Comment j’ai réglé mon avis de second acompte 2017 en ligne

Bon, vous l’avez compris, je vais vous narrer comment je viens de régler mon 2ieme tiers provisionnel directement par internet. Oui, l’administration publique a changé la sémantique mais « second acompte 2017 » c’est la dénomination d’aujourd’hui de ce que la même administration publique appelait autrefois « 2ieme tiers provisionnel ». Je ne sais pas si c’est plus … tendance … mais bon, c’est comme cela qu’il faut dire aujourd’hui.

Hé oui, il faut se mettre au goût du jour. Et se mettre au goût du jour, ça ne me fait pas peur, moi ! Je suis de ceux qui se sont promis de ne jamais vieillir, de ne jamais tomber dans la facilité de ces vieux qui, progressivement tombent dans le … « c’était mieux avant !« . Parce que … si on y réfléchi vraiment bien … bein … c’est pas vrai, c’était pas mieux avant … c’était … c’était … bein c’était comme ça devait être à chaque époque. Mais franchement il n’y a pas de quoi regretter le passé.

Regardez, moi par exemple, je suis né en … bon, disons, il y a quelques temps. Hé bein, j’étais encore tout bambin sachant à peine marcher et parler que sortait le 1er épisode de la guerre des étoiles, ha ha ! Ca claque ça, hein ! donc je pourrais me dire « ho bein oui alors, c’était mieux avant !« . Sauf que le 1er épisode, c’était en fait le 4 et qu’il faudra attendre 22 ans pour avoir le numéro 1. Alors ? hein ? C’était vraiment mieux avant ?

Pis attendez, c’est pas tout. J’ai du attendre d’avoir 11 ans pour toucher mon 1er computeur ! Et alors attention, c’était l’époque du plan informatique pour tous de Fabius alors 1er ministre. C’était l’époque du … MO5 de Thomson. Fabrication 100% française et un slogan en béton : « Apprendre l’informatique à nos enfants, c’est les préparer aux emplois de demain…Pour nous, la France avance « . Bon moi, j’avais un papa en avance sur son temps alors il m’a dégoté un … TO9 du même Thomson évidement. Ho purée qu’il était chouette mon computeur … comme dans le film « Wargames » sorti en 1983. Bon, quand je disais que mon rêve c’était d’avoir un terminal plutôt qu’un computeur isolé … tout le monde rigolait et me prenait pour un … un … gamin un peu illuminé. Un terminal c’est un ordinateur connecté à plein d’autres ordinateurs pour pouvoir communiquer avec beaucoup d’autres passionnés d’informatique. Un peu comme … internet finalement … alors oui, je devais être illuminé au début des années 80 🙂

Bref, regardez comme il était chouette mon TO9. Avec lui j’ai découvert la programmation. Pour faire une addition de 2 chiffres il me fallait suer sang et eaux pendant 3 jours de codage acharné pour finalement afficher, 2 + 3 = 5 ! Ha ha C’est donc vrai que c’était mieux … avant ? Aujourd’hui, Microsoft me donne Visual Studio.Net qui me permet d’assembler en 2 clics des briques logiciel qui m’affichent toutes les fonctionnalités d’un logiciel plus puissant que n’importe quel applicatif ultra basic que j’aurais mis 6 mois à développer … et avec plein de bugs ! Et à l’époque du TO9, il fallait acheter le journal « hebdogiciel » pour récupérer des lignes et des lignes de codes que je devais retaper une à une pendant des heures et des heures. Alors qu’aujourd’hui je vais sur les bons sites et hop … copier/coller … en 2 secondes c’est fait ! Alors ? c’était vraiment mieux avant ? Et attendez, ce n’est pas tout. Mon TO9 … il n’avait pas de … disque dur ! rien que des disquettes dont la taille s’exprimait en Kilo octets ! Et attention 128 Ko, c’était un monstre ! Aujourd’hui on met dans notre poche une clé USB de plusieurs Giga, un disque dur amovible de plusieurs … Téra ! Alors c’était vraiment mieux avant ? Hum … l’époque du « 3615 code qui n’en veut » sur le minitel, c’était mieux ? hein ?

Et encore, je ne vous ai pas parlé du célèbre … WalkMan :

Franchement, il est pas chouette, hein ? Avec les cassettes qu’il fallait introduire par la porte avant … avant de se rendre compte que c’était pas le bon côté ! Que la chanson que tu voulais écouter elle était de l’autre côté … tout au début. Alors évidemment tu pouvais appuyer sur le bouton « Rewind » mais … ça bouffait les piles à vitesse grand V. Alors si, comme moi, tu étais à l’internat sans possibilité d’aller racheter des piles bein … t’avais pas d’autre choix : tu faisais le « Rewind » méthode artisanale ! à la main ! Si si … avec un crayon à papier que tu enfilais dans un des deux rouleaux de la cassette et zou … tu faisais tourner la cassette autour du crayon pendant … pendant … pendant … fiouuuuu 3 plombes. Tout le monde faisait ça au dortoir le soir avant l’extinction des lumières. Du coup, il y a avait un bruit de fond de … SouiSouiSouiSoui !

Et bout de 3 plombes … fier de ton exploit, tu remettais la cassette dans le walkman pour te rendre compte que … bein non finalement, c’était bien de l’autre côté ! Un peu comme les 3 sens de la clé USB d’aujourd’hui : je branche ma clé … ha mince, non, c’est dans l’autre sens … ha bein non finalement c’était bien dans l’autre sens 🙂 Alors c’était vraiment mieux avant, hein ? Ipod ou … cassette à bande ? hein ? C’était vraiment mieux avant ?

Bon, pour en finir avec tous ceux qui nous serinent les oreilles du « c’était mieux avant !« , je les achève avec cette étude très sérieuse et surtout très scientifique de l’INSEE. Oui, oui, je vous parle bien de l’institut national de la statistique et des études économiques. Lisez bien, le résultat de l’étude est résumé ici « Le rythme de l’inflation atteint au cours des 15 dernières années (+1,4%) est ainsi inférieur à celui des quinze années précédentes (+2,1% entre 1986 et 2001), pourtant marquées par un contre-choc pétrolier et des baisses de TVA. « . En clair, pour ceux qui n’auraient pas compris : il y a moins d’augmentation depuis qu’on est passé à l’euros qu’avant ! Ha … ils disent quoi maintenant ceux qui nous bassinent avec leur « c’était mieux avant ! » ? Et le coup des patates qui coûtent plus cher à cause de l’euros c’est … une fake news.

Mais bon, revenons à nos moutons puisque je voulais vous parler de … mon 2ieme tiers provisionnel. Voyez-vous, j’ai entré « hache té té pé esse tou poyent slache slache dabeul you, dabeul you, dabeul you, poyent impots poyent gouv poyent héf air« . Puis j’ai entré mon code top secret que je suis le seul à connaître. J’ai cliqué sur « Payer en ligne mes impôts ». J’ai validé le montant et zou … c’est fait ! Montre en main, moins de 2 minutes. Alors ? hein ? c’était mieux quand il fallait rédiger son chèque à la main en se demandant si 15 millions ça prend un « S » à la fin ou pas. Puis trouver une enveloppe. Ensuite prendre sa bagnole et se rendre au trésor public pour poireauter 3 plombes avant que le numéro de votre ticket coïncide avec l’afficheur rouge du bureau du receveur des impôts. Lui tendre la dite enveloppe et attendre qu’il vous remercie au nom de la France avec son sourire administratif et ses petits ronds de cuir cousus aux coudes de sa veste pour en éviter l’usure. Ha ha, Hein ? alors, c’était mieux avant ? hum ?

Bon, il me reste quand même une question. Voyez-vous, tous les services publics sont engagés dans la « Dé-Ma-Té-Ria-Li-Sa-Tion ». Mais beaucoup de français souhaitent tout de même conserver la réception papier des documents. Je fais partie de ceux-là. Donc l’administration fait tout pour inciter les usagers à « consentir » à la dématérialisation totale. Mais nous sommes nombreux à résister. La simple question « Consentez-vous à ne plus recevoir votre avis d’imposition en version papier ? Oui – Non » ne marche plus car tout le monde répond « non ». Il lui faut donc trouver des trésors sémantiques pour nous emberlificoter le truc. Et cela donne la fenêtre pop’up qui s’est affichée quand je me suis connecté sur impots.gouv.fr :

Regardez-bien : pas de question « oui – non » mais plutôt un truc tarabiscoté qui ne te donne pas d’autre choix que de valider le fameux « consentement ». Il n’y a pas de bouton « annuler » ou « invalider » … non, il n’y a qu’un seul bouton « valider » . HAAAaaaarggghhh moi je ne veux surtout pas … et là, le réflexe du geek … je clique sur la petite croix en haut à droite de la fenêtre ! BAAAAAMMMM dans ta face le « consentement » … la fenêtre disparu, je peux continuer tranquilou sans avoir validé 😉

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉

Je construis le R2-D2 d’Altaya

Bon, ce n’est pas un billet comme les autres. Ici pas de longue histoire habilement détournée d’un fait divers puisqu’on est au printemps 😉 Vous savez, le genre d’aventure que je viens de vivre mais que je caricature un peu, ce que j’appelle ma « réalité augmentée ». Ici vous trouverez le post que j’actualiserai régulièrement au fur et à mesure de la construction de … R2-D2 ! Hé oui, pour tenir compagnie au Dark Vador et au maître Yoda qui trônent dans mon atelier, il me fallait le célèbre droïde astromécano R2-D2. Mais attention, pas n’importe lequel, celui proposé par altaya. Le concept classique de l’abonnement mensuel appliqué au célèbre droïde de la saga star wars.

Voyez-vous, je suis abonné depuis le … 16 janvier 2017 … allez savoir pourquoi … pile cette date 😉  et j’ai commencé à recevoir les 1er numéros … En Marche! … pardon, je voulais dire … en mars 😉 Chaque mois, je reçois 3 numéros avec différentes pièces à monter moi-même. Et si tout va bien, dans 100 numéros, soit début février … 2019 j’aurai terminé 😉

Celui-ci est à l’échelle 1/2, je ne vais donc pas rivaliser avec les geek qui construisent leur R2-D2 au sein du « R2-D2 Builders Club » et ce n’est pas du tout mon intention. J’ai juste envie de me faire plaisir en assemblant moi-même toutes les pièces de R2-D2. Du coup je mettrai régulièrement à jour cet article jusqu’au début 2019. Et je vous raconterai, par exemple, la galère d’un astigmate qui doit manipuler des vis de 2 mm.

Du coup, vraisemblablement sans le savoir, Altaya avec son R2-D2 propose un test d’astigmatisme : quand tu essaies de mettre la vis de 2mm dans l’écrou et que, même avec tes lunettes, tu tires la langue, tu te tortilles sur ton tabouret, tu tournes la tête dans tous les sens, que tu jettes des « screugneugneu » à tout bout de champs et qu’à la fin, la vis tombe à côté de l’écrou bein … il est temps de retourner chez l’ophtalmo 😀 Bon, allez, je vais faire mon psychologue de base : c’est ce qu’on appelle un « apprentissage vicariant » 😉

News du 14/04/2017

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Quelques liens :

La collection Altaya : http://www.altaya.fr/modelisme/collection-maquette-r2d2

Génération Jedi sur France Info : http://jedi.franceinfo.fr

Interview Alexandre Orion : jediisme

J’ai trouvé THE meilleure recette du muffin au chocolat comme chez starbucks

Bon, c’était un dimanche matin, il n’y a pas très longtemps, voilà que me prend l’envie de faire des muffins au chocolat. Allez savoir pourquoi ? Ca me prend comme ça c’est tout. Ou peut être … oui, la veille j’avais regardé ce film tordant. Celui ou Max fait écouter une conversation totalement sans intérêt à un aréopage d’agents secret. Eh bien dans cette conversation de prétendu criminels russes, il est question de … « moh fine ». Oui, oui, vous avez bien lu. Ecoutez bien la prononciation sur l’extrait du film :

Bref, ça a du agir sur moi de manière subliminale et me voilà avec une envie de faire des muffins au chocolat. Je vais donc sur le net chercher une recette de muffin au chocolat. Et le 1er endroit où je vais, c’est sur croquonslavie.fr bein oui, comme ça je cumule des points tout ça 😉

Donc je tombe sur cette recette (https://www.croquonslavie.fr/cuisine/recettes/recette-muffins-au-chocolat) très facile, rapide, en plus les photos ont l’air chouette. Allez, bingo, je me lance. Je fais tout bien comme c’est écrit. Je respecte au milligramme près les doses de chaque ingrédient … bref … j’assure.

Hop au four préchauffé thermostat 210 degrés comme c’est écrit. Et 20 minutes plus tard … tadaaaaaa :

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Alors ? pas mal hein ? Comme sur la photo du site de Nestlé ! Pas peu fier le gars. Allez, je les laisse refroidir tranquilou. J’en mangerai un demain matin avec mon p’tit café.

Bon, je vais direct au lendemain matin. Je prends un muffin … mince, il m’échappe des doigts … toc fait-il en tombant sur la table. Toc ? un … toc d’un objet dur contre un autre objet dur … tiens, étrange … un muffin c’est … tendre !

Bon, je le porte à ma bouche et … hééeeeeeee mais il est super … dur ! Comment c’est possible ? Un muffin, c’est tout mou normalement ! Bon, je ne me laisse pas attendrir. Je prends un couteau et je le coupe en deux. Chrak … mince, j’ai pété la lame du couteau ! oh oh screugneugneu … je prends le couteau à pain. Vous savez, ce grand couteau avec des dents qui vous couperaient un rosbeef congelé sans problème. Schrink, schrank … schrink, schrank … la lame ne rentre pas d’un moindre micron dans le muffin ! je regarde … mince la lame est usée, bouffée jusqu’à la moelle sur 10 cm ! non de non … c’est pas un muffin qui va me résister tout de même … je sors l’égoïne, celle que j’ai utilisée pour couper mes lames de lambris. Schkrouichhhh …. tordue, j’ai réussi à tordre la lame ! Cré vingt schtroumph de bougre d’andouille de …. je descends chez le voisin lui demander sa tronçonneuse husqvarna.

Je reviens dans ma cuisine, je démarre l’engin … vrouuummm … VLAAAACKkkkkkkkk … et mince, je vais devoir racheter une tronçonneuse au voisin ….

Et vous avez compris que la recette du site Croquonslavie.fr ne vous intéressera que si vous recherchez un muffin dur comme roc ! Non non, ne vous méprenez pas,  on peut en avoir besoin … pour … heuuu … heuuu … bein tiens … c’est une recette utile pour les partisans FN qui vont à manif. Hé oui, se pointer avec une batte de base-ball … ça se remarque. Alors que là … « non non, monsieur l’agent, ce ne sont que des Muffins au chocolat que j’apporte à ma mère grand ». Une fois sur place le muffin devient un projectile capable de péter n’importe quel pare-brise ou vitrine de la société générale même en verre blindé 😉

Bon, autant le dire, ma « Muffin Experiment » était une réussite esthétique mais une catastrophe gustative. De jolies photos mais au goûtage … la texture parpaing aurait eu raison de n’importe quel dentier à mémé. La preuve le muffin a pété la tronçonneuse husqvarna du voisin …

Bon, je n’allais tout de même pas rester sur un échec. Je suis donc parti à la recherche d’une recette plus … moelleuse … plus … aérée disons. Et je l’ai trouvée !

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J’ai goûté … à se taper le luc par terre sur 300 kilomètres. Je pense que sans le savoir, je suis tombé sur la recette secrète du muffin au chocolat de Starbucks. Le même, aussi moelleux, aussi aéré, bref la perfection faite Muffin ! Bon, il me reste juste un dernier petit réglage à faire. Voyez-vous, sur la photo, les muffins sont dans le moule car … ils refusent d’en sortir !

Hé oui, je comprends mieux maintenant pourquoi chez Starbucks la base du Muffin est dans un petit papier tout collé … c’est pour éviter de vendre le moule avec ! Il me reste donc a trouver des petits papiers à Muffin au chocolat.
Et pour les 5 qui reste bein … je les mangerai à la petite cuillère directement dans le moule 😉

Du coup, j’ai fait comme à la TV : l’appel à un ami.

« Heu oui, c’est Bebel … dis, tu saurais pas où je peux trouver des petits papiers à muffin pour éviter que le muffin colle au fond du moule … hein ? »

« Ha oui, tu veux dire … des caissettes à muffin ! »

« Non, non, je ne veux pas une caisse de muffin. Je veux les faire moi-même. Je veux juste le p’tit papier qui va autour »

« Oui, c’est bien ce que je dis … ton p’tit papier comme tu dis … ça s’appelle … une caissette à muffin »

« Heuuu ha bon … attends j’essaie dans mon moteur de recherche search.lilo.org … haaaa mais oui dis-donc, il y en a plein … même des avec la tronche de Dark-Vador ! »

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Bon allez, je ne vais pas vous faire saliver plus longtemps. Comme je suis du genre sympa, je vais partager ici la recette. Et comme il faut toujours rendre à César ce qui lui appartient … tiens, mais oui au fait … il n’est plus de ce monde, César … pourquoi on devrait lui redonner des trucs qui ne lui appartiennent de toute façon pas ? Bon, bref, voici le blog où j’ai trouvé cette recette : Je cuisine, tu cuisines

Ingrédients (pour 6 muffins) :
– 35g de cacao en poudre non sucré (type Van Houten)
– 95g de sucre en poudre
– 85g de farine
– 75g de lait (demi-écrémé pour moi)
– 75g de beurre (salé pour moi)
– 2 oeufs
– 3/4 cc de levure chimique
– 1/4 cc de bicarbonate de soude

Option si vous voulez customiser vos muffins au chocolat
– 70g de pépites de chocolat (pour moi, ces fameuses pépites carrées qui ne fondent pas).

Au boulot :

Préchauffer le four à 180°C (th.6).
Dans un saladier, mélanger les oeufs, le cacao en poudre, le sucre, le lait et le beurre fondu.
Ajouter la farine et mélanger de nouveau.

Si vous avez retenu l’option « pépites de chocolat » c’est maintenant : Ajouter les pépites de chocolat (pour éviter qu’elles tombent au fond du moule, on peut les mettre au congélateur pendant 1/4 d’heure). Remuer.

Ajouter la levure et le bicarbonate de soude. Bien mélanger.
Mettre les caissettes à muffin dans les moules
Verser la préparation dans les caissettes à muffins; les remplir aux 3/4.
Enfourner environ 30 minutes, à 180°C.

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Métiers en tension … sion, sion

Vous avez certainement entendu parler des métiers en tension. Non, non, ce ne sont pas les ouvriers qui fabriquent les élastiques qui entourent les paquets de lettres de mon facteur ; ni même les koutchouques extensibles pour faire du saut à l’élastique au dessus des gorges du Verdon.

Non, non, rien de tout cela. En fait, souvenez-vous. C’était en 2003. Le ministre du travail de l’époque s’appelait … François Fillion. Et il était interviewé sur France Inter. Pour lui, il y avait en France, à cette époque, 100 000 emplois non pourvus ! En clair, les entreprises peinaient à recruter alors même que les fichiers de l’ANPE – hé oui, en 2003, Pôle emploi n’existait pas encore – étaient plein à craquer. Alors il s’est pris à rêver que l’arithmétique suffirait. 2 millions de chômeurs et 100 000 emplois non pourvus : c’est pourtant simple de mettre 100 000 demandeurs d’emploi sur ces postes … fichtre diantre !

On allait donc créer l’O-R-E : l’offre raisonnable d’emploi. Et il allait voir ce qu’il allait voir … non de diou ! Comment on allait mater ces fainéants de chômeur qui ne veulent pas aller bosser. Tu refuses ma ch’tite offre raisonnable d’emploi ? PAF, je te radie et j’te sucre tes alloc … non mais sans blague …

Bein oui, seulement voilà, cette méthode s’appelle … l’A-Dé-Qua-Tio-Nnisme et l’adéquationnisme … ça ne marche pas, tout le monde le sait !

Bon, en 2017, soit 14 ans plus tard, et après être passé par toutes les estimations les plus folles les unes que les autres, 300 000 par ci, 200 000 par là et hop 500 000 pour les plus forts en gueule … bref, plus personne ne croit en cette histoire d’emploi non pourvus. Les dynamiques du marché du travail sont bien plus complexes que cette explication simpliste.

Mais là n’est pas l’objet de mon propos. Si non ce serait trop simple.

Voyez-vous, je me suis dit … oui, parce que je me parle souvent … donc je me demandais : « recruter une personne est donc si difficile aujourd’hui qu’on soit obligé de recruter … sa femme ou même … ses enfants pas encore diplômés ? »

Bon, mettons-nous dans la peau du recruteur et recherchons un plombier … non … un électricien … heuu non … disons … un assistant … oui c’est cela, un assistant … parlementaire. Oui, ça c’est très bien car c’est compliqué et les CV ne doivent pas être nombreux. Donc, un métier en tension.

Bon, ok allons-y : direction le site internet de Pôle emploi. On lance une recherche sur le thème parlementaire. Ha oui, on va mettre pour le lieu « Paris ». Bein oui l’Assemblée Nationale est à Paris quand même. Résultat :

20170204_parlementaireparis

Ouf ! A oui, quand même … 1207 CV … 1207 demandeurs d’emploi répondent aux compétences d’assistant parlementaire sur Paris (recherche effectuée le dimanche 4 février 2017). Je serais prêt à parier qu’il y a beaucoup de jeunes sur-diplômés issus des quartiers défavorisés de la région parisienne. Et là, je me dis que je pourrais recruter un petit jeune, ou une petite jeune, qui a besoin d’un p’tit coup de main dans la vie. En tant que député, mon rôle c’est aussi d’aider les français que je représente. Si je recrute l’un de ces 1207 CV, je vais aider une personne qui est certainement dans la galère … je vais faire une bonne action.

Ha oui, mais bon, c’est trop facile. Oui, bien sûr, à Paris, il y a beaucoup de monde. Disons alors que le recruteur est dans sa circonscription, un peu au bout du monde. Une circonscription perdu dans la campagne française … allez heuuu … disons … Commercy ? … heuuu … non … Spincourt … non … Bourges … non … disons … Sablé sur Sarthe ? Allez chiche … regardons ce que le site de Pôle emploi nous propose comme CV d’assistant parlementaire à Sablé sur Sarthe. A coup sûr il n’y en a aucun et je vais devoir recruter ma femme … non de non !

20170204_parlementairesablesursarthe

389 ! Fiouuuuu il y a 389 demandeurs ou demandeuses d’emploi prêts à venir travailler à Sablé sur Sarthe comme assistant parlementaire? Mince … heu non, je veux dire … bon heuuu c’est à dire … enfin …. je recherche quelqu’un qui devra travailler sur … heuuu … un sujet hyper important par rapport à mon programme de député tout ça, mes promesses … heuuu … c’est à dire … bein oui quoi, on va dire que j’ai promis de …. heuu … développer …. bein …. la fabrication des baignoires sur le sol français ! Ha, vous voyez bien que c’est important. Bon, je relance donc une recherche en précisant ma demande et en ajoutant le terme « Baignoire » :

20170204_parlementairebaignoire

Hé bein voilà … le résultat. Dés qu’on cherche un CV, on en trouve pas ! Non mais vous vous rendez-compte. Je cherche un CV assez simple : un assistant parlementaire baignoire, c’est quand même pas la mer à boire … si je peux me permettre. Ha ça c’est bien la France !

Du coup, je vais être obligé de recruter … ma femme ! Alors que franchement, j’avais tellement envie de donner sa chance à un jeune, ou une jeune, qui débute dans la vie professionnelle. Franchement, si c’est pas triste d’en être obligé à recruter sa propre épouse. Hein, je vous prends à témoins tout de même !

Et vous verrez que dans 6 mois, quand j’aurai besoin de recruter un avocat … j’en trouverai pas et je devrai, par la force des choses … recruter mes propres enfants. Franchement, on ne peut compter que sur sa famille dans ce pays.

Attaché parlementaire est un métier en tension … c’est pour cela que les députés sont obligés de recruter leur épouse ou leurs enfants … et pis c’est tout !

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Comment les énarques nous pourrissent la vie

Je préfère prévenir d’emblée, cet article va livrer quelques réflexions peu amènes à l’encontre des titulaires d’un parchemin de l’école nationale d’administration. Oui, quand les experts des certifications professionnelles parlent diplômes, ils parlent de « parchemins ». Mais voilà un langage que nos éminences dirigeantes délaissent puisqu’il s’agit d’un langage de professionnels. Un langage d’expert. Et l’expertise, la maîtrise d’un sujet, c’est tout ce que l’énarque exècre. Et je vais vous expliquer le pourquoi à partir d’un exemple de notre vie courante : le ticket restaurant.

Quel lien, me demanderez-vous, entre mon ticket restaurant que j’utilise régulièrement dans mon Simply Market, mon Franprix ou mon super U et l’énarque qui est si loin de moi ? En lisant cet article, vous allez comprendre.

Allez, maintenant, je me fais plaisir. Voyez-vous, Coluche avait ses têtes de Turcs. En l’occurrence les flics et les sportifs. Souvenez-vous, dans un de ses sketchs il utilisait cette insulte « Hé Sportif, va ! ». Hé bien, avec cet article je vais essayer de populariser l’insulte : « Hé tête d’énarque, va ! » 😉

Ha oui, juste pour que le lecteur ne se m’éprenne pas. Je ne parle pas dans le vide, j’écris en connaissance de cause. Je connais parfaitement la fonction publique et je vis chaque jour au contact des individus qui ont été formatés par cette école.

Bon, commençons la taille du costard. Voyez-vous, jusqu’ici nous avions le mécanisme du ticket restaurant. En clair, tu n’as pas de cantine dans ton entreprise. Ou bien tu ne souhaites pas profiter du restaurant d’entreprise. Du coup, ton entreprise te permet d’accéder au ticket restaurant. Tu achètes ton ticket 3.57 euros et il a une valeur faciale de 8.93 euros. La différence, c’est ton entreprise qui la verse. Comme c’est expliqué sur le site du ticket restaurant, c’est « un avantage social massivement plébiscité par les employeurs et leurs salariés »

Mais cet avantage à tout de même quelques revers. L’administration, dans sa grande bonté, a édicté des … règles ! Hé oui, tout le monde sait que la commission européenne règle tout de notre vie : de la courbure de la banane à la texture du poil de la brosse à chiotte. Hé bien, en France, nous avons aussi nos spécialistes de la règle. Et je vous le donne en mille, Emile : ceux qui sont tout en haut de l’organigramme des rédacteurs de règles ce sont … les énarques ! Bingo poil au dos, voici le décor planté.

Bref, nous avons donc nos tickets restaurant en poche. « Quoi que c’est donc qu’on peut n’en faire ? » vous demandez-vous certainement.

ticketrestaurant

Evidemment, je peux aller au restaurant et payer l’aubergiste avec. Sous réserve évidemment que le tavernier les accepte. Mais il faut reconnaître qu’en France, c’est quasiment toutes les gargotes qui affichent le petit logo qui va bien.

Mais je peux également régler mes achats de nourriture à l’épicerie avec mon ticket restaurant. Peu importe que ce soit une grande épicerie démesurée genre « Mammouth » (spéciale dédicace à A. Jupé qui ne savait pas que Prisunic avait fait long feu) ou une épicerie de taille traditionnelle.

Je peux également faire preuve de générosité et donner mon ticket restaurant à une association pour nourrir les personnes qui en ont le plus besoin en étant certain que ma donation ira bien pour de la nourriture … dés fois que mes dons servent à engraisser les huiles d’une association … mais cela n’arrive jamais évidemment si l’on se souvient de feu monsieur Crozemarie.

Bon, grosso modo, voilà ce que je peux faire de mon ticket restaurant. Mais en disant cela, je n’ai pas donné les règles d‘utilisation. Bein oui, ce serait trop simple. Il faut quand même que nos énarques introduisent de la complexité si non, ce ne serait pas rigolo.

Par exemple, il faut pas moins de 15 articles du code du travail pour en préciser l’usage. Et je ne vous donne pas le nombre de décrets d’application.

Comme je n’aime pas avancer des éléments sans les étayer (hé oui, je ne suis pas un diffuseur de fausse information sur facebook), voici un exemple de règle :

« La consommation du repas, ou l’achat de préparations alimentaires, au règlement duquel le titre est consacré doit être effectué au cours d’une journée de travail du salarié, généralement pendant la pause accordée au salarié par le contrat de travail pour sa restauration »

En clair, tu passes à la caisse de ton prisunic (spéciale dédicace tout ça …à un candidat de la primaire à droite ho ! mais j’y pense … il a fait l’ENA lui !) à 19h00 PAF ! le caissier doit refuser car ce n’est pas ta pause accordée par ton boss. Mais comment le caissier peut le savoir, hein ? Que c’est pas ta pause casse-croûte ? hein ? Du coup le caissier il accepte car il ne va pas se prendre la tête à te demander tes horaires de travail.

Bon, vous l’avez compris c’est comme ça pour quasiment toutes les règles édictées par nos têtes d’énarque. Ces gentils gugusses qui ont fait l’école nationale d’administration. Ils ont appris à … gérer. Donc … ils gèrent … et en bons gestionnaires administratifs, ils édictent des règles inapplicables qui ne seront évidemment … pas appliquées.

Alors ça donne quoi au final ? Bein ça donne mon passage en caisse hier soir. Avec mon ticket restaurant j’ai réglé : un sachet de 3 carottes, une barquette de tomates cerise espagnoles, un bocal de sauce tartare … jusque-là tout va bien (enfin presque car ce n’est pas du plat cuisiné ou du sandwich mais bon) … et j’ai aussi réglé … un flacon de gel douche, un bidon de produit vaisselle et un p’tit père Noël qui fait bip-bip et qui clignote fabriqué en France car oui c’est bientôt Noël mais j’ai l’impression que je me suis fait avoir car à ce prix-là j’ai vraiment des doutes sur l’origine de la fabrication …

Et on fait tous ça ! C’est pour ça que ça a fini par mettre nos gentilles têtes blondes d’énarques en pétard. Je les vois d’ici « Screugneugneu de screugneugneu … ils respectent pas nos règles alors ça va barder ! »

Ici, il y avait deux possibilités :

  • Hypothèse 1 : les têtes d’énarques reconnaissent qu’ils ont pondu des règles inapplicables. Ils font amende honorable et ferment les yeux. Ou mieux, ils retirent leurs règles.
  • Hypothèse 2 : les têtes d’énarques ajoutent un étage au mille feuilles inapplicable et complexifient encore un peu plus le bouzin.

Alors ? A votre avis ? Ils ont fait quoi nos experts de la pensée unique ? Hein ?  bingo, vous avez trouvé : ils ont complexifié le bouzin. Dit autrement ils ont merdoyé encore plus.

Et c’est comme cela que nous arrive .. ta tsouinnn … la carte électronique ! Comme ça, plus de ticket papier. Vous réglez le tavernier ou le caissier de prisunic en introduisant la carte dans le lecteur. Et là, tout est contrôlé par la machine : plus moyen de payer un sachet de café car ce n’est pas du mangeable tout de suite, plus moyen d’utiliser plus de 2 tickets par jour, plus moyen de régler un dimanche parce que ce n’est pas un jour travaillé, etc … etc … rien que du bonheur quoi !

Une souplesse qui disparaît au profit d’une rigidité complexifiée du quotidien … vous venez de rentrer dans la pensée de l’énarque … créer des règles et les faire appliquer.

Par contre, pour donner mon ticket restaurant a un SDF … tintin ! Et c’est encore la solidarité qui trinque …

Pour les règles d’usage du ticket restaurant, c’est par ici : http://www.cntr.fr/V2/legislation/tr_utilisation.php

Bref, pour définir l’énarque, je vous propose cette définition : « brillants intellectuellement mais vides professionnellement ».

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire😉

Camping ou l’hôtel de la plage ?

Vous ne le savez peut être pas mais le Petit Prince est un grand amateur du cinéma des années 60, 70 et 80. Et plus particulièrement des Lino Ventura, Jean Paul Belmondo, Yves Montand, Jean Gabin, Pierre Richard, Bernard Blier, Philippe Noiret, Bourvil, Michel Serrault, Paul Meurisse, Jean Rochefort, Claude Brasseur, Mireille Darc, Marie-France Pisier, Jean-Claude Brialy, Jean Carmet, Michel Constantin, Bruno Cremer, Guy Marchand, Marie Dubois, Robert Hossein, Henri Guybet, Michel Aumont, Yves Robert, Anny Duperey, Charles Denner, Francis Blanche, Marie Laforêt, Jacques Dufilo, Daniel Ceccaldi, Jean Poiret, Charles Gérard, Daniel Gélin, Simone Signoret, Maurice Biraud, Jean Lefebvre, Michel Galabru, Jean-Pierre Marielle, Jean Yanne, Louis De Funès entres autres …

Heuuu manque pas Alain Delon dans cette liste ?
Heuuuu non … pourquoi ?
Bein quand même quoi … Alain Delon …
Bon alors on va dire « ouais bof …  » mais pas plus

Des films genre « Le clan des siciliens », « les Barbouzes », « La métamorphose des cloportes », « Du mou dans la gâchette », « le professionnel », « Flic ou voyou », et cela va sans dire le cultissime « Les tontons flingueurs », etc …

Autant dire, du bon, du moins bon et du franchement « nanar » mais j’assume. Bref, voilà ti pas que je retombe sur « L’hôtel de la plage » tourné en 1977 … j’adore !

Je le regarde et … bein mince alors … je ne m’étais pas rendu compte de cette proximité étrange entre le scénario de ce film et … le « Camping » de Franck Dubosq … j’avais pas percuté !

Hôtel de la plage (1977) Camping (2006)
Hotel-bouchons camping-bouchons
Des bouchons au début du
film
Des bouchons au début du film
 Hotel-bouchons2  camping-bouchons2
L’homme au volant, la femme sur le siège du mort et le môme derrière L’homme au volant, la femme sur le siège du mort et le môme derrière
 Hotel-lecourrier  camping-lecourrier
 Il y a du courrier pour moi ?  Il y a du courrier pour moi ?
 Hotel-garage camping-garageMendez
 Trouver un garage pour la réparation  Trouver un garage pour la réparation
 hotel-volleyball  camping-volleyball
 Jouer au volley ball sur la plage  Jouer au volley ball sur la plage
 hotel-marche2plage  camping-marche2plage
 On marche côte à côte sur la plage en se racontant ses histoires de coeur   On marche côte à côte sur la plage en se racontant ses histoires de coeur
 hotel-allongé2plage  camping-allongé2plage
 Allongées sur le ventre côte à côte sur la plage avec de la littérature   Allongés sur le ventre côte à côte sur la plage avec de la littérature
 Hotel-4apéros  camping-4apéros
 On prend l’apéro à 2 couples  On prend l’apéro à 2 couples
 hotel-boitedenuit camping-boitedenuit
 Ambiance : la boîte de nuit  Ambiance : la boîte de nuit
 hotel-pairefesses camping-pairefesses
 Une paire de fesses en plein repas  Une paire de fesses en plein repas
 hotel-cabineTelAccentBelge camping-cabineTelAccenthollandais
 Cabine téléphonique avec l’accent Belge  Cabine téléphonique avec l’accent Hollandais
 hotel-lachenille camping-lachenille
 On fait la chenille  On fait la chenille
 hotel-maréehaute camping-maréehaute
 isolée sur le sable à marée haute Isolés sur le sable à marée haute
 hotel-lebal camping-lebaldesflotsbleus2
 C’est le moment du bal  C’est le moment du bal
 hotel-leconcoursCatherineGuédel camping-leconcoursChristieBergougnoux
 Le concours de la blonde Catherine  Le concours de la blonde Christy
 hotel-orage camping-orage2
 Houla la c’est l’orage, tout le monde décampe !   Houla la c’est l’orage, tout le monde décampe !
 hotel-resultatjournal camping-resultatjournal
 Les résultats du concours de la blonde dans le journal  Les résultats du concours de la blonde dans le journal
 hotel-gateauAnniversaire  camping-gateauAnniversaire
 Le gâteau d’anniversaire organisé par la fille pour le père Le gâteau d’anniversaire organisé par la fille pour le père
 Hotel-BoissonDifférence camping-BoissonDifférence
 Bon, il y a quand même une différence : tout au long du film, à l’hôtel 4 étoiles de la plage on carbure au … Champagne  ! Bon, il y a quand même une différence : tout au long du film, au camping des flots bleus on carbure au … Ricard  !
http://www.youtube.com/watch?v=IOT0PY46gCM http://www.youtube.com/watch?v=JAKzzI1XAsM

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉

KRUPS et la notice maudite

Bon, je sais que je rame à contre-courant mais j’ai toujours dit que Napoléon était une grosse buse ! Un égocentrique narcissique névrosé pathologique pour qualifier plus scientifiquement mon propos.

hé bien voici une nouvelle preuve de la véracité de mon propos. Vous connaissez cette phrase « Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours« . C’est de qui cette phrase hein ? C’est de qui ? Bingo, je vous le donne en mile, Emile, C’est de … Napoléon ! Et bien je vais vous prouver que cette phrase est d’une absurdité sans nom.

La première fois que j’ai ouvert la notice de ma machine Krups EA800410, je me suis imaginé Champollion devant les hiéroglyphes sans la pierre de Rosette. Attention, rien à voir avec la charcuterie Lyonnaise, je vous laisse relire vos classiques 🙂

Allez, on y va. Vous êtes accrochés ? Ok, c’est parti, première page : c’est visiblement ce qu’il faut faire avant la première utilisation.

KrupsExpressoNotice_p001_FirstUse

Fig. 1 : je suis devant ma machine. Ok le dessin correspond, jusqu’ici « tout va bien navette »*

Fig. 2 : il faut que je branche la prise. Mouais, pas con tout de même. Je m’en doutais un peu. J’allais pas pédaler comme mémère dans son garage. Jusqu’ici « tout va bien navette »

Fig. 3 : Heuuu … ha oui, ok, derrière il y a un truc qui ressemble. Et si je tire dessus … ho … ça monte. Ha oui, c’est le réservoir à eau. Jusqu’ici « tout va bien navette »

Fig. 4 : Alors, comment dire, le truc bizarre au dessus, c’est un robinet et c’est l’eau qui coule. Il faut remplir le réservoir avec de l’eau. Mouais, là aussi, pas trop con, je m’en doutais. J’allais pas y mettre du Picon Bière tout de même. Jusqu’ici « tout va bien navette »

Fig. 5 : Je soulève le couvercle du haut et j’y mets du café en grain. J’ouvre le sachet de café Malongo, café équitable made in France fabriqué par cafés rambouts S.A. en … Belgique. Oui, un jour il faudra que j’enquête la dessus, ça me semble pas clair. Jusqu’ici « tout va bien navette »

Fig. 6 : une flèche dans les 2 sens ? Heuuu ça veut dire quoi ? Il faut que je lance le broyeur à la main comme on démarrait autrefois la deudeuch à Marcel avec la manivelle ? C’est ça ? Je tourne le bouton … ha non, ça a pas l’air d’être ça. Tactilement on sent qu’il y a 3 positions et surtout, ça ne semble pas faire tourner le broyeur. Bon, c’est tant mieux par ce que je ne me voyais pas démarrer la méhari à Marcel à la manivelle tous les matins … ça doit être la taille de la mouture … je devine puisqu’il n’y a rien d’écrit … je mets sur « moyen ». Dans ces cas là, il faut toujours commencer « au miyeux » comme dirait Bayrou. Jusqu’ici « tout va bien navette »

Fig. 7 : prendre l’index de la main gauche et … pfff … le descendre vers le bas. Bon je fais le geste devant la machine … rien, il ne se passe rien. Je recommence une fois, 2 fois … rien … j’ai un peu l’impression de danser le disco devant ma cafetière ! Ha mais non, en fait, le rond du dessus c’est le bouton « ON/OFF » en agrandi ! Je dois appuyer dessus avec l’index ? de la main gauche ? Bon, ok, je respecte la procédure même si je suis … droitier. Biiiiiiip … ha, elle a fait un bruit. Jusqu’ici « tout va bien navette »

Fig. 8 : Houlàlà 3 flèches sur le même dessin et toujours l’index de la main gauche. Bon, je préfère mettre le récipient en 1er, ça me semble plus prudent. Ha oui, c’est comme à la 7, un agrandi du bouton … « traits pointillés en triangle ». Ok, j’appuie avec l’index de la main gauche. bruit … rebruit … rerebruit …. Pfffffff vapeur …. Grrrrrrrrr de l’eau sort de la buse … de l’eau, juste de l’eau …. Jusqu’ici « tout va bien navette »

Et puis … tout d’un coup STOP tous les voyants clignotent en même temps. Les 2 voyants rouges de gauche qu’ont pas de nom, les 2 voyants rouges de droite qui s’appellent respectivement « CLEAN » et « CALC » et aussi le voyant bleu du bouton « ON/OFF ». Je ne sais pas ce que vous auriez fait à ma place mais moi je me suis dit … heuuu … « tout marche mal navette » !

Et là, qu’est-ce que vous avez fait ? Bein rien … j’ai attendu … dés fois que ça soit un process prévu dans la procédure. Mais bon, au bout de 15 minutes sans changement, les oeils fatigués par le clignotement façon sapin de Noël, j’ai regardé les autres pages de la notice. Et je suis tombé sur un tableau qui répertorie tous les cas de clignotement des voyants ! Wahou trop bien ! Alors voyons … heu … heuuu … bein …. et le cas où tout clignote ? C’est pas dans le tableau ?

Je vous mets le tableau ci-dessous, comme ça si vous trouvez le cas, vous pourrez toujours m’envoyer un commentaire pour me dire que la grosse buse, c’est moi. Mais je ne l’ai toujours pas vu :

KrupsExpressoNotice_p008_retaillé

Bref, après avoir lu, relu, rerelu le tableau … j’ai abandonné. Il fallait se rendre à l’évidence dramatiquement évidente : je n’aurai pas de café demain matin. Mais il fallait agir. Je ne pouvais rester les bras ballants face à une machine expresso, certes de très haute technologie française, qui m’avait coûté un bras. Je n’entrevoyais qu’une seule issue à mon désespoir grandissant, planté devant ma machine irrémédiablement obstinée à me refuser mon p’tit noir du matin. J’allais … contacter le S.A.V. ! Oui, même pas peur !

Mais bon, je vais y aller crescendo. Je prends mon navigateur Internet, je tape World Wild Web point KRUPS point FR … Hé oui, je suis un vieux de la vieille et je connais la signification du 3W 🙂

J’arrive sur le site du fabricant de ma machine expresso. Bon, je lis les différents menus « expressos« , « petit-déjeuner« , « machine à thé« , Ho Lalalalala décidément je trouve rien du tout … bon j’y vais au hasard je vais taper sur « service« .

HOoo miracle, le menu supplémentaire s’ouvre vers le bas, recouvre la totalité de mon écran, et au milieu que vois-je ? « notice » ? je clique dessus. Menu « sélectionnez la famille » « machine expresso avec broyeur à grains » ah oui ça ça ressemble vraiment je clique sur OK.

Ça me renvoie 7 produits référencés dont aucun ne correspond à la mienne. En clair, pour la notice de ta machine tu peux toujours t’accrocher.

Bon puisqu’il en est ainsi je tente carrément la référence de mon produit. Je rentre donc la référence qui est inscrite sur la notice papier que je tiens à la main et là on me renvoie « aucun résultat. Veuillez modifier vos critères pour étendre votre recherche ».  HOOOoooo ça commence à me chauffer tout ça.

En haut, je lis la phrase magique « la notice que vous cherchez n’est pas dans cette liste ? Contactez-nous ». Un peu mon n’veu que je m’en vais te « contactez-nous » moi, tu vas voir !

Je rédige donc mon petit mail qui va bien en expliquant ma mésaventure, un peu moins quand même dans le détail que ce que je viens d’écrire dans cet article, mais grosso modo l’esprit y est et l’humour avec !

Après l’accusé de réception typique m’expliquant que je vais recevoir une réponse dans les deux jours, je reçois effectivement la réponse de Sabrina D. Qui travaille au service consommateur.

« Bonjour Monsieur,
Vous nous faites part de votre interrogation sur la notice de votre machine expresso KRUPS.
Je suis au regret de vous informer que nous ne serons pas en mesure de vous fournir une autre notice.
Les notices sont conçues de cette manière suite à la demande de nos consommateurs pour une meilleure compréhension générale.
Par ailleurs,  je vous invite à nous contacter par téléphone au 09 74 50 10 61 afin que l’on fasse le point ensemble et que l’on puisse apporter des réponses à vos interrogations.
Je reste, Monsieur, à votre disposition pour toute demande complémentaire, et vous souhaite une excellente journée au nom de toute l’équipe KRUPS.

Sabrina D.
Service Consommateurs Krups

09 74 50 10 61 (prix d’un appel non surtaxé) du lundi au vendredi de 9h à 19h« 

Hein ? quand même ? Ca claque ! Bon, par contre pour l’histoire de la notice en schémas à la demande générale des consommateurs … ça sent un peu l’embrouille. J’ai plutôt l’impression qu’on ne nous dit pas toute la vérité. Ca doit être une invention d’un ingénieur pour éviter d’avoir à traduire le texte en 25 langues. Vous savez, ces notices en chinois traduites en français par Google traduction qui sont incompréhensibles !

Du coup, je suis bon pour l’appel à une amie. Et l’amie en question s’appelle Sabrina D. Elle a pas l’air trop farouche, elle donne son numéro très facilement. Par contre, si je l’appelle à 5h45 le matin, elle ne répond pas … pfff et après 19h non plus. Pas le choix, je vais devoir l’appeler depuis le bureau.

« Allo ? Sabrina ? »

« Heu non, moi c’est Isabelle. Bienvenue au service consommateur des produits Krups, que puis-je faire pour vous satisfaire ? »

« Isabelle ? Et vous parlez sans accent lituanien ou roumain ou même marocain ? »

« Oui, oui, je suis bien Isabelle et je travaille en France, à Sproutmenoncourt en région ile de France … »

« Bon alors voilà Isabelle : ma machine ne fonctionne pas ! »

« Mince, je ne m’en serais pas doutée ! »

« Pffff amatrice de Franck Dubosc, c’est ça ? »

« Oui, désolée … bon alors quels sont les symptômes »

« Bein tout qui clignote, les 4 voyants + le bouton de mise en route »

« Fiouuuuuu …. heuuu …. attendez, je reviens de suite … ne bougez pas »

Je comprends que Sabrina est perplexe. Ou bien c’est son premier jour, ou bien elle n’a jamais rencontré ce cas en 25 ans de carrière de « Service consommatrice Krups ».

Elle revient

« Bon, alors on va faire une petite manip. Vous allez appuyer sur le bouton …. »

« Hop hop hop, pas si vite Sabrina. Je suis au bureau. Je ne suis pas devant ma machine. »

« Ha oui, je vois. Bon, je vais vous dicter ce que vous devrez faire. On va faire la procédure de réinitialisation de la machine ! Vous aller : appuyer sur « ON » puis vous aller enlever le réservoir d’eau, le récolte goutte, le récupérateur de marc, le tiroir rouge. Vous attendez 2 minutes. Tout va se mettre à clignoter. Vous remettez les accessoires 1 par 1 peu importe l’ordre. Ca va réinitialiser la machine et tout va rentrer dans l’ordre. »

« Bon, ok, j’ai tout noté sur mon petit post’it et je tente cette procédure ce soir. Si je ne vous rappelle pas c’est que ça a fonctionné. Si non, je vous rappelle. OK ? »

« OK, ça marche »

« Alors à bientôt Sabrina »

« Heuuu non, comme ça va marcher, vous ne me rappellerez pas 😉 Et pis moi c’est Isabelle, c’est pas Sabrina … elle est en congés »

Bon, me voilà à la maison, devant ma machine. Je tends le dos tout de même, tenant frénétiquement mon Post’it à la main. Je fais quand même une petite prière, on ne sait jamais : « Oh toi, grand pape François, plus grand des plus grands devant l’Eternel, spécialiste de la place Saint Marc … de café, soit indulgent envers toutes les machines à expresso Krups référence EA800410 qui ont péché »

Bref, je fais tout comme c’est écrit sur mon Post’it et zou … après moultes clignotements et Bip Bip … le voyant bleu se stabilise. Les 4 voyants rouges vermillon s’éteignent. La machine semble prête.

Je tente la procédure « ZUBEREITUNG EINES KAFFEE » dont mes vieux restes, de Teuton germanique première langue au collège, me laissent penser qu’il s’agit de préparer un café et … miracle … Alléluia ! Alléluia ! merci Pape François, c’est grâce à toi tout ça. Car la procédure de réinitialisation je n’y crois pas, d’ailleurs elle n’est même pas sur la notice ! Non, ça ne fait aucun doute, ça ne peut être que l’intervention divine … mon café n’en sera que meilleur. C’est une révélation, désormais j’irai, chaque dimanche matin, à l’église Villiers sur Marne, avec ma machine expresso remplir son réservoir avec de l’eau bénite et le curé déposera une ostie dans son petit réservoir à saint marc de café 🙂

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉

*pour comprendre le « Tout marche bien navette » il faut avoir vu le film « Un ticket pour l’espace » de Kad et Olivier 😉

Actualités du billet :

  • 26/08/2016 : Visiblement DARTY n’aime pas mon humour 🙂

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Quand les politiciens, peut importe le bord politique, autorisent la liberté d’expression, ce sont les entreprises privées qui imposent la censure. Preuve que la politique est importante et que les élus politiques servent à quelque chose contrairement à ce que le FN tente de faire croire.

Quant à DARTY, je ne sais pas pourquoi mais … je ne leur en veux pas … allez savoir pourquoi mais … je les aime bien 🙂