Le tour de … pas la France 2017

Il est des sujets avec lesquels il est très facile de vanner. Genre, vous déambulez dans les allées du supermarché, à la recherche du nouveau « skip ultra fines bulles aux Oméga3 enrichi à l’huile essentiel de mémorax téraxoplaxomilaire« . Oui, vous savez, c’est la nouvelle lessive de dash qui ne se contente plus de laver le tissus mais qui régénère la fibre pour la rendre plus neuve que quand vous l’avez acheté. Genre, si on utilise ce nouveau skip sur le saint suaire … pouf ! Jesuce chrisme réapparaît ! Donc si tu mets ta momie de toutencamion dans la machine avec un peu de skip nouvelle formule, pouf ! les bandelettes sont ressuscitées et le pharaon sort du tambour … si si c’est vérifié scientifiquement. C’est même le type de la pub sur TF1 qui le dit alors tu vois. Retenez bien cette histoire de momie, c’est important pour la suite, vous allez comprendre.

Bon donc, tu marches, comme ça dans les allées de la grande épicerie et là, tu tombes sur une nana – ou un mec d’ailleurs, c’est comme les pantacourts, c’est unisexe – qui est au téléphone avec on ne sait pas qui, mais visiblement on comprend qu’il y a litige. Et le contentieux porte sur la nature du repas du soir. L’un souhaite prendre une pizza géante 4 saisons fromage olives noires et pipistrelles mais manifestement au bout du fil, l’autre tente d’expliquer qu’elle préfère quelque chose de plus léger comme … une salade verte sans sauce. Et s’en suit un échange confondant de niaiserie argumentative sur les bienfaits de la nourriture végan à base de rien agrémenté d’un peu de vide et, éventuellement mais uniquement le dimanche, saupoudré d’air des Vosges que l’on trouve en bouteille de 75 cl dans toutes les bonnes épiceries Bio. Alors que le monsieur veut simplement déguster une oeuvre d’art de la gastronomie italienne accompagnée de ce merveilleux breuvage alsacien produit dans ce petit, mais ô combien célèbre village d’Obernai – attention, pas le pinard mais la boisson qui te façonne des abdos éponymes – en très bonne compagnie de ses meilleurs amis, tout en regardant un documentaire télévisé consacré aux participants d’une épreuve intellectuelle qui voit s’affronter 2 équipes, bigarrées de couleurs différentes, pour obtenir la garde d’un objet dont la particularité physique est à la poule ce que l’oeuf est à Christophe Colomb … le navigateur, pas le maire de Lyon.

Donc à ce moment précis, tu es incapable de retenir un fou-rire de la mort qui tue la grand-mère en claquette/chaussette au Tocadéro quand il fait chaud. Et pouf ! vanné 🙂

Bon, après évidemment tu peux lâcher un « hé mec … c’est toi GargaMélenchon sans cravate ? » Pouaaaaaaaah comment je t’ai cassé ! Mais bon, c’est trop facile. Tiens mais voilà que je fais encore une fois référence à Mélenchon. Ca va faire maintenant plus de 5 ans que je ridiculise Mélenchon dans mes articles, il y a vraiment un truc …

Mais revenons à nos moutons ou plutôt à notre « Tour de pas la France 2017 ». Et vous allez comprendre pourquoi c’est la grosse vanne du moment.

Allez … ambiance caravane du tour de pas la France …

Voyez-vous, ce matin, j’écoutais France info et voilà t’y pas que la journaliste parle des cyclistes qui vont s’élancer de … Düsseldorf. Oui j’ai pris les infos en cours de route. Alors le curieux que je suis, se demande où se trouve Düsseldorf … en France. Bein oui parce que moi, je ne suis pas du genre à me faire « Fake Newser ». Je ne suis pas du genre à sortir, en pleine discussion mondaine, un truc du genre « Ha mais, je l’ai vu sur un tableau comparatif, le type au RSA gagne plus que le mec qui bosse alors franchement … » et là, toute l’assemblée se tait, consternée car le type qui sort ce poncif gratuit vient de se ridiculiser en démontrant qu’il s’est fait « fake newser » … la honte s’abat sur lui et sa famille pour des siècles et des siècles … amen !

Donc, je vérifie l’information. Du, du … Douchy-les-Mines,  Dourdan,  Darnétal,  Digoin .. Ha ouais Digoin hé hé Digoin … Du, du … Dombasle-sur-Meurthe, Domérat, Dugny … ha on y arrive … du, du … Divonne-les-Bains … oui, ça c’est parce que je trouve rigolo … Divonne-les-bains … hé hé … rigolo … Bon, soyons sérieux, Du, du … Dury, Dussac,  Duttlenheim, Duvy, Duzey … bein … pas de Düsseldorf ! Boh, c’est quoi cette histoire, il n’y a pas de Düsseldorf en France ? Alors c’est où le départ du tour de pas la France 2017 ?

Je reprends mes esprits et j’entends la journaliste interviewer un certain Prudhomme. Tiens, ils ont changé de sujet ? Nous voilà sur la loi travail maintenant et cette histoire de plafonnement des indemnités aux prud’hommes ? Purée faut suivre franchement. Hé France info, faudrait voir à terminer vos sujets hein ! On ne peut pas passer comme ça de la poule à la jument … oui, du coq à l’âne, je sais. Mais en ces temps d’égalité homme-femme, j’ai voulu être dans le ton. Bon, alors qu’est-ce qu’il nous dit ce type … « bla bla bla l’Allemagne bla bla bla le président Macron bla bla bla la chandelière allemande et patati et patatata super réconciliation et amour éternel pour toujours tout ça machin donc c’est pour ça que le tour de pas la France 2017 part de Düsseldorf en Allemagne« . Quoi ? que les prud’hommes parlent de Macron je comprends. Mais qu’ils parlent du tour de pas la France ? Ne me dites pas que Poulidor demande une indemnité de licenciement … Hein ?

« Merci Christian Prudhomme, je rappelle que vous être le directeur du Tour de pas la France 2017« .

Ha d’accooooooord, le mec il s’appelle comme … le cheval de bataille de la CGT sur la loi travail ! Hé hé, cheval … jument … coq, poule tout ça … ça fait un peu basse-cour mon article. Faut que je me reprenne.

Alors attends, le mec qu’est directeur du tour de pas la France 2017 vient nous expliquer qu’il a choisi Düsseldorf en Allemagne parce que la France et l’Allemagne c’est le retour du grand amour, du couple franco-allemand, de la grande Europe et tout et tout … ouais, ouais, ouais … alors je t’explique pépère. Ta ville de départ, tu l’as choisie il y a 2 ans. Et il y a 2 ans, tous les plus grands journalistes, éminent spécialistes de la politique nous prédisaient tous, à l’unanimité, une victoire des « pas gentils d’la marine » et la sortie de l’Europe. Souvenez-vous de tous ces vieux journalistes, qui étaient déjà vieux quand ils commentaient le départ du Général de Gaulle pour Baden-Baden. Ces Catherine Nay, Michèle Cotta, Charles Villeneuve, Gérard Carreyrou, Robert Namias, Jean-Michel Aphatie, Alain Duhamel, Christophe Barbier, toutes ces momies du sanctuaire des médias, nous expliquaient, avec force détails scientifiques et sondage Opinion Way, l’arrivée inéluctable du repli sur soi en France. Et toi, le directeur du tour de pas la France, il y a 2 ans, tu aurais vu dans ta boule de cristal que la France choisirait la voie de l’intelligence et de l’ouverture au monde, de la grande Europe et donc tu aurais choisi Düsseldorf pour le départ de ton tour de pas la France 2017. Non mais … tu me prends pour un spéculoos ou quoi ? Dis plutôt que tu avais abusé de la ganja et pis c’est tout. Vous avez compris ? hein ? Les momies tout ça … ressorties de leurs bandelettes avec la super lessive … ok ?

Bon, donc mon tour de pas la France, voilà t’y pas qu’il part … d’Allemagne. Alors après on nous explique que c’est heu … pour le souvenir d’un certain Herbert von houle riche. Oui, tous les allemands s’appellent « Herbert von » … j’ai fait allemand 1ere langue alors c’est dire si je m’y connais … Herbert von beethoven, Herbert von Brecht, Herbert von Offenbach. Je les ai tous étudiés et je m’en souviens comme si c’était hier. Mais celui que j’ai préféré c’est quand même Herbert von Schubert, le célèbre poissonnier de Düsseldorf justement. Il doit sa notoriété – en allemand on dit notorischkundafentroffenblieck, oui l’allemand c’est simple, tu prends les mots et tu les allonges d’au moins 15 à 20 syllabes en prenant bien soin de mettre des sons qui accrochent l’oreille – bon bref, notre Herbert von Schubert il doit sa notoriété à sa recette de la truite meunière.

Bref, c’est donc en mémoire de ce Houle Riche que le tour de pas la France 2017 part de Düsseldorf. Mais bon, quand même pas trop … parce que le typeuuuu … cycliste de son état, il a gagné un tour de pas la France il y a longtemps mais heuuu …. après on s’est rendu compte que c’était pas trop normal qu’il fasse pipi tout bleu …. heuuu …..  alors lui il a dit que c’était à cause du Harpic mais bon quand même heuu …. les chimistes y z’ont dit qu’y  avait des substances pas trop habituelles dans son pipi et qu’avec un verre de son urine on aurait pu faire péter 3 fois la porte de Brandebourg. Mais bon, parait que c’est normal chez les cyclistes, cette propension à ingérer du Harpic pour pédaler plus vite.

Bon allez, après Düsseldorf … y vont où les cyclistes ?

A Düsseldorf !

Non, je te demande … « le monsieur te demande vers quelle ville se dirigent les cyclistes après le départ de Düsseldorf ? »

Et la réponse est « Düsseldorf » …

tu te fous de moi ou quoi ?

Non, non, ils font un petit tour dans Düsseldorf et ils reviennent au point de départ.

Ha ouais … ils font du tourisme à vélo quoi … un peu comme quand je prends un Vélib pour me balader dans Paris le dimanche …

Voilà … c’est ça .. sauf que eux … y peuvent pas s’arrêter chez ladurée acheter des macarons. Bon, en même temps … à Düsseldorf … t’as pas ladurée.

Oui mais … tu pourrais acheter aut’chose, je sais pas moi … des saucisses !

Ha non, les saucisses c’est à Frankfurt. A Düsseldorf, les cyclistes pourraient s’arrêter pour acheter de l’erbsensuppe mais il y a un problème … le jarret de porc, ça passe pas dans le bidon …

Ha mince, pas cool …

Bon, alors on dira que c’est une étape qui sert à rien. Et après, y vont où ? car ils finissent bien par partir, non ? Ou bien il restent tout le temps à … Düsseldorf ?

Bein après, ils vont … à Liège, en Belgique.

Ha bah oui, logique puisque c’est le tour de pas la France 2017. Et après ?

Bein … Luxembourg.

Hé oui … bon, ne me dis rien … après ils vont … à … Pfaffenhofen ?

C’est où ça … Pfaffenhofen ?

Bein c’est en Autriche voyons …

Ha non, pas du tout ! Après ils vont à … Vittel !

Vittel ? Il n’y a pas de Vittel en Autriche à ma connaissance, ni en Pologne …

Mais non, Vittel … le Vittel … dans les Vosges … en France voyons !

Quoi ? En France ? Le tour de pas la France 2017 qui viendrait … en France. Non mais … tu te ficherais pas un peu de ma tronche ?

Bah, et pourquoi pas qu’y viendrait pas en France le … tour de pas la France 2017 ?

Oui, bon aller, je te l’accorde. Mais ne me dis pas qu’il va suivre les frontières pour faire un … un tour de la France … hein ?

Ha noooonnnnnn, non t’inquiètes …. il va faire des p’tits bouts par ci par là … pas plus. Et de toute façon … y’a plus d’avion que de vélo alors tu vois !

Tiens par exemple, le 9 juillet c’est Nantua … le fameux raccourci de Nantua qu’on a jamais trouvé … pis après, c’est … Périgueux ! Ha ha … hein … ça t’en fout un coup dans l’tour de pas la France, ça hein ? C’est esseprès pour te titiller les neurones façon cognitive, tu vois.

Parce que là, l’auditeur se dit « Attends, je connais Nantua … c’est dans les Alpes, pas loin de la Suisse, là où’s qu’on fait la fondue savoyarde. Et Périgueux c’est … c’est … là où’s qu’on tue tout les canards à cause de la grippe à bière – la fameuse bière de … Düsseldorf -, et qu’on mange du foie gras. Ha ouais mais… quand j’étais à l’école, je revois cette carte de France en plâtre pour voir le relief et entre la fondue savoyarde et le foie gras il y avait … des volcans et … une eau qu’elle s’appelorio quézac !  »

Alors là, l’auditeur se dit « j’ai un problème de géographie. Le cycliste peut pas être à Nantua le 9 juillet et à Périgueux le 10. Donc, comme l’auditeur veut pas se faire « fake newser », il prend une carte de France. Il prend … son calendrier des PTT avec les p’tits chatons en couverture. Il ouvre à la carte de France et il voit bien qu’il y a un problème. Parce qu’entre Nantua et Périgueux bein … même si tu prends la nationale, bein y’a pas loin de 550 kms ! Alors bon … 550 kms pour un cycliste … avec une bonne dose d’Harpic qui fait le pipi tout bleu ça se fait, c’est pas la question. Mais y’a quand même les volcans. Et tu m’enlèveras  pas de l’idée que les volcans, bein … c’est pas avec de l’eau, même gazeuse, que tu les passeras. Alors l’auditeur y comprend que les cyclistes y vont prendre l’avion. Et comme ça, on fait réviser la géographie. Tu comprends ? C’est un concept … le tour de pas la France c’est pour que tu révises ta géographie, et pis c’est tout ! »

Bon, en même temps, c’est ballot parce que … ça arrive après le bac et le brevet des collège donc tu peux pas t’en servir pour réviser du … tour de pas la France.

Ouais bon, ça c’est juste un petit problème de timing qu’il nous reste à sécuriser. On va checker ça avec l’équipe et l’année prochaine on est dans le bon timing … promis. Alors, tu l’achètes mon concept de tour de pas la France 2017 ?

Écoutes, je ne sais pas. Faut encore que je réfléchisse. Parce que je viens justement d’avoir une autre proposition d’un mec qui dit vouloir faire un truc complètement dingue. Il me propose un événement qui s’appellerait … « Le tour de France » ! Il parait qu’en 1920, ils l’ont déjà organisé et que les cyclistes bein … il faisaient vraiment le tour de la France !
Mais non … n’importe quoi. Il se moque complètement de toi le mec

Carte du tour de France 1920

Franchement, tu devrais faire attention aux arnaques parce que l’autre jour j’ai croisé un type qui proposait d’organiser un rallye automobile qui s’appellerait « Paris –  Dakar ». Et tu sais quoi ? Le mec proposait que le départ soit à Paris et l’arrivée à … Dakar !!! Non mais, tu vois pas l’arnaque …

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉

 

Comment j’ai réglé mon avis de second acompte 2017 en ligne

Bon, vous l’avez compris, je vais vous narrer comment je viens de régler mon 2ieme tiers provisionnel directement par internet. Oui, l’administration publique a changé la sémantique mais « second acompte 2017 » c’est la dénomination d’aujourd’hui de ce que la même administration publique appelait autrefois « 2ieme tiers provisionnel ». Je ne sais pas si c’est plus … tendance … mais bon, c’est comme cela qu’il faut dire aujourd’hui.

Hé oui, il faut se mettre au goût du jour. Et se mettre au goût du jour, ça ne me fait pas peur, moi ! Je suis de ceux qui se sont promis de ne jamais vieillir, de ne jamais tomber dans la facilité de ces vieux qui, progressivement tombent dans le … « c’était mieux avant !« . Parce que … si on y réfléchi vraiment bien … bein … c’est pas vrai, c’était pas mieux avant … c’était … c’était … bein c’était comme ça devait être à chaque époque. Mais franchement il n’y a pas de quoi regretter le passé.

Regardez, moi par exemple, je suis né en … bon, disons, il y a quelques temps. Hé bein, j’étais encore tout bambin sachant à peine marcher et parler que sortait le 1er épisode de la guerre des étoiles, ha ha ! Ca claque ça, hein ! donc je pourrais me dire « ho bein oui alors, c’était mieux avant !« . Sauf que le 1er épisode, c’était en fait le 4 et qu’il faudra attendre 22 ans pour avoir le numéro 1. Alors ? hein ? C’était vraiment mieux avant ?

Pis attendez, c’est pas tout. J’ai du attendre d’avoir 11 ans pour toucher mon 1er computeur ! Et alors attention, c’était l’époque du plan informatique pour tous de Fabius alors 1er ministre. C’était l’époque du … MO5 de Thomson. Fabrication 100% française et un slogan en béton : « Apprendre l’informatique à nos enfants, c’est les préparer aux emplois de demain…Pour nous, la France avance « . Bon moi, j’avais un papa en avance sur son temps alors il m’a dégoté un … TO9 du même Thomson évidement. Ho purée qu’il était chouette mon computeur … comme dans le film « Wargames » sorti en 1983. Bon, quand je disais que mon rêve c’était d’avoir un terminal plutôt qu’un computeur isolé … tout le monde rigolait et me prenait pour un … un … gamin un peu illuminé. Un terminal c’est un ordinateur connecté à plein d’autres ordinateurs pour pouvoir communiquer avec beaucoup d’autres passionnés d’informatique. Un peu comme … internet finalement … alors oui, je devais être illuminé au début des années 80 🙂

Bref, regardez comme il était chouette mon TO9. Avec lui j’ai découvert la programmation. Pour faire une addition de 2 chiffres il me fallait suer sang et eaux pendant 3 jours de codage acharné pour finalement afficher, 2 + 3 = 5 ! Ha ha C’est donc vrai que c’était mieux … avant ? Aujourd’hui, Microsoft me donne Visual Studio.Net qui me permet d’assembler en 2 clics des briques logiciel qui m’affichent toutes les fonctionnalités d’un logiciel plus puissant que n’importe quel applicatif ultra basic que j’aurais mis 6 mois à développer … et avec plein de bugs ! Et à l’époque du TO9, il fallait acheter le journal « hebdogiciel » pour récupérer des lignes et des lignes de codes que je devais retaper une à une pendant des heures et des heures. Alors qu’aujourd’hui je vais sur les bons sites et hop … copier/coller … en 2 secondes c’est fait ! Alors ? c’était vraiment mieux avant ? Et attendez, ce n’est pas tout. Mon TO9 … il n’avait pas de … disque dur ! rien que des disquettes dont la taille s’exprimait en Kilo octets ! Et attention 128 Ko, c’était un monstre ! Aujourd’hui on met dans notre poche une clé USB de plusieurs Giga, un disque dur amovible de plusieurs … Téra ! Alors c’était vraiment mieux avant ? Hum … l’époque du « 3615 code qui n’en veut » sur le minitel, c’était mieux ? hein ?

Et encore, je ne vous ai pas parlé du célèbre … WalkMan :

Franchement, il est pas chouette, hein ? Avec les cassettes qu’il fallait introduire par la porte avant … avant de se rendre compte que c’était pas le bon côté ! Que la chanson que tu voulais écouter elle était de l’autre côté … tout au début. Alors évidemment tu pouvais appuyer sur le bouton « Rewind » mais … ça bouffait les piles à vitesse grand V. Alors si, comme moi, tu étais à l’internat sans possibilité d’aller racheter des piles bein … t’avais pas d’autre choix : tu faisais le « Rewind » méthode artisanale ! à la main ! Si si … avec un crayon à papier que tu enfilais dans un des deux rouleaux de la cassette et zou … tu faisais tourner la cassette autour du crayon pendant … pendant … pendant … fiouuuuu 3 plombes. Tout le monde faisait ça au dortoir le soir avant l’extinction des lumières. Du coup, il y a avait un bruit de fond de … SouiSouiSouiSoui !

Et bout de 3 plombes … fier de ton exploit, tu remettais la cassette dans le walkman pour te rendre compte que … bein non finalement, c’était bien de l’autre côté ! Un peu comme les 3 sens de la clé USB d’aujourd’hui : je branche ma clé … ha mince, non, c’est dans l’autre sens … ha bein non finalement c’était bien dans l’autre sens 🙂 Alors c’était vraiment mieux avant, hein ? Ipod ou … cassette à bande ? hein ? C’était vraiment mieux avant ?

Bon, pour en finir avec tous ceux qui nous serinent les oreilles du « c’était mieux avant !« , je les achève avec cette étude très sérieuse et surtout très scientifique de l’INSEE. Oui, oui, je vous parle bien de l’institut national de la statistique et des études économiques. Lisez bien, le résultat de l’étude est résumé ici « Le rythme de l’inflation atteint au cours des 15 dernières années (+1,4%) est ainsi inférieur à celui des quinze années précédentes (+2,1% entre 1986 et 2001), pourtant marquées par un contre-choc pétrolier et des baisses de TVA. « . En clair, pour ceux qui n’auraient pas compris : il y a moins d’augmentation depuis qu’on est passé à l’euros qu’avant ! Ha … ils disent quoi maintenant ceux qui nous bassinent avec leur « c’était mieux avant ! » ? Et le coup des patates qui coûtent plus cher à cause de l’euros c’est … une fake news.

Mais bon, revenons à nos moutons puisque je voulais vous parler de … mon 2ieme tiers provisionnel. Voyez-vous, j’ai entré « hache té té pé esse tou poyent slache slache dabeul you, dabeul you, dabeul you, poyent impots poyent gouv poyent héf air« . Puis j’ai entré mon code top secret que je suis le seul à connaître. J’ai cliqué sur « Payer en ligne mes impôts ». J’ai validé le montant et zou … c’est fait ! Montre en main, moins de 2 minutes. Alors ? hein ? c’était mieux quand il fallait rédiger son chèque à la main en se demandant si 15 millions ça prend un « S » à la fin ou pas. Puis trouver une enveloppe. Ensuite prendre sa bagnole et se rendre au trésor public pour poireauter 3 plombes avant que le numéro de votre ticket coïncide avec l’afficheur rouge du bureau du receveur des impôts. Lui tendre la dite enveloppe et attendre qu’il vous remercie au nom de la France avec son sourire administratif et ses petits ronds de cuir cousus aux coudes de sa veste pour en éviter l’usure. Ha ha, Hein ? alors, c’était mieux avant ? hum ?

Bon, il me reste quand même une question. Voyez-vous, tous les services publics sont engagés dans la « Dé-Ma-Té-Ria-Li-Sa-Tion ». Mais beaucoup de français souhaitent tout de même conserver la réception papier des documents. Je fais partie de ceux-là. Donc l’administration fait tout pour inciter les usagers à « consentir » à la dématérialisation totale. Mais nous sommes nombreux à résister. La simple question « Consentez-vous à ne plus recevoir votre avis d’imposition en version papier ? Oui – Non » ne marche plus car tout le monde répond « non ». Il lui faut donc trouver des trésors sémantiques pour nous emberlificoter le truc. Et cela donne la fenêtre pop’up qui s’est affichée quand je me suis connecté sur impots.gouv.fr :

Regardez-bien : pas de question « oui – non » mais plutôt un truc tarabiscoté qui ne te donne pas d’autre choix que de valider le fameux « consentement ». Il n’y a pas de bouton « annuler » ou « invalider » … non, il n’y a qu’un seul bouton « valider » . HAAAaaaarggghhh moi je ne veux surtout pas … et là, le réflexe du geek … je clique sur la petite croix en haut à droite de la fenêtre ! BAAAAAMMMM dans ta face le « consentement » … la fenêtre disparu, je peux continuer tranquilou sans avoir validé 😉

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉

Je construis le R2-D2 d’Altaya

Bon, ce n’est pas un billet comme les autres. Ici pas de longue histoire habilement détournée d’un fait divers puisqu’on est au printemps 😉 Vous savez, le genre d’aventure que je viens de vivre mais que je caricature un peu, ce que j’appelle ma « réalité augmentée ». Ici vous trouverez le post que j’actualiserai régulièrement au fur et à mesure de la construction de … R2-D2 ! Hé oui, pour tenir compagnie au Dark Vador et au maître Yoda qui trônent dans mon atelier, il me fallait le célèbre droïde astromécano R2-D2. Mais attention, pas n’importe lequel, celui proposé par altaya. Le concept classique de l’abonnement mensuel appliqué au célèbre droïde de la saga star wars.

Voyez-vous, je suis abonné depuis le … 16 janvier 2017 … allez savoir pourquoi … pile cette date 😉  et j’ai commencé à recevoir les 1er numéros … En Marche! … pardon, je voulais dire … en mars 😉 Chaque mois, je reçois 3 numéros avec différentes pièces à monter moi-même. Et si tout va bien, dans 100 numéros, soit début février … 2019 j’aurai terminé 😉

Celui-ci est à l’échelle 1/2, je ne vais donc pas rivaliser avec les geek qui construisent leur R2-D2 au sein du « R2-D2 Builders Club » et ce n’est pas du tout mon intention. J’ai juste envie de me faire plaisir en assemblant moi-même toutes les pièces de R2-D2. Du coup je mettrai régulièrement à jour cet article jusqu’au début 2019. Et je vous raconterai, par exemple, la galère d’un astigmate qui doit manipuler des vis de 2 mm.

Du coup, vraisemblablement sans le savoir, Altaya avec son R2-D2 propose un test d’astigmatisme : quand tu essaies de mettre la vis de 2mm dans l’écrou et que, même avec tes lunettes, tu tires la langue, tu te tortilles sur ton tabouret, tu tournes la tête dans tous les sens, que tu jettes des « screugneugneu » à tout bout de champs et qu’à la fin, la vis tombe à côté de l’écrou bein … il est temps de retourner chez l’ophtalmo 😀 Bon, allez, je vais faire mon psychologue de base : c’est ce qu’on appelle un « apprentissage vicariant » 😉

News du 14/04/2017

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Quelques liens :

La collection Altaya : http://www.altaya.fr/modelisme/collection-maquette-r2d2

Génération Jedi sur France Info : http://jedi.franceinfo.fr

Interview Alexandre Orion : jediisme

Comment je viens d’échapper à un attentat terroriste à la bombe nucléaire

Bon OK le titre est un peu exagéré mais bon, juste ce qu’il faut pour attirer le lecteur. Un peu comme ces magazines que l’on voit en devanture des marchands de journaux, couverts de photos de stars et avec des titres chocs : « Johnny Hallyday, une terrible nouvelle l’accable« , « Maïté serait une extraterrestre » ou encore « Sardou vote à gauche !« . Quoi ? Michel Sardou vote à gauche ? Non … alors on achète le fameux canard. On file à la page de l’article et on découvre que … Bernard Sardou, retraité dans la petite bourgade de Solesme, non loin de Sablé-sur-Sarthe, s’est rendu au bureau de vote sans ses lunettes. Et ce qui devait arriver, arriva évidemment : en rentrant chez lui, il a déposé sur la table les bulletins de vote non utilisés et le seul manquant était celui du candidat de gauche ! Et voilà on a acheté la feuille de choux pour rien. Bon, autant poursuivre la lecture et découvrir l’aventure terrible de Johnny. 3 pages à lire avant de comprendre que  son cochon d’inde fait une dépression après avoir été éjecté de sa roue d’exercice … accablant ! Quant à Maïté, c’est Carl Lagerfeld qui fait cette déclaration alors bon … Bref des titres racoleurs pour une vérité bien banale.

J’ai donc repris ce mécanisme pour vous inviter à lire ce nouvel article jusqu’au bout et découvrir comment j’ai échappé de justesse à une tentative d’attentat terroriste. Alors d’accord, le mot « nucléaire » pousse peut être la caricature un poil trop loin.

Bon, revenons à nos moutons et entrons dans le vif du sujet. Mercredi soir, je sors du bureau et me dirige promptement vers la station du tram T3b à la porte des Lilas. Je pourrais le prendre direction « Porte de Vincennes » mais je reste du côté du quai « Porte de la Chapelle » puisque je vais à Rosa Parks.

L’afficheur annonce un temps d’attente de 10 minutes et le suivant à 15 minutes. Ouf ! quand même ! Je marche le long du quai de sorte à me placer tout à l’arrière de la rame. Hé oui, voyez-vous, à Paris nous avons tous nos habitudes. Et surtout nous stratégisons notre position dans le véhicule. En me plaçant ainsi, en arrivant à Rosa Parks, je serai du bon côté de la rame pour aller directement vers l’entrée de la gare RER. Je n’aurai pas à remonter tout le quai comme si j’étais monté à l’avant. Et comme j’ai remonté le quai à Porte des Lilas, là où de toute façon je suis obligé d’attendre 10 minutes, j’ai parcouru cette distance pendant un temps « contraint » donc j’ai réduit mon temps de trajet … ha ha !

Vous pensez que cette précision n’est pas utile dans mon récit ? Détrompez-vous ! Elle est fondamentale, car sans ce positionnement, je ne me serais pas retrouvé … à côté de la bombe !

Donc, le Tram T3b arrive après … 4 minutes d’attente. Oui, c’est souvent comme ça à la RATP, les minutes aussi sont indépendantes, elles font ce qu’elles veulent. Parfois une minute vaut une heure, parfois elle vaut 20 secondes. En fait ça dépend des minutes et pas de la taille du fût du canon. Donc on ne peut pas savoir 😉

Bref, la rame s’arrête … je suis pile sur le côté de la porte arrière … hé hé quand je vous disais qu’avec l’habitude on sait où se placer ! Je laisse descendre la marée humaine et les poussettes qui l’accompagnent … 2h ou 2h30 plus tard, je monte dans le « ouagon ». Il y a du monde mais, allez savoir pourquoi, il reste une place assise disponible au niveau du bloc babord des 2 blocs « 4 sièges ». Je fonce et je m’assieds satisfait d’être correctement installé pour sortir mon bouquin tranquilou. Il faut que je vous décrive la scène car c’est important pour la suite et surtout pour que vous visualisiez bien la position de la bombe 🙂

Bon, un « bloc 4 sièges », vous voyez ce que c’est ? C’est pareil qu’à la TV quand on voit un homme politique dans un TGV. Allez savoir pourquoi mais ils sont quasiment toujours installés sur un « bloc 4 sièges ». Regardez, par exemple la photo ci-dessous … c’est une photo que j’ai pécho sur google … totalement au hasard …:

Donc le « bloc 4 sièges » dans la ligne de tram c’est pareil sauf … qu’il n’y a pas d’accoudoirs, pas de table, pas de rabat de table, pas de prises pour son smartphone, pas de sièges confortables, pas de possibilité d’incliner le dossier, pas de crochet pour la veste de costume, pas de rideau à la fenêtre, pas de café, pas de documents, pas d’homme politique et pas de jolies femmes en face de soi. Donc c’est presque pareil sauf que les sièges sont très serrés, peu confortables et dans les tons vert chiasseux et surtout, le siège devant soi est comme collé au tien, exprès pour que tu ne puisses pas mettre tes jambes simplement sans gêner celles de la personne en face. Et je ne vous parle pas du branle bas de combat quand la personne qui est près du hublot souhaite sortir …

Bref, il y a donc 8 places. Souvenez-vous de l’arithmétique à l’école primaire : 2 fois un bloc de 4 sièges, ça fait 8 sièges. 4 dans le sens de la marche et 4 qui ont l’avenir dans leur dos. J’ai donc pris le 1er siège à babord dans le sens contraire de la marche. Je fais un croquis pour que vous visualisiez bien la scène :

Les 7 autres sièges sont donc occupés et je présume que le siège à ma droite est occupé par le propriétaire du panier à commissions à roulettes violet stationné dans l’allée. Cela va sans dire, mais cela va mieux en le disant : le fameux panier à roulettes violet obstrue la totalité de l’allée centrale, empêchant par là, la bonne circulation des flux de passager.

Je n’ai pas la photo exacte du panier à roulette violet mais celle-ci s’en approche suffisamment pour que l’on comprenne bien.

Vous vous rendez-compte que ce panier à roulette peut embarquer 38500 cm3 de marchandise. Autant dire que mon terroriste peut y placer une bombe pouvant faire des ravages gastronomiques ! Mais pourquoi n’interdisons nous pas la vente de ces paniers à roulettes violet ! Mais que fait la police ! Je vous le dis, il faut renvoyer tous les paniers à roulettes violet dans leur pays d’origine … le panierland !

Vous l’avez compris, sans le savoir, je viens de m’asseoir à côté de la bombe ! Mais évidemment personne ne le sait, ni même s’en doute car c’est bien l’objectif du terroriste … le fourbe !

Le tram redémarre. J’ouvre mon livre et me voilà replongé dans cette aventure palpitante de FitzChevalerie Loinvoyant. Totalement absorbé par ma lecture, je ne vois pas les différentes étapes de notre voyage. Tout au plus, au-dessus de mon bouquin, je perçois vaguement des corps indistincts qui se lèvent et d’autres qui prennent leur place au grès des arrêts des stations de notre périple vers une destination de carte postale … « Porte de la chapelle ». Et le panier à roulettes violet est toujours là, bien calé contre le siège de son terroriste. « SON terroriste » ? Je viens de relever nonchalamment la tête pour me rendre compte que la personne assise sur le siège à ma droite est … une femme. Tiens … mais … c’était pas un homme avant ? Bon, peut être que je n’ai pas fait assez attention. Je replonge dans ma lecture.

Le tram s’arrête à la station « Porte de la Villette ». Mais qu’est-ce qu’il y a comme portes ! La dame à côté de moi se lève et descend. En fait c’est quasiment tout le monde qui descend. Mais qu’y a-t-il de si intéressant à la porte de la Villette pour que tout le monde ait envie de descendre ? En fait peu importe, je reprends ma lecture … sans me rendre compte que le panier à roulettes violet est toujours bien en place dans l’allée …

Le signal retenti, les portes vont se refermer. La femme, assise en face du panier violet, s’écrie « Hé madame … vous oubliez votre panier à roulettes … violet! ». La femme s’en va en levant le bras. Nous comprenons que le sac ne lui appartient pas. Mais alors … le panier  à roulettes violet n’a plus son propriétaire depuis déjà … plusieurs arrêts ?

Je regarde le monsieur assis à ma gauche … il me regarde … nous regardons la femme en face du panier … je prends la parole « dites … on dirait … enfin ça ressemble à … un colis suspect ! ». « Oui … il faudrait prévenir ». A ce moment, nous ne sommes plus que 5 : le monsieur à ma gauche, la dame en face du panier à roulettes violet, la dame à côté du panier à roulettes violet et la dame à côté de la dame en face du panier à roulettes violet … et moi, ça fait cinq. Si si … recomptez 🙂

Les visages blêmissent. On regarde le panier à roulettes violet. Je m’essaie à l’ouverture du rabat pour tenter de voir ce qu’il contient … d’un doigt, je le soulève … rien, je ne vois rien … il est fermé avec le petit cordon qui resserre le dessus du sac comme la taille de Claudia (ça c’est pour ceux qui ont lu mon post sur la retouche photo). Je retire mon doigt et le rabat choit … le rabat choit … hé hé …

Bon, autant dire vous que personne n’est très rassuré. Intérieurement je m’en veux d’avoir été aussi imprudent : si le détonateur était relié au rabat … en le soulevant … badaboum ! Les terroristes sont assez machiavéliques pour imaginer qu’un voyageur aura l’idée saugrenue de vouloir vérifier le contenu et … PAF … explosion. Et dire que ce voyageur stupide, c’est moi ! Mais non, Bebel, tu es en train de raisonner comme FitzChevalerie Loinvoyant. Reviens à la vraie vie, ce n’est pas ton livre.

La femme à côté du panier à roulettes violet se lève. Elle nous explique, dans une voix chevrotante, qu’elle va prévenir le conducteur. Suspicieux, nous sommes tous … suspicieux … Elle prétexte plutôt ça pour s’enfuir le plus loin possible de la bombe. Mais au plus profond de moi je me dis « C’est elle qui a raison … je devrais m’éloigner de cette bombe … arrête de jouer les héros, la bombe est si près de toi que lorsqu’elle éclatera il ne restera rien de toi, de ton costume, de ton manteau, de ton livre de FitzChevalerie Loinvoyant, de ton sac à dos, de ton … porte-clefs panda du zoo de Beauval attaché à la fermeture éclair de la poche avant de ton sac à dos ! »

Non, de non, mon sang ne fait qu’un tour … Jamais je ne laisserai quelqu’un faire du mal à mon panda du zoo de Beauval … je ne peux pas rester à cette place … si près de la bombe. Je suis sur le point de me lever également quand le doute s’instille dans ma tête « oui mais … qu’est-ce que je vais dire ? … je ne peux tout de même pas prétexter la … sauvegarde des pandas ! » Mais je ne peux pas rester ici non plus. Me voilà dans une position inconfortable, que dis-je, paradoxale, tel l’âne de Buridan … je vais mourir ni de faim, ni de soif mais … pulvérisé par une bombe terroriste … aux quatre coins d’Paris qu’on va m’retrouver, éparpillé par petits bouts façon puzzle …

Nous arrivons à la station « Canal Saint-Denis » … pour une fois qu’il n’y a pas de porte à cette station. L’inquiétude est maximale et la tension palpable dans notre espace de 2 blocs de 4 sièges. Déjà le vide se fait sur les autres sièges à proximité … l’allée se vide … les voyageurs sur les plateformes profitent de l’ouverture des portes à la station pour sortir prestement !

Le signal retenti … les portes se referment, le convoi redémarre. Personne … personne n’est monté à « Canal Saint Denis ». Je soupçonne ceux qui sont descendus d’avoir prévenus ceux qui envisageaient de monter. Nous sommes seuls. Nous ne sommes plus que 5 dans ce long tube ferroviaire. 5 et une bombe dans un panier à roulettes violet … qui roulons vers … le terminus  … de la ligne !

La dame assise à côté de la dame assise en face du panier à roulettes violet tourne la tête, elle regarde le panier à roulettes violet … elle le désigne d’un signe de la tête … vraisemblablement trop tétanisée par la peur pour s’exprimer autrement … elle le désigne … une seconde fois … nous aussi sommes tétanisés, nous ne formons plus qu’un seul dans notre angoisse maintenant à son paroxysme ! Elle le désigne … une 3ieme fois … puis, levant lentement son bras, précautionneusement pour ne pas déplacer l’air qui pourrait activer le mécanisme de la bombe … elle déplie sa main tout aussi sagement et … pointe son index vers … elle ! Tout le monde comprend alors que le panier à roulettes violet … lui appartient. Et il n’y a à l’intérieur qu’une galette et un petit pot de beurre qu’elle apporte à sa mère-grand à la porte de la Villette !

Quelle aventure tout de même. Mais surtout … on avait tous envie de lui crier « Mais tu pouvais pas l’dire plus tôt … bougre d’andouille ! Orchidoclaste! Nodocéphale! gourgandine ! Cornegidouille ! »

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Ma 10eme « chiquenaude de bouche » : La retouche photo … c’est pas bien !

Bon, voilà ma 10eme « chiquenaude de bouche » (c’est comme un « coup de gueule » mais en beaucoup, beaucoup, beaucoup moins fort … bein oui, y’en a marre de ces français qui passent leur temps à tout critiquer à outrance)
Alors voilà, ma 10eme chiquenaude de bouche, je la dédicace spécialement à tous les amoureux de l’image, aux photographes amateurs ou même professionnels.

Je ne sais pas si vous avez suivi cette polémique, celle de l’affiche du festival de Cannes. Moi … elle m’horripile !
Je me place ici sur le registre factuel de l’observation de chaque retouche. A gauche, en noir et blanc, la photo originale et à droite en tons rouges, l’affiche du festival.

Sur la retouche, ses jambes sont maladives, elles n’ont plus de forme si ce n’est celle d’une knacki herta longiligne
Sa main droite semble comme amputée
Son pied gauche semble complètement atrophié et il n’a plus l’orientation d’origine
Ils ont changé ses cheveux naturels par une espèce de coiffure playmobile ratatinée
Regardez le bas de ses cheveux dans son dos, sur l’original ils apparaissent fins et volent au vent alors que sur la retouche ils semblent englués dans une masse de gel. Plus fort, sur l’original la mèche qui s’élance devant elle dans la direction exacte du souffle de sa voix que l’on imagine, se transforme, sur la retouche en une toute petite mèche ondulée dont on se demande comment elle peut être aussi courte avec des cheveux dans le dos aussi longs. Comme si Claudia s’était donné un méchant coup de ciseaux malencontreux !
Regardez sa taille, comme ils ont laissé sa poitrine identique, du coup la taille est beaucoup trop petite. C’est comme quand vous serrez votre sac poubelle avec le petit lacet en plastique. Quand je regarde cette taille j’imagine la pauvre Claudia devenir toute rouge et suffoquer la langue pendante.

Je m’emporte, je m’emporte … restons factuel, la retouche de ses vêtements leur a permis de passer un coup de fer à repasser sur sa jupe. Regardez le retour en bas à gauche sur sa jambe droite, sur l’original c’est tout plissé, sur la retouche, tout bien repassé. Pareil globalement sur l’ensemble de la jupe. Et pour donner de l’élan, ils ont inversé le sens de la courbure de la jupe dans son dos.
Son bras de chemise gauche est également bien repassé sur la retouche.

Bref, si vous voulez mon analyse :
– retoucher les vêtements bon … allez … pourquoi pas
– retoucher le corps humain pour lui donner une forme fantasmée inaccessible est une hérésie et un affront à notre nature. Quand Léonard de Vinci a travaillé sur les proportions du corps humain, il n’a jamais imaginé qu’un photoshop viendrait un jour violer les règles du naturel.

Cette grossière et pathétique retouche me conforte dans ma pratique de photographe amateur. Je me suis donné une règle à laquelle je ne déroge jamais : « si le numérique permet toutes les manipulations sur un cliché, ne fais jamais plus que ce que tu pouvais faire avec ton labo de développement argentique. »

Ou bien, pour le dire autrement : Claudia Cardinale originale viendrait toquer à ma porte, je lui ouvre. Claudia Cardinale retouchée toque à ma porte, elle couche dehors !

Et dire qu’on paie des gens pour ça ! On paie des salariés pour massacrer des photos. J’imagine d’ici l’offre d’emploi déposée chez Pôle emploi :

  • Agence de « pub of Saint Ouen » recherche massacreur de photo.
  • « Vous n’avez aucune pitié pour les photographes ni aucun respect pour leur travail, vous êtes nul en photoshop, n’avez aucune considération pour le corps humain surtout féminin, alors rejoignez notre équipe de 12 infographistes manchots aveugles. Chez nous, vous apprendrez à travailler avec des moufles pour mieux développer votre capacité à massacrer les photos.« 

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J’ai trouvé THE meilleure recette du muffin au chocolat comme chez starbucks

Bon, c’était un dimanche matin, il n’y a pas très longtemps, voilà que me prend l’envie de faire des muffins au chocolat. Allez savoir pourquoi ? Ca me prend comme ça c’est tout. Ou peut être … oui, la veille j’avais regardé ce film tordant. Celui ou Max fait écouter une conversation totalement sans intérêt à un aréopage d’agents secret. Eh bien dans cette conversation de prétendu criminels russes, il est question de … « moh fine ». Oui, oui, vous avez bien lu. Ecoutez bien la prononciation sur l’extrait du film :

Bref, ça a du agir sur moi de manière subliminale et me voilà avec une envie de faire des muffins au chocolat. Je vais donc sur le net chercher une recette de muffin au chocolat. Et le 1er endroit où je vais, c’est sur croquonslavie.fr bein oui, comme ça je cumule des points tout ça 😉

Donc je tombe sur cette recette (https://www.croquonslavie.fr/cuisine/recettes/recette-muffins-au-chocolat) très facile, rapide, en plus les photos ont l’air chouette. Allez, bingo, je me lance. Je fais tout bien comme c’est écrit. Je respecte au milligramme près les doses de chaque ingrédient … bref … j’assure.

Hop au four préchauffé thermostat 210 degrés comme c’est écrit. Et 20 minutes plus tard … tadaaaaaa :

20170212_muffinchocolat

Alors ? pas mal hein ? Comme sur la photo du site de Nestlé ! Pas peu fier le gars. Allez, je les laisse refroidir tranquilou. J’en mangerai un demain matin avec mon p’tit café.

Bon, je vais direct au lendemain matin. Je prends un muffin … mince, il m’échappe des doigts … toc fait-il en tombant sur la table. Toc ? un … toc d’un objet dur contre un autre objet dur … tiens, étrange … un muffin c’est … tendre !

Bon, je le porte à ma bouche et … hééeeeeeee mais il est super … dur ! Comment c’est possible ? Un muffin, c’est tout mou normalement ! Bon, je ne me laisse pas attendrir. Je prends un couteau et je le coupe en deux. Chrak … mince, j’ai pété la lame du couteau ! oh oh screugneugneu … je prends le couteau à pain. Vous savez, ce grand couteau avec des dents qui vous couperaient un rosbeef congelé sans problème. Schrink, schrank … schrink, schrank … la lame ne rentre pas d’un moindre micron dans le muffin ! je regarde … mince la lame est usée, bouffée jusqu’à la moelle sur 10 cm ! non de non … c’est pas un muffin qui va me résister tout de même … je sors l’égoïne, celle que j’ai utilisée pour couper mes lames de lambris. Schkrouichhhh …. tordue, j’ai réussi à tordre la lame ! Cré vingt schtroumph de bougre d’andouille de …. je descends chez le voisin lui demander sa tronçonneuse husqvarna.

Je reviens dans ma cuisine, je démarre l’engin … vrouuummm … VLAAAACKkkkkkkkk … et mince, je vais devoir racheter une tronçonneuse au voisin ….

Et vous avez compris que la recette du site Croquonslavie.fr ne vous intéressera que si vous recherchez un muffin dur comme roc ! Non non, ne vous méprenez pas,  on peut en avoir besoin … pour … heuuu … heuuu … bein tiens … c’est une recette utile pour les partisans FN qui vont à manif. Hé oui, se pointer avec une batte de base-ball … ça se remarque. Alors que là … « non non, monsieur l’agent, ce ne sont que des Muffins au chocolat que j’apporte à ma mère grand ». Une fois sur place le muffin devient un projectile capable de péter n’importe quel pare-brise ou vitrine de la société générale même en verre blindé 😉

Bon, autant le dire, ma « Muffin Experiment » était une réussite esthétique mais une catastrophe gustative. De jolies photos mais au goûtage … la texture parpaing aurait eu raison de n’importe quel dentier à mémé. La preuve le muffin a pété la tronçonneuse husqvarna du voisin …

Bon, je n’allais tout de même pas rester sur un échec. Je suis donc parti à la recherche d’une recette plus … moelleuse … plus … aérée disons. Et je l’ai trouvée !

20170226_muffinchocolat

J’ai goûté … à se taper le luc par terre sur 300 kilomètres. Je pense que sans le savoir, je suis tombé sur la recette secrète du muffin au chocolat de Starbucks. Le même, aussi moelleux, aussi aéré, bref la perfection faite Muffin ! Bon, il me reste juste un dernier petit réglage à faire. Voyez-vous, sur la photo, les muffins sont dans le moule car … ils refusent d’en sortir !

Hé oui, je comprends mieux maintenant pourquoi chez Starbucks la base du Muffin est dans un petit papier tout collé … c’est pour éviter de vendre le moule avec ! Il me reste donc a trouver des petits papiers à Muffin au chocolat.
Et pour les 5 qui reste bein … je les mangerai à la petite cuillère directement dans le moule 😉

Du coup, j’ai fait comme à la TV : l’appel à un ami.

« Heu oui, c’est Bebel … dis, tu saurais pas où je peux trouver des petits papiers à muffin pour éviter que le muffin colle au fond du moule … hein ? »

« Ha oui, tu veux dire … des caissettes à muffin ! »

« Non, non, je ne veux pas une caisse de muffin. Je veux les faire moi-même. Je veux juste le p’tit papier qui va autour »

« Oui, c’est bien ce que je dis … ton p’tit papier comme tu dis … ça s’appelle … une caissette à muffin »

« Heuuu ha bon … attends j’essaie dans mon moteur de recherche search.lilo.org … haaaa mais oui dis-donc, il y en a plein … même des avec la tronche de Dark-Vador ! »

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Bon allez, je ne vais pas vous faire saliver plus longtemps. Comme je suis du genre sympa, je vais partager ici la recette. Et comme il faut toujours rendre à César ce qui lui appartient … tiens, mais oui au fait … il n’est plus de ce monde, César … pourquoi on devrait lui redonner des trucs qui ne lui appartiennent de toute façon pas ? Bon, bref, voici le blog où j’ai trouvé cette recette : Je cuisine, tu cuisines

Ingrédients (pour 6 muffins) :
– 35g de cacao en poudre non sucré (type Van Houten)
– 95g de sucre en poudre
– 85g de farine
– 75g de lait (demi-écrémé pour moi)
– 75g de beurre (salé pour moi)
– 2 oeufs
– 3/4 cc de levure chimique
– 1/4 cc de bicarbonate de soude

Option si vous voulez customiser vos muffins au chocolat
– 70g de pépites de chocolat (pour moi, ces fameuses pépites carrées qui ne fondent pas).

Au boulot :

Préchauffer le four à 180°C (th.6).
Dans un saladier, mélanger les oeufs, le cacao en poudre, le sucre, le lait et le beurre fondu.
Ajouter la farine et mélanger de nouveau.

Si vous avez retenu l’option « pépites de chocolat » c’est maintenant : Ajouter les pépites de chocolat (pour éviter qu’elles tombent au fond du moule, on peut les mettre au congélateur pendant 1/4 d’heure). Remuer.

Ajouter la levure et le bicarbonate de soude. Bien mélanger.
Mettre les caissettes à muffin dans les moules
Verser la préparation dans les caissettes à muffins; les remplir aux 3/4.
Enfourner environ 30 minutes, à 180°C.

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire😉

Ma 9eme « chiquenaude de bouche » : Simple … mais pas simpliste …

Bon, voilà ma 9eme « chiquenaude de bouche » (c’est comme un « coup de gueule » mais en beaucoup, beaucoup, beaucoup moins fort … bein oui, y’en a marre de ces français qui passent leur temps à tout critiquer à outrance)
Alors voilà, ma 9eme chiquenaude de bouche, je la dédicace spécialement aux amoureux de la richesse de notre langue française. Et un clin d’oeil à nos sages de l’Académie Française 😉

N’attendez pas de moi que j’utilise ma voix, ou plutôt ma plume, pour vilipender le comportement immoral de celui qui prétend être impétrant à la plus haute fonction de notre démocratie. Un impétrant qui ne parvient pas à comprendre, qui ne parvient pas à ne serait-ce que concevoir, que les français ne sont pas au niveau du caractère légal ou non de son comportement. Les français sont outrés par le comportement spontanément népotique de celui qui se présentait comme le « père la vertu » du projet présidentiel pour la la France. Non, loin de moi, l’idée de tirer sur une ambulance ou comme dirait un de mes collègues « Quand tu penses avoir touché le fond … tu te rends compte que tu peux encore creuser » ou encore, si vous préférez les références cinématographiques nous pourrions lui dire « Arrête de ramer, t’attaques la falaise ! »

Bref, vous l’avez compris, je ne m’exprimerai pas sur ce sujet que je laisse aux journalistes bien plus compétents que moi pour investiguer l’enlisement du candidat concerné et faire toute la lumière sur le sujet.

Non, moi je voudrais pousser une chiquenaude sur un thème bien plus important pour notre avenir. Un thème que l’on ne voit pas venir car il s’insinue pernicieusement dans notre quotidien. Je le constate depuis quelques mois dans mon environnement professionnel mais quand il aura totalement englué le monde professionnel, il se déversera dans le quotidien de tout un chacun.

Voyez-vous, depuis quelques mois, je vois arriver sournoisement un concept soi-disant novateur et surtout présenté comme indispensable pour la bonne marche de notre offre de services. Ce concept est arrivé par une injonction qui a envahi toute l’institution : « il faut faire … SIM-PLE« .

Ohhh je l’avais bien vu s’insinuer dans nos travaux. Tenez, par exemple, quand la nouvelle directrice est arrivée, je lui ai fait une note de synthèse sur un dossier en cours assez important me semblait-il à l’époque. 3 pages pour résumer une situation, il faut le reconnaître, un peu alambiquée. Il faut donc planter le décor, expliquer l’historique, présenter tous les partenaires impliqués et leur rôle respectifs, les enjeux pour notre institution, les arbitrages déjà pris … puis changés le lendemain … oui, je travaille dans une institution qui change d’avis comme de chemise depuis quelques temps … et quand les collaborateurs disent qu’ils ne comprennent plus rien et ne trouvent plus le sens … nos grands chefs à plumes se demandent pourquoi … .

Bref, revenons à nos moutons ou plutôt à notre note de synthèse … il faut donner les chiffres du pilotage … haaaaa les sacro-saints chiffres dans le tableau de pilotage, la révérence devant le dieu chiffre et son apôtre le pourcentage … déroulez le tapis et prosternez-vous devant le tableur excel, lumière de notre route devant l’éternel. Et il faut aussi, pour terminer une bonne note à destination d’une énarque, détailler les perspectives à venir et proposer notre positionnement avec toujours plusieurs hypothèses et leurs matrices SWOT afférentes. Bref, j’ai rédigé une note !

Et ma note, je l’ai mise dans un mail à destination de notre nouvelle directrice. Son rôle consistait à lire cette note puis la transmettre à sa propre directrice. C’est elle l’énarque, la directrice de la directrice.

Bon, autant vous dire que ma note super méga urgente que l’on m’avait demandé pour avant tout de suite et si elle pouvait être envoyée la semaine dernière ce serait encore mieux … n’a pas provoqué beaucoup de réaction. Je peux même dire qu’elle n’a provoqué aucune réaction puisque 5 jours plus tard, n’ayant aucune nouvelle de ma note, je m’enquérais auprès de la dite directrice pour savoir si ma note lui convenait … « ha oui … la note sur le … oui bien sûr … je … je n’ai pas encore eu le temps de l’ouvrir. Je regarde de suite et je te dis« . Comme ça, au moins, j’ai la confirmation que le caractère super méga urgent pour avant tout de suite était vraiment … caractérisé !

Bref, la réponse me parvient par mail dans l’après-midi : «  (…) tous les éléments y sont mais … tu devrais revoir le wording en utilisant le FALC (…)« . Ha … le FALC … il faut donc que je rédige ma note en utilisant la méthode qu’il ont réussi à imposer pour nos documents à destination de nos publics comme on dit. Alors que je me croyais épargné, me voilà, moi aussi, atteint par la pernicieuse méthode … simpliste ! oui, car on à beau jeu de dire qu’il s’agit de faire simple mais pas simpliste … moi, quand je regarde le résultat … je constate bien la bouillie simpliste …

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Bon, j’avais bien entendu parler de ce FALC, mais très sincèrement je ne m’y étais pas intéressé plus que ça. Alors je suis allé fureté sur le web, histoire de me documenter. Ha oui, j’oubliais l’essentiel … FALC ça veut dire Facile A Lire et à Comprendre. C’est un acronyme qui peut paraître sympathique et plutôt de bon sens de prime abord. Mais je ne m’y étais pas intéressé jusqu’ici car je suis un amoureux de notre langue et de ses mots et j’aime les manipuler et les agencer à ma manière sans que personne ne me donne de règles pour le faire.

Bref, j’ai donc creusé le sujet et j’ai trouvé l’origine de ce FALC et voici la définition : « Ces règles permettent de rendre les informations accessibles pour les personnes qui ont … un handicap intellectuel. »

Hé oui, vous avez bien lu. Et comme vous pouvez le lire sur le Guide des Règles européennes pour une information facile à lire et à comprendre, écrire en FALC tend à rendre l’information plus accessible aux personnes souffrant d’un déficit cognitif. Ainsi, écrire pour des personnes présentant ce handicap, nécessite certaines règles. Des règles qui ont été validées au niveau européen en 2009 à l’initiative, entre autre de l’Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis (UNAPEI). Huit pays, en plus de la France, utilisent désormais cette technique pour permettre à toutes personnes confrontés à un déficit cognitif d’avoir pleinement accès à la citoyenneté.

Bref, vous l’avez compris, je n’ai rien contre l’idée de concevoir des règles d’écriture qui ont pour objectif de rendre simple la lecture de documents administratifs souvent jargonneux. Bien au contraire, je trouve cette initiative tout à fait pertinente et indispensable. Tenir compte d’un handicap pour rendre un service est d’ailleurs dans les gènes de ma formation initiale. Je ne peux donc qu’adhérer à cette démarche.

Non, ce que je ne supporte pas, c’est que je doive rédiger ma note de synthèse, destinée à un supérieur hiérarchique, Enarque de son état, dans une syntaxe simplifiée à outrance, qui ne laisse plus de place à aucune nuance avec des mots et des règles conçue à l’origine pour rendre intelligible un formulaire administratif à un déficient cognitif. Tout cela parce que cette note fera ensuite l’objet d’un message à diffuser à l’ensemble des agents de l’institution. Et que l’on pense, en haut lieu, que c’est en écrivant « simple » que l’on sera le mieux entendu. Comprenez que le raccourcis peut être rapide : il faut s’adresser aux agents de l’institution comme on s’adresse à des déficients mentaux !

J’aimerais faire ici un lien, peut être un peu osé, mais il mérite d’être au moins identifié. Vous souvenez-vous de la « novlangue » ? Le novlangue (en anglais Newspeak) est la langue officielle d’Océania, inventée par George Orwell pour son roman 1984.

Ici, wikipédia nous explique le principe de cette novlangue : « plus on diminue le nombre de mots d’une langue, plus on diminue le nombre de concepts avec lesquels les gens peuvent réfléchir, plus on réduit les finesses du langage, moins les gens sont capables de réfléchir, et plus ils raisonnent à l’affect.

La mauvaise maîtrise de la langue rend ainsi les gens stupides et dépendants. Ils deviennent des sujets aisément manipulables par les médias de masse tels que la télévision.

C’est donc une simplification lexicale et syntaxique de la langue destinée à rendre impossible l’expression des idées potentiellement subversives et à éviter toute formulation de critique de l’État, l’objectif ultime étant d’aller jusqu’à empêcher l’« idée » même de cette critique. »

Pour le dire autrement … l’institution chercherait à réduire la capacité de critique de ses usagers mais également de ses agents, qu’elle ne s’y prendrait pas autrement.

A bon entendeur …

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire😉