La pas si nouvelle carabistouille de la grande distribution

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉

Je suis allé faire un tour du côté de ma grande épicerie. Celle qui a un nom en 6 lettres façon « le bonheur est dans le pré » pour vous mettre sur la piste … en terre avec de l’herbe sur les côtés … sans citer le nom pour ne pas avoir de problème de copyright tout ça.

Bref, c’est à la caisse que l’embrouille a commencée. Je règle en introduisant ma carte dans le lecteur. Oui, je suis contre le NFC ! Le NFC c’est le fameux paiement sans contact. En anglais ça veut dire « Near Field Communication ». Et Field en anglais c’est quoi ? Hum … je vous le demande … hum ? Field ça veut dire … « Champ » ! Ha ha et où est-ce que je suis présentement hein ? Dans quelle enseigne de la grande distribution … hum ? Ca sentirait pas un peu le complot tout ça ? Pour peu que la somme de mes produits atteigne 6 euros et 66 centimes, là il n’y aurait plus aucun doute.

Mais ce n’est pas là où je veux en venir. En fait, ça n’a même rien à voir. Perdu, pour le complot il faudra revenir. Non, en fait, c’est après le paiement que le scénario pernicieux a débuté. En effet, non contente de me tendre mon ticket, la caissière y a joint … un collector ! Ce genre de papier plié en deux sur lequel tu colles des petites pastilles autocollantes qu’elle te remet à chaque passage en caisse. Et c’est là, la fameuse pas si nouvelle carabistouille de la grande distribution.

Dans l’esprit c’est assez simple : en fonction du montant de tes achats, la caissière te donne le nombre de petite pastille correspondant. Toi, tu les ranges bien précautionneusement dans ton portefeuille. Quand tu arrives chez toi, tu t’installes à la table du salon … ou de la cuisine ça marche aussi. Tu ouvres ton collector et tu complètes ta collec’ en collant soigneusement tes nouvelles pastilles sur les emplacements dessinés sur le collector. « Soigneusement » ça veut dire que tu tires la langue tout en collant ta pastille. Après ça, tu prends ton index et tu le poses sur chaque pastille pour les compter. Et tu es super méga heureux parce que tu en a déjà 14 et que quand tu en seras à 2538 hé bein tu auras le droit d’acheter un sac à dos à 6800 euros vachement moins cher que 12 578 euros que tu devrais débourser si t’avais pas collectionné les petites pastilles.

Hé ouais ! Parce que c’est comme ça ! Toi … t’es un privilégié ! T’es pas comme tous ces autres gens du supermarché qui tirent une langue de 3 kilomètres devant le sac à dos super cher … toi tu bénéficies d’une ristourne de la mort qui tue juste parce que c’est toi. Parce que c’est toi, le magasin est prêt à sacrifier son chiffre d’affaire du mois juste pour te faire plaisir. Hé ouais, il est comme ça Gégé ! Il a la main sur le coeur … ou plutôt … le coeur sur la main … enfin bref, il l’a pas dans poche … sa main …le Gégé. Et tant pis s’il doit attendre un mois de plus pour changer sa Lamborghini … tu as complété ta collec’, t’as le droit d’acheter le sac à dos avec la grosse ristourne et pis c’est tout ! En psychologie on appelle ça … un attrape nigaud ! Et le nigaud … il est pris dans les mailles du filet quand il commence sa collec’ car il a l’impression d’être quelqu’un. Il n’est pas comme les autres. Il sort de la banalité affligeante des p’tits gars qui viennent au magasin pour acheter. Lui, il a droit à une grosse réduc’ c’est donc qu’il est quelqu’un. Alors pour ça, le Gégé il flatte la croupe du client en lui faisant croire qu’il se saigne aux quatre veines pour le bonheur du client qui fait la collec’. Le client est … capté, couic dans le filet du Gégé !

Bon, vous l’avez compris, pour cette opération carabistouille, mon grand magasin a choisi le thème de la maroquinerie : sac à dos, valise à roulettes, trousse de couture et tout le toutim. Il y a deux mois c’était le thème des couteaux qui tranchent tout même le béton en acier inoskidable fabriqués à la forge de Winterfell ! Et encore avant, le thème des accessoires de camping et de marching … normal on était en pleine période de vacances scolaire d’été.

Donc, me voilà avec mon collector et mes vignettes, sortant du magasin d’un pas nonchalant parce que les chats, c’est quand même vrai que ça coure vite. Je vous laisse 10 secondes pour comprendre …

J’avais donc adopté un pas « non chat lent » 😉 parce que je lisais la notice de mon collector. Et lire en marchant c’est quand même pas facile vu que tu as besoin de regarder où tu mets les pieds alors que tes yeux … ils regardent le papier. Je lisais le règlement en tout petits caractères quand j’arrive au ratio. Le ratio c’est le nombre de neuros que tu dois dépenser dans le grand magasin pour avoir une petite pastille que tu multiplies par le montant de ton ticket de caisse et qui te dit combien de petites pastilles la caissière va te donner et, potentiellement, combien de fois tu devras revenir dans ce même magasin pour compléter ta collec’ ! Oui arrivé à ce stade, l’opération présente déjà plusieurs failles :

  • La première : l’opération ne fonctionne que dans un seul magasin. Hé oui … sur mon trajet de retour, quand je suis passé à la boulangerie pour acheter une baguette tradition, j’ai demandé à la caissière de me donner des petites pastilles. Hé bien … elle a refusé avec un air étonné ! Pareil quand je suis passé au « pizza truck » prendre une quatre fromages aux anchois mortadelle et betterave rouge mais sans pepperoni … le mec n’a pas voulu me donner des petites pastilles en faisant celui qui n’était pas au courant de cette opération.
  • La deuxième : le fameux ratio dit « une petite pastille autocollante dorée pour 10 euros d’achat« . Seulement voilà … avec les 13 euros et 21 centimes de mon ticket … je pose 2 et je retiens 3 … j’aurais du recevoir … 1 petite pastille. Hé bien figurez-vous que la caissière … elle m’en a donné … 3 ! Alors j’ai immédiatement paniqué ! 2 de trop … 2 petites pastilles de trop … la caissière a fait une erreur. C’est certain, ça va très vite remonter jusqu’aux oreilles de Gégé et il va la limoger ! Si elle fait de telle gourance avec les petites pastilles qui donnent accès au sac à dos avec la monstrueuse réduction … c’est toute la grande distribution qui va périr ! Et en plus, elle devra s’inscrire à Pôle emploi et rejoindre le bataillon de sans emploi qui en cherche … de l’emploi … mon dieu quelle horreur !

Mais il était trop tard pour retourner au magasin et rendre les petites pastilles mal acquises car déjà … la nuit était tombée … boum !

J’ai donc continué la lecture des petits caractères tout p’tit tout p’tit. Et ça disait que mon sac à dos super trop bien qu’il était il coûtait beaucoup beaucoup de neuros genre vers les 80. Mais que si je remplissais bien ma collec’ alors je pouvais l’acheter à seulement 19 neuros et 99 centimes de neuros vu que c’était moi et que j’avais bien remplis ma collec’ de petites pastilles autocollantes. Et ensuite c’était écrit encore plus petit que petit genre … heuuu … « la bible sur un timbre poste » si vous voyez ce que je dire. Même avec mes lunettes bioniques et mes verres Essilor Varilux j’arrivais pas à lire. C’est vous dire si c’était petit. J’ai donc pris la loupe mais ce n’était pas encore assez. Alors j’ai pris les jumelles mais ce n’était pas encore assez. Alors j’ai pris une photo et j’ai agrandi 1000 fois … mais c’était pas encore assez. Alors, je suis allé voir mon voisin du dessus, Grichka B. … qu’il s’appelle mon voisin du dessus. Il habite avec son frère … Igor B. Et tous les deux ils travaillent à l’observatoire gastronomique des étoiles de la galaxie de presque tout l’univers parce qu’il y a une partie de l’univers qu’ils ne peuvent plus observer depuis que Grichka il a fait tomber son Coca dans le périscope et ça a tout oxydé le bas de la lentille et maintenant on voit plus rien dans cette partie. Grichka il est sympa, il a pris mon règlement de mon collector et il va déchiffrer les tous petits caractères avec son télescope.

Mais revenons sur les deux failles que j’ai repérées. D’abord, je dois faire des achats uniquement dans le même magasin. C’est quand même dingue, non … vous ne trouvez pas ? Combien de paquets de nouilles et de saucissons fleury michton je vais être obligé d’acheter pour avoir le droit d’acheter mon super sac à dos avec ma grosse réduc’ rien que pour moi ? Du coup, je vais acheter plus que je n’ai besoin juste pour avoir les petites pastilles autocollantes. Me voilà engagé dans une frénésie consumériste, courant dans les rayons avec mon panier à roulettes, choppant des trucs au passage juste pour faire augmenter le ticket de caisse et recevoir plein de petites pastilles autocollantes. Et c’est comme ça que je suis rentré chez moi avec un baba au rhum allégé et sans gluten, un seau de cornichons, une palette de brique de lait pasteurisé, un bidon de surimi, un fer à friser, 4 paires de pantoufles Reine des Neiges, un tube de mayonnaise râpée et 3 sacs de nourriture pour attirer les ours polaires.  Mais je m’en fou, j’ai terminé ma collec’ ! Enfin bref, le grand magasin il a réussi à faire de la survente

Mais c’est pas tout ça, il en où le Grichka avec le règlement de mon collector ? Bein, en fait avec son télescope  c’était pas encre assez alors il a bidouillé, mais ne me demandez pas comment, un truc pour coupler Hubble avec son télescope à lui et là … c’était bon il a réussi à lire les petits caractères du règlement du collector de la grande distribution. Et c’était écrit que le sac à dos vachement super trop bien qu’il est, il est fabriqué à Rasoolpur, quelque part loin dans le monde là-bas, par des mains expertes recrutées spécialement dès leur plus jeune âge. Que le sac il coûte 3 euros et 25 centimes à fabriquer et que dans sa très grande bonté généreuse, Gégé l’achète 4 euros et 80 centimes auxquels il faut rajouter 2 euros et 38 centimes pour le mazout du cargos qui fait voyager le super sac à dos. Donc au total le méga sac super trop bien, il coûte 7 euros et 18 centimes. Et moi, j’aurai le droit de l’acheter 19 euros et 99 centimes si je complète bien ma collec’.

« Heuuu attend …. y a comme un truc qui déconne … là. Quand tu paies ton super sac qu’il est méga bien tout ça … t’as pas l’impression que ton Gégé il fait 3 fois la culbute ? Hein ? Du coup … ta réduction … c’est pas un peu du bidon ?  »

« Mais non, t’y connais rien. Pisqu’il te dis … que le sac à dos … sans la reduc’ … il coûte … 80 euros ! Tu vois bien qu’à 19 euros 99 c’est une méga réduc de la mort qui tue ! »

« Mouais … tu m’enlèveras pas de l’idée que ta réduc’ … elle quand même un peu … bidonnée »

Enfin bref, ce principe du client capté, de la survente et de la fausse réduction n’est pas une idée de génie d’une start’up de la Silicon Valley. Souvenez-vous d’il y a … fiouuuuu ….. très longtemps. On achetait des paquets de nouilles et on découpait les points « Chèque Chic » qu’on mettait dans une boîte en fer sur la cheminée. Et quand on avait 20 points chèque chic, on pouvait acheter l’affiche de la cuisinière à mettre dans la cuisine. Comme ça on payait nous-même la publicité pour les nouilles ! Mais siiiii souvenez-vous, c’était une célèbre marque de nouilles dont le slogan disait « Des nouilles heuuu des nouilles heuuuu oui mais des …. Lustucru ! » ha ha vous voyez que ça vous revient !

Donc cette carabistouille du super sac à dos qu’il est trop bien même pas cher avec ma collec’ … c’est du réchauffé et pis c’est tout !

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As-tu lu ton … horoscope ?

Vous le savez car vous l’avez entendu partout : le big data, les algorithmes, l’intelligence artificielle machin tout ça vont révolutionner notre façon de vivre. Et c’est déjà le cas sur internet où les google, facebook et autre amazon vous présentent des contenus publicitaires adaptés à vos envies. Hé oui, vous visitez le site de LCI et paf l’écran est maculé de petites vignettes faisant la pub pour des chaussures talon haut taille 36. N’allez pas croire que LCI se reconvertit dans la maroquinerie. C’est juste que, hier soir, vous avez entré la requête suivante dans votre moteur de recherche : « je voudrais les mêmes souliers que cendrillon et le prince charmant qui va avec« . Et finalement vous avez visité le site sarenza.com …

Notez bien que ça marche aussi avec les batteries de cuisine, les bagnoles, les pots de peintures, le jambon, les mouliplexeurs à autoturbine décentrée etc … etc …

Voyez-vous, moi je suis plutôt du genre à faire des recherches sur le matériel photo. Alors quand je vais sur le site de LCI … ha non, ça c’est pas possible. Donc quand je vais sur un autre site que celui de LCI, paf, l’écran est maculé d’objectifs … Nikon ! Hé oui, reconnaissez que c’est puissant l’intelligence artificielle. Houuuuuuuu qu’est-ce qu’il faut comme intelligence pour programmer un algorithme du genre : si visite du site sarenza.com alors pourrir l’écran avec des godasses plein partout ! Puréeeee mais j’y suis, je vais me faire recruter par google pour programmer ses algorithmes.

Bref, voici ma propre expérience de ce matin. Je vais donc sur le site de Météo France et voici mes pubs personnalisées de l’intelligence artificielle des algorithmes (je vous jure que c’est une vraie capture écran de ce matin) :

Alors j’ai cherché à comprendre le sens. Béh oui, je suis comme ça moi : j’ai besoin de comprendre. Et j’ai fini par comprendre car c’était finalement assez simple. L’algorithme m’a présenté des pubs qui font sens une fois assemblées. Et ce sens c’est … mon horoscope évidemment ! Laissez tomber les étoiles, les constellations, les Jupiter dans Saturne avec la lune en petite orbite, tout ça c’est du grand n’importe quoi. Les algorithmes de Google sont bien plus pertinents quand il s’agit de prédire l’avenir.

Bon, comme je vous imagine un tantinet sceptique, voici la traduction évidente de mon horoscope de ce matin :

Alors, c’était évident, non ?

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Comment j’ai réglé mon avis de second acompte 2017 en ligne

Bon, vous l’avez compris, je vais vous narrer comment je viens de régler mon 2ieme tiers provisionnel directement par internet. Oui, l’administration publique a changé la sémantique mais « second acompte 2017 » c’est la dénomination d’aujourd’hui de ce que la même administration publique appelait autrefois « 2ieme tiers provisionnel ». Je ne sais pas si c’est plus … tendance … mais bon, c’est comme cela qu’il faut dire aujourd’hui.

Hé oui, il faut se mettre au goût du jour. Et se mettre au goût du jour, ça ne me fait pas peur, moi ! Je suis de ceux qui se sont promis de ne jamais vieillir, de ne jamais tomber dans la facilité de ces vieux qui, progressivement tombent dans le … « c’était mieux avant !« . Parce que … si on y réfléchi vraiment bien … bein … c’est pas vrai, c’était pas mieux avant … c’était … c’était … bein c’était comme ça devait être à chaque époque. Mais franchement il n’y a pas de quoi regretter le passé.

Regardez, moi par exemple, je suis né en … bon, disons, il y a quelques temps. Hé bein, j’étais encore tout bambin sachant à peine marcher et parler que sortait le 1er épisode de la guerre des étoiles, ha ha ! Ca claque ça, hein ! donc je pourrais me dire « ho bein oui alors, c’était mieux avant !« . Sauf que le 1er épisode, c’était en fait le 4 et qu’il faudra attendre 22 ans pour avoir le numéro 1. Alors ? hein ? C’était vraiment mieux avant ?

Pis attendez, c’est pas tout. J’ai du attendre d’avoir 11 ans pour toucher mon 1er computeur ! Et alors attention, c’était l’époque du plan informatique pour tous de Fabius alors 1er ministre. C’était l’époque du … MO5 de Thomson. Fabrication 100% française et un slogan en béton : « Apprendre l’informatique à nos enfants, c’est les préparer aux emplois de demain…Pour nous, la France avance « . Bon moi, j’avais un papa en avance sur son temps alors il m’a dégoté un … TO9 du même Thomson évidement. Ho purée qu’il était chouette mon computeur … comme dans le film « Wargames » sorti en 1983. Bon, quand je disais que mon rêve c’était d’avoir un terminal plutôt qu’un computeur isolé … tout le monde rigolait et me prenait pour un … un … gamin un peu illuminé. Un terminal c’est un ordinateur connecté à plein d’autres ordinateurs pour pouvoir communiquer avec beaucoup d’autres passionnés d’informatique. Un peu comme … internet finalement … alors oui, je devais être illuminé au début des années 80 🙂

Bref, regardez comme il était chouette mon TO9. Avec lui j’ai découvert la programmation. Pour faire une addition de 2 chiffres il me fallait suer sang et eaux pendant 3 jours de codage acharné pour finalement afficher, 2 + 3 = 5 ! Ha ha C’est donc vrai que c’était mieux … avant ? Aujourd’hui, Microsoft me donne Visual Studio.Net qui me permet d’assembler en 2 clics des briques logiciel qui m’affichent toutes les fonctionnalités d’un logiciel plus puissant que n’importe quel applicatif ultra basic que j’aurais mis 6 mois à développer … et avec plein de bugs ! Et à l’époque du TO9, il fallait acheter le journal « hebdogiciel » pour récupérer des lignes et des lignes de codes que je devais retaper une à une pendant des heures et des heures. Alors qu’aujourd’hui je vais sur les bons sites et hop … copier/coller … en 2 secondes c’est fait ! Alors ? c’était vraiment mieux avant ? Et attendez, ce n’est pas tout. Mon TO9 … il n’avait pas de … disque dur ! rien que des disquettes dont la taille s’exprimait en Kilo octets ! Et attention 128 Ko, c’était un monstre ! Aujourd’hui on met dans notre poche une clé USB de plusieurs Giga, un disque dur amovible de plusieurs … Téra ! Alors c’était vraiment mieux avant ? Hum … l’époque du « 3615 code qui n’en veut » sur le minitel, c’était mieux ? hein ?

Et encore, je ne vous ai pas parlé du célèbre … WalkMan :

Franchement, il est pas chouette, hein ? Avec les cassettes qu’il fallait introduire par la porte avant … avant de se rendre compte que c’était pas le bon côté ! Que la chanson que tu voulais écouter elle était de l’autre côté … tout au début. Alors évidemment tu pouvais appuyer sur le bouton « Rewind » mais … ça bouffait les piles à vitesse grand V. Alors si, comme moi, tu étais à l’internat sans possibilité d’aller racheter des piles bein … t’avais pas d’autre choix : tu faisais le « Rewind » méthode artisanale ! à la main ! Si si … avec un crayon à papier que tu enfilais dans un des deux rouleaux de la cassette et zou … tu faisais tourner la cassette autour du crayon pendant … pendant … pendant … fiouuuuu 3 plombes. Tout le monde faisait ça au dortoir le soir avant l’extinction des lumières. Du coup, il y a avait un bruit de fond de … SouiSouiSouiSoui !

Et bout de 3 plombes … fier de ton exploit, tu remettais la cassette dans le walkman pour te rendre compte que … bein non finalement, c’était bien de l’autre côté ! Un peu comme les 3 sens de la clé USB d’aujourd’hui : je branche ma clé … ha mince, non, c’est dans l’autre sens … ha bein non finalement c’était bien dans l’autre sens 🙂 Alors c’était vraiment mieux avant, hein ? Ipod ou … cassette à bande ? hein ? C’était vraiment mieux avant ?

Bon, pour en finir avec tous ceux qui nous serinent les oreilles du « c’était mieux avant !« , je les achève avec cette étude très sérieuse et surtout très scientifique de l’INSEE. Oui, oui, je vous parle bien de l’institut national de la statistique et des études économiques. Lisez bien, le résultat de l’étude est résumé ici « Le rythme de l’inflation atteint au cours des 15 dernières années (+1,4%) est ainsi inférieur à celui des quinze années précédentes (+2,1% entre 1986 et 2001), pourtant marquées par un contre-choc pétrolier et des baisses de TVA. « . En clair, pour ceux qui n’auraient pas compris : il y a moins d’augmentation depuis qu’on est passé à l’euros qu’avant ! Ha … ils disent quoi maintenant ceux qui nous bassinent avec leur « c’était mieux avant ! » ? Et le coup des patates qui coûtent plus cher à cause de l’euros c’est … une fake news.

Mais bon, revenons à nos moutons puisque je voulais vous parler de … mon 2ieme tiers provisionnel. Voyez-vous, j’ai entré « hache té té pé esse tou poyent slache slache dabeul you, dabeul you, dabeul you, poyent impots poyent gouv poyent héf air« . Puis j’ai entré mon code top secret que je suis le seul à connaître. J’ai cliqué sur « Payer en ligne mes impôts ». J’ai validé le montant et zou … c’est fait ! Montre en main, moins de 2 minutes. Alors ? hein ? c’était mieux quand il fallait rédiger son chèque à la main en se demandant si 15 millions ça prend un « S » à la fin ou pas. Puis trouver une enveloppe. Ensuite prendre sa bagnole et se rendre au trésor public pour poireauter 3 plombes avant que le numéro de votre ticket coïncide avec l’afficheur rouge du bureau du receveur des impôts. Lui tendre la dite enveloppe et attendre qu’il vous remercie au nom de la France avec son sourire administratif et ses petits ronds de cuir cousus aux coudes de sa veste pour en éviter l’usure. Ha ha, Hein ? alors, c’était mieux avant ? hum ?

Bon, il me reste quand même une question. Voyez-vous, tous les services publics sont engagés dans la « Dé-Ma-Té-Ria-Li-Sa-Tion ». Mais beaucoup de français souhaitent tout de même conserver la réception papier des documents. Je fais partie de ceux-là. Donc l’administration fait tout pour inciter les usagers à « consentir » à la dématérialisation totale. Mais nous sommes nombreux à résister. La simple question « Consentez-vous à ne plus recevoir votre avis d’imposition en version papier ? Oui – Non » ne marche plus car tout le monde répond « non ». Il lui faut donc trouver des trésors sémantiques pour nous emberlificoter le truc. Et cela donne la fenêtre pop’up qui s’est affichée quand je me suis connecté sur impots.gouv.fr :

Regardez-bien : pas de question « oui – non » mais plutôt un truc tarabiscoté qui ne te donne pas d’autre choix que de valider le fameux « consentement ». Il n’y a pas de bouton « annuler » ou « invalider » … non, il n’y a qu’un seul bouton « valider » . HAAAaaaarggghhh moi je ne veux surtout pas … et là, le réflexe du geek … je clique sur la petite croix en haut à droite de la fenêtre ! BAAAAAMMMM dans ta face le « consentement » … la fenêtre disparu, je peux continuer tranquilou sans avoir validé 😉

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Je construis le R2-D2 d’Altaya

Bon, ce n’est pas un billet comme les autres. Ici pas de longue histoire habilement détournée d’un fait divers puisqu’on est au printemps 😉 Vous savez, le genre d’aventure que je viens de vivre mais que je caricature un peu, ce que j’appelle ma « réalité augmentée ». Ici vous trouverez le post que j’actualiserai régulièrement au fur et à mesure de la construction de … R2-D2 ! Hé oui, pour tenir compagnie au Dark Vador et au maître Yoda qui trônent dans mon atelier, il me fallait le célèbre droïde astromécano R2-D2. Mais attention, pas n’importe lequel, celui proposé par altaya. Le concept classique de l’abonnement mensuel appliqué au célèbre droïde de la saga star wars.

Voyez-vous, je suis abonné depuis le … 16 janvier 2017 … allez savoir pourquoi … pile cette date 😉  et j’ai commencé à recevoir les 1er numéros … En Marche! … pardon, je voulais dire … en mars 😉 Chaque mois, je reçois 3 numéros avec différentes pièces à monter moi-même. Et si tout va bien, dans 100 numéros, soit début février … 2019 j’aurai terminé 😉

Celui-ci est à l’échelle 1/2, je ne vais donc pas rivaliser avec les geek qui construisent leur R2-D2 au sein du « R2-D2 Builders Club » et ce n’est pas du tout mon intention. J’ai juste envie de me faire plaisir en assemblant moi-même toutes les pièces de R2-D2. Du coup je mettrai régulièrement à jour cet article jusqu’au début 2019. Et je vous raconterai, par exemple, la galère d’un astigmate qui doit manipuler des vis de 2 mm.

Du coup, vraisemblablement sans le savoir, Altaya avec son R2-D2 propose un test d’astigmatisme : quand tu essaies de mettre la vis de 2mm dans l’écrou et que, même avec tes lunettes, tu tires la langue, tu te tortilles sur ton tabouret, tu tournes la tête dans tous les sens, que tu jettes des « screugneugneu » à tout bout de champs et qu’à la fin, la vis tombe à côté de l’écrou bein … il est temps de retourner chez l’ophtalmo 😀 Bon, allez, je vais faire mon psychologue de base : c’est ce qu’on appelle un « apprentissage vicariant » 😉

News du 12/11/2017

News du 29/07/2017

News du 14/04/2017

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Quelques liens :

La collection Altaya : http://www.altaya.fr/modelisme/collection-maquette-r2d2

Génération Jedi sur France Info : http://jedi.franceinfo.fr

Interview Alexandre Orion : jediisme

J’ai trouvé THE meilleure recette du muffin au chocolat comme chez starbucks

Bon, c’était un dimanche matin, il n’y a pas très longtemps, voilà que me prend l’envie de faire des muffins au chocolat. Allez savoir pourquoi ? Ca me prend comme ça c’est tout. Ou peut être … oui, la veille j’avais regardé ce film tordant. Celui ou Max fait écouter une conversation totalement sans intérêt à un aréopage d’agents secret. Eh bien dans cette conversation de prétendu criminels russes, il est question de … « moh fine ». Oui, oui, vous avez bien lu. Ecoutez bien la prononciation sur l’extrait du film :

Bref, ça a du agir sur moi de manière subliminale et me voilà avec une envie de faire des muffins au chocolat. Je vais donc sur le net chercher une recette de muffin au chocolat. Et le 1er endroit où je vais, c’est sur croquonslavie.fr bein oui, comme ça je cumule des points tout ça 😉

Donc je tombe sur cette recette (https://www.croquonslavie.fr/cuisine/recettes/recette-muffins-au-chocolat) très facile, rapide, en plus les photos ont l’air chouette. Allez, bingo, je me lance. Je fais tout bien comme c’est écrit. Je respecte au milligramme près les doses de chaque ingrédient … bref … j’assure.

Hop au four préchauffé thermostat 210 degrés comme c’est écrit. Et 20 minutes plus tard … tadaaaaaa :

20170212_muffinchocolat

Alors ? pas mal hein ? Comme sur la photo du site de Nestlé ! Pas peu fier le gars. Allez, je les laisse refroidir tranquilou. J’en mangerai un demain matin avec mon p’tit café.

Bon, je vais direct au lendemain matin. Je prends un muffin … mince, il m’échappe des doigts … toc fait-il en tombant sur la table. Toc ? un … toc d’un objet dur contre un autre objet dur … tiens, étrange … un muffin c’est … tendre !

Bon, je le porte à ma bouche et … hééeeeeeee mais il est super … dur ! Comment c’est possible ? Un muffin, c’est tout mou normalement ! Bon, je ne me laisse pas attendrir. Je prends un couteau et je le coupe en deux. Chrak … mince, j’ai pété la lame du couteau ! oh oh screugneugneu … je prends le couteau à pain. Vous savez, ce grand couteau avec des dents qui vous couperaient un rosbeef congelé sans problème. Schrink, schrank … schrink, schrank … la lame ne rentre pas d’un moindre micron dans le muffin ! je regarde … mince la lame est usée, bouffée jusqu’à la moelle sur 10 cm ! non de non … c’est pas un muffin qui va me résister tout de même … je sors l’égoïne, celle que j’ai utilisée pour couper mes lames de lambris. Schkrouichhhh …. tordue, j’ai réussi à tordre la lame ! Cré vingt schtroumph de bougre d’andouille de …. je descends chez le voisin lui demander sa tronçonneuse husqvarna.

Je reviens dans ma cuisine, je démarre l’engin … vrouuummm … VLAAAACKkkkkkkkk … et mince, je vais devoir racheter une tronçonneuse au voisin ….

Et vous avez compris que la recette du site Croquonslavie.fr ne vous intéressera que si vous recherchez un muffin dur comme roc ! Non non, ne vous méprenez pas,  on peut en avoir besoin … pour … heuuu … heuuu … bein tiens … c’est une recette utile pour les partisans FN qui vont à manif. Hé oui, se pointer avec une batte de base-ball … ça se remarque. Alors que là … « non non, monsieur l’agent, ce ne sont que des Muffins au chocolat que j’apporte à ma mère grand ». Une fois sur place le muffin devient un projectile capable de péter n’importe quel pare-brise ou vitrine de la société générale même en verre blindé 😉

Bon, autant le dire, ma « Muffin Experiment » était une réussite esthétique mais une catastrophe gustative. De jolies photos mais au goûtage … la texture parpaing aurait eu raison de n’importe quel dentier à mémé. La preuve le muffin a pété la tronçonneuse husqvarna du voisin …

Bon, je n’allais tout de même pas rester sur un échec. Je suis donc parti à la recherche d’une recette plus … moelleuse … plus … aérée disons. Et je l’ai trouvée !

20170226_muffinchocolat

J’ai goûté … à se taper le luc par terre sur 300 kilomètres. Je pense que sans le savoir, je suis tombé sur la recette secrète du muffin au chocolat de Starbucks. Le même, aussi moelleux, aussi aéré, bref la perfection faite Muffin ! Bon, il me reste juste un dernier petit réglage à faire. Voyez-vous, sur la photo, les muffins sont dans le moule car … ils refusent d’en sortir !

Hé oui, je comprends mieux maintenant pourquoi chez Starbucks la base du Muffin est dans un petit papier tout collé … c’est pour éviter de vendre le moule avec ! Il me reste donc a trouver des petits papiers à Muffin au chocolat.
Et pour les 5 qui reste bein … je les mangerai à la petite cuillère directement dans le moule 😉

Du coup, j’ai fait comme à la TV : l’appel à un ami.

« Heu oui, c’est Bebel … dis, tu saurais pas où je peux trouver des petits papiers à muffin pour éviter que le muffin colle au fond du moule … hein ? »

« Ha oui, tu veux dire … des caissettes à muffin ! »

« Non, non, je ne veux pas une caisse de muffin. Je veux les faire moi-même. Je veux juste le p’tit papier qui va autour »

« Oui, c’est bien ce que je dis … ton p’tit papier comme tu dis … ça s’appelle … une caissette à muffin »

« Heuuu ha bon … attends j’essaie dans mon moteur de recherche search.lilo.org … haaaa mais oui dis-donc, il y en a plein … même des avec la tronche de Dark-Vador ! »

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Bon allez, je ne vais pas vous faire saliver plus longtemps. Comme je suis du genre sympa, je vais partager ici la recette. Et comme il faut toujours rendre à César ce qui lui appartient … tiens, mais oui au fait … il n’est plus de ce monde, César … pourquoi on devrait lui redonner des trucs qui ne lui appartiennent de toute façon pas ? Bon, bref, voici le blog où j’ai trouvé cette recette : Je cuisine, tu cuisines

Ingrédients (pour 6 muffins) :
– 35g de cacao en poudre non sucré (type Van Houten)
– 95g de sucre en poudre
– 85g de farine
– 75g de lait (demi-écrémé pour moi)
– 75g de beurre (salé pour moi)
– 2 oeufs
– 3/4 cc de levure chimique
– 1/4 cc de bicarbonate de soude

Option si vous voulez customiser vos muffins au chocolat
– 70g de pépites de chocolat (pour moi, ces fameuses pépites carrées qui ne fondent pas).

Au boulot :

Préchauffer le four à 180°C (th.6).
Dans un saladier, mélanger les oeufs, le cacao en poudre, le sucre, le lait et le beurre fondu.
Ajouter la farine et mélanger de nouveau.

Si vous avez retenu l’option « pépites de chocolat » c’est maintenant : Ajouter les pépites de chocolat (pour éviter qu’elles tombent au fond du moule, on peut les mettre au congélateur pendant 1/4 d’heure). Remuer.

Ajouter la levure et le bicarbonate de soude. Bien mélanger.
Mettre les caissettes à muffin dans les moules
Verser la préparation dans les caissettes à muffins; les remplir aux 3/4.
Enfourner environ 30 minutes, à 180°C.

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire😉

Métiers en tension … sion, sion

Vous avez certainement entendu parler des métiers en tension. Non, non, ce ne sont pas les ouvriers qui fabriquent les élastiques qui entourent les paquets de lettres de mon facteur ; ni même les koutchouques extensibles pour faire du saut à l’élastique au dessus des gorges du Verdon.

Non, non, rien de tout cela. En fait, souvenez-vous. C’était en 2003. Le ministre du travail de l’époque s’appelait … François Fillion. Et il était interviewé sur France Inter. Pour lui, il y avait en France, à cette époque, 100 000 emplois non pourvus ! En clair, les entreprises peinaient à recruter alors même que les fichiers de l’ANPE – hé oui, en 2003, Pôle emploi n’existait pas encore – étaient plein à craquer. Alors il s’est pris à rêver que l’arithmétique suffirait. 2 millions de chômeurs et 100 000 emplois non pourvus : c’est pourtant simple de mettre 100 000 demandeurs d’emploi sur ces postes … fichtre diantre !

On allait donc créer l’O-R-E : l’offre raisonnable d’emploi. Et il allait voir ce qu’il allait voir … non de diou ! Comment on allait mater ces fainéants de chômeur qui ne veulent pas aller bosser. Tu refuses ma ch’tite offre raisonnable d’emploi ? PAF, je te radie et j’te sucre tes alloc … non mais sans blague …

Bein oui, seulement voilà, cette méthode s’appelle … l’A-Dé-Qua-Tio-Nnisme et l’adéquationnisme … ça ne marche pas, tout le monde le sait !

Bon, en 2017, soit 14 ans plus tard, et après être passé par toutes les estimations les plus folles les unes que les autres, 300 000 par ci, 200 000 par là et hop 500 000 pour les plus forts en gueule … bref, plus personne ne croit en cette histoire d’emploi non pourvus. Les dynamiques du marché du travail sont bien plus complexes que cette explication simpliste.

Mais là n’est pas l’objet de mon propos. Si non ce serait trop simple.

Voyez-vous, je me suis dit … oui, parce que je me parle souvent … donc je me demandais : « recruter une personne est donc si difficile aujourd’hui qu’on soit obligé de recruter … sa femme ou même … ses enfants pas encore diplômés ? »

Bon, mettons-nous dans la peau du recruteur et recherchons un plombier … non … un électricien … heuu non … disons … un assistant … oui c’est cela, un assistant … parlementaire. Oui, ça c’est très bien car c’est compliqué et les CV ne doivent pas être nombreux. Donc, un métier en tension.

Bon, ok allons-y : direction le site internet de Pôle emploi. On lance une recherche sur le thème parlementaire. Ha oui, on va mettre pour le lieu « Paris ». Bein oui l’Assemblée Nationale est à Paris quand même. Résultat :

20170204_parlementaireparis

Ouf ! A oui, quand même … 1207 CV … 1207 demandeurs d’emploi répondent aux compétences d’assistant parlementaire sur Paris (recherche effectuée le dimanche 4 février 2017). Je serais prêt à parier qu’il y a beaucoup de jeunes sur-diplômés issus des quartiers défavorisés de la région parisienne. Et là, je me dis que je pourrais recruter un petit jeune, ou une petite jeune, qui a besoin d’un p’tit coup de main dans la vie. En tant que député, mon rôle c’est aussi d’aider les français que je représente. Si je recrute l’un de ces 1207 CV, je vais aider une personne qui est certainement dans la galère … je vais faire une bonne action.

Ha oui, mais bon, c’est trop facile. Oui, bien sûr, à Paris, il y a beaucoup de monde. Disons alors que le recruteur est dans sa circonscription, un peu au bout du monde. Une circonscription perdu dans la campagne française … allez heuuu … disons … Commercy ? … heuuu … non … Spincourt … non … Bourges … non … disons … Sablé sur Sarthe ? Allez chiche … regardons ce que le site de Pôle emploi nous propose comme CV d’assistant parlementaire à Sablé sur Sarthe. A coup sûr il n’y en a aucun et je vais devoir recruter ma femme … non de non !

20170204_parlementairesablesursarthe

389 ! Fiouuuuu il y a 389 demandeurs ou demandeuses d’emploi prêts à venir travailler à Sablé sur Sarthe comme assistant parlementaire? Mince … heu non, je veux dire … bon heuuu c’est à dire … enfin …. je recherche quelqu’un qui devra travailler sur … heuuu … un sujet hyper important par rapport à mon programme de député tout ça, mes promesses … heuuu … c’est à dire … bein oui quoi, on va dire que j’ai promis de …. heuu … développer …. bein …. la fabrication des baignoires sur le sol français ! Ha, vous voyez bien que c’est important. Bon, je relance donc une recherche en précisant ma demande et en ajoutant le terme « Baignoire » :

20170204_parlementairebaignoire

Hé bein voilà … le résultat. Dés qu’on cherche un CV, on en trouve pas ! Non mais vous vous rendez-compte. Je cherche un CV assez simple : un assistant parlementaire baignoire, c’est quand même pas la mer à boire … si je peux me permettre. Ha ça c’est bien la France !

Du coup, je vais être obligé de recruter … ma femme ! Alors que franchement, j’avais tellement envie de donner sa chance à un jeune, ou une jeune, qui débute dans la vie professionnelle. Franchement, si c’est pas triste d’en être obligé à recruter sa propre épouse. Hein, je vous prends à témoins tout de même !

Et vous verrez que dans 6 mois, quand j’aurai besoin de recruter un avocat … j’en trouverai pas et je devrai, par la force des choses … recruter mes propres enfants. Franchement, on ne peut compter que sur sa famille dans ce pays.

Attaché parlementaire est un métier en tension … c’est pour cela que les députés sont obligés de recruter leur épouse ou leurs enfants … et pis c’est tout !

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire😉

Comment les énarques nous pourrissent la vie

Je préfère prévenir d’emblée, cet article va livrer quelques réflexions peu amènes à l’encontre des titulaires d’un parchemin de l’école nationale d’administration. Oui, quand les experts des certifications professionnelles parlent diplômes, ils parlent de « parchemins ». Mais voilà un langage que nos éminences dirigeantes délaissent puisqu’il s’agit d’un langage de professionnels. Un langage d’expert. Et l’expertise, la maîtrise d’un sujet, c’est tout ce que l’énarque exècre. Et je vais vous expliquer le pourquoi à partir d’un exemple de notre vie courante : le ticket restaurant.

Quel lien, me demanderez-vous, entre mon ticket restaurant que j’utilise régulièrement dans mon Simply Market, mon Franprix ou mon super U et l’énarque qui est si loin de moi ? En lisant cet article, vous allez comprendre.

Allez, maintenant, je me fais plaisir. Voyez-vous, Coluche avait ses têtes de Turcs. En l’occurrence les flics et les sportifs. Souvenez-vous, dans un de ses sketchs il utilisait cette insulte « Hé Sportif, va ! ». Hé bien, avec cet article je vais essayer de populariser l’insulte : « Hé tête d’énarque, va ! » 😉

Ha oui, juste pour que le lecteur ne se m’éprenne pas. Je ne parle pas dans le vide, j’écris en connaissance de cause. Je connais parfaitement la fonction publique et je vis chaque jour au contact des individus qui ont été formatés par cette école.

Bon, commençons la taille du costard. Voyez-vous, jusqu’ici nous avions le mécanisme du ticket restaurant. En clair, tu n’as pas de cantine dans ton entreprise. Ou bien tu ne souhaites pas profiter du restaurant d’entreprise. Du coup, ton entreprise te permet d’accéder au ticket restaurant. Tu achètes ton ticket 3.57 euros et il a une valeur faciale de 8.93 euros. La différence, c’est ton entreprise qui la verse. Comme c’est expliqué sur le site du ticket restaurant, c’est « un avantage social massivement plébiscité par les employeurs et leurs salariés »

Mais cet avantage à tout de même quelques revers. L’administration, dans sa grande bonté, a édicté des … règles ! Hé oui, tout le monde sait que la commission européenne règle tout de notre vie : de la courbure de la banane à la texture du poil de la brosse à chiotte. Hé bien, en France, nous avons aussi nos spécialistes de la règle. Et je vous le donne en mille, Emile : ceux qui sont tout en haut de l’organigramme des rédacteurs de règles ce sont … les énarques ! Bingo poil au dos, voici le décor planté.

Bref, nous avons donc nos tickets restaurant en poche. « Quoi que c’est donc qu’on peut n’en faire ? » vous demandez-vous certainement.

ticketrestaurant

Evidemment, je peux aller au restaurant et payer l’aubergiste avec. Sous réserve évidemment que le tavernier les accepte. Mais il faut reconnaître qu’en France, c’est quasiment toutes les gargotes qui affichent le petit logo qui va bien.

Mais je peux également régler mes achats de nourriture à l’épicerie avec mon ticket restaurant. Peu importe que ce soit une grande épicerie démesurée genre « Mammouth » (spéciale dédicace à A. Jupé qui ne savait pas que Prisunic avait fait long feu) ou une épicerie de taille traditionnelle.

Je peux également faire preuve de générosité et donner mon ticket restaurant à une association pour nourrir les personnes qui en ont le plus besoin en étant certain que ma donation ira bien pour de la nourriture … dés fois que mes dons servent à engraisser les huiles d’une association … mais cela n’arrive jamais évidemment si l’on se souvient de feu monsieur Crozemarie.

Bon, grosso modo, voilà ce que je peux faire de mon ticket restaurant. Mais en disant cela, je n’ai pas donné les règles d‘utilisation. Bein oui, ce serait trop simple. Il faut quand même que nos énarques introduisent de la complexité si non, ce ne serait pas rigolo.

Par exemple, il faut pas moins de 15 articles du code du travail pour en préciser l’usage. Et je ne vous donne pas le nombre de décrets d’application.

Comme je n’aime pas avancer des éléments sans les étayer (hé oui, je ne suis pas un diffuseur de fausse information sur facebook), voici un exemple de règle :

« La consommation du repas, ou l’achat de préparations alimentaires, au règlement duquel le titre est consacré doit être effectué au cours d’une journée de travail du salarié, généralement pendant la pause accordée au salarié par le contrat de travail pour sa restauration »

En clair, tu passes à la caisse de ton prisunic (spéciale dédicace tout ça …à un candidat de la primaire à droite ho ! mais j’y pense … il a fait l’ENA lui !) à 19h00 PAF ! le caissier doit refuser car ce n’est pas ta pause accordée par ton boss. Mais comment le caissier peut le savoir, hein ? Que c’est pas ta pause casse-croûte ? hein ? Du coup le caissier il accepte car il ne va pas se prendre la tête à te demander tes horaires de travail.

Bon, vous l’avez compris c’est comme ça pour quasiment toutes les règles édictées par nos têtes d’énarque. Ces gentils gugusses qui ont fait l’école nationale d’administration. Ils ont appris à … gérer. Donc … ils gèrent … et en bons gestionnaires administratifs, ils édictent des règles inapplicables qui ne seront évidemment … pas appliquées.

Alors ça donne quoi au final ? Bein ça donne mon passage en caisse hier soir. Avec mon ticket restaurant j’ai réglé : un sachet de 3 carottes, une barquette de tomates cerise espagnoles, un bocal de sauce tartare … jusque-là tout va bien (enfin presque car ce n’est pas du plat cuisiné ou du sandwich mais bon) … et j’ai aussi réglé … un flacon de gel douche, un bidon de produit vaisselle et un p’tit père Noël qui fait bip-bip et qui clignote fabriqué en France car oui c’est bientôt Noël mais j’ai l’impression que je me suis fait avoir car à ce prix-là j’ai vraiment des doutes sur l’origine de la fabrication …

Et on fait tous ça ! C’est pour ça que ça a fini par mettre nos gentilles têtes blondes d’énarques en pétard. Je les vois d’ici « Screugneugneu de screugneugneu … ils respectent pas nos règles alors ça va barder ! »

Ici, il y avait deux possibilités :

  • Hypothèse 1 : les têtes d’énarques reconnaissent qu’ils ont pondu des règles inapplicables. Ils font amende honorable et ferment les yeux. Ou mieux, ils retirent leurs règles.
  • Hypothèse 2 : les têtes d’énarques ajoutent un étage au mille feuilles inapplicable et complexifient encore un peu plus le bouzin.

Alors ? A votre avis ? Ils ont fait quoi nos experts de la pensée unique ? Hein ?  bingo, vous avez trouvé : ils ont complexifié le bouzin. Dit autrement ils ont merdoyé encore plus.

Et c’est comme cela que nous arrive .. ta tsouinnn … la carte électronique ! Comme ça, plus de ticket papier. Vous réglez le tavernier ou le caissier de prisunic en introduisant la carte dans le lecteur. Et là, tout est contrôlé par la machine : plus moyen de payer un sachet de café car ce n’est pas du mangeable tout de suite, plus moyen d’utiliser plus de 2 tickets par jour, plus moyen de régler un dimanche parce que ce n’est pas un jour travaillé, etc … etc … rien que du bonheur quoi !

Une souplesse qui disparaît au profit d’une rigidité complexifiée du quotidien … vous venez de rentrer dans la pensée de l’énarque … créer des règles et les faire appliquer.

Par contre, pour donner mon ticket restaurant a un SDF … tintin ! Et c’est encore la solidarité qui trinque …

Pour les règles d’usage du ticket restaurant, c’est par ici : http://www.cntr.fr/V2/legislation/tr_utilisation.php

Bref, pour définir l’énarque, je vous propose cette définition : « brillants intellectuellement mais vides professionnellement ».

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire😉