3 : Heuuu … ha oui, ok, derrière il y a un truc qui ressemble. Et si je tire dessus … ho … ça monte. Ha oui, c’est le réservoir à eau. Jusqu’ici « tout va bien navette »

Fig. 4 : Alors, comment dire, le truc bizarre au dessus, c’est un robinet et c’est l’eau qui coule. Il faut remplir le réservoir avec de l’eau. Mouais, là aussi, pas trop con, je m’en doutais. J’allais pas y mettre du Picon Bière tout de même. Jusqu’ici « tout va bien navette »

Fig. 5 : Je soulève le couvercle du haut et j’y mets du café en grain. J’ouvre le sachet de café Malongo, café équitable made in France fabriqué par cafés rambouts S.A. en … Belgique. Oui, un jour il faudra que j’enquête la dessus, ça me semble pas clair. Jusqu’ici « tout va bien navette »

Fig. 6 : une flèche dans les 2 sens ? Heuuu ça veut dire quoi ? Il faut que je lance le broyeur à la main comme on démarrait autrefois la deudeuch à Marcel avec la manivelle ? C’est ça ? Je tourne le bouton … ha non, ça a pas l’air d’être ça. Tactilement on sent qu’il y a 3 positions et surtout, ça ne semble pas faire tourner le broyeur. Bon, c’est tant mieux par ce que je ne me voyais pas démarrer la méhari à Marcel à la manivelle tous les matins … ça doit être la taille de la mouture … je devine puisqu’il n’y a rien d’écrit … je mets sur « moyen ». Dans ces cas là, il faut toujours commencer « au miyeux » comme dirait Bayrou. Jusqu’ici « tout va bien navette »

Fig. 7 : prendre l’index de la main gauche et … pfff … le descendre vers le bas. Bon je fais le geste devant la machine … rien, il ne se passe rien. Je recommence une fois, 2 fois … rien … j’ai un peu l’impression de danser le disco devant ma cafetière ! Ha mais non, en fait, le rond du dessus c’est le bouton « ON/OFF » en agrandi ! Je dois appuyer dessus avec l’index ? de la main gauche ? Bon, ok, je respecte la procédure même si je suis … droitier. Biiiiiiip … ha, elle a fait un bruit. Jusqu’ici « tout va bien navette »

Fig. 8 : Houlàlà 3 flèches sur le même dessin et toujours l’index de la main gauche. Bon, je préfère mettre le récipient en 1er, ça me semble plus prudent. Ha oui, c’est comme à la 7, un agrandi du bouton … « traits pointillés en triangle ». Ok, j’appuie avec l’index de la main gauche. bruit … rebruit … rerebruit …. Pfffffff vapeur …. Grrrrrrrrr de l’eau sort de la buse … de l’eau, juste de l’eau …. Jusqu’ici « tout va bien navette »

Et puis … tout d’un coup STOP tous les voyants clignotent en même temps. Les 2 voyants rouges de gauche qu’ont pas de nom, les 2 voyants rouges de droite qui s’appellent respectivement « CLEAN » et « CALC » et aussi le voyant bleu du bouton « ON/OFF ». Je ne sais pas ce que vous auriez fait à ma place mais moi je me suis dit … heuuu … « tout marche mal navette » !

Et là, qu’est-ce que vous avez fait ? Bein rien … j’ai attendu … dés fois que ça soit un process prévu dans la procédure. Mais bon, au bout de 15 minutes sans changement, les oeils fatigués par le clignotement façon sapin de Noël, j’ai regardé les autres pages de la notice. Et je suis tombé sur un tableau qui répertorie tous les cas de clignotement des voyants ! Wahou trop bien ! Alors voyons … heu … heuuu … bein …. et le cas où tout clignote ? C’est pas dans le tableau ?

Je vous mets le tableau ci-dessous, comme ça si vous trouvez le cas, vous pourrez toujours m’envoyer un commentaire pour me dire que la grosse buse, c’est moi. Mais je ne l’ai toujours pas vu :

KrupsExpressoNotice_p008_retaillé

Bref, après avoir lu, relu, rerelu le tableau … j’ai abandonné. Il fallait se rendre à l’évidence dramatiquement évidente : je n’aurai pas de café demain matin. Mais il fallait agir. Je ne pouvais rester les bras ballants face à une machine expresso, certes de très haute technologie française, qui m’avait coûté un bras. Je n’entrevoyais qu’une seule issue à mon désespoir grandissant, planté devant ma machine irrémédiablement obstinée à me refuser mon p’tit noir du matin. J’allais … contacter le S.A.V. ! Oui, même pas peur !

Mais bon, je vais y aller crescendo. Je prends mon navigateur Internet, je tape World Wild Web point KRUPS point FR … Hé oui, je suis un vieux de la vieille et je connais la signification du 3W 🙂

J’arrive sur le site du fabricant de ma machine expresso. Bon, je lis les différents menus « expressos« , « petit-déjeuner« , « machine à thé« , Ho Lalalalala décidément je trouve rien du tout … bon j’y vais au hasard je vais taper sur « service« .

HOoo miracle, le menu supplémentaire s’ouvre vers le bas, recouvre la totalité de mon écran, et au milieu que vois-je ? « notice » ? je clique dessus. Menu « sélectionnez la famille » « machine expresso avec broyeur à grains » ah oui ça ça ressemble vraiment je clique sur OK.

Ça me renvoie 7 produits référencés dont aucun ne correspond à la mienne. En clair, pour la notice de ta machine tu peux toujours t’accrocher.

Bon puisqu’il en est ainsi je tente carrément la référence de mon produit. Je rentre donc la référence qui est inscrite sur la notice papier que je tiens à la main et là on me renvoie « aucun résultat. Veuillez modifier vos critères pour étendre votre recherche ».  HOOOoooo ça commence à me chauffer tout ça.

En haut, je lis la phrase magique « la notice que vous cherchez n’est pas dans cette liste ? Contactez-nous ». Un peu mon n’veu que je m’en vais te « contactez-nous » moi, tu vas voir !

Je rédige donc mon petit mail qui va bien en expliquant ma mésaventure, un peu moins quand même dans le détail que ce que je viens d’écrire dans cet article, mais grosso modo l’esprit y est et l’humour avec !

Après l’accusé de réception typique m’expliquant que je vais recevoir une réponse dans les deux jours, je reçois effectivement la réponse de Sabrina D. Qui travaille au service consommateur.

« Bonjour Monsieur,
Vous nous faites part de votre interrogation sur la notice de votre machine expresso KRUPS.
Je suis au regret de vous informer que nous ne serons pas en mesure de vous fournir une autre notice.
Les notices sont conçues de cette manière suite à la demande de nos consommateurs pour une meilleure compréhension générale.
Par ailleurs,  je vous invite à nous contacter par téléphone au 09 74 50 10 61 afin que l’on fasse le point ensemble et que l’on puisse apporter des réponses à vos interrogations.
Je reste, Monsieur, à votre disposition pour toute demande complémentaire, et vous souhaite une excellente journée au nom de toute l’équipe KRUPS.

Sabrina D.
Service Consommateurs Krups

09 74 50 10 61 (prix d’un appel non surtaxé) du lundi au vendredi de 9h à 19h« 

Hein ? quand même ? Ca claque ! Bon, par contre pour l’histoire de la notice en schémas à la demande générale des consommateurs … ça sent un peu l’embrouille. J’ai plutôt l’impression qu’on ne nous dit pas toute la vérité. Ca doit être une invention d’un ingénieur pour éviter d’avoir à traduire le texte en 25 langues. Vous savez, ces notices en chinois traduites en français par Google traduction qui sont incompréhensibles !

Du coup, je suis bon pour l’appel à une amie. Et l’amie en question s’appelle Sabrina D. Elle a pas l’air trop farouche, elle donne son numéro très facilement. Par contre, si je l’appelle à 5h45 le matin, elle ne répond pas … pfff et après 19h non plus. Pas le choix, je vais devoir l’appeler depuis le bureau.

« Allo ? Sabrina ? »

« Heu non, moi c’est Isabelle. Bienvenue au service consommateur des produits Krups, que puis-je faire pour vous satisfaire ? »

« Isabelle ? Et vous parlez sans accent lituanien ou roumain ou même marocain ? »

« Oui, oui, je suis bien Isabelle et je travaille en France, à Sproutmenoncourt en région ile de France … »

« Bon alors voilà Isabelle : ma machine ne fonctionne pas ! »

« Mince, je ne m’en serais pas doutée ! »

« Pffff amatrice de Franck Dubosc, c’est ça ? »

« Oui, désolée … bon alors quels sont les symptômes »

« Bein tout qui clignote, les 4 voyants + le bouton de mise en route »

« Fiouuuuuu …. heuuu …. attendez, je reviens de suite … ne bougez pas »

Je comprends que Sabrina est perplexe. Ou bien c’est son premier jour, ou bien elle n’a jamais rencontré ce cas en 25 ans de carrière de « Service consommatrice Krups ».

Elle revient

« Bon, alors on va faire une petite manip. Vous allez appuyer sur le bouton …. »

« Hop hop hop, pas si vite Sabrina. Je suis au bureau. Je ne suis pas devant ma machine. »

« Ha oui, je vois. Bon, je vais vous dicter ce que vous devrez faire. On va faire la procédure de réinitialisation de la machine ! Vous aller : appuyer sur « ON » puis vous aller enlever le réservoir d’eau, le récolte goutte, le récupérateur de marc, le tiroir rouge. Vous attendez 2 minutes. Tout va se mettre à clignoter. Vous remettez les accessoires 1 par 1 peu importe l’ordre. Ca va réinitialiser la machine et tout va rentrer dans l’ordre. »

« Bon, ok, j’ai tout noté sur mon petit post’it et je tente cette procédure ce soir. Si je ne vous rappelle pas c’est que ça a fonctionné. Si non, je vous rappelle. OK ? »

« OK, ça marche »

« Alors à bientôt Sabrina »

« Heuuu non, comme ça va marcher, vous ne me rappellerez pas 😉 Et pis moi c’est Isabelle, c’est pas Sabrina … elle est en congés »

Bon, me voilà à la maison, devant ma machine. Je tends le dos tout de même, tenant frénétiquement mon Post’it à la main. Je fais quand même une petite prière, on ne sait jamais : « Oh toi, grand pape François, plus grand des plus grands devant l’Eternel, spécialiste de la place Saint Marc … de café, soit indulgent envers toutes les machines à expresso Krups référence EA800410 qui ont péché »

Bref, je fais tout comme c’est écrit sur mon Post’it et zou … après moultes clignotements et Bip Bip … le voyant bleu se stabilise. Les 4 voyants rouges vermillon s’éteignent. La machine semble prête.

Je tente la procédure « ZUBEREITUNG EINES KAFFEE » dont mes vieux restes, de Teuton germanique première langue au collège, me laissent penser qu’il s’agit de préparer un café et … miracle … Alléluia ! Alléluia ! merci Pape François, c’est grâce à toi tout ça. Car la procédure de réinitialisation je n’y crois pas, d’ailleurs elle n’est même pas sur la notice ! Non, ça ne fait aucun doute, ça ne peut être que l’intervention divine … mon café n’en sera que meilleur. C’est une révélation, désormais j’irai, chaque dimanche matin, à l’église Villiers sur Marne, avec ma machine expresso remplir son réservoir avec de l’eau bénite et le curé déposera une ostie dans son petit réservoir à saint marc de café 🙂

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉

*pour comprendre le « Tout marche bien navette » il faut avoir vu le film « Un ticket pour l’espace » de Kad et Olivier 😉

Actualités du billet :

  • 26/08/2016 : Visiblement DARTY n’aime pas mon humour 🙂

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Quand les politiciens, peut importe le bord politique, autorisent la liberté d’expression, ce sont les entreprises privées qui imposent la censure. Preuve que la politique est importante et que les élus politiques servent à quelque chose contrairement à ce que le FN tente de faire croire.

Quant à DARTY, je ne sais pas pourquoi mais … je ne leur en veux pas … allez savoir pourquoi mais … je les aime bien 🙂

Un effroyable dramatique drame dans ma cuisine

Tout commence en l’an de grâce 2003 dans un petit village reculé de l’arrière pays Lorrain, Verdun. Ho je sais, vous allez encore vous dire « mais que va-t-il donc nous raconter sur la tranchée des baïonnettes ?« . Rien, je ne vous dirai rien sur la tranchée des baïonnettes, ni sur celle de calonne, d’ailleurs, rien non plus sur le fort de Vaux et ne comptez pas apprendre quelque chose sur la chapelle de Douaumont, je ne vous dirai surtout rien sur ses marches.

Voyez-vous à Verdun, il y a autre chose que des champs de bataille centenaires. Il y a … des lieux de travail, tout bêtement. Et qui dit lieu de travail, dit … collègues et pot de départ.

Le 28 thermidor de l’an 2003, j’ai donc participé au pot de départ de … moi-même. Et ne dites surtout pas « himself », c’est prohibé depuis le Brexit.

Petit discours de la chef collègue … oui vous avez remarqué que dans ce genre de situation il y a toujours une collègue qui prend le « lead » et organise tout ça … bref, le discours qui retrace mon parcours et cherche les anecdotes rigolotes. moi « ho ho mais je ne m’y attendais pas du tout. Ho non, c’est trop gentil vraiment etc etc … » Et après le moment où tout le monde retient sa respiration. Vient le moment des cadeaux.

Alors comment dire … les cadeaux dans un pot de départ, c’est un peu l’indicateur de pilotage de la satisfaction. Le nombre et la qualité des cadeaux renvoient à la taille de l’enveloppe et donc au nombre de contributions. Et le nombre de contributions indique la hauteur de la satisfaction des collègues d’avoir travaillé avec toi. Genre … si tu reçois une box « un jour de Thalasso à Vittel avec transport à vos frais », là, clairement, c’est que tu as fait chier tout le monde pendant ton passage ! Si tu reçois une box « une semaine de ski dans un hôtel 4 étoiles à Megève », là, c’est clair, tu as été un très bon collègue et tu vas leur manquer. Genre, si tu reçois « un bon d’achat de 15 euros chez Darty » c’est que, non seulement, tu laisseras pas un souvenir impérissable dans le service mais qu’en plus, tu es passé tellement inaperçu que personne ne sais ce que tu aimes ! Et si tu reçois « une LAMBORGHINI HURACAN SPYDER LP 610-4 » bein … c’est que tu étais joueur de foot au PSG et ça … c’est pas mon cas !

Bref, le 28 thermidor de l’an de grâce 2003, la collégiale cérémonie s’est terminée par un indicateur de satisfaction top niveau de mon point de vue : un stylo stylé griffé Waterman pour rédiger mes bilans de psychologue et … une machine à expresso de la marque KRUPS fabriquée en France ! Oui, oui, vous avez bien lu … pas une machine à 2 balles de dosette Nespress machin tout ça ! non non une vraie machine où qu’on met le café moulu, on tasse à la force désirée et on enclenche la poignée comme au bistro et roule ma poule la pression dans le tuyau pour l’expresso comme au comptoir du PMU d’en bas !

LPP_0018_ExpressoKRUPS

Et nous voilà donc partis, ma machine à expresso et moi, vers mon nouveau poste de travail à Lille dans le Nord Pas de Calais.

Oh ! combien de cafés, combien d’expresso
Qui sont sortis joyeux pour des réveils matinaux,
De cette magnifique machine à pression !
Combien ont désaltéré, suave et corsé  !
Dans un arôme profond, par une nuit sans lune,
Sous l’aveugle océan à jamais enfouis !

Heuuu … oui pour la dernière j’ai laissé « sous l’aveugle océan à jamais enfouis« . Ca fait vraiment pas raccord mais ça permet à ceux qui n’ont pas trouvé l’origine du texte de le retrouver facilement avec leur moteur de recherche 😉

Bah sinon, Lille c’est pas loin de Dunkerque et là bas, il y a l’océan du Nord ! Et n’allez pas dire à un Dunkerquois que la flotte de là-bas c’est pas un océan … ok ? C’est comme si vous disiez à un Contrexevillois que sa flotte elle a un goût … parce que là c’est … PAF tarte dans la gueule !

Tiens, c’est pas un peu vulgaire l’expression « tarte dans la gueule » ? J’ai l’impression que je suis influencé par ma lecture du moment. Hé oui, je termine le tome 1 des aventures du donjon de Naheulbeuk « À l’aventure compagnons » et le nain, le barbare et le ranger ne parlent que comme ça … bon, je vais faire plus attention.

Bref, nouvelle évolution professionnelle, nouveau déménagement et nous voilà repartis, ma cafetière et moi vers de nouvelles aventures. Cette fois en île de France du côté de … bein Paris … bien rangé dans son petit carton d’origine, délicatement déposée au fond du camion de déménagement, elle arrive après 350 kms et un étage sur le plan de travail de ma nouvelle cuisine IKEA !

Ha combien de …. oui bon, je ne recommence pas, vous avez compris hein ? tout plein de café, d’expresso ont désaltéré tout ça ma p’tite gorge endormie le matin avant d’aller au boulot tel un Georges Clouni en costard cravate … what else ?

Et ce matin, l’effroyable drame dramatique … les yeux mi clos, oui ça veut dire pas réveillé, je me traîne jusqu’à la machine. Je prends la poignée, j’ajuste le sélecteur de mouture … en clair je le fou 3 fois par terre avant d’y parvenir. Je prends la boîte à café moulu, je l’ouvre. Je décroche la cuillère doseuse et la plonge, d’un geste malhabile, dans la boîte à café … schplafff la boîte se couche et déverse son contenu sur le plan de travail … et merde … je mets la poignée le long du plan de travail et je pousse avec ma main droite le café …

Evidemment un récipient rond le long d’un plan de travail droit, ça fait pas beaucoup de contact … le café tombe … un peu dans la poignée et beaucoup par terre … bref, après 25 grs de café dans la poignée et 3 kilos sur mes pompes et mon costard, je tasse le café avec le dos de la cuillère doseuse.

J’enclenche la poignée dans la machine, je tourne, j’appuie sur le bouton ON et j’attends, l’oeil hagard que le café coule dans ma tasse … j’attends … j’attends … je plante le coude sur le plan de travail et ma tête sur ma main … je crois que je vais me rendormir là … le café ne coule toujours pas … Ha flûte … pas branchée !

Bein oui, une seule prise pour la cafetière et le grille pain, c’est tantôt l’un, tantôt l’autre. Tiens, je vous ai pas parlé de mon grille pain KRUPS lui aussi. Bon ce sera pour une prochaine aventure. Le coup du petit tiroir en dessous, celui qui récupère les miettes … non, ce sera pour une prochaine fois

Bref, je débranche le grille pain et branche la machine à expresso … non sans m’être rendu compte que j’avais mis le coude de ma veste de costard dans le café … pfffff pas ma journée (oui, faut relire le passage si vous n’avez pas compris pourquoi il y a du café sur le plan de travail)

Bon, cette fois elle est branchée … ON … TOC TOC TOC TOC c’est le bruit de ma machine. Ca pourrait être BRRrrrrrrrrr ou encore VRRRRrrrrrrr mais elle , elle fait plutôt TOC TOC TOC …. Et c’est alors que j’ai entendu son p’tit compresseur expirer son dernier souffle : TOC TOC … TOC TOc … TOC Toc … TOC toc … TOc toc … Toc toc … toc toc … … … toc … à cet instant j’ai compris qu’il ne compresserait plus jamais. Et allez savoir pourquoi, à ce moment précis France Inter a interrompu ses émissions pour diffuser le De Profundis en hommage à toutes les cafetières expresso ayant rendu l’âme ce jour.

Et après ?  Bein … le téléphone a sonné. Au bout du fil, un type qui baragouine des mots incompréhensibles. Je crois comprendre qu’il me dit que si je veux un café j’ai qu’à « Aller auuuuuu bar !« . Alors je lui réponds « M’en fou moi d’aller au bar, je veux boire un café chez moi. » Et je ne sais pas pourquoi j’ajoute « et pis d’abord … Jesus est grand ! » et PAF je lui raccroche à la gueule ! Non mais … mécréant ? mécréant mon cul oui ! je fais ce que je veux.

Tiens, je trouve que cette fois le vocabulaire du donjon de Naheulbeuk est bien adapté pour mon interlocuteur.

Enfin bref, comme je lui avait claqué le beignet façon Brice de Nice « Cassééééé » le mec m’a envoyé un e-mail. Un e-mail qui disait, en substance, oui je ne donne que la substance parce le reste c’était vraiment pas lisible … à croire que c’était écrit par son p’tit frère qu’est en CP et qui sait pas encore écrire ou alors, le mec … c’est un trisomique ou un truc comme ça. Donc ça disait que Dash revendiquait l’attentat contre ma cafetière expresso. Bon, moi j’ai trouvé ça bizarre, vu que c’était une cafetière … pourquoi de la lessive s’en prendrait aux cafetières, hein ?

Mais après, à France Inter, il y a un spécialiste en expertise scientifique vachement calé en connaissance du monde de la lessive et des types qui en ont trop avalé … de la poudre à laver … qui a expliqué que le gouvernement a totalement sécurisé toute attaque possible donc ce qu’il leur reste comme marge de manoeuvre c’est d’attaquer des trucs invraisemblables auquel on ne penserait pas comme … bein comme ma cafetière ! Et après le spécialiste il a expliqué comment la poudre à laver, Dash 2 en 1, que les types sniffent par bidon de 10 litres, a une particularité : elle nettoie les neurones « disruptifs » … oui, j’ai appris un truc, c’est les neurones qui déconnent. On en a tous 1 ou 2 parmi nos milliards de milliards de neurones (cf Dash … 2 en 1 !) mais comme eux ils n’ont que des neurones « disruptifs » dans la tête … et bein … à la fin … Dash a tout nettoyé et ils ont une tête pleine d’eau !

Donc moi, qu’est-ce que j’ai fait ? Eh bein j’ai tout de suite appelé … la permanence de l’UMP : « Allo, bonjour madame … j’suis bien à l’UMP ? »

La secrétaire : « oui »

Moi : « alors voilà, il vient d’arriver un effroyable drame dramatique dans ma cuisine : Dash vient de revendiquer l’attentat contre ma cafetière expresso KRUPS ! »

Elle : « Ha mon dieu c’est une catastrophe catastrophique ! »

Moi : « Je ne vous le fait pas dire … oui, il faut absolument prévenir tout de suite Mr Estrosi »

Elle : « comptez sur moi, je le préviens immédiatement, je lui envoie un sms … alors j’écris heuuu … cricri c’est Cunégonde … Dash vient de revendiquer l’attentat contre la cafetière expresso. Il faut convoquer tout de suite la presse pour t’insurger contre le gouvernement qui n’a pas anticipé l’attaque des cafetières et dire qu’il faut installer 1257 caméras de vidéosurveillance dans chaque appartement ! »

Moi : « et qu’est-ce qu’il répond ? »

Elle : « ha … ça y est j’ai son sms … OK … je prends TF1, prévient Sarko, Guaino, Morano, Fenech de prendre les autres chaînes. Et n’oublie pas de dire à LePen de taper plus fort que nous, si non … on aura l’air cons »

Elle : « ha attendez … un 2eme sms … dis à Guaino de laisser tomber le lance roquettes… c’était trop gros … ça s’est vu. Et de toute façon pour sauver une cafetière des têtes pleines d’eau c’est pas utile »

Moi : « Merci m’dame … oui c’est vrai quoi merde … pourquoi j’avais pas des militaires de l’opération sentinelle dans ma cuisine hein ? Franchement … fait rien ce gouvernement ! »

Et merde … pour écrire cette aventure, j’ai tapé « daesh » dans Google … je vais être fiché « S » c’est sûr … et comme le FN veut emprisonner tous les fichés « S » … qu’est-ce que je vais devenir moi … avec ma cafetière ?

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉

#DaeshWillDied
#DaeshWillDied_001

Actualisation du 02/08/2016 : Chers Djihadistes Pieds Nickelés, n’oubliez jamais qu’à la fin, c’est toujours … DARTY qui gagne 🙂

Voici ma nouvelle machine expresso, le top de la technologie Krups avec broyeur de café pour moudre les grains juste avant de couler le café, un must !

LPP_0019_ExpressoKRUPS

Et si vous voulez entendre le joli petit bruit de ma nouvelle KRUPS et son broyeur à grain de fabrication française en action, c’est ici :

Comment Carrefour m’a entendu ;-)

Pour celles et ceux qui suivent mes billets, vous vous souvenez certainement de ma très grande consternation lorsque l’enseigne de grande épicerie Carrefour a décidé unilatéralement de changer les paniers de course individuels par des paniers à linge sale à roulettes.

Si vous souhaitez relire le billet, c’est celui-ci : « rendez-nous nos paniers »

Bref, vous connaissez ma persévérance et ma tenacité. Hé bien depuis plusieurs mois maintenant, presque une année puisque c’est en août 2015 que les paniers se sont éteints, je pourris systématiquement les enquêtes de satisfaction de l’épicerie Carrefour de Noisy le Grand.

Aujourd’hui, je me rends donc au centre commercial les Arcades, puis je pénètre dans la grande épicerie par le 1er étage. Je tourne machinalement à bâbord pour aller prendre l’ignoble panier à linge sale que Carrefour m’oblige à pousser dans les allées.  Mon bras se tend vers la pile de paniers à linge sale quand mon oeil gauche est attiré par le bleu électrique d’une colonne parallélépipédique rectangle située juste à côté.

A sa vue, mes yeux se brouillent d’une fine pellicule liquide … j’ai la larme à l’oeil ! Oui mesdames et messieurs, à ce moment précis, et sans vous paraître vieux jeu ni encore moins grossier… l’homme de la pampa, parfois rude, reste toujours courtois, mais la vérité m’oblige à vous le dire : j’ai versé une larme !

Car vous savez quoi ? Cette colonne bleu électrique, c’est un empilement de … paniers ! oui vous avez bien lu, de paniers tout simples comme on les aime. Les paniers sont revenus. Après une année de disparition, les paniers pour faire des courses de célibataire sont de nouveau disponibles au carrefour de Noisy le grand. Regardez, j’ai fait une photo :

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Imaginez la scène … j’ai délicatement retiré le panier du haut de la pile. Puis j’ai saisi, tout aussi délicatement, sa petite poignée noire encore toute frêle. Je l’ai fait pivoter pour l’amener à sa position d’utilisation nominale et … j’ai entendu le discret … clic … quand les 2 petits pipions viennent se bloquer en position verticale … que c’était beau, j’ai versé une seconde larme …

Ensuite j’ai … retiré mon masque de Dark Vador et mon chapeau de Zorro. Bein oui parce que j’avais tellement honte de pousser le panier à linge sale dans les allées que je ne voulais pas être reconnu !  Maintenant je peux aller et venir dans les allées, le visage découvert et libre. Libre d’exposer mon panier au bout de ma main. Libre de montrer mon panier aux clients qui poussent le gros caddie, genre poids lourd transcontinentale import-export, que la vie est bien plus facile en panier sans roulettes. Et surtout, libre de m’esclaffer quand je croise un acheteur compulsif qui pousse son panier à linge sale d’un air dépité … hé oui … la prochaine fois, tu pourras prendre un vrai panier 🙂

Bon, le petit panier n’a pas encore de roulettes. Ce n’est pas encore un vrai panier sur le modèle de celui que nous connaissions, mais c’est déjà mieux.

Bref, je ne pensais pas que ça pouvait avoir un effet, mais manifestement, à force de pourrir les enquêtes de satisfaction du Carrefour de Noisy le Grand, j’ai réussi à faire revenir les vrais paniers. Car cela ne fait aucune doute, je dois bien être le seul à mettre des tonnes de commentaires dans les enquêtes pour dénoncer le « panier à linge sale » et à demander le retour des vrais paniers, tel un cégétiste hystérique, peut-être même un peu autiste, qui demande le retrait de la loi travail …

Ou alors … c’est quand j’ai mis le lien vers mon article blog dans les commentaires de l’enquête de satisfaction qu’ils ont compris l’origine de leurs résultats tout pourris.

Autant dire qu’un seul client, en l’occurrence moi, a réussi à faire fléchir une décision qui finalement convenait à la majorité. Car il faut le reconnaître, tous ceux qui poussaient leur panier à roulettes n’avaient pas l’air de se rendre compte qu’ils poussaient un panier à linge sale 🙂

Bref, c’est la preuve qu’une minorité, moi tout seul, peut faire chier la majorité pourvu que je donne un peu de la gueule ! Un peu comme le cégétiste, tout seul, pourrit la vie de millions de français sur la loi travail … tiens, je crois que mon prochain billet sera sur ce thème.

(à suivre …)

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉