Je refais ma salle de bain (épisode 8 et … espérons, la fin)

Suite de l’épisode 7

Samedi 24 novembre 2018 :

Je me fends d’un message au chef de chantier (avec Linda en copie) pour lui confirmer que le miroir a bien été posé mais qu’il manque la réglette lumineuse.

Lund … heuuu … Mardi 27 novembre 2018 :

Réponse du chef de chantier :  « Nous avons retrouver la réglette qui n’avait pas été livrer à bon port. Mr xxxxxx, se propose de venir vendredi matin à l’heure que vous souhaiterez pour vous l’installer. » (oui, j’ai fait un copier coller du mail. Alors s’il vous plait ne m’envoyez pas un Bescherelle en cadeau de Noël)

Je réponds que ça me va bien et comme je suis en RTT il peut passer à partir de 8h00

Vendredi 30 novembre 2018 :

Bon alors comment dire … j’ai vérifié dans l’encyclopédie. Hé bien voyez-vous, c’est bien ce que je pensais : avant 12h00 c’est le matin car 12h00 c’est midi donc après 12h00 c’est … bah … l’après-midi ! Hé bein … l’est pas venu vendredi matin …

Bon bein … 20h46 : j’envoie un mail genre « il est 20h46, vendredi est passé mais … pas Mr xxxxxx … moi, je dis ça, je ne dis rien … »

Sam ..heuuu non … dim… heuu non … lundi 3 décembre 2018 :

8:46 ma boîte mail crépite. C’est le conducteur de travaux qui me répond « Je vous présente mes excuses pour vendredi, Mr xxxxxx à en sa possession la réglette et viendra mercredi matin première heure pour terminé cela. » (copier/coller machin tout ça Bescherelle pas pour moi pareil) Ha oui aussi, il est pas chef de chantier. Il est conducteur de travaux. Je présente toute ma platitude d’excuses les plus sincèrement sollicitude.

Du coup je lui réponds que … « mercredi … bah … je s’rai pas chez môa vu que je s’rai au boulot. Et vu que Mr xxxxxx m’a rendu mes clés … bah … y pourra pô rentrer … c’est ballot. Du coup … comment qu’c’est t’y qu’on fait ? »

Bref, on parvient à s’accorder pour vendredi 7 décembre matin.

Vendredi 7 décembre :

Wahouuu ça rigole plus, je reçois un mail à 5h30 ce matin pour me rappeler que le pro des travaux interviendra ce matin à 8:00 pétantes et avec … un point d’exclamation. Sur le mail … le point d’exclamation, car le pro lui, j’espère qu’il viendra avec sa caisse à outils 🙂 Pas facile d’installer une réglette avec un point d’exclamation 😉

8h00 pétantes … rien.

8h15 … soufflantes … rien

8h30 … bah … épuisantes … rien

8h41 ha … un sms

Bon, j’ai répondu que c’était ok pour lundi … décidément le vendredi matin est maudit …

C’est vraiment dommage qu’il ne soit pas venu aujourd’hui parce que le glouglou a repris de plus belle

Lundi 10 décembre 2018 7h50 :

Ta tammmmm …. c’est fait. En 15 minutes la réglette était posée et franchement, ça change tout. C’était la petite touche finale qui manquait. Et surtout … qui me confirme que j’ai rudement bien fait de ne pas remettre le vieux meuble.

Hein, quand même !

Je passe de la salle de bain à mémé à … la salle de bain tendance 2020 … pour la rime 😉

Bref, si je devais faire un bilan synthétique, je dirais :

  1. vraiment très satisfait de l’accompagnement à la conception de mon projet et très satisfait de la réalisation des travaux
  2. mais tout de même un petit manque de coordination d’ensemble et surtout, bien tout prévoir dès le départ et avant les travaux. Car demander une modif en cours de chantier et c’est la cataschtroumpf

News du 17/12/2018 : j’ai trouvé le petit panier qui va bien sous le miroir

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A votre avis : Introverti ou extraverti ?

Chaque fois que je regarde cette scène de Camping, je ne peux m’empêcher d’admirer la qualité du travail des 2 personnages sur leur préférence E ou I.

Alors, à votre avis, qui de Michel Saint-Josse (Gérard Lanvin) ou Patrick Chirac (Franck Dubosc) est introverti versus extraverti ?

Je refais ma salle de bain (épisode 7 et … pas la fin)

Suite de l’épisode 6

Préambule pas prévu : oui, normalement, j’avais annoncé que l’épisode 7 serait aussi celui de la fin. Mais là … j’étais un peu optimiste. L’épisode 6 se termine le 13 octobre. J’ai donc commencé l’écriture du 7 il y a maintenant plus d’1 mois et je pensais sincèrement qu’il n’y en avait plus pour très longtemps … erreur mon brave dois-je concéder aujourd’hui. Alors, avant que l’épisode 7 ne tourne au pavé de 800 pages, je le publie aujourd’hui et je commence un épisode 8 😉

Dimanche 14 octobre 2018 : finalement, après mur réflexion … oui, je préfère écrire « mur réflexion » rapport aux murs de ma salle de bain tout ça … bref, j’ai tout re-mesuré, j’ai fait un montage pour visualiser le meuble remis en place et j’ai consulté de nombreux sites internet avec des exemples de salle de bain. Et je me suis aussi reporté à la salle de bain de l’hôtel de Montauban qui m’avait donné l’idée de me lancer dans les travaux :Et j’en suis arrivé à la conclusion que … bah … le meuble … ça ferait tout moche ! Donc, je préfère ne pas reposer le meuble et poser un miroir tout simple avec un encadrement bois qui rappelle le bois du meuble.

Du coup, rebelote la méthode post’it : je rédige mon message et pif, paf pouf, je colle mon post’it sur le meuble dans la salle de bain.

Mais après quelques minutes, je me dis que je ferais mieux de prévenir le chef de chantier par sms pour lui éviter de trimbaler le meuble jusque chez moi pour découvrir que je n’en veux plus. Zou, sms …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voilà, 19:42 ->19:47 … en 5 minutes l’affaire est dans le sac. J’aime bien que les choses se traitent rapidement. Mais je laisse mon post’it, on ne sait jamais

Lundi 15 octobre : je rentre après ma journée de travail. Je vais direct dans la salle de bain : rien … bon, la commande du miroir doit demander du temps, me dis-je …

Mardi 16 octobre : je rentre après ma journée de travail. Je vais direct dans la salle de bain : rien … bon, la commande du miroir doit demander du temps (x2), me dis-je …

Mercredi 17 octobre : je rentre après ma journée de travail. Je vais direct dans la salle de bain : rien … bon, la commande du miroir doit demander du temps (x3), me dis-je … et je m’ajoute « si demain, il n’y a rien, j’entre en mode panique et je textote le chef de chantier

Jeudi 18 octobre : je rentre après ma journée de travail. Je vais direct dans la salle de bain : rien …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 19 octobre : je rentre après ma journée de travail. Je vais direct dans la salle de bain : rien … bon, là … y’a comme un problème …

 

 

 

 

 

 

Lundi 22 octobre : je rentre après ma journée de travail. Je vais direct dans la salle de bain : rien …

Mardi 23 octobre : je rentre après ma journée de travail. Je vais direct dans la salle de bain : rien … mais le téléphone sonne ! C’est Linda de Hellocasa. En fait, elle m’appelle pour que l’on choisisse le miroir … mouais, ça me semblait bizarre aussi que le miroir arrive en début de semaine sans que je l’ai choisi. Je donne mon accord sur le modèle qui me plait bien et elle lance la commande. J’espère que ça ne va pas mettre 3 plombes …

J’en profite pour lui parler de mon glouglou … elle me demande une vidéo pour comprendre. Je filme 15 secondes de siphon et de glouglou … là, ça sent l’Oscar à Cannes 2019 😉

Mercredi 24 octobre : je rentre après ma journée de travail. Je vais direct dans la salle de bain : rien …

Jeudi 25 octobre : je rentre après ma journée de travail. Je vais direct dans la salle de bain : rien …

Vendredi 26 octobre : je rentre après ma journée de travail. Je vais direct dans la salle de bain : rien …

Bon, je vous passe le week-end

Lundi 29 octobre : je rentre après ma journée de travail. Je vais direct dans la salle de bain : rien …

Mardi 30 octobre : je rentre après ma journée de travail. Je vais direct dans la salle de bain : rien … par contre, j’ai reçu un mail « Votre commande en attente de règlement ». Hum, hum … j’échafaude une hypothèse : comme je n’ai pas réglé la commande, le miroir n’est toujours pas commandé ! Ni une, ni deux, j’envoie un mail à Linda pour lui demander … vu qu’elle m’avait expliqué que je pourrais régler tout ça à la réception des travaux.

Sa réponse ne traîne pas : pas de souci, le miroir est bien commandé et il arrivera le … 07/11/2018. Ha oui quand même !

Bon, c’est une leçon à retenir pour l’avenir : mieux vaut tout prévoir au moment de la définition du projet. Car ça permet à Hellocasa de bien commander tous les matériaux et les réceptionner pour le commencement du chantier.  En l’espèce, pour le miroir, j’aurais dû percuter dès le début en me disant que mon vieux meuble n’irait pas dans cette salle de bain refaite de fond en comble.

Mercredi 31 octobre : je rentre après ma journée de travail. Je vais direct dans la salle de bain : rien … bah oui, c’est normal puisque le miroir ne sera livré que le 7/11. Par contre, le grand chef Hellocasa m’a demandé une disponibilité pour venir … inspecter le chantier ! Attention ça ne rigole plus. Il viendra lundi 5/11 à 17h.

Lundi 5 novembre : je rentre après ma journée de travail. Je ne vais pas direct dans la salle de bain … bah oui, puisque j’attends le chef de chantier d’Hellocasa. 17 heures pétantes moins un tout p’tit chouya de minutes, mon téléphone sonne : « ouais allo, c’est Jéjé … tu peux m’ouvrir là pass’que … j’suis en bas d’chez toi … ? » nannn j’déconne, c’est pour pimenter mon texte narratif … il parle normalement 😉

Il me demande ce que je pense du chantier. Je lui répond que je suis super content. Mais bon, j’ai juste 3 tout petits points à clarifier :

  • j’ai un petit enfoncement dans ma chambre qu’il s’était engagé à réparer -> OK, c’est photographié et noté : ils vont le réparer
  • idem de l’autre côté dans la cuisine -> OK, c’est photographié et noté : ils vont le réparer
  • mon plafonnier ne fonctionne plus. J’ai bien tenté de le réparer moi-même mais je n’ai pas réussi à l’ouvrir -> il me demande si j’ai un escabeau. Je lui apporte. Il trouve en 6 secondes comment l’ouvrir … j’ai l’air fin, je viens de passer direct au statut de bricoleur du dimanche, moi qui construit un R2-D2 astromécano bourré d’électronique … hum … quand même. Bon … bref … on a compris pour le plafonnier : il n’y a plus d’ampoules … ha bein forcément … ça va marcher beaucoup moins bien … hein ! : ils rapporteront les ampoules 😉

Bon on se quitte sur un « je vous confirme dès qu’on a reçu le miroir et la réglette de led« . Une phrase qui me fait dire que la date du 7/11 n’est pas encore gravée dans le marbre …

Ha oui, j’oubliais, évidemment depuis 2 jours … le glou-glou a disparu !

Mardi 13 novembre 2018 :

Bon, j’ai envoyé 2 mail

Ce soir j’ai un appel, c’est le Chef de Hellocasa … pas de nouvelles du miroir mais Mustapha viendra Jeudi reboucher les trous …

Mercredi 14 novembre 2018 :

J’ai reçu un mail du chef de Hellocasa qui m’annonce que le miroir arrivera le 20/11, heu … pardon … devrait arriver le 20/11 … oui, vous sentez la nuance entre le futur de l’indicatif et le conditionnel ?

Jeudi 15 novembre 2018 : 

Bon, bein … Mustapha … l’est pas venu …

Vendredi 16 novembre 2018 :

Bon bein … pas mieux …

Lundi 19 novembre 2018 :

Alléluia ! ce soir je rentre chez moi et … j’ai de la lumière dans la salle de bain ! le plafonnier re-fonctionne. Il a aussi rebouché les amorces de trous dans la chambre … avec de l’enduit à reboucher bien étalé … bon évidemment, je ne voyais pas comment il pouvais faire autrement. Mais du coup, je me retrouve avec de jolies emplâtres au milieu du papier peint. J’ai l’impression que je suis bon pour refaire la déco de ma chambre …

Je croise les doigts pour … le miroir … 🙂

Mardi 20 novembre 2018 :

Bein, faut croire que le miroir n’est pas arrivé …

Mercredi 21 novembre 2018 :

Bein … non plus …

Jeudi 22 novembre 2018 :

Bah … pareil …

Vendredi 23 novembre 2018 :

Aaaaaaaaaaaaalléluia ! … le miroir est là !

Oups … mais … il manque … la réglette lumineuse en haut.

Bon, bein … on dirait qu’elle est pas terminée cette série … je me demande si je ne vais pas proposer le scénario à Netflix … « El baño de la casa de papel » avec un générique genre heuuu … les ouvriers qui entrent dans la salle de bain en chantant « Baignoire Ciao »

« Un matin, je me suis réveillé
Ô ma baignoire au revoir
Au revoir, au revoir

Un matin, je me suis réveillé
Et l’ouvrier était là.
Ô ! artisan emporte-moi ça
Ô ma baignoire au revoir
Au revoir, au revoir

Ô ! artisan emporte-moi ça
Je suis prêt pour une douche.
Et je prends du savon Petit Marseillais
Ô ma baignoire au revoir
Au revoir, au revoir »

A suivre … pour le 7eme et dernier épisode de cette aventure à rebondissements … enfin … peut-être 😉

Je refais ma salle de bain (épisode 6)

Suite de l’épisode 5

Vendredi 31 août 2018 à … 22h42 ! Hé bein, sont des couches-tard chez Hellocasa 😉

Je reçois un mail pour me présenter le pro qui interviendra chez moi le 1er octobre. Il s’agit de … Olivier. Hum hum, pour moi, vu tout ce qu’on a vécu jusqu’ici, je pense que ce sera Olivier de Benoist … je ne vois pas d’autres hypothèses plausibles. Qu’est-ce qu’on va se marrer

Lundi 1er octobre 2018 8h pétante ! l’interphone sonne, c’est Olivier. Je réponds que je descends lui ouvrir. Arrivé dans le hall de ma résidence, je vois un type en train de protéger le carrelage de l’entrée. Hé bein … il devait arriver à 8h00, il était là à 8h00 et j’ai pas le temps de descendre lui ouvrir qu’il est déjà à l’oeuvre. Les premières impressions sont plutôt bonnes 🙂

Je l’accompagne jusque chez moi, lui montre la salle de bain et la pièce où il peut stocker son matériel. Je lui confie les clés de l’appart et je pars au bureau. Dans le RER, je me dis … « Hum … tu viens de confier tes clés à un illustre inconnu … » et je me réponds « bah oui mais … est-ce que je pouvais faire autrement ? … »

Le soir, vers 18h30, je rentre chez moi : « non de diouuuu ! » … défoncée ! il a défoncé ma salle de bain. C’est un peu comme si un pachyderme s’était échappé du parc Kruger pour venir prendre une douche dans ma salle de bain et en prenant bien soin de se retourner dans tous les sens. Je ne sais pas si voyez l’image … Bon, en même temps, je devais m’y attendre. Mais je ne pensais pas que ça irait aussi vite.

Vous savez ce que je me suis dit en voyant le résultat ? … « bah … maintenant … je peux plus faire marche arrière … »

Mardi 2 octobre 2018 : je me lève au milieu des gravas et des plastiques posés au sol pour protéger. Je fais une toilette de chat mouillé dans la cuisine et je pars au boulot.

18h, je rentre et … la porte de mon appart est ouverte … il y a de la lumière … il est encore là, dans ma salle de bain, avec son tee-shirt Hellocasa. On discute, il est plutôt sympa. Il m’explique tout ce qu’il a fait, ce qu’il va faire, les problèmes rencontrés, les solutions trouvées etc … et … il me promet qu’il va faire tout son possible pour ce soit terminé en fin de semaine. Sur ce dernier point, je suis un peu dubitatif, mais je le garde pour moi.

Bref, tous les trous sont rebouchés et il a commencé à poser l’enduit pour refaire les murs. La baignoire est encore là mais le receveur de douche est posé.

Mercredi 3 octobre 2018 : aujourd’hui je bosse en télétravail. Hé oui, une autre aventure m’est arrivée le week-end précédent. Figurez-vous que j’ai tourné le bouton de mon four samedi soir, pour réchauffer mon petit pâté lorrain (voir mon post sur la recette du petit pâté lorrain) et … BAOUUUMMMM … un flash lumineux précédé d’un gros bruit et … plus rien, plus d’électricité dans tout l’appart. Après une enquête minutieuse, un diagnostic fin et étayé, un rapport de 300 pages du BEA, j’en suis arrivé à la conclusion que … bah, mon four … il est mort. J’en ai donc commandé un autre et ils doivent me le livrer aujourd’hui.

Bref, 8h00, le voilà qui arrive. Ha non, ils sont 2 ! C’est vrai qu’il m’avait dit la veille qu’il viendrait avec son chef. Ha oui, je ne l’ai pas écrit mais celui qui bosse dans ma salle de bain c’est Mustapha, et franchement, Mustapha … il bosse super bien et il connait son job.

Le 2eme, c’est son chef, c’est le fameux Olivier. On discute un peu. Son chef s’excuse platement parce qu’il a eu un problème de camion. C’est pour cela qu’ils n’ont pas pu évacuer tout de suite les gravas. Mais ils vont le faire tout de suite, maintenant, sans plus attendre, dans la seconde, très vite, immédiatement, tout ça.

Et c’est comme ça que j’ai vu une baignoire se dandiner à hauteur d’homme dans l’encadrure de la porte de mon bureau … un peu après, le chef est venu me demander si j’avais quelque chose de prévu pour le radiateur ou bien s’il partait lui-aussi aux déchets. Alors j’ai dit « bah non … le radiateur … on le repose à la fin … « Vous vous souvenez ? C’est l’histoire du porte serviette radiateur de Linda. J’avais préféré conserver mon radiateur. C’était l’épisode 2, faut suivre aussi … mince ! »

Heureusement que j’ai dit ça, si non, mon radiateur … zou … aux encombrants. Bon, en même temps, j’aurais du leur lister tout ce qui reste … ça c’est pour la fin de l’histoire. Ceci posé, on dirait que ça manque un peu de coordination entre mon coach travaux et les ouvriers …

Bon, le lendemain, je me suis rendu-compte que le rideau de douche et sa tringle que j’avais démonté le dimanche bein … il avait disparu, genre … zou … aux encombrants ! Je crois que je devrais leur demander un coup de main pour faire du tri chez moi parce que je garde plein trucs franchement inutiles mais je n’arrive pas à m’en séparer 😉

Bref, tout est rebouché. Le receveur de la douche est posé et même carrelé. Et Mustapha m’explique qu’il a créé un décalage au niveau de la colonne de douche pour cacher les tuyaux derrière le placo pour que ce soit plus joli et plus propre que des tuyaux apparents.

jeudi 4 octobre 2018 : je rentre vers 18h00, après une petite galère en transport en commun, comme d’hab quoi. Rebelote : porte ouverte, lumière et … ha bah non, il y a un ouvrier avec son tee-shirt Hellocasa dans ma salle de bain mais c’est pas le même. Lui c’est le peintre pro qui prépare la finition des murs. « Parfait » lui dis-je, « faites donc comme il vous sied, c’est vous le pro« .  Bref, il est parti, il devait être facilement 19h20. Sont pas des tire-au-flanc chez Hellocasa.

Bref, Mustapha a posé le carrelage de la douche et le peintre a préparé les murs. Bon, pour la fin du chantier demain … je doute quand même pas mal …

Vendredi 5 octobre 2018 : Je rentre comme d’hab vers 18h mais cette fois, il n’y a plus personne à l’appart. Je vais vers la salle de bain et … le carrelage mural est terminé. Au sol, le carrelage est commencé mais pas encore terminé. Pour prendre une douche demain … c’est pas gagné …

Ce soir, je doute un peu de mes choix car ça donne une ambiance un peu … hôpital. Bon, j’essaie d’imaginer la paroi de douche qui va couper un peu la perspective, mais surtout le plan de travail en chêne clair qui va bien changer le ton … bref, à suivre

Lundi 8 octobre 2018 : Je rentre vers 18h30, personne à l’appart. Cette fois, c’est la totalité du carrelage qui est posé. Et on dirait qu’il y a eu une première couche sur les murs

Mardi 9 octobre 2018 : Les joints de carrelage sont posés. Tous les accessoires sont revenus – radiateur, interrupteur, prises, etc …- ça veut dire aussi que les murs ont été peints. La réglette de maintien de la paroi de douche est installée et le mitigeur de la douche également. Ha oui, tous les tuyaux ont été repeints aussi.

Et … bah il y a un tournevis planté dans ma douche …

Mercredi 10 octobre 2018 : Wouhaaaaa là … ça commence vraiment à prendre forme ! Et c’est très chouette. C’est la première fois que je rentre dans ma salle de bain depuis le début des travaux.

Finalement, il ne reste plus grand chose à faire : poser la paroi de douche, raccorder l’évacuation de la vasque, poser le rayon sous la vasque et … bein faire quelque chose pour ma machine à laver parce que là … c’est chouette mais c’est tout fixé et le plateau au-dessus de ma machine ne pivote pas !

Bref, comme je n’ai croisé personne, je rédige 3 post’it que je colle sur le plateau au dessus de la machine à laver.

Mais bon, je trouve quand même bizarre que la paroi de douche ne soit pas posée et qu’elle ne soit plus dans le couloir non plus … étrange disparition …

Jeudi 11 octobre 2018 :

C’est le jour 8 de ma salle de bain. Bon bein … il n’y aura pas de photo aujourd’hui car … visiblement il n’est pas venu. Mes post’it sont encore sagement alignés sur le plateau au-dessus de la machine à laver et la réglette en bois que j’ai posée dessus pour les tenir n’a pas bougée non plus. Je me sens un peu abandonné par mes ouvriers. Le doutage s’installe … le coup de l’abandon de chantier viendrait-il de sévir ?

Bon, je suis de nature optimiste alors je ne vais pas écrire dés ce soir à Hellocasa. J’attends demain. Si demain soir, vendredi, rien n’a bougé, cela veut dire que je vais me taper un 2ieme week-end sans salle de bain … alors dans ce cas demain soir, j’écrirai un mail à Hellocasa. Comme je sais qu’ils bossent le samedi, j’aurai une réponse 😉

Vendredi 12 octobre 2018 :

Il est 8h30, je suis au bureau, mon téléphone sonne. Numéro inconnu. Hooo ça … ça doit être mes ouvriers. Je décroche « oui allo … » ; « Bonjour, c’est Olivier, je suis dans votre salle de bain … je viens de lire vos post’it » … YES !

Bon, bref, j’ai la solution pour l’énigme de la paroi de douche : elle s’est brisée quand il l’a installée. Du coup, il a du en recommander une et il va la récupérer ce matin. C’est pour cela qu’ils ne sont pas venus hier. Pour la machine à laver, il a bien prévu un système pivotant. C’est juste que mercredi, quand il a posé les réglettes qui soutiennent le plateau, il les a vissées et assurées avec un peu de colle. Et au serrage, la colle a légèrement débordée sur le plateau. Pour le rayon, c’est bien prévu, il reste assez de plateau chêne clair pour le faire. Quant à mon meuble qui doit revenir au dessus de la vasque bein … pas de soucis également, ils l’ont mis de côté et vont le remonter.

La salle de bain est d’ors et déjà fonctionnelle mais il me conseille d’attendre demain matin pour l’utiliser car le silicone vient juste d’être posé et il faut lui laisser le temps de sécher.

Samedi 13 octobre 2018 : Olivier, le chef, est passé vers 11h30 pour faire un point et m’assurer que Mustapha sera là lundi pour toutes les petites finitions, poser le meuble et le spot au dessus. Et il verra à ce moment là, s’il faut installer une butée pour le plateau pivotant de la machine. Le chef en a profité pour repousser la machine à laver au maximum pour qu’elle soit totalement couverte par le meuble.

Et moi, j’ai enfin pu prendre ma première douche et franchement … quel bonheur ! C’est quand même autrement mieux que ma vieille baignoire !

Bon, j’ai quand même identifié un dommage collatéral : un bruit disons … étrange. Voyez-vous, ma douche fait une sorte de … glou glou genre comme si j’avais un joueur de tam-tam dans ma salle de bain … et surtout, un … glou glou … sans fin ! Un glou glou incessant même après plusieurs heures d’utilisation … étrange, vraiment étrange … comme si on avait trouvé … le mouvement perpétuel  Le glou glou de la douche :

A suivre … pour le 7eme et dernier épisode de cette aventure à rebondissements 😉

Petits pâtés lorrains individuels

Après avoir beaucoup cherché sur le net, je me suis rendu compte qu’il était difficile de trouver la vraie recette des petits pâtés lorrains. Le gros pâté pour 6 à 8 personnes, on trouve facilement. Mais la recette du petit pâté, celui que l’on va acheter dans sa boulangerie traditionnelle, est très difficile à dénicher. Alors comme j’ai pas mal travaillé sur cette recette, je vous la propose ici.

Pour commencer, il semblerait que la recette du pâté lorrain soit assez ancienne. Elle remonterait si loin dans le passé que le duc Stanislas Leszczynski l’appréciait déjà. Et voici un habitant de Luneville qui propose une recette dont il nous explique qu’elle date de 1700 (mais impossible à vérifier) : http://vive-luneville.e-monsite.com/pages/cuisine-lorraine-1/pate-lorrain.html

La plupart des petits pâtés que vous achetez aujourd’hui sont préparés à base de porc exclusivement. Mais à l’origine c’est un mélange de porc et veau. La rationalisation des coûts est malheureusement passée par là. Donc pour cette recette, on va revenir à la composition originale : échine de porc et épaule de veau. Ici, on fera 2/3 de porc et 1/3 de veau mais vous pouvez faire 50/50.

Pour la marinade, la vraie recette se fait avec du Riesling. Certains préfèrent adoucir le goût en choisissant un gris de Toul. Bon, c’est encore acceptable car Toul n’est finalement pas très loin de Baccarat, la ville natale du pâté. Mais pour ceux qui y mettent carrément du bourgogne rouge, bon … pourquoi pas mais dans ce cas, ce n’est plus un pâté lorrain, c’est un pâté … lorguignon 😉

Une autre précision importante concerne le type de pâte. Il semblerait là aussi, que la tradition se soit un peu perdue en cours de route. Donc, redisons-le : pâte brisée pour le dessous et pâte feuilletée pour le couvercle.

Et enfin, la question existentielle : combien de temps dois-je faire mariner la viande ? La plupart des recettes indiquent 12h. Personnellement, je trouve que c’est un peu juste. Pour ma part, je prépare ma marinade le jeudi soir pour un montage des petits pâtés le samedi matin. C’est donc plutôt 36h.

Ingrédients pour 6 petits pâtés :

  • 250 grs d’échine de porc
  • 150 grs d’épaule de veau
  • 1 bouteille de Riesling
  • 3 échalotes
  • 1 gousse d’ail
  • 1/2 bouquet de persil
  • 1 clou de girofle
  • 3 feuilles de laurier frais
  • 1 branche de thym
  • 2 jaunes d’oeuf
  • une cuillère à café de fond de veau déshydraté
  • sel, poivre
  • 2 pâtes brisées (si possible rectangulaire)
  • 1 pâte feuilletée (si possible rectangulaire)

Jeudi en fin d’après-midi

On coupe la viande en petits dés de 5 millimètres environ. Attention, il ne faut pas hacher la viande mais la couper au couteau. On la met dans un saladier.

On pèle, on cisèle et on émince les échalotes et l’ail que l’on ajoute à la viande

On lave puis on passe le persil au hachoir et on ajoute à la viande

On ajoute à la viande le clou de girofle, les 3 feuilles de laurier et le thym

On poivre mais attention, on ne met pas le sel ! A ce stade le sel n’est pas conseillé car il aurait une action inverse à celle de la marinade.

On verse le Riesling sur la viande pour qu’elle baigne complètement. Certaines recettes parlent de 10 cl, autant dire que c’est ridicule. La marinade n’est pas un pédiluve, c’est le grand bain ! le niveau du vin doit être au dessus de la viande. Ici il faut compter une bonne moitié de la bouteille.

On met un film transparent sur le saladier et direction le bas du frigo jusque samedi matin. Enfin presque, car on va essayer de remuer 1 à 2 fois d’ici au samedi matin.

En gros, ça donne ce que l’on a sur cette photo :

Le samedi matin :

On sort la marinade du frigo et on la pose sur la table à température ambiante.

On découpe 6 rectangles de pâte brisée. Ici, c’est très difficile de trouver les bonnes dimensions. Quand on trouve, ça indique des rectangles de 10 cm par 20 cm. Et c’est pas ça du tout car là vous allez faire des boudins de petits pâtés lorrains : trop long et pas assez large. Je préconise plutôt un format 12 cm par 17 cm.

On pose la grille du four sur la table, on met une feuille de papier cuisson sur la grille. On dépose les 6 rectangles sur la feuille de papier cuisson.

On revient à la marinade et on enlève le film transparent évidemment mais aussi les 3 feuilles de laurier, le clou de girofle et la branche de thym.

On égoutte la viande à la passoire et on la transfère dans un autre saladier

On ajoute la cuillère à café de fond de veau déshydraté à la viande et on mélange. Cette étape est importante car le fond de veau va gérer le risque d’écoulement de marinade de la viande qui pourrait fragiliser la pâte.

On ajoute un jaune d’oeuf à la viande et on mélange.

On dépose la viande au centre des rectangles de pâte en prenant soin de laisser une marge tout autour comme sur la photo :

Ensuite, on va remonter les bords longs à la verticale

A une première extrémité, les deux bords longs viennent se mettre à plat sur la pâte : on badigeonne de jaune d’oeuf et on replie sur le pâté. Le jaune d’oeuf sert à coller l’extrémité sur le pâté.

On fait de même à l’autre extrémité

On recommence cette opération pour les 5 autres petits pâtés

On découpe les rectangles couvercles dans la pâte feuilletée. Ici, la logique voudrait que ce soit des rectangles de 7 cm par 13 cm mais rien n’est moins sûr car ça dépend beaucoup de la dextérité de celui ou celle qui a fait le montage. Je vous conseille donc de ressortir votre trousse d’écolier ou écolière et d’utiliser une règle en plastique pour mesurer tout simplement et être assuré de couper un couvercle à la bonne dimension.

On pose le couvercle sur la feuille de cuisson, pas encore sur le pâté. On badigeonne de jaune d’oeuf les bords du couvercle. On pose le couvercle sur le petit pâté en prenant soin de le retourner pour poser le côté badigeonné de jaune d’oeuf sur les bords en pâte brisée. Là encore, le jaune d’oeuf va servir à « souder » le couvercle au petit pâté.

Maintenant place à la créativité : avec une pointe de couteau vous faites des dessins sur le couvercle. Pour ma part, je me contente de tracer des lignes obliques parallèles mais vous pouvez laisser libre court à votre imagination

Ici, pas besoin de faire une cheminée. La cheminée n’est indispensable que pour les gros pâtés lorrains.

Maintenant on va détendre un peu le jaune d’oeuf avec du lait (juste un petit peu) puis on badigeonne les petits pâtés avec ce jaune d’oeuf. C’est ce qui leur donnera leur couleur dorée à la cuisson.

On préchauffe le four à 200 degrés

On va mettre la grille du four avec les petits pâtés au frigo

Environ 15 minutes après, c’est selon votre four, on sort les petits pâtés du frigo et on enfourne la grille avec les petits pâtés à mi-hauteur (petit choc thermique, astuce de cuisinier lorrain)

Et c’est parti pour 20 minutes à 200 degrés

Puis après ces 20 minutes, on descend à 180 pour 20 autres minutes

Et voili-voilou le résultat :

On mange le petit pâté lorrain avec une salade verte et accompagné d’un vin blanc  comme le Riesling qui a servi à la marinade.

Mais il est également très apprécié en sortie pique-nique du dimanche ensoleillé car il tient dans la main et peut se manger sans couverts … mieux qu’un Mac Do car rien ne dégouline sur les mains et c’est que des bons produits sains 😉

Je refais ma salle de bain (épisode 5)

Suite de l’épisode 4

Bon, bein finalement c’est Linda qui est revenue vers moi. C’était des petites vacances 😉

Et c’est reparti pour les échanges de mail. Enfin … il faut que je précise que pour le choix des matériaux c’est allé finalement assez vite. Mais c’est encore pour le devis que ça patouille.

Vendredi 13 juillet 2018  : c’est Maïwenn qui m’envoie un mail pour me dire … qu’elle confirme que le projet que j’ai envisagé avec Linda est faisable.

Ha bein dis-donc, je reviens de loin moi ! Encore un peu et il fallait tout revoir ? Et reprendre … 50 devis dans la vue ? fiouuuuuu … bon, n’y pensons pas puisque « Maïwenn est en mesure de valider notre projet »

En bas du mail, j’ai plein de photos des différents matériaux et je dois donner mon avis sur tel ou tel. Alors je pose quelques questions quand même parce que je ne veux pas me retrouver avec du carrelage à mémère au mur.

Et puis j’ai quand même un doute. Elle me propose du carreau de 45×45. Alors je prends mon mètre à ruban Stanley powerlock 10m … quoi ? …  oui je sais, je suis bien équipé côté mètre à ruban … bref, je mesure 45 cm et fiouuuu ha oui quand même : un carreau de 45cm par 45 cm englobe 4 de mes carreaux actuels !

Heuuu … c’est un pas un peu grand quand même … hein Linda ? Je te rappelle que ma salle de bain, c’est pas le spa de la station thermale de Contrexéville ! Oui, j’ai pris Contrex comme j’aurais pu prendre n’imp … non, c’est pas vrai, j’ai pris Contrex exprès 😉

Alors avant de poser ma question par écrit, je vais voir sur le net cette histoire de taille de carrelage … bein oui, parce que je veux pas passer pour un hasbeen de la déco tout de même, on ne sait jamais.

Et regardez sur quoi je tombe. Pif, paf, pouf  « Vous avez une petite salle de bain ?Oubliez le carrelage traditionnel : osez les carreaux XXL ! Les grands carreaux apporteront une continuité visuelle et davantage de luminosité à votre pièce, ce qui agrandira visuellement l’espace.  » (lien)

Bon bref, je fais quand même mon mail parce que j’ai d’autres questions. Souvenez-vous, dans l’épisode 2, ma coach travaux me proposait de coller du placo sur le carrelage actuel et de recarreler dessus. Et moi je lui avais dit que … bah comme ma salle de bain est toute petite, si on fait ça, on va épaissir les murs et réduire encore la pièce. Alors elle avait répondu « pas de soucis on va déposer le carrelage actuel, préparer le mur et recarreler« . Sauf que là, dans le dernier devis, rebelote, les 15 000 mètres carrés de placo sont revenus !

Je relis mon mail, je suis prêt à cliquer sur envoi quand … non, je vais ajouter une petite phrase … « Et merci d’avoir pensé à mettre des carreaux XXL car on n’en avait pas encore parlé mais je tenais absolument à oser des grands carreaux qui apporteront une continuité visuelle et davantage de luminosité à ma petite salle de bain » … hé hé c’est mon blog, je raconte comme je veux 🙂

Samedi 21 juillet 2018 : je reçois la réponse à mon mail. Tout est confirmé. Linda a même « envoyé un mail à ses divers fournisseurs pour les délais de livraison de tous les matériels. » Et elle pense revenir vers moi en début de semaine pour valider une date d’intervention.

Alors ici se pose une question existentielle. C’est quoi, ou plutôt c’est quand, le … « début de semaine » ? Hum ?

Parce que lundi par exemple, c’est bien « début de semaine« , non ? Oui bein non, parce que lundi j’ai rien reçu. Bon, en même temps, lundi c’est plutôt « tout début de semaine » et ce n’est pas ce qu’elle a écrit.

Bon alors mardi, c’est « début de semaine » aussi, non ? Oui bein re-non, parce que mardi je n’ai rien reçu non plus.

Nous voilà mercredi. Alors on peut considérer que c’est encore « début de semaine » mais attention, car à partir de midi on bascule dans l’autre partie de la semaine ; la fin de semaine quoi. Donc mercredi c’est encore « début de semaine » mais un peu réchauffé quand même … genre … « fin de début de semaine » plutôt. Hum ?

Bon bein en même temps, mercredi je n’ai rien reçu non plus …

Mardi 31 juillet 2018 : ça y est, j’ai reçu la réponse. En fait c’était bien « début de semaine » mais elle avait oublié de préciser … quelle semaine 😉

Bref, tout est expliqué : le montant total, le détail des fournitures, la main d’oeuvre, le carrelage, le receveur de douche, la vasque, les 15 000 mètres carré de placo, les … quoi ? le placo ? Ho non, on va pas remettre ça ?

Donc je reprends le devis en pièce jointe PDF. Je cherche le paragraphe « habillage mural » dans les 568 pages … brrr … brrrr … ha voilà c’est à la page 566 évidemment tout à la fin. Ha oui … 15 874 m2 de plaque « Habito® Hydro 13 Vermifugée Polypropylène Gastrique Sous bassement allégé B.A.13 Neutre » … ouf, c’est vraiment de la précision dans la référence. Mais en même temps … j’en veux pas, c’est balo.

Bon, je reprends le mail ligne à ligne pour être certain de ne rien louper. J’avais pas vu mais en fait, toute la fin du mail concerne les moyens de paiement. Fiouuuuu  hé bein … je peux régler par carte bancaire au téléphone, par chèque bancaire avec l’adresse postale où l’envoyer, par virement bancaire (il y a le RIB en pièce jointe), sur le site en validant « mon panier » (celui avec les 50 devis, voir épisode 3), par pigeon voyageur en mettant ma carte bleu dans son bec, par coursier Deliveroo en plaçant ma carte Visa dans une boîte de sushi, par drone et enfin par pedibus cum jambis … non, ce n’est pas une nouvelle appli d’uberisation, ça veut simplement dire … bah, t’y vas à pied mon gars !

Tiens, je ne peux pas régler en utilisant Paypal … hum, hum … c’est ennuyeux cela. Je dirais même … fâcheux. Hum, je crois que je vais abandonner mon projet devant si peu de moyen de paiement mis à ma disposition. Nan ! j’deconne 😉

Bon, tout le reste va bien donc … ha non ! j’avais pas vu, elle propose un début des travaux le 27/09 à 8h. C’est balo, ce jour là, je suis en déplacement. Les ouvriers vont trouver portes closes pour le 1er jour de leur intervention. Je lui propose de décaler au 01/10/2018.

Vendredi 3 août 2018 : message de ma coach travaux. Elle s’excuse platement pour les 15 000 mètres carré de placo. Je cite « Veuillez m’excuser nous avions effectivement discuté de la dépose du carrelage mural avec le redressage des murs, une coquille s’est glissée dans le texte et je vous l’ai modifié« . Bon, va pour la coquille.

Et elle me confirme la date décalée au … 01/09 ! Heuuu Linda, le 01/09 moi je veux bien, ça m’arrange mais j’avais cru comprendre que les ouvriers n’étaient pas disponibles avant le 27/09 … moi je dis ça, je ne dis rien. Alors Linda elle m’a répondu … « une coquille s’est glissée dans le texte. C’est le 01/10« . Ca en fait des coquilles. Entre les stars et les coquilles c’est un vrai scénario ma salle de bain 😉

Bref, le 13/08/2018, après quelques échanges de mail … référence au site internet qui patouille dans les devis (voir épisode 3) … BAM ! J’inflige un grand coup de chaud à ma carte Mastercard Gran Turismo série limitée Green Fish On the Hudson Bay With Pamela Anderson … je ne sais pas pourquoi tout doit être en série limitée  avec des noms à rallonge aujourd’hui…

Bon bref, voici mon compte en banque délesté de 40% du montant total du projet moins la pré-visite déjà réglée en tenant compte de la remise que j’ai âprement négociée pendant au moins … 1 phrase ! Je vous passe le calcul arithmétique parce que j’en aurais pour au moins 3 épisodes supplémentaires. J’ai même du investir dans une calculatrice pour m’en sortir, c’est dire :

Hé bein voilà, maintenant j’attends les ouvriers 😉

A suivre …

 

 

 

 

Quand le rapid pass … trépasse !

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉

Cette histoire commence en réalité il y a quelques mois. En mars 2018 pour être tout à fait exact. L’aventure aura donc durée 6 mois.

Je remonte le temps et je me mets dans la peau d’un auditeur interne d’une chaîne de grandes épiceries. Pour ne pas donner la marque de l’enseigne, je dirais qu’elle pourrait lancer une série de télé réalité qui s’appellerait « la consommation est dans le pré« . Karine Le marchand, c’est pas moi qui l’invente, se baladerait dans les rayons avec des ménagères de moins de cinquante ans et leur demanderait leur préférence entre une boîte de 4 saucisses de Strasbourg et un pack sous vide de 2 saucisses de Montbéliard. La dessus, un homme de moins de cinquante ans également, arriverait avec son gros caddie et chargerait un sac de 12 kilo de choux à choucroute. C’est alors qu’ils se rendraient compte qu’ils préparent la même recette et ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. Coupez elle est bonne. Rangez le matos. On file au mammouth de Joinville pour l’épisode suivant.

Bref, voilà l’auditeur interne qui rencontre son commanditaire : le PDG. Ce dernier lui dit :

Le PDG : « Ecoutez mon brave, il se trouve que j’ai ouïe dire par un manant qui traînait dans une de mes épiceries, qu’une de ses connaissances aurait entendu un de ses voisins rapporter l’avis de sa fille qui se plaignait d’une durée d’attente trop longue en caisse. Je pense que c’est un cas extrêmement isolé et que ça n’a du se produire qu’une seule fois. Mais voyez-vous, je suis vraiment très attentif au bien être des pigeons … pardon, je veux dire des clients, qui viennent dépenser leur oseille … pardon décidément, je veux dire qui viennent profiter de bonnes affaires dans mes échoppes. Alors vous voudrez bien mener un audit sur cette question, établir un rapport circonstancié et me faire quelques recommandations d’amélioration. Je vous remercie et maintenant filez car vous avez déjà perdu du temps ! »

Pour l’auditeur, ça commence mal. Il a besoin de clarifier la commande et donc de poser des questions mais le PDG ne lui en laisse pas le temps. Qu’à cela ne tienne, il le consignera dans son rapport et si le PDG n’est pas content du résultat, il ne le devra qu’à lui-même.

L’auditeur décide de ses méthodes d’investigation et, en l’occurrence, il fera des entretiens avec des caissiers, avec des clients et il fera des observations armées. Je vous rassure, il ne fera pas des observations en portant un gilet pare-balle et des revolvers de cow-boy. Ici, le terme « armé » renvoie à la fiche d’observation qu’il aura pris soin de construire en amont et sur laquelle il notera les éléments qui lui semblent indispensables. Ainsi il pourra faire de nombreuses observations qui seront comparables puisque menées exactement de la même manière.

C’est parti, notre auditeur est sur le terrain. Il s’installe devant la ligne de caisse et commence ses observations. Avec son chronomètre, il mesure le temps d’attente entre l’arrivée dans la file d’attente et la sortie après le paiement :

  • 1er client : 36 minutes et 23 secondes
  • 2e client : 48 minutes et 3 secondes
  • 3e client : 32 minutes et 12 secondes
  • 4e client : 1heure 12 minutes et 5 secondes
  • etc …

Notre auditeur observe au total 1432 clients et obtient une moyenne de temps d’attente en caisse de 58 minutes et 45 secondes. Voici une donnée factuelle à mettre dans son rapport. Mais ce n’est pas suffisant. En effet, un temps d’attente est relatif. Il lui faut donc recueillir l’avis des clients. Pour cela il interviewe des clients et leur demande de positionner sur une échelle en 7 points leur sentiment quant à l’attente en caisse. De 1 « c’est parfait, je n’ai pas attendu longtemps » à 7 « Bouzin de bordel d’organisation, j’ai laissé un pan de ma vie à cette caisse« . Et au milieu, d’autres valeurs comme 4 « J’en peux plus, j’vais craquer« .

Il demande la même évaluation à 2800 clients et il obtient une note moyenne de … 7. C’est à dire que les 2800 clients ont tous répondu « Bouzin de bordel d’organisation, j’ai laissé un pan de ma vie à cette caisse« . Il en profite pour relever quelques verbatims qui viendront illustrer son propos dans son rapport. Par exemple :

  • Papy Mougeot de passage à Cajarc : « ho bein mon p’tit gars, ça ma rappelé les tranchées à Verdun en 14. On attendait le cornet de beef que l’armée devait nous envoyer. Et bein, tu m’croiras si tu veux mais … les rations j’les attends encore !« 
  • Micheline Grimpois : « ha bein ça, pour sure que c’est long. Tenez, moi j’viens jamais ici sans un peu de travaux manuels. Là par exemple, en attendant de passer en caisse, j’ai eu le temps de tricoter 456 bonnets pour l’association qui s’occupe des SDF de mon quartier !« 
  • Léon Tolstoï : « Da ! Tovarich mon gars. Toujours très long attendre magasin mais moi être habitué files d’attente. Moi écrire. Da ! attendre aujourd’hui, j’ai écrit nouveau livre. « guerre et paix » je l’appelle. Très inspirant vos files d’attente !« 

Bon, l’auditeur interne a maintenant ses feuilles de constats rédigées. Il passe à l’analyse causale.

    • Pourquoi le temps d’attente en caisse est-il trop long ?
    • Parce qu’il y a une file d’attente !
    • Pourquoi y-a-t-il une file d’attente ?
    • Parce qu’il y a trop de clients !
    • Pourquoi y-a-t-il trop de clients ?
    • Parce que la caissière ne va pas assez vite !
    • Pourquoi la caissière ne va-t-elle pas assez vite ?
    • Parce qu’elle n’a que 2 bras !
    • Pourquoi n’a-t-elle que 2 bras ?
    • Bah … t’es con ou quoi ?

Ha oui, zut ! La cause racine, c’est donc que la caissière n’a pas assez de bras ? Boh oui, mais on peut raisonner autrement. On va plutôt dire qu’il n’y a pas assez de bras en caisse et pas forcément à la caissière. Tu vois la nuance ?

Ha oui, comme on ne pourra pas ajouter de bras à la caissière, on pourra par contre ajouter des bras aux caisses en mettant un nombre plus grand de caissières !

Notre auditeur interne a donc fait son constat « le temps d’attente en caisse est insupportable dans 100% des cas ». Il a identifié la cause racine « il n’y a pas assez de bras en caisses ». Il peut maintenant rédiger sa recommandation : « Pour réduire le temps d’attente, il faut mettre en service un nombre plus important de caisses« . Notre auditeur interne passe maintenant à la rédaction de son rapport et prend rendez-vous avec le PDG pour le lui présenter.

Le PDG : « Entrez donc mon brave ! Alors ? c’était vraiment un cas isolé, non ? »

L’auditeur interne : « bein c’est à dire, en fait, pas vraiment voyez-vous puisque 100 % des clients sont mécontents »

Le PDG : « Ha oui … quand même … autant que ça ? Bon, et votre recommandation … c’est quoi ? »

L’auditeur interne : « Ouvrir plus de caisses »

Le PDG : « Ouvrir plus de caisse ? Vous voulez dire … embaucher des caissières ? Vous plaisantez j’espère ? »

L’auditeur interne : « Heu oui … c’est le sens de ma recommandation ! »

LE PDG : « dehors ! foutez l’camp ! Je ne vous paie pas pour me dire d’augmenter les effectifs ! dehors malotru ! »

C’est comme ça que le rapport de notre auditeur interne est allé rejoindre les dizaines d’autres rapports … dans un tiroir. Et pour les plus chanceux, ils servent à caler des armoires. Au moins ils servent à quelque chose …

Mais c’était sans compter sur Gilbert Piedebois qui passait par là, pile quand l’auditeur interne s’est fait jeter du bureau du PDG. Gilbert en a profité pour dire au PDG

Gilbert Piedebois : « vous savez, j’ai une solution moi pour votre problème ! »

Le PDG : « ha bon ? Et … c’est quoi votre solution ? »

Gilbert Piedebois : « il faut faire une appli pour smartphone !  »

Le PDG : « heuu … c’est quoi le rapport ? »

Gilbert Piedebois : « ha bein, si à 50 ans on n’a pas une appli smartphone, c’est qu’on a raté sa vie. Pis justement, j’ai l’beau frère qui sait faire des applis smartphone. Si vous voulez je lui demande »

Le PDG : « ha ouais ? Mais … je vois pas le rapport avec mon problème de caissière ? »

Gilbert Piedebois : « on s’en fou, c’est pas la question. Ha vous n’auriez pas fait un bon startupeur vous alors ! On fait l’appli et on verra après. Vous imaginez, là, sur votre iphone 45s, paf le logo « Dans l’pré » et juste après votre photo qui dit « bonjour client » … hein … quand même ! »

Le PDG : « Mouais, OK elle me plait votre idée. Mais n’oubliez pas quand même que ça doit réduire le temps de passage en caisse votre … appli »

Bref, Gilbert Piedebois envoie un sms à son beau frère et c’est parti. Le lendemain Gilbert est chez son beauf. Il regarde son écran de tel qui affiche le logo « Dans l’pré » et juste après la photo du PDG qui dit « bonjour client » en 146 langues. Bein ouais, faut être international dans le business. Et puis on ne sait jamais, l’appli pourrait s’exporter aux quatre coins du monde.

Mais Gilbert n’est pas complètement satisfait. Il trouve que l’appli tourne un peu en rond vu qu’elle ne fait rien d’autre. Mais il rigole bien quand même et fait tourner en boucle la traduction du PDG en tamoul :

Bref, il en était là de ses considérations, cherchant avec son beauf ce qu’il pourrait ajouter à l’appli pour la rendre plus fun, quand Monique se pointa. Monique c’est la femme de son beauf. La soeur à Gilbert quoi.

Le beauf à Gilbert : « Bein, c’est à cette heure qu’tu rentres ? »

Monique : « Ho hé, ça va toi qui fou rien de tes journées. J’étais chez Pôpôle récupérer ton chômage. Hé bein figure-toi que j’avais le ticket numéro 468 … y’en avait pu de 2 cent d’vant moi. Alors j’ai attendu ! »

Gilbert : « le ticket ! comme à la boucherie du père Michu en bas d’la rue des chemins crottés ! Tu peux me mettre un système de tickets dans l’appli ? »

Le beauf à Gilbert : « Boh oui, c’est trop méga facile mais … j’vois pas l’intérêt … »

Gilbert : « on s’en fou, c’est pas la question. Ha tu ferais pas fait un bon startupeur toi alors ! Bon, tu m’ajoutes un système de tickets comme à la boucherie du père Michu et tu m’envoie tout ça … ok ? »

Le lendemain, Gilbert Piedebois est dans le bureau du PDG. Il fait la démonstration de son appli. Le PDG est captivé par sa photo qui dit bonjour en 146 langues. Bon, il ne reconnait pas sa voix vu que c’est une traduction automatique vocale de google. Mais ça lui plait bien. Par contre, il a comme un doute sur la traduction italienne mais … comme il ne parle pas italien, il fait confiance à Gilbert qui fait confiance à google :

Et Gilbert de présenter la fonctionnalité innovante disruptive qui va hacker la gestion des files d’attente dans les caisses de supermarché. Une innovation de rupture que le PDG pourrait même vendre à d’autres enseignes, c’est dire !

« Le principe est super simple ! » dit Gilbert : « le client utilise son téléphone pour réserver sa place dans la file d’attente« . Et Gilbert Piedebois ajoute « je l’appelle … le « Rapid Pass » ! »

Le PDG est bluffé par les explications de Gilbert Piedebois à tel point qu’il lui promet un poste de directeur du développement des aptitudes disruptives. Ca veut dire quoi  « développement des aptitudes disruptives » ? On s’en fou …  « Ha vous n’auriez pas fait un bon startupeur vous alors ! »

Bref, la super méga appli qui va révolutionner la grande distribution est installée dans les échoppes :

Bon alors, comment fonctionne cette méga super idée géniale ?

  1. Tu télécharges l’appli sur ton smartphone. Traduction : tu utilises ton forfait pour encombrer la mémoire de ton tél avec une appli dont tu doutes un peu de l’utilité.
  2. Tu crées ton compte. Traduction : tu indiques ton nom, ton prénom, ta date de naissance, ton 06, ton e-mail, ton poids, ta taille, ta pointure, la couleur de tes chaussettes, si tu mets des caleçons ou des boxers, la marque de ta voiture, si t’es proprio ou locataire,  la dernière fois que tu es allé au cinéma, tes yaourts préférés, si tu aimes le nutella, ta CSP, si t’es en CDI ou CDD, si tu as un chat ou une perruche, etc … bref tu donnes plein de données personnelles que le magasin pourra revendre pour que tu sois ensuite inondé de sms tout pourris et de mail tout pourris aussi.
  3. tu démarres l’appli quand tu arrives dans le magasin et POUF tu as un numéro comme à la boucherie du père Michu. Traduction : tu as 5 minutes pour faire tes courses et pas une seconde de plus si non, bah…  ta place ne sera plus réservée en caisse. Donc tu stresses à mort et tu regardes ton tél toutes les 15 secondes pour savoir combien de temps il te reste avant d’aller te présenter devant la caisse qui est à 3 kilomètres 480, à l’autre bout du magasin.

Bref, pendant 6 mois environ, j’ai vu les caissiers faire de la retape pour que l’on télécharge la fameuse appli.

Mais surtout, j’ai chaque fois constaté que la caisse rapid pass bein …  y’avait aucun client et le caissier … il textotait sur facebook !

Alors comment dire ? C’était couru d’avance … non ? Ou dit autrement : fallait-il avoir fait Saint-Cyr pour s’en douter ?

C’est quand même fabuleux que, sous prétexte d’appli smartphone, cette enseigne ait tenté de reporter sur le dos du consommateur sa propre défaillance organisationnelle. L’auditeur interne a pointé le juste problème et il propose la seule vraie solution : ouvrir plus de caisses. Ou alors … supprimer le passage en caisses et laisser les clients partir sans payer. Mais là, je suis pas certain que ce soit possible …

Bref, aujourd’hui je passe en caisse et je lis cette pancarte :
No comment … ou plutôt si justement, car j’oubliais : l’auditeur interne continue à rédiger des rapports qui, au mieux, servent à caler les armoires. Gilbert Piedebois quant à lui, après le fiasco de sa solution … bah … il a été nommé directeur du développement des aptitudes disruptives … et le PDG va le proposer pour la prochaine promotion de la légion d’honneur …