Combien de temps pour … un z’oeuf à la coque ?

Ha ha ! hein ? combien de temps ? Non non, je vous voir venir. Interdit d’aller sur votre moteur de recherche. Il faut trouver … là … tout de suite. Et sans pouvoir faire appel à un ami !

Car c’est exactement ce qui m’est arrivé, il y a peu, lors d’un déplacement professionnel. Voyez-vous, ce qu’il y a de bien dans les déplacements professionnels, c’est le petit déjeuner le matin à l’hôtel. En semaine ordinaire, chez toi, t’as pas trop le temps. Alors zou … un café vite fait sur le coin du zinc tout en enfilant ta chemise et en nouant ta cravate. Haaaa saperlipopette, quel gros ballot je fais ! J’ai taché ma chemise avec mon café … bon bref, c’est plutôt régime sec. Alors quand tu es en déplacement professionnel, quel bonheur que de descendre à la salle petit dej’ de l’hôtel. De n’avoir rien à faire. Juste choisir tout ce que tu veux au milieu de cet étalage de pancake, baguette fraîche et croustillante, fromage, charcuterie, fruits, céréales, yaourt, confiture, beurre, miel et … la machine à cuire les z’oeufs !

Oui, je n’ai jamais fait un seul hôtel qui n’ai pas cette « machine à z’oeufs ». Un ustensile tout simple : de l’eau qui bout, des petits paniers métalliques au bout d’un manche et une provision d’oeufs. En clair, tu vas te faire cuire un oeuf comme tu veux. A la coque, dur, mollet, brouillés, oeuf au plat c’est toi qui vois. Et toujours, toujours, toujours à côté de ladite machine il y a de quoi se remémorer le temps pendant lequel tu laisses ledit oeuf plongé dans l’eau.

Je me souviens de l’hôtel de la semaine précédente. Les temps de cuisson étaient écrit, à la craie, sur une ardoise. C’était super déco, tendance façon auberge d’autrefois.

Bref, je suis donc avec mon z’oeuf dans une main et le panier porte z’oeuf dans l’autre. Je cherche le temps de cuisson pour un oeuf coque … rien … rien de rien ! Pas un écriteau, pas un petit papier, pas une notice sur la machine, et encore moins une jolie ardoise avec des pleins et des déliés à la craie … rien ! Même pas un minuteur à portée de main … rien !

Bon, « On va pas se mettre le tyrex au court-bouillon quand même » me dis-je . Oui c’est pour dire qu’on va pas se faire des noeuds au cerveau juste pour ça. C’était pour accentuer le côté « rate » que je trouve trop édulcoré. Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de mettre un tyrex au court-bouillon … hein ? Déjà que le homard c’est pas évident parce qu’il se défend le gars voyant bien que sa dernière heure à sonné. Alors un tyrex, vous pensez bien.

Du coup, 3 options s’offrent à moi : 1. je demande à quelqu’un dans la salle 2. j’y vais au feeling 3. j’abandonne. Alors autant vous dire que la 3 est balayée d’un trait de plume avant même d’être envisagée. Oui ! un Bebel n’abandonne jamais. Un Bebel ne capitule pas devant l’adversité. Un Bebel assume en toute circonstance, c’est comme ça. C’est quand même pas un truc, sorti du fondement d’une poule, qui va me tenir tête.

Pour la 1, ça pourrait encore se discuter parce que dans la salle, il n’y a que des inconnus. Je pourrais donc demander, au risque de passer pour une nouille, car personne ne me connaît. Mais imaginons que demain, je devienne célèbre hein ? Vous imaginez si cette histoire venait à sortir dans la presse : « Ha ouiiii c’est le mec qui ne savait pas cuire un oeuf à la coque !« . Bon, on ne sait jamais donc oublions la 1 également. Il me reste donc l’option 2.

Je fais donc le mec qui assure. Je place l’oeuf dans son petit panier. Et dans un geste très assuré, presque professionnel, je plonge majestueusement ledit z’oeuf dans l’eau frémissante … plouf !

Ho pinaise, l’eau qui gicle sur mes pompes ! Hé ho … faudrait voir à pas trop sortir du récipient, hein ? J’ai pas mis mes bottes en koutchouk aujourd’hui. Je suis en déplacement professionnel. Alors j’ai mis mes Weston … et le gland de mes Mocassins à pampilles collection « VEAU BOX NOIR LES GRANDS CLASSIQUES » est pas waterproof … ok ?

J’observe les bulles tout en comptant dans ma tête … hum … c’est fou comme les minutes passent moins vite quand tu observes un oeuf dans l’eau frémissante …

Bon allez, on va dire que c’est bon. Je m’empare du manche bleu. Oui pour bien reprendre mon z’oeuf et pas celui de la voisine, le constructeur a pensé à mettre des couleurs sur les manches. Je saisis un coquetier. Hé hé pas bête le gars : je me doute bien qu’il doit être chaud. Je place le coquetier sur le dessus de l’oeuf et je retourne. Hop, je tiens le coquetier à l’endroit avec mon oeuf dedans sans l’avoir pris avec mes doigts. Si vous n’avez pas bien compris le geste, demandez moi, je vous ferrai un croquis 😉

Je reviens à ma place et au passage, paf je m’empare discrètement du pichet de jus de pomme. J’aime le jus de pomme le matin au p’tit déjeuner. Quand on sait que les British disent “An apple a day keeps the doctor away” (Manger une pomme par jour éloigne les médecins) voilà qui se marie parfaitement avec mes Weston ! Bon, par contre il faut absolument le crier bien fort dans la salle « Je vais prendre un jus de pomme … de pomme … » car la couleur dans le pichet en verre peut prêter à confusion. Ce doré translucide ressemble, à s’y méprendre, à du whisky. J’en conviens, ce breuvage se marie également très bien avec mes Weston. Mais je ne veux pas passer pour un pochtron du p’tit matin avec son litron de boisson frelatée.

L’oeuf est devant moi, dans son coquetier. Je le regarde en me disant « il manque quelque chose …« . Mais c’est bien sûr ! Il me manque un coupe z’oeuf à la coque. Vous savez, ce truc rond avec des dents de requin à l’intérieur que vous appliquez sur le dessus … et avec les deux trous façon ciseaux … crac … vous coupez la tête de l’oeuf et y a plein de petits bouts de coquille qui tombent dedans ! Comment je fais sans un coupe z’oeuf à la coque ?J’ai donc observé mon z’oeuf à la coque, incapable de savoir si, à l’intérieur, il était trop ou pas assez cuit. Un peu comme la poule qui a trouvé un couteau … Comment je fais ? Même avec mon smartphone j’ai pas réussi à ouvrir le dessus de mon z’oeuf à la coque alors vous voyez.

Bref, j’en ai eu marre. J’ai pris l’oeuf dans ma main et … je me le suis écrasé sur le front ! Bein oui, tous les gens célèbres reçoivent des oeufs sur le front alors je prends un peu d’avance c’est tout ! Et vous savez quoi ? Hé bein j’étais super content car mon z’oeuf … il était bien « à la coque » ! le jaune liquide a bien dégouliné jusqu’à ma chemise et le blanc, bien cuit, est tombé sur mes Weston 😉

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉

Comment j’ai mangé chez le cow boy

Bon, ce midi je décide de faire un break et d’aller me balader du côté de la place de la République. Ni une, ni deux, j’entre au Buffalo Grill … oui, j’adore l’ambiance un peu « kitchouille Cow-Boy ». Et en plus, dans le métro je venais de lire une planche de promotion du tout dernier Luky-Luke, ça tombe bien.
Bref, me voilà attablé et la carte dans les mains : j’hésite entre un Buffalo steak à cheval frites et un Buffalo Cheeseburger frites. Oui chez Buffalo Grill, c’est les mêmes plats qu’ailleurs sauf qu’il faut ajouter « Buffalo » devant !

Bref, j’hésitais quand … mes yeux tombent sur le « Buffalo Fish and Ships frites » Wahouuuuu trop bien, ça me rappellera mon stage linguistique chez l’habitant à Canterburry. Là-bas, à midi, on n’avait pas le choix c’était fish and chips and French fries tous les midis …

J’en profite pour ressortir les photos que j’avais fait à l’époque

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Ca c’est la version « portable » du midi en semaine

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Et ça c’est la version du dimanche midi au restaurant qui se trouve tout au bout de la jetée du port de Douvre.

Et voici celui de la carte du Buffalo grill. Appétissant, non ? Ca donne envie …

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Bref, revenons au Buffalo grill de la place de la république à Paris. Je commande en me rappelant que dans mes souvenirs, Buffalo c’était plutôt la viande et pour le poisson c’était plutôt Léon de Bruxelles …. la même architecture de restaurant en bois blanc mais avec le toit vert au lieu de rouge 😉
J’attends ma commande en regardant l’écran plat sur le mur d’en face et en écoutant mes voisines de la table d’à côté raconter leurs mésaventure au boulot. Oui, chez Buffalo quand tu manges seul, tu es à côté d’une table de gens qui parlent beaucoup. Vas savoir, c’est toujours comme ça.

Me voilà absorbé par l’écran plat qui diffuse des images de l’Ouest Américain … le grand canyon du Colorado puis …. Lake Powel, Death Valley et hop … un indien à plumes … un figurant de la century fox, ou mieux de la cité des 4000 à la Courneuve, que l’on me fait passer pour Géronimo … ha je rêve de paysages lointains, je suis Luky Luke défendant la veuve, l’orphelin et l’opprimé contre les méchants peau rouge ! Je saisis ma fourchette et commence le combat contre les tuniques bleues quand le serveur m’apporte mon plat. Je reviens sur terre !
Houuuuu dis donc … il n’y est pas allé de main morte sur le baignage du filet de colin dans l’huile le cuistot du saloon. Bon, même pas peur, je suis un cow boy solitaire qui va bientôt affronter une horde d’indiens sanguinaires, c’est pas un filet de poisson qui va me terrasser.
Allez hop, bien trempé dans la sauce tartare c’est gouleyant. Et les french fries dégoulinantes de matière grasse et non salées aident à la descente !
Ha ha, je suis arrivé au bout du Buffalo Fish and Chips, même pas peur 🙂
Bref, je quitte la place de la république et rejoins mon bureau avec un estomac qui est en contradiction avec son propriétaire : il n’a visiblement pas apprécié mon choix chez Buffalo Grill.
Je vous passe l’après-midi et … j’écris ce billet d’humeur : il est 20h08, cela fait plus de 8 heures que mon Buffalo Fish and ships est passé mais mon estomac s’en souvient encore et il n’est toujours pas d’accord avec mon choix si j’en crois les borborygmes de mon ventre …

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire😉

Comment j’ai rencontré les pompiers de Paris et accessoirement, sauvé un homme !

Une nouvelle aventure à Paris, en réalité augmentée comme d’habitude. C’est à dire la réalité mais …  légèrement transformée pour caricaturer un peu … une réalité augmentée quoi 🙂

Je marchais sur le trottoir. Je rentrais d’une réunion dans Paris et rejoignais mon bureau. En face de moi arrive un homme. Et tout d’un coup, il titube et … choit … Alors, dans un mouvement réflexe,  j’essaie de l’attraper par le bras pour retenir sa chute. Mais il doit faire 2 fois mon poids … pouf, il choit … sur le trottoir et moi avec évidemment.
Je suis désemparé, je regarde autour de moi en tenant le bras du pauvre homme gisant à terre.
« appelez les pompiers » j’entends
Ok, je prends mon téléphone, je galère pour faire le code de sécurité, un peu d’émotion dans le doigt qui tremblote sur le clavier virtuel. Tiens, ça me fait penser qu’un jour, il faudra que je vous parle de ces claviers virtuels. Mais bon, pas tout de suite car là, il y a un homme à terre qui va pas bien du tout.
Moi : « Les pompiers ? C’est quel numéro ? Je fais le 17 ? » c’est dire, si je suis bien informé …

Mais non j’entends, le 18 !
J’appelle …

Ca décroche : « bonjour, vous venez de composer le 18 … »

Non, tu déconnes ! j’ai pas fait attention, je compose toujours le 19 d’habitude 😉

Le message se déroule en me racontant à peu près cela « … attention, il s’agit d’un numéro d’urgence. Si vous appelez ce numéro sans réel motif alors vous allez être punis machin tout ça que c’est pas bien parce que c’est pas gentil et bla bla bla … »

Hé ho stop, c’est bon, il y a un monsieur qui va bien là ..

Le message continue « … si vous mentez bein c’est pas bien de mentir parce que le mensonge ne mène à rien hein vous vous souvenez de Pinocchio … »

Oui mais moi, j’ai un monsieur qui va mourir là … je lui dit quoi … que le monsieur du téléphone me raconte des tas d’âneries ?

Le message continue « … pis t’as pas intérêt à déconner parce que y a des articles de lois machin tout ça hein … quand même … le L heu … 8547-45 par exemple et pis plein d’autres aussi alors tu vois si c’est sérieux … »

Le message reprend « … donc t’es sûr et certain que tu veux vraiment parler aux pompiers hein ? parce que je te l’ai pas dit mais ton numéro de téléphone va être enregistré comme ça si c’est une embrouille que tu nous fais bein paf on te retrouve tout de suite et on te fou en taule … »

Tout d’un coup j’hésite. Mais pourquoi je me suis mis dans cette galère. Après tout je le connais pas le monsieur. Si je me levais et m’en allais hein ? De toute façon, le type y parle plus, il est tout blanc, y pourra pas crier … hein ? il ne parle plus ? houlala non, non, j’insiste et tant pis si je termine en taule, je ne laisserai pas ce brave homme mourir à cause d’un message d’avertissement sur le serveur du 18. C’est quand même dingue d’être là, d’essayer de sauver un homme et de se retrouver accusé et à devoir se justifier …

Le message continue « … bon, je vais compter jusqu’à 5, si tu veux raccrocher avant c’est bon j’oublie tout. Si non reste jusqu’au 5 … attention … 1 …. 2 …. 3 …. 4 …. 5 … t’es toujours là ? t’es sûr hein ? tu te fou pas de nous ? .. ». J’assume, je reste.

Cette fois, j’ai une vraie voix au téléphone « …  allô monsieur, vous avez composé le 18, vous allez »

Je le coupe net « Oui j’ai composé le 18, je suis dans la rue avec un monsieur qui a chut en face de moi »

Le 18 : « bon, très bien, et comment il va ce monsieur »

J’imagine le pompier de Paris que j’ai au bout du fil, le genre de men bodybuildé qui pose sur le calendrier qu’ils nous vendent au 14 juillet. Il fait 3 fois mon poids et 2 fois ma carrure dans sa tenue bleu au filet rouge qui fait fondre toutes les femmes et … je me demande toujours pourquoi … Alors, en guise de revanche des hommes qui ne sont pas pompier de Paris, j’assume mon rôle de justicier pour ce brave homme en train d’agonir.

Moi : « bein écoutez mon brave, s’il allait bien je ne vous aurais pas appelé … hein, tu vois ce que je veux dire banane ».

Le 18 : « est-ce que le monsieur peut se relever ? »

Moi : « heu non … sinon il serait rentré chez lui vous ne pensez-pas ? »

Le 18 : « est-ce que le monsieur peut parler ? »

Moi : « bein là techniquement il essaie d’articuler les lèvres mais il n’y a pas de son qui sort »

Le 18 : « où est-ce qu’il a mal ? »

Moi : « vu comme il se tient le coeur, à mon avis c’est au coeur »

Le 18 : « demandez-lui si ça picote ou si ça le tire ? »

Moi : « dites monsieur, c’est t’y que ça vous picote ou que ça vous tirote ? »

Le monsieur me fait un PFFfouuuutt comme il peut

Moi : « bein il ne sait pas »

Le 18 : « est-ce que vous pouvez me le passer ? »

Moi : « je veux bien mais il parle difficilement vous savez »

Le 18 : « mettez le téléphone sur son oreille »

Je m’exécute … je tiens le téléphone sur l’oreille du monsieur. Je n’entends plus rien mais je comprends que le 18 pose plein de questions au Monsieur et que le monsieur … bein il fait des gestes, lève les épaules mais ne prononce quasiment rien … il me fait un geste pour que je reprenne l’écoute.

Incroyable, après les  mille questions que l’on m’a posées … je dois mettre mon téléphone à l’oreille du mort pour qu’il justifie sa mort … car je suis soupçonné de mentir et mon numéro de téléphone sera enregistré pour pouvoir m’accuser plus facilement ensuite ! Le pauvre monsieur est en train de suffoquer !

Le 18 : « bon, bein … je pense que je vais vous envoyer les collègues … »

Moi : « non tu crois ? ça fait trois plombes que je t’explique que le monsieur y va pas bien du tout là … »

Le 18 : « donnez moi votre adresse »

Moi : « bein … porte des lilas »

Le 18 : « oui mais où, c’est grand la porte des lilas »

Moi : « heuuu sur le trottoir à côté du tram »

Le 18 : « oui mais quel trottoir, il n’y a que ça à la porte des lilas .. »

Une passante qui était là depuis le début me souffle « Avenue de la porte des lilas … au 4 ». Je la soupçonne d’être un peu voyeuse …

Moi : « Avenue de la porte des lilas … au 4 »

Le 18 : « ha oui, bon, je vous transfère à mes collègues PAF il raccroche … ça sonne … ça sonne »

Au fond de moi « purée tu vas voir que personne ne va décrocher … »

Le 18, enfin l’autre 18 : « oui allô, de quoi s’agit-il ? »

Au fond de moi : « purée je ne vais pas tout recommencer tout de même … »

L’autre 18 : « vous êtes où ? »

Moi : « Avenue de la porte des lilas … au 4 … et je suis avec un monsieur qui va pas bien du tout … »

L’autre 18 : « bon, ok les collègues arrivent sur place, ne bougez pas »

Moi : « un peu mon n’veu que j’vais pas bouger … je vais pas le laisser mourir ce brave homme »

Ca raccroche. L’attente commence. Et les passants qui me regardent comme si j’avais tué l’homme qui se trouve à terre. Sans parler de ceux qui demandent s’il faut faire quelque chose … j’attends …

J’attends … le brave homme essaie de se relever … « ne bougez pas monsieur, les pompiers vont arriver rapidement »

Au fond de moi « ouais bein, s’ils arrivent aussi vite que la conversation au téléphone, il seront là la semaine prochaine … »

Un camion de pompier, il file tout droit … Ha bein non, ça devait pas être lui. Une ambulance … ha bein non, c’est une ambulance privée c’est pas les pompiers

Bref, j’attends …. j’attends …. j’attends …. et j’attends … j’attends … j’attends

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On dirait que ça fait mille ans que j’attends quand un petit camion rouge arrive. Les passants qui ont suivi la scène se jettent au milieu de l’avenue des lilas pour indiquer l’endroit. Le petit camion se gare. Le pompier passager sort nonchalamment. Il est en train de tapoter sur un boitier électronique façon livreur de DHL. Il s’approche de l’homme encore allongé par terre. Tout en tapotant sur son clavier il lui demande comment ça va … C’est vrai que quand on voit le type, assis par terre, tout blanc, la main serrant son coeur, soufflant comme une chaudière de locomotive à vapeur … on a envie de lui demander comment ça va …

Je me demande s’il écrit un texto à sa copine où s’il enregistre son intervention … bref, il n’a pas encore quitté les yeux de son écran quand je lui demande « C’est bon ? Vous vous occupez de lui ? Je peux retourner au bureau ? »

Le pompier : « oui, oui, c’est OK, on s’en occupe »

Je les laisse avec le monsieur et je repars vers le bureau … le pompier est toujours en train de textoter … le monsieur est toujours assis par terre …

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉

J’ai testé pour vous : Paris sans voiture 2016

Comme d’hab sur mon blog, tout en bas de cet article, vous trouvez la version « en audio description » pour ceux qui veulent pô lire 😉 Et si on me le demande dans les commentaires, je mets le son que j’ai enregistré en direct, ce dimanche 25 septembre 2016, au milieu des voitures 🙂

Alors comment dire …je me permets d’ajuster le logo de l’opération en précisant « Approximativement ». Et je vais vous expliquer pourquoi.

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Hé oui car il faut reconnaître qu’on est loin, très loin de l’objectif annoncé fièrement dans tous les médias. L’année dernière, en 2015, j’avais fait Paris sans voitures et j’avais adoré cette liberté de marcher sur le bitume des rues habituellement occupé par les voitures … bon pour cette nouvelle version de Paris sans voiture … c’était différent.

J’ai bien étudié la carte avant de partir : le boulevard de Strasbourg puis de Sébastopol sont en zone verte. J’ai donc pris le RER E jusque Magenta. J’ai ensuite marché jusque Gare de l’Est. Arrivé devant la Gare de l’Est, j’ai traversé la route et …. j’ai ensuite décidé de marcher sur le bitume du boulevard plutôt que sur le trottoir. Logique puisque c’est la journée sans voiture 🙂

Haaaaa quel plaisir que cette liberté retrouvée. Pouvoir investir un espace habituellement interdit aux malheureux piétons. Marcher sur le boulevard de Strasbourg sans craindre de se prendre une voiture en pleine face. Fouler du pied une artère depuis trop longtemps capturée par les homo erectus conductibilis parisiannus plus enclins aux jurons nauséabonds et aux klaxons frénétiques qu’aux formules de politesse et à la distribution de pâquerettes par la fenêtre de leur automobile.   Bref, pour refermer cette envolée lyrique en apothéose : quelle jubilation, pour un Lorrain d’origine, d’écrabouiller Strasbourg avec mes semelles de Caterpillar montantes en guise de représailles symboliques contre un peuple à tendance germanophile ayant bafoué une recette Lorraine emblématique à l’évocation de la fusion des régions.  Comprenne qui peut …

Donc en arrivant devant la gare de l’Est, je commence à descendre le boulevard de Strasbourg en marchant … sur le bitume de la route. Bon, je ne suis pas fou tout de même, je marche sur la droite mais sur la trace des voitures tout de même. Bref, les voitures m’évitent jusqu’à cette bagnole qui manque de m’écraser ! Au moment où je me détourne pour éviter un rétroviseur assassin , le conducteur me propose un doigt levé en l’air à travers sa fenêtre ouverte, en passant à côté de moi. Je vous laisse imaginer lequel … PFFFFF pas de chance, je n’ai évidement pas eu le temps de photographier l’instant .. . l’automobiliste parisien ne change pas trop finalement, il reste un … « homo erectus conductibilis parisiannus ». Pour celles et ceux qui n’ont pas pris l’option latin au collège, ça veut dire « gros con d’automobiliste parisien » … oups désolé ….

Bon, regardons mon reportage en images façon roman photos (cliquer sur les photos pour les agrandir)

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Du coup, je marche sur le bitume, confiant en cette journée sans voiture mais … pas complètement serein … d’ailleurs, l’année dernière on était nombreux sur le bitume. Alors que cette année, je suis seul … 2016_parissansvoiture_2

ha oui, donc je disais « Paris sans voitures mais … quand même avec des bagnoles … »

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Après 20 minutes de descente du boulevard Sébastopol, j’arrive place du châtelet. Ce gamin colle des pieds verts sur le bitume. J’aime bien son oeuvre. Enfin un lieu protégé, vraiment sans voiture … alors ça existe … c’est place de la fontaine du châtelet. Et le Petit Prince s’est découvert, regardez bien la photo 😉2016_parissansvoiture_4

Allez, je reprends ma route. Sans voitures qu’ils disaient … heuuu c’est quoi ça ? qui arrive très vite sur ma droite ? 2016_parissansvoiture_5

Allez, on traverse la Seine … sans voitures évidemment … C’est quoi ce truc à 4 roues noir qui circule ? Et l’autre juste derrière ?

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hé les p’tits vélos, faites gaffe tout de même … il y a un gros truc noir façon bolide polluant qui vous dépasse.

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On arrive sur notre dame, enfin pas loin … bus, voitures … et aussi Taxi … la totale quoi … Mais bon, il faut rester objectif dans notre article : les bus de la RATP ont visiblement bien respecté la limite des 20 km/h. Ca reste une impression visuelle car je n’avais pas de cinémomètre sur moi … (un nouveau mot pour mes lecteurs : cinémomètre c’est le nom scientifique des radars de la maréchaussée. Et Maréchaussée ça veut dire Gendarmes 😉2016_parissansvoiture_8

Les taxis s’en donnent à coeur joie ! autant dire que les piétons sont relégués aux trottoirs. A ce moment précis, je me dis en moi-même que « Paris sans voiture … c’est un concept …  « 2016_parissansvoiture_9

Mais il y a aussi des petites voitures de « homo erectus conductibilis parisiannus » qui avaient absolument besoin de sortir l’objet polluant ce dimanche … sans voiture !
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ha il y a aussi des non taxis ! Les hollandais contribuent aussi à la présence de voitures dans Paris. Notre Dame sans voiture, je vous laisse juge…2016_parissansvoiture_11

Courageux le p’tit vélo. Vas-y mon gars, je suis avec toi … tu rigoles en me voyant mais tu ne sais pas que j’essais de te défendre 😉 Dis, tu as vu le p’tit camion sur ta gauche ? tu crois vraiment qu’il est prioritaire en ce dimanche sans voiture ?2016_parissansvoiture_12

T’as raison p’tit vélo reste sur le couloir bicyclette c’est plus prudent. La bagnole à ta gauche est visiblement franchement hostile …

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Ha bein … dis donc, même un scooter, dont nous a expliqué qu’ils étaient tricards ce dimanche 25/09/2016 … en voici un … bon, voyons le côté positif, il ne fait pas une roue arrière 😉 Franchement, il avait vraiment besoin de sortir son scoot ce type ? 2016_parissansvoiture_14

La campagne de com’ disait « même les voitures électriques sont interdites » heu … comment dire …. c’est pas une auto’lib … là ? sur ma photo ?

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t’as raison p’tit vélo, sois prudent, reste sur le couloir vélo comme … tous les jours ordinaires à Paris … 2016_parissansvoiture_16

Franchement, il avait vraiment besoin de sortir son scooter ce type ?
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Même quand on essaie les toutes petites rues, des bagnoles, des bagnoles, encore des bagnoles …

Même les scooters à trois roues, les mobylettes pour handicapés sont venues crâner en défiant le bitume de Paris. Allez, on termine avec 2 scooters qui pétaradent et plein de voitures en arrière plan … 2016_parissansvoiture_18

Attention, on termine avec une photo différente …

heureusement, il existe des endroits vraiment « nature » quelque part le long de la Seine en plein Paris 😉

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Dites, vous … vous étiez présent à Paris sans voitures 2016 ? S’il vous plait, témoignez ici, je ne voudrais pas être le seul à raconter mes histoires de voiture un dimanche  … sans voitures 😉

 

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉

Ma 8eme « chiquenaude de bouche » : le climatiseur ou l’invention à la con

Bon, voilà ma 8eme « chiquenaude de bouche » (c’est comme un « coup de gueule » mais en beaucoup, beaucoup, beaucoup moins fort … bein oui, y’en a marre de ces français qui passent leur temps à tout critiquer à outrance)
Alors voilà, encore une fois il s’agit d’une défaillance technologique pour un événement qui semble tellement anodin qu’on se demande pourquoi il n’y a pas un ingénieur qui a trouvé la solution … pfffff … preuve que les ingénieurs … ça sert à rien.

Oui, je sais, dans mes abonnés, j’ai des ingénieurs et ils ne vont pas apprécier ma récurrence sur le sujet. Je m’en excuse par avance et je sais que s’ils lisent ma prose c’est qu’ils ne sont pas des ingénieurs comme ceux que je pointe du doigts. Ceux qui sont abonnés à mon blog sont forcément de « bon ingénieurs qui oeuvrent pour nous sauver de l’obscurantisme technologique » 🙂

Alors voilà, souvenez vous de la chiquenaude où je m’adressais aux ingénieurs qui ne sont pas fichus de trouver une solution pour que les moustiques ne viennent plus se suicider sur mon pare-brise. Tiens, ça me fait penser qu’un jour, il faudrait que je vous parle de la formation d’ingénieur, ça vous permettrait de mieux comprendre mon aversion pour cette pensée technocratique. Hé oui, je vous dois ce méa culpa : je suis passé par une école d’ingénieur. Le genre d’école où, attention c’était il y a très longtemps, bref, je disais où l’on est 2500 à passer un concours dans des gymnases réquisitionnés pour l’occasion et … seuls 120 candidats seront retenus à la fin ! Hé oui, il parait qu’aujourd’hui tout le monde entre en école d’ingé et c’est tant mieux. A mon époque il fallait se soumettre à une sélection plus difficile que celle des astronautes pour avoir le droit de franchir les portes d’une école où les profs les plus pervers de la France sont réunis. Mais bon, ça c’est une autre histoire. Il faut vraiment que je vous parle de ma conception des compétences du formateur …

Bref, revenons à nos moutons ou plutôt à nos climatiseurs. Alors voilà, je vous donne 4 mots, à vous de les mettre dans l’ordre qu’il vous plaira pour donner le sens que vous voulez à la phrase : « Climatiseur » « Invention » « stupide » « ingénieur ». Hé oui, selon votre construction de votre phrase, l’adjectif qualificatif ne porte pas sur le même sujet 😉

La COP21, vous vous souvenez ? Je vous remets le logo pour le cas où :

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Bon, juste pour vous rappeler que je suis un fervent défenseur de la nature. Et que je fais attention à ne pas adopter des comportements hostiles pour l’avenir de la planète.

Alors voilà, je dois participer à une réunion organisée … mince, je ne peux pas décemment dire par qui et où. Bon, disons que c’est une grande administration de la république dans un bâtiment ultra moderne vers Montparnasse.

Bref, j’arrive en avance dans la salle comme à mon habitude. Oui, je suis du genre planifié, organisé et j’anticipe toujours mes déplacements. J’entre dans la salle et là … surprise … il doit faire environ 32 degrés celsius dans une immense salle prévu pour au moins une bonne 40aine de participants. Une salle borgne puisque située au centre du bâtiment. J’imagine les 40 participants suant, transpirant, contribuant à augmenter ce 32 puisque la moyenne des températures corporelles est, rappelons-le de 37 degrés. Bref, un joyeux « bouillon de culture macrobiotique » quand la réunion se terminera… beurk.

Super fabien doit faire quelque chose ! Je repère instantanément les climatiseurs dont je comprends qu’ils ont été réglés au maxi pour satisfaire les représentantes de la gente féminine participantes à la réunion qui nous précède.

Je me dirige vers le 1er, je soulève le couvercle qui donne accès au boitier de réglage. J’appuie sur la touche « moins » … rien ! Je recommence … rien … il affiche 28 degrés et impossible de baisser ce chiffre. Bon, qu’à cela ne tienne, je vais vers le second climatiseur. Pareil, je soulève le clapet : 15 degrés ! fichtre … bon, dans ma grande mansuétude à l’égard de la gente féminine qui va participer à notre réunion, j’accepte de monter les degrés alors qu’ils me conviennent parfaitement. J’appuie sur le bouton « plus » … rien ! je recommence … rien … il affiche 15 degrés et refuse obstinément d’incrémenter ce chiffre. Et ce sera pareil avec les 2 climatiseurs restants.

Bref, au final, nous avons dans notre salle, 2 climatiseurs qui tentent d’augmenter la température pour cibler 28 degrés et 2 autres climatiseurs qui tentent de baisser la température pour atteindre 15 degrés … vous visualisez la situation ? sans que l’on puisse intervenir sur le réglage des 4 climatiseurs.

Imaginez 2 pinpins qui pompent pour baisser la températures pendant que 2 autres pinpins pompent dans le sens contraire pour augmenter la température … les 4 pinpins s’auto-annulent sans se rendre compte qu’ils s’excitent et chauffent comme des fous pour … ne satisfaire personne ! Vous voyez les shadoks maintenant … ceux qui pompent et qui pompent … et qui brûlent des calories, qui chauffent et propagent leur chaleur pour réchauffer le climat de la salle au risque de contribuer à la fonte … de la glace du distributeur d’eau fraîche d’à côté

Bref, derrière nos climatiseurs il y a … des ingénieurs en géothermie, ça claque comme intitulé mais franchement, 5 ans d’études pour en arriver là, c’est pas du gachis ? hein ? Alors vous voyez que les ingénieurs … ça sert à rien !

 

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉

Allez les bleus …

Allez les bleus ……  ! Le Petit Prince soutient les bleus et il le prouve

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Houlala … je suis entouré de Portugais. J’ai des Klaxons et des sirènes depuis le milieu de l’après-midi. Mais là, il est 21:00 … c’est le silence. Même le barbecue des portugais d’à côté qui fumait comme un pompier s’est arrêté … Bon, en même temps ça sentait … la merguez !!!

YEEEEEEEEEEeeeeeessss!!!! on est les champions, on est les champions, on est … on est … on est les Champions …. de l’organisation d’une grande manifestation sportive en pleine menace d’attentat terroriste !

 

Comment Carrefour m’a entendu ;-)

Pour celles et ceux qui suivent mes billets, vous vous souvenez certainement de ma très grande consternation lorsque l’enseigne de grande épicerie Carrefour a décidé unilatéralement de changer les paniers de course individuels par des paniers à linge sale à roulettes.

Si vous souhaitez relire le billet, c’est celui-ci : « rendez-nous nos paniers »

Bref, vous connaissez ma persévérance et ma tenacité. Hé bien depuis plusieurs mois maintenant, presque une année puisque c’est en août 2015 que les paniers se sont éteints, je pourris systématiquement les enquêtes de satisfaction de l’épicerie Carrefour de Noisy le Grand.

Aujourd’hui, je me rends donc au centre commercial les Arcades, puis je pénètre dans la grande épicerie par le 1er étage. Je tourne machinalement à bâbord pour aller prendre l’ignoble panier à linge sale que Carrefour m’oblige à pousser dans les allées.  Mon bras se tend vers la pile de paniers à linge sale quand mon oeil gauche est attiré par le bleu électrique d’une colonne parallélépipédique rectangle située juste à côté.

A sa vue, mes yeux se brouillent d’une fine pellicule liquide … j’ai la larme à l’oeil ! Oui mesdames et messieurs, à ce moment précis, et sans vous paraître vieux jeu ni encore moins grossier… l’homme de la pampa, parfois rude, reste toujours courtois, mais la vérité m’oblige à vous le dire : j’ai versé une larme !

Car vous savez quoi ? Cette colonne bleu électrique, c’est un empilement de … paniers ! oui vous avez bien lu, de paniers tout simples comme on les aime. Les paniers sont revenus. Après une année de disparition, les paniers pour faire des courses de célibataire sont de nouveau disponibles au carrefour de Noisy le grand. Regardez, j’ai fait une photo :

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Imaginez la scène … j’ai délicatement retiré le panier du haut de la pile. Puis j’ai saisi, tout aussi délicatement, sa petite poignée noire encore toute frêle. Je l’ai fait pivoter pour l’amener à sa position d’utilisation nominale et … j’ai entendu le discret … clic … quand les 2 petits pipions viennent se bloquer en position verticale … que c’était beau, j’ai versé une seconde larme …

Ensuite j’ai … retiré mon masque de Dark Vador et mon chapeau de Zorro. Bein oui parce que j’avais tellement honte de pousser le panier à linge sale dans les allées que je ne voulais pas être reconnu !  Maintenant je peux aller et venir dans les allées, le visage découvert et libre. Libre d’exposer mon panier au bout de ma main. Libre de montrer mon panier aux clients qui poussent le gros caddie, genre poids lourd transcontinentale import-export, que la vie est bien plus facile en panier sans roulettes. Et surtout, libre de m’esclaffer quand je croise un acheteur compulsif qui pousse son panier à linge sale d’un air dépité … hé oui … la prochaine fois, tu pourras prendre un vrai panier 🙂

Bon, le petit panier n’a pas encore de roulettes. Ce n’est pas encore un vrai panier sur le modèle de celui que nous connaissions, mais c’est déjà mieux.

Bref, je ne pensais pas que ça pouvait avoir un effet, mais manifestement, à force de pourrir les enquêtes de satisfaction du Carrefour de Noisy le Grand, j’ai réussi à faire revenir les vrais paniers. Car cela ne fait aucune doute, je dois bien être le seul à mettre des tonnes de commentaires dans les enquêtes pour dénoncer le « panier à linge sale » et à demander le retour des vrais paniers, tel un cégétiste hystérique, peut-être même un peu autiste, qui demande le retrait de la loi travail …

Ou alors … c’est quand j’ai mis le lien vers mon article blog dans les commentaires de l’enquête de satisfaction qu’ils ont compris l’origine de leurs résultats tout pourris.

Autant dire qu’un seul client, en l’occurrence moi, a réussi à faire fléchir une décision qui finalement convenait à la majorité. Car il faut le reconnaître, tous ceux qui poussaient leur panier à roulettes n’avaient pas l’air de se rendre compte qu’ils poussaient un panier à linge sale 🙂

Bref, c’est la preuve qu’une minorité, moi tout seul, peut faire chier la majorité pourvu que je donne un peu de la gueule ! Un peu comme le cégétiste, tout seul, pourrit la vie de millions de français sur la loi travail … tiens, je crois que mon prochain billet sera sur ce thème.

(à suivre …)

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉