Quand tu pars en mission, fais confiance au plus malin que toi

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉

Cet article est un témoignage à la gloire du bon usage de l’argent public.

Préparer une mission, cela veut dire préparer le contenu du dispositif d’investigation pour réunir les éléments factuels dans l’objectif d’éclairer les questions posées à la mission… ouf ! Mais cela veut dire aussi, organiser les déplacements sur le terrain. Vous avez compris que je ne parlerai pas du 1er point qui est intrinsèquement très ennuyeux. Par contre, je vais m’en donner à coeur joie sur la logistique du déplacement en région. Et préparez vous à lire du lourd, à découvrir des révélations inattendues et surtout à accéder à des informations jamais divulguées sur le fonctionnement des centrales de réservation d’hôtel qui travaillent pour le service public et donc … rémunérées avec votre argent que vous avez donné avec joie au trésor public.

Bref, l’institution pour laquelle je travaille a donc passé ce qu’on appelle un « marché ». Tiens, un jour, il faudra que je vous parle du mécanisme de l’appel d’offre. Ca vaut son pesant de cacahuète. Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à la réservation d’hôtel. Peut-être vous souvenez-vous de cet autre article où je parlais d’un hôtel avec vue mer ? Si non, ce n’est pas grave, je vais vous narrer comment ça fonctionne.

Alors voilà, je me rends sur le site de notre prestataire. C’est l’agence de voyage qui a remporté le « marché ». Pour nous, c’est SBV. Oui on aime bien parler en acronyme. Et ne venez pas me dire que SBV veut dire « Société Bretonne de Volaille » (bruit de poules). Non, non, c’est « Selectour Bleu Voyage ». Dit comme ça, ça claque. Mais attendez de voir le résultat.

Alors, pour commencer, tu cherches partout comment entrer ton identifiant et ton mot de passe parce que l’assistante t’as donné ça mais que sur l’écran SBV bein … y’a pas ! Si si, vous pouvez vérifier : http://www.bleu-voyages.fr/

Bref, pas le choix, faut sortir le manuel PDF de 54 325 pages et essayer de trouver le mode opératoire qui va bien. Bon bref, 3h et demie plus tard, tu as enfin trouvé. Tu fais ta recherche. Genre, je cherche un hôtel à Toulouse pour les nuits du 21 au 22 mars et du 22 au 23 mars 2018. Et POUF il t’affiche la liste des hôtels disponibles sur une jolie carte avec des flèche rouges et vertes. Oui, au prix où on le paie, il a paramétré son logiciel en fonction de nos règles de remboursement des frais de déplacement. Et nos règles sont plutôt draconiennes …  rapport au bon usage de l’argent public tout ça.

A ce moment là, tu tires la tronche. Pourquoi me direz-vous ? Hé bien voyez-vous, bizarrement il n’y a aucune flèche sur le centre ville ! Toutes les flèches sont à l’extérieur de la rocade. Je ne sais pas si vous connaissez la rocade de Toulouse.  Mais on pourrait dire que « La rocade est à Toulouse, ce que le périph est à Paris« . Pour le dire autrement, il n’y a aucune flèche dans les quartiers sympas. Il n’y a des flèches que dans le neuf trois du côté de la Courneuve …genre gîte sympa « chez Jawad Bendaoud ».

Donc, SBV me propose que des hôtels très loin de là où je vais en mission. Alors, histoire de me faire une idée, discrètement … sans que SBV me voie … je prends mon téléphone portable et je fais mine de décrocher mon téléphone.

Moi : « oui … ha c’est toi ! Oui ne quitte pas … »

Et je je me lève pour aller dans le couloir, loin de la vue de SBV. Et là … PAF … je cherche avec mon tel sur tripadvisor … un concurrent de SBV que tout un chacun peut utiliser sans devoir payer très cher un appel d’offre. Bon, moi je dis ça … je dis rien …

Résultat ! Je m’en doutais ! Des hôtels disponibles dans le centre ville de Toulouse … il y en a pléthore ! Et dans nos tarifs des règles budgétaires de la mort qui tue pour bien utiliser l’argent public … il y en a ! La preuve :

Donc, ni une ni deux, je reviens devant mon ordi. Je m’assoie calmement dans mon siège. Je pose tranquillement mes deux bras sur les accoudoirs. Je regarde SBV droit dans les yeux et je lui dis :

Moi : « dis-donc, mon p’tit bonhomme … tu serais pas en train de m’entourlouper ? Hum ? Moi … je souhaite un hôtel au centre ville ! »

Et v’la t’y pas ce qu’il me répond le bougre

SBV : »ha mais mon pauvre monsieur. Vous pensez bien que c’est la toute première recherche que j’ai faite en priorité numéro 1. Mais voyez-vous, justement du 22 mars au 23 mars, à Toulouse c’est la Cassauce2018 … vous savez bien … la grande conférence mondiale de l’assaisonnement bio du cassoulet de l’ouest toulousain ! Alors vous pensez bien, trouver un hôtel au centre ville à cette date, c’est complet depuis 3 ans déjà ! »

Moi : « la … la Cassauce2018 ? … vous êtes certain ? »

SBV : « un peu mon n’veu ! Et si vous trouvez quelqu’un qui prétend vous vendre une chambre alors je vous fiche mon billet que c’est une arnaque à la carte bleue : vous réservez la chambre et quand vous arrivez sur place … POUF … pas d’hôtel … c’était du bidon ! Ha combien de clients se sont fait avoir comme ça ! »

Moi : « Mouais … » genre pas très convaincu

Mais bon, je n’ai pas vraiment le choix puisque je dois faire mes réservations avec SBV pour le bon usage de l’argent public tout ça.

SBV :  » bon alors, je vous ai trouvé un magnifique package premium, petit déjeuner inclus, pour vos deux nuits à Toulouse. Un hôtel remarquable que je vous recommande fortement … j’y ai moi-même séjourné pour mes vacances l’été dernier. C’était vraiment de très très belles prestations. Je vous fais cette réservation ? Attention il faut répondre vite car les chambres partent à très grandes vitesse … vous pensez une telle qualité »

Bref, je n’ai guère le choix. J’accepte ce « package premium avec petit déjeuner inclus« .

Nous voici au 21 mars. Après une journée éreintante, harassante, exténuante, fatigante, abrutissante, fastidieuse, usante, assommante … distrayante, captivante … ha zut, ça c’est les antonymes. Oui, j’aime bien utiliser le dictionnaire des synonymes 😉

Bref, le GPS nous amène devant le super hôtel et son « package premium avec petit déjeuner inclus« . Quand la voiture s’est engagée dans la petite contre allée derrière le carrefour drive, là où’sse que les employés sortent les grosses poubelles façon containers de 2500 litres sur roulettes qui schlinguent le rat mort depuis 3 semaines, et que le GPS annonçait « arrivée à 50 mètres », j’ai cru m’être trompé dans l’adresse de destination. Mais non, il y a avait bien là une grande borne lumineuse avec la marque de l’hôtel et surtout le prix de la chambre pour cette nuit … « 52 euros ». Heuuu hum alors comment dire … SBV me l’a vendue à « 108 euros » quand même ! Qu’il prenne une marge je veux bien mais là … il prend … attendez … je pose 3 et je retiens 2 … 107.69% Ha oui quand même …

Bref, on entre à pas mesurés. Ou, comme on dit dans le nord, on entre « avec les sabots de plomb« . Il y a une dame derrière le comptoir

Moi : « bonjour madame. On a réservé présentement pour deux nuits consécutives dans votre charmant petit établissement campagnard »

La réceptionniste : « Humm … oui effectivement. 2 chambres pour 2 nuits. C’est parfait »

Moi : « Dites … y-a-t-il de quoi se restaurer pour ce soir ? »

La réceptionniste : « Oui, oui tout à fait. Au centre commercial juste là. Vous trouverez plein de restaurants… »

Moi : « très bien. Merci madame. Que la soirée vous soit bonne et parfaite »

On s’en va vers l’ascenseur et quand on est finalement assez éloignés, elle ajoute

La réceptionniste : « Mouahh chouaaa pouaaa n’iou pavlovski dou pouchy 19h30 … hei ! »

Bon, clairement ou pas justement puisque j’ai rien compris, je continue mon chemin. Ça ne doit pas être très important  me dis-je. donc je lui réponds

Moi : « Merci bien pour toutes ces précisions et la bonne soirée à vous, n’oubliez pas d’embrasser le chien et changer l’eau du poisson rouge »

Comme ça, me dis-je, je pense qu’elle aussi n’aura rien compris … hi hi hi 😉

Bien, revenons à notre première impression. Il s’agit de l’hôtel « Montempô Apparthôtel Toulouse Balma ». Alors comment dire, vous avez le terme « Hôtel » dans l’appellation mais … ce n’est pas un hôtel. Voyez-vous, comme la pièce d’environ 7 m2 est équipé d’un meuble cuisine-évier-frigo, cela devient un « apparthôtel » … oui, oui c’est un concept …

Alors, si vous recherchez un coin pour dormir, le moins cher possible, au milieu d’une zone commerciale déserte à la nuit tombée, dans la banlieue la plus sordide d’une grande ville, du style « Formule 1 » pour réfugiés syriens alors … allez y car cet établissement peut correspondre à votre recherche. Mais si vous cherchez un … hôtel avec une chambre tout ce qu’il y a de plus classique alors fuyez à toutes jambes car la déception est au bout de la réservation.

J’arrive à ma chambre, non sans avoir croisé un groupe de 3 grands gaillards façon armoire lorraine, en tenue de chantier, le casque à la main et justement, dans leurs mains, de gigantesques sacs plastiques du centre commercial d’à côté. Sauf celui plus à gauche qui avait dans chaque main, un pack de 96 x 33 cl de Kro et débordant de son sac à dos, deux cubi de 250 litres d’Espicrace le branlou ce petit rouge local au cépage de Léon Millot.

Arrivé à ma chambre disais-je, j’introduis la carte dans le logement prévu à cet effet. Après un … touiiiiiite électronique … la lumière passe au vert et je peux clencher. A peine ai-je ouvert la porte que l’espace chambresque s’offre à moi. Stupeur et interlocation ! Oui, je suis interloqué ou mieux comment dire, je suis … émotionné, presque émoustillé. Tout d’un coup, toute ma vie défile devant mes yeux. Non, je vous rassure, je ne suis pas mort. C’est juste que cette chambre ressemble à celle dans laquelle j’ai dormi il y a de cela … 17 ans en arrière ! Si si, j’ai fait le calcul. Voyez-vous cet hiver là, je me trouvais dans la magnifique bourgade de Verdun dans la Meuse. Et ce jour là, une tempête de neige avait surpris tout le monde jusqu’au plus anciens qui connaissaient pourtant bien la rudesse du climat meusien en hiver. Pas moins de 4 mètres de neige en moins d’une heure. Plus moyen de rouler car il n’y a avait plus de route. Du blanc à perte de vue. Et moi qui devait rentrer à la maison 85 kilomètres plus loin, je me retrouvais bloqué sur place. Ce jour là, dans son immense bonté légendaire, l’afpa organisme de formation, me proposa de dormir dans une chambre de son hébergement. C’est ce que je fis puisque je n’avais pas le choix. D’ailleurs, c’est ce qui me permet de dire aujourd’hui aux plus jeunes … « oui bonhomme … moi … j’ai fait Verdun ! »

Bref, la chambre que j’avais devant moi ressemblait, trait pour trait à un hébergement afpa : même linoléum par terre, même lumière éclatante d’un gigantesque néon au plafond, 5 mètres plus haut pour qu’on ne puisse pas l’atteindre même avec un manche à balai, même table en formica collée contre le mur, même chaise unique en plastique unilever, même armoire en panneaux de particules à 4 sous imitation sapin moche, même grande fenêtre en PVC blanc du sol au plafond, sans rideau pour que toute la rue admire tes abdos chocolats quand il ne te reste que ton caleçon au sortir de la douche et surtout … 2 lits individuels pour ouvriers du BTP collés chacun à son mur. Hé bien vous me croirez … ou pas mais … j’ai senti les larmes à mes yeux. La perception du souvenir était trop forte : « oui … moi … j’ai fait Verdun ! »

Et ce que vous ne voyez pas sur cette photo, c’est le meuble « mini-cuisine » qui contient le célèbre mini-frigo des Apparthôtel. Célèbre car il fait, toute la nuit, un bruit de tractopelle qui rétrograde en première dans la montée de la Côte de Bourmont et crache la fumée noire de mazout … le mini-frigo qui vous pourri bruyamment la nuit.

Ceci posé, ce que vous ne sentez pas non plus, c’est l’odeur du kloug colmaté aux spoutzis que sont en train de préparer les ouvriers moldaves de la chambre d’à côté. Oui, ce sont les 3 grands gaillards que j’ai croisés dans le couloir en arrivant. C’est amusant d’ailleurs, de constater  à quel point les spaghettis bolognaises des ouvriers italiens de l’autre côté ne parvient pas à masquer les relents de Kloug. Hé oui, n’oublions pas que nous sommes dans un apparthôtel et que tout est prévu pour pouvoir préparer sa petite pitance.

Bref, tout cela m’ayant ouvert l’appétit, je décide de rejoindre le centre commercial tout proche comme me l’a indiqué la tenancière de cette cambuse.

C’est vers 19h45 que je suis arrivé sur les lieux de ce qui ressemblait plus à une scène de drame dramatique. Des dizaines et des dizaines de personnes semblaient s’enfuir en poussant devant eux leurs lourds chariots emplis jusqu’à déborder.

« Mon dieu me dis-je… qu’est-ce quoi donc ? Où est donc Ornicar ? est-ce là encore un horrible forfait d’un quelconque décérébré désirant imposer sa chaste vie sans alcool à quelques malandrins souhaitant seulement s’abreuver d’une pinte de houblon au coin d’un bar après une dure journée de labeur ? Mais si c’est le cas … alors … je n’aurai jamais le courage d’un colonel de gendarmerie ! Que faire ? M’enfuir à toutes jambes comme tous ces pousseurs de caddies ? »

C’est alors qu’en marge du flot de chariots à roulettes je perçois un client vautré par terre pour récupérer un paquet de 250 gr de Spaghettis Barilla aux oeufs frais pondus par des poules élevées en plein air. Le paquet était tombé de son chariot alors que les trépidations de sa machine secouaient énergiquement son contenu.

Je m’approche et lui demande

Moi : « Que vous arrive-t-il mon brave ? Pourquoi courrez-vous ainsi ? »

Le type avec son paquet de nouilles : « bein, c’est la fermeture … t’es pas d’ici toi … banane ! si tu sors du parking avant 20h c’est gratuit et après tu paies. Alors on se dépêche … »

Moi : « ha oui … évidemment … sinon, les spaghettis … c’est al dente la cuisson … ok ? »

Je peux donc me diriger gaillardement vers l’entrée du centre commercial. Ha oui mais … ici, en banlieue de Toulouse, nous ne sommes pas à Paris. Et les règles sont différentes. Voyez-vous j’apprends à mes dépends que le centre commercial qui ferme c’est … tout le centre commercial qui ferme même les restaurants ! Et de toute façon plus moyen d’entrer car les volants roulants descendent … inexorablement !

Bon, très bien. Je fais un tour sur moi-même pour constater que la zone commerciale se vide progressivement. La nuit déjà tombée semble maintenant s’écraser au sol et imposer sa noirceur à la tristesse des hangars métalliques au enseignes pourtant fleuries. Conforama par ci, Aubert par là, Sergent Major, Kiko, H&M, Jules, Orange, Norauto, Kiabi, Parking Métro, Cédez le passage, Balma – LaFoufount, Relais Métro-Bus, Z.A. Montredon, etc … quand subitement mon regard est attiré par un cube éclairé différemment. Oui je reconnais intuitivement les couleurs de cette enseigne. Je ne peux pas encore lire le nom mais mon instinct de parisien me dit que c’est un … Burger King ! Une valeur sûr ! Bref, je marche dans sa direction et effectivement après 4h de marche, je peux distinguer le célèbre logo inspiré du non moins célèbre Wooper !

Courage Bebel, d’ici 5 à 6h de marche, tu y seras. Mais quel ne fût pas mon désarrois une fois sur place ! Il était bien tout illuminé mais à l’intérieur … rien ! Les travaux ne sont pas terminés. C’est alors que j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps devant le Burger King en construction et mon Wooper évanescent comme la brume sur le lac de Morimont, au petit matin du 31 Februarius de l’an du seigneur 1115, contemplé par les moines cisterciens venant tout juste de se rejoindre au presbytérium pour la prière en mémoire des renards chassés la veille au bâton de feu par les gueux.

Bref, j’ai finalement échoué au KFC. Une autre enseigne de nourriture industrielle mais nettement plus … comment dire … plus … chargée en lipide. Ou pour le dire plus clairement « ça sent très fort le graillon quand tu franchis la porte« . Hé oui, le concept de KFC c’est « tout est cuit dans l’bain d’huile« . Hé oui, je sais, c’est franchement pas terrible mais c’était la seule gargote ouverte ce soir là dans cette immense zone commerciale d’une banlieue perdue de Toulouse.

J’ai donc mangé mon Tower Original en me disant qu’à chaque bouchée je remplissais mes artères de gras forcément saturé. Une bouchée de Tower, une frite bien grassouille en faisant attention que le surplus de gras coule sur le papier absorbant du plateau et non sur mes Weston mocassin à pampilles noir ni sur mon costard Arnys que ma remis le week-end dernier mon ami Robert B. Et pour couronner le tout, je ne pouvais même pas faire glisser le tout avec un Coca Zéro car chez Kentucky Fried Chicken tu bois du Pepsy et pis c’est tout.

Bref tout en réduisant mon espérance de vie, je pensais à la douillette chambre qui m’attendait pour une nuit pleine de rêves et de jolis songes.

C’est donc rassasié que j’entrepris de faire les 8h de marches en sens inverse pour ramener à l’hôtel mes odeurs de graillon. Arrivé à hauteur dudit établissement, je vois du monde s’agiter sur le pas de la porte.

Je n’ai rien contre les d’jeuns qui louent des grosses BMW ou autres AUDI pour se pavaner dans les rues huppées de Toulouse. Puis qui vont pour la nuit, se terrer dans un hôtel le moins cher possible. Mais bon … ce soir, en revenant vers ma piaule de stagiaire afpa, j’ai croisé 2 d’jeun’s sortants d’une énorme BMW stationnée devant la grille d’entrée du garage. Ils avaient leur capuche tellement enfoncée sur leur tête que demain, je serai incapable de les décrire aux gendarmes. En effet, il ne fait aucun doute que ces derniers viendront me demander si je peux les aider dans une affaire de traffic de stup qui se sera déroulée la nuit où j’essayais de dormir dans cet établissement.

Puis en arrivant à la porte d’entrée, c’est une charmante famille de 7 personnes originaire des pays de l’est qui m’a lâché la porte dans la figure 😉 Je n’ai rien contre les familles originaires des pays de l’est. J’en ai contre les lourdes portes lâchées de manière impromptues dans ma tronche.

Las de cette soirée aux accents exotiques, je me suis laissé choir dans mon lit, non sans avoir tourné et tourné le manche du volet roulant pour le descendre. En effet, je ne souhaitais pas que toute la rue puisse admirer mon boxer « Le Slip Français » en flanelle duveteuse avec petits élastiques … là … et mes abdos façon tablette de chocolat.

Profondément enfoncé sous la légère couette d’été en ce 21 mars 2018 et ses -24 degrés ressentis, je règle l’alarme de mon smartphone sur 6h45 et je le pose sur la table de chevet … BOUM … « boum, quoi boum ? Hé merdeuuuuuu j’ai oublié qu’il n’y avait pas de table de chevet ! »

J’ai donc tenu le téléphone dans ma main toute la nuit. Mais ce n’est pas la raison principale pour laquelle je n’ai pas fermé l’oeil. Non, voyez-vous ma chambre est judicieusement placée en front de route départementale et juste au dessus de la porte automatique d’entrée du parking de l’hôtel.

J’ai donc pu apprécier, tout au long de la nuit, le frais gazouillis des moteurs diesel ralentissant, freinant, débrayant avant le passage du ralentisseur puis faisant la manœuvre inverse après le passage dudit ralentisseur. Et au petit matin, après 12 heures d’expérience, j’ai pu évaluer la qualité du soin que met chaque conducteur à débrayer puis embrayer, freiner puis accélérer au passage des dos d’âne, dans une mélodie des culbuteurs et arbre à came dont on ne soupçonnerait pas la capacité à tenir en éveil tout au long de la nuit.

Bref, après une nuit à ne pas dormir j’ai fini par fermer l’oeil vers 7 heure du matin, non sans avoir balancé mon smartphone dans la porte du mini-frigo qui venait de redémarrer pour la 1452 ieme fois. Tellement épuisé de lutter contre le bruit que mes neurones ont sombré d’eux même. On n’aurait pu me passer Carmina Burana à donf que plus rien ne pouvait me réveiller. Ou peut être si …

Voyez-vous, c’est une odeur qui m’a réveillé. L’odeur de cochon grillé. Si si, je vous assure, les ouvriers moldaves d’a côté, comme chaque matin, faisait leur sanglier à la broche pour leur petit déjeuner. C’est que … ça bosse fort un ouvrier moldave alors il faut le recharger en énergie avant la dure journée de labeur.

Bref, comme je n’avais pas le choix puisque, moi aussi, une nouvelle journée de dure labeur m’attendais, je me suis levé. C’est donc en traînant un peu les pieds que je me suis rendu à la salle du petit déjeuner au rez de chaussé.

De toutes petites tables en formica, des tabourets en plastique et un buffet parcimonieux m’y attendait. Je retrouvais bien là, l’esprit de la cantine pour stagiaires du BTP. 2 tartines de pain, un peu de beurre doux, un grand café, mon plateau était près pour un petit déjeuner façon « package premium« . Je comprends mieux pourquoi mes ouvriers moldaves ont préféré l’auto-organisation et le sanglier à la broche.

Bref, mon collègue me rejoint et contre toute attente la première chose qu’il me dit c’est « Si tu veux on annule la résa pour ce soir et je me charge de trouver plus confortable« . Vous pensez bien que je l’ai remercié de cette idée géniale.

Etape 1 : on regarde tripadvisor

Etape 2 : on trouve un hôtel avec 2 chambres disponibles dans les tarifs des règles de bon usage de l’argent publique machin tout ça. Bingo ! Hôtel Ours Blanc-Wilson quatre étoiles en plein centre de Toulouse, 2 chambres à 88 euros. Nickel chrome et c’est 20 euros moins cher que ce foyer SONACROTA 🙂

Etape 3 : on réserve le 4 étoiles et on passe un petit mail à l’assistante pour qu’elle annule auprès de SBV la nuitée de ce soir.

Etape 4 : on trouve une stratégie pour expliquer pourquoi on a du annuler cette résa et trouver un hôtel par nous même sans passer par SBV. Hé oui parce que là, on va payer nous-mêmes et on se fera rembourser aux frais réels sur justificatif. Heuuuu … on va dire que …. heuuu …. il y a eu une fuite de gaz dans l’hôtel et qu’il a du être évacué par précaution. Et donc on a du se trouver un hôtel par nous mêmes. Ca tient la route non ?

Etape 5 : il reste à dire à la concierge de l’hôtel qu’on ne sera pas là ce soir.

Moi : « bonjour madame, voilà on vous rend la carte de la chambre »

La réceptionniste : « Vous avez passé une bonne nuit ? »

… Grand blanc …

Mon collègue : « Pas vraiment ! D’ailleurs nous somme vraiment désolé mais nous avons fait annuler notre réservation pour ce soir. Ha oui dites, le 52 euros affiché sur votre borne devant … c’est vraiment le prix de la chambre ? »

La réceptionniste : « Bein oui. C’est 52 euros pisque c’est affiché 52 … »

Mon collègue : « Ha ouais parce que … regardez, sur notre voucher c’est … regardez … 108 euros … »

La réceptionniste : « Bein oui mais regardez… vous êtes passés par SBV, une agence de voyage. Moi … votre agence de voyage elle va me payer 52 euros …pour la différence … il faut demander à votre agence de voyage. »

On est donc partis, traînant notre fatigue, nos jambes, nos valises … les deux, celles à roulettes et celles sous les yeux …

Après la journée exténuante tout ça de travail, on est arrivés à l’Ours Blanc Wilson au centre de Toulouse. C’était quand même un peu autre chose et surtout, on a fait économiser 2 fois 20 euros soit 40 euros d’argent public !

Bref, quand tu pars en mission, fais confiance au plus malin que toi. Un jour je vous raconterai comment, dans une situation quasi similaire et avec le même SBV, on a contourné le système est on a passé la nuit à l’Abbaye des Capucins, hôtel 4 étoiles à Montauban. Evidemment avec le même collègue débrouillard et ses compétences affûtées en tripAdvisor.

Et en faisant cette folie, on a fait économiser 2 fois 6 euros d’argent public. Bref, en couchant dans des 4 étoiles, je contribue à la réduction de la dette publique … trop fier …

Un jour, quand je rentrerai au bureau, j’irai revoir monsieur SBV et je lui dirai ce que je pense de son « package premium avec petit déjeuner inclus« . Je crois que je lui dirai un « merci premium avec un grande tarte dans sa gueule incluse »

Ha tiens, et pendant que j’y suis, je propose un petit texte descriptif pour les sites de réservation en ligne qui en auraient besoin :

« Un ravissant petit hôtel familial situé dans la banlieue Est de toulouse. On appréciera particulièrement l’ambiance sonore environnante. Votre nuit sera paisiblement bercée au léger gazouillis des moteurs diesel des voitures, camionnettes et autres poids lourds apportant leur marchandises aux différents chalands de la zone commerciale alentour. On sera attentif au soin que met chaque conducteur à débrayer puis embrayer, freiner puis accélérer au passage des dos d’âne, dans une mélodie des culbuteurs et arbre à came dont on ne soupçonnerait pas la capacité à tenir en éveil tout au long de la nuit.

L’architecture intérieure, finement ciselée et pleine de références aux plus grands artistes néo-contemporains, est du plus effet. Les chambres, d’inspiration néo-sonacotra, rappelleront aux anciens stagiaires de l’afpa, leurs mémorables soirées chichon-picon-bière. Pour les autres, elles vous rappelleront vos années dortoir. Celles où vous posiez le matin vos pieds encore endormis sur le linoléum froid.

Si la sobre table, que d’aucun penserait d’inspiration Starck, est délicatement engoncée entre le pied de lit et l’armoire, c’est pour mieux rappeler à celui qui a connu le milieux carcéral, l’optimisation de l’espace d’une cellule de réflexion.

Et vous ne manquerez pas d’occuper votre soirée à tenter de vous connecter au réseau wifi taquin qui apparaît mais ne transmet rien. Quel souvenir garderez-vous de votre nuit ? Sans aucun doute, celui du démarrage à intervalle régulier du mini-frigo imitant à la perfection le ronronnement d’un réacteur d’airbus made in France fabriqué tout près de notre établissement … haaaa quelle fierté ! »

 

 

 

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Marcel, le petit scarabée et la horde des Geek

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉

Il était une fois, un petit scarabée qui se prénommait Marcel. Marcel avait une forte appétence pour les algorithmes et le code. Alors depuis des années et des années, il développait logiciel, shareware, freeware, sites internet etc, etc … Marcel, le petit scarabée, était résolument du côté lumineux de la force car il aimait le partage et surtout mettre à disposition des autres des logiciels qui pouvaient leur rendre service.

Dans le même temps, la horde des hackers invisibles du bout de l’autre monde développait elle aussi des programmes. Mais leurs intentions n’étaient pas du tout les mêmes. Eux, ils avaient rejoint depuis longtemps le côté obscur de la force. Ils programmaient pour propager le mal. Leur code, lâché dans les tuyaux du net, se répandait sur la toile comme la lave descend du cratère et engloutit tout derrière elle.

Les hackers invisibles du bout de l’autre monde – on les appellera désormais les HIBAM – étaient des êtres maléfiques très différents des êtres humains. Ils étaient poilus comme des ours, avec une grosse bedaine qu’ils devaient à leur consommation abusive de bière locale frelatée. Leur front était tout plat à force de le frapper avec la paume de la main gauche chaque fois qu’ils résolvaient une erreur dans leur code. Leurs codes étaient, en effet, toujours tout pourris, vérolés et jamais optimisés. Ils s’en fichaient car leur objectif était juste de répandre le mal, d’agir dans le sens du mal, le mal de Dark Clavious l’empereur du côté obscur. Et surtout, ils portaient aux pieds de lourds sabots de bois dans lesquels ils enfonçaient leurs terminaisons plantaires taille 68 et demi. On les entendait arriver de très loin à l’image de leur mauvais code qui débarquait avec tambours, sirènes et trompettes.

Marcel, le petit scarabée, toujours à la recherche d’une amélioration vertueuse de la posture de service la plus adaptée travaillait à la mise en place d’un formulaire. Un formulaire qui permettrait aux Jedinternautes d’exprimer aisément leurs attentes puis de le transmettre à Marcel via un envoi de mail. Il avait presque terminé son code, il restait plus que le bouton « send » à placer au bas du formulaire quand le dring-dring de la porte se fit entendre. Il regarda la porte, se tut, tapota tout doucement sur le clavier pour faire le moins de bruit possible et joua le rôle de l’occupant absent. Bien mal lui en pris car au dring-dring succéda un boum-boum-boum directement sur la porte et accompagné de paroles assourdies par l’épaisseur de la porte blindée à sept points : « Ouvrez ! Police !« . Marcel comprit qu’il n’était pas raisonnable de faire la sourde oreille. Mais qu’avait-il bien pu faire pour voir débarquer chez lui, de si bon matin, la maréchaussée ? Il ne se souvenait pas avoir commis un acte répréhensible qui justifierait la présence des pandores. C’est donc assez confiant qu’il se leva et répondit favorablement à l’ordre d’ouverture de la porte.

Ils étaient 6 derrière la porte. 4 hirondelles encasquettées et un couple de civil. Le premier condor prit la parole. Marcel comprit que c’était le chef de l’escouade car il avait un petit liseré jaune supplémentaire sur la casquette et sur la plaque qu’il présentait tout en parlant, il était écrit « Police » et en-dessous « Brigadier-Chef Chaudard ». Du coup, Marcel n’avait pas fait attention aux premières phrases mais ce n’était pas grave car l’objet de la visite arrivait seulement à la 5ieme phrase.

  • Brigadier-Chef Chaudard : « Veuillez nous s’excuser pour cette visite impromptue mais les citoyens que vous voyez là sont présentement vos voisins du dessus. Ils sont victimes d’un cambriolage et les malfaisants ont bloqué la porte de l’intérieur si bien qu’ils ne peuvent plus accéder à leur logis. Auriez-vous l’amabilité de nous laisser pénétrer votre appartement afin que l’on se rendît sur le balcon et tentassions de se hisser sur le balcon du dessus pour nous introduire dans leur appartement de la sorte ?« 
  • Marcel, le petit scarabée : « Mais faites donc Brigadier-Chef Chaudard. Toutefois, veuillez je vous prie prendre les patins pour ne pas répandre sur le parquet, la terre que vous avez sous vos godillots.« 

Le Brigadier-Chef Chaudard, ses 3 acolytes et les 2 citoyens se dirigèrent en patinant gaillardement vers le balcon. Et c’est aussi le Brigadier-Chef Chaudard qui entreprit de se hisser sur le balcon du dessus à la force du poignet. Non sans mal, après être monté sur le parapet, il s’agrippa à la plateforme du balcon. Puis se balança d’avant en arrière avec l’agilité d’un trapéziste de cirque. Après quelques mouvements, ayant jugé son élan suffisant, il réalisa un salto arrière tout à fait maîtrisé et atterrit sur le balcon supérieur.

Marcel entendit le Brigadier-Chef Chaudard dégainer son blaster et tirer pour pulvériser les portes fenêtres. Les malfrats n’ont eu que la surprise de se retourner avant de prendre chacun un coup de blaster fatal à bout portant. Le Brigadier-Chef Chaudard revint ensuite sur le balcon pour leur annoncer :

  • Brigadier-Chef Chaudard : « brigadiers subalternes ! vous pouvez raccompagner les citoyens jusqu’à leur appartement … la voie est libre.« 

Et d’ajouter ensuite

Brigadier-Chef Chaudard : « Heuuuuu prévenez-les également que … ils auront un peu de nettoyage à faire … »

Et de terminer sur

Brigadier-Chef Chaudard : « Et que … il faudra envisager de changer la moquette et les papiers peints parce que … le sang d’HIBAM … ça part pas au savon de Pleucknebeck »  (c’est comme le savon de Marseille mais en plus costaud. Dit autrement, c’est pas du savon de « cul nu » quoi)

C’est comme ça que Marcel, le petit scarabée, comprit qu’il y avait des HIBAM en ville.

Les 2 citoyens et la basse-cour prirent congé et Marcel put se remettre à l’ouvrage. Marcel avait un pré-sentiment. S’ils peuvent s’introduire dans l’appartement du dessus sans crier gare alors ils peuvent tout aussi bien répandre leur code malicieux de ce côté-ci du monde pensa Marcel, le petit scarabée. C’est donc avec la boule au ventre qu’il poursuivit son travail et termina son formulaire avec le petit bouton « Send » en dessous.

Après les tests et recettes traditionnels pour ce type de code, Marcel mis en production son oeuvre du jour.

Les jours passèrent sans se ressembler. Enfin, certains ne se ressemblaient pas parce que d’autres si. Le formulaire de Marcel, le petit scarabée, fonctionnait bien. Il faut reconnaître quand même qu’il n’y avait pas beaucoup d’activité sur cette page précise, tout au plus une ou deux demandes par année. Alors les années passèrent et les demandes aussi. Si bien que Marcel, le petit scarabée, en oublia jusqu’à l’existence même de ce formulaire. Il avait depuis, codé beaucoup d’autres projets et produit beaucoup d’autres lignes.

Et un beau jour d’hiver, alors que la température avoisinait les moins 48 degrés, que le vent soufflait en bourrasques imprévisibles et que la neige s’amoncelait sur le toit des voitures comme les couches d’un mille-feuille, le mail fatidique tomba dans sa boîte (BOUM). C’était un mail de l’hébergeur de ses lignes de code, le célèbre hirf. Ce mail lui apprenait que la horde des hackers invisibles du bout de l’autre monde avait ciblé une page de son site et avait spammé une table de sa base de données. En conséquence, hirf avait bloqué l’accès à son site. La référence de la page incriminée rappela à Marcel, le petit scarabée, le formulaire développé bien des années auparavant et complètement oublié depuis. Dans ce mail, Hirf demandait péremptoirement à Marcel, de bien vouloir faire le nécessaire pour que cela ne se reproduise plus sur un ton plus qu’accusateur. C’est alors que Marcel, le petit scarabée, cria devant son écran comme si sa voix pouvait atteindre les oreilles de celui, ou celle d’ailleurs, qui avait rédigé ce mail :

  • Marcel, le petit scarabée : « Non mais ! j’y crois pas ! je suis la victime de la horde des hackers invisibles du bout de l’autre monde et voilà que hirf s’adresse à moi comme si j’étais le coupable ! Manque pas d’aplomb ce hirf ! viens-voir un peu ici que je te montre de quel bois je me chauffe ! Je m’en vais te frotter les oreilles que tu t’en souviendras jusqu’à ton dernier souffle … petit morveux ! T’étais même pas encore un spermatozoïde que je codais déjà … alors tu vas voir à me causer mieux que ça ! OK ? Si non, je sors mon sabre laser et je t’éparpille façon puzzle aux quatre coins de la planète ! »

Après s’être bien défoulé de la sorte et en criant quelques jurons bien trempés à l’adresse des jeunes « trous du cul » de l’hébergeur, Marcel, le petit scarabée, essaya de se connecter à son site pour vérifier l’étendue des dégâts :

  • HTML : Erreur 403 -> Refus de traitement de la requête (Interdit – Forbidden)
  • SQL : phpMyAdmin – Erreur #2005 -> Unknown MySQL server host ‘marcel.petit.scarabee.sql.hirf.fr’
  • FTP : Erreur critique -> Impossible d’établir une connexion au serveur
  • Marcel, le petit scarabée ne décolérait pas : « Mais comment voulez-vous que je corrige si vous m’interdisez tous les accès ? Vous êtes aussi intelligent qu’un manager en burn out, vous donnez un ordre paradoxal »

Après quelques nouveaux jurons et tentatives de connexion avortées, Marcel se décida à relire le mail, histoire de voir s’il ne donnait pas la solution à son problème. Effectivement, en bas de page, un lien indiquait une page à consulter pour en savoir plus.

Sur cette page, longue comme 4 rames de 25 faucons millénium accouplés, était listés les différents cas de blocage possibles et leur procédure respective. Le texte était rédigé en novlangue de tatooine crypté. Marcel, le petit scarabée, a donc consacré 8 longues semaines à décrypter ledit texte jusqu’à ce qu’il tombe sur son cas à lui : « blocage de site pour spam. ». Ensuite, en un peu moins de 3 semaines, il avait décrypté la procédure le concernant. Mais ça n’était pas pour autant gagné car ladite procédure était visiblement inspirée par l’administration centrale du Sénat Galactique de la République. En effet, sa complexité ne faisait aucun doute. Elle ne pouvait qu’être l’oeuvre des apprentis technocrates formés à l’Ecole Naboo des Astroministrateurs. Marcel, le petit scarabée, tomba à la renverse dans son siège devant une telle complexité. Sa perplexité était telle qu’il se demanda si l’on pouvait faire plus sinueux, tortueux et abracadabrantesque comme logique. Il comprenait mieux maintenant pourquoi, dans le message qu’il avait reçu, il était écrit qu’il avait un délai de 2 mois pour procéder aux corrections nécessaires …

Il devait déjà réussir l’étape 1 de la procédure : se connecter aux NewsGroup, un système qui n’était plus utilisé par personne depuis des années lumières, depuis l’avènement du HTTP ! Marcel devait donc retrouver un programme capable de se connecter au réseau Usenet par le protocole NNTP. Un protocole qui avait disparu au moment de l’invasion de Dathomir par la fédération du commerce quelque 3500 années-lumière auparavant. Et ce n’était que la première étape sur les 532 que comptait la procédure !  Heureusement, il se souvint que dans son vieux landspeeder 9000 Z001 remisé au fond du jardin, il lui restait un antique computeur extra basique à connexion bisynchrone. Il l’avait échangé contre un blaster de mauvaise facture à un Jawas lors d’une virée à Mos Eisley. Sur la face avant du vieux computeur était inscrit en lettre brune « Minitel ». Après quelques soudures bien placées et une nouvelle alimentation capable d’accepter les 20 000 gigawatts de sa station nucléaire d’appartement, Marcel, le petit scarabée était connecté à Usenet.

Il entama la seconde étape qui consistait à envoyer un message au modérateur du groupe pour se signaler et indiquer que son compte était bloqué en précisant le motif. Moins d’une heure plus tard, il recevait une réponse sous forme de message automatique lui intimant l’ordre de suivre … une autre procédure ! Marcel devait maintenant présenter son projet en 8 points tel que précisé dans la trame du message disponible sur un autre site, cette fois en http. Marcel, le petit scarabée, se souvint alors de cette vieille histoire que l’on se raconte au fond des cantina de Tatooine quand les 3 lunes sont bien visibles au loin et que l’alcool de panse de bantha vous vrille les boyaux. On raconte qu’il y a longtemps, longtemps, aux confins de la galaxie d’alderaan se déroulait un divertissement appelé « Fort Boyard » où des stormtrooper devaient résoudre des tas d’énigmes compliquées pour essayer de déjouer l’astuce du père Yoda. Personne n’est bien certain que l’histoire n’a pas un peu évoluée au cours du temps. Mais il n’en demeure pas moins vrai que les érudits utilisent l’expression « comme Fort Boyard » pour décrire la complexité, là où le commun des Han Solo parlera de « raisonnement d’énarque » sans que l’on sache d’où provient cette expression.

La procédure avait beau être très compliquée et sans réelle mesure avec le simple clic permettant au modérateur de restituer l’accès à son site Marcel, le petit scarabée, n’avait d’autre choix que de se plier aux injonctions de son interlocuteur. En effet, la horde des geek qui officiait chez hirf à la hotline et à la maintenance des serveurs avait le pouvoir. Ils étaient inatteignables puisque l’on ne savait pas où ils se trouvaient. Ils étaient incontournables car eux seuls pouvaient rétablir l’accès par un clic de souris bien placé. Et ils étaient intraitables car bornés comme des têtes de mules. L’arrogance des geek était connue jusqu’au tréfonds de la galaxie. Dans une posture de service proche de l’abîme de begar, leur réponse était parfois si laconique que l’on pouvait croire que c’était un dewback qui vous répondait. A l’un de ses messages où il demandait poliment comment il devait faire, le geek avait répondu « ??? ! » … La horde des geek se permettait même de tutoyer directement, sans aucune autre forme de procès, pour bien montrer à Marcel qu’il était à leurs yeux une sous créature du sous univers de la sous planète et qu’il devait se soumettre.

C’est donc après avoir fait allégeance 14 fois, avoir rédigé 128 messages de déclaration de soumission au grand Dark Modous, de s’être filmé en train de vénérer les pieds du grand chancelier Palpathirf du sénat impérial de la hotline que le geek accepta de mettre la demande de Marcel, le petit scarabée, dans la liste des 12 154 725 demandes à examiner. Et au rythme où les demandes étaient traitées, Marcel, le petit scarabée, avait une petite chance que sa demande soit examinée d’ici environ 18 ziratuggs. Ce qui en temps terrien correspondait à environ 28 siècles et demi. Si par chance sa demande était examinée et acceptée, alors il faudrait encore compter plusieurs ziratuggs pour que le geek appuie sur le clic. Mais arrivé à ce stade Marcel, le petit scarabée préféra ne pas y penser.

La pas si nouvelle carabistouille de la grande distribution

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉

Je suis allé faire un tour du côté de ma grande épicerie. Celle qui a un nom en 6 lettres façon « le bonheur est dans le pré » pour vous mettre sur la piste … en terre avec de l’herbe sur les côtés … sans citer le nom pour ne pas avoir de problème de copyright tout ça.

Bref, c’est à la caisse que l’embrouille a commencée. Je règle en introduisant ma carte dans le lecteur. Oui, je suis contre le NFC ! Le NFC c’est le fameux paiement sans contact. En anglais ça veut dire « Near Field Communication ». Et Field en anglais c’est quoi ? Hum … je vous le demande … hum ? Field ça veut dire … « Champ » ! Ha ha et où est-ce que je suis présentement hein ? Dans quelle enseigne de la grande distribution … hum ? Ca sentirait pas un peu le complot tout ça ? Pour peu que la somme de mes produits atteigne 6 euros et 66 centimes, là il n’y aurait plus aucun doute.

Mais ce n’est pas là où je veux en venir. En fait, ça n’a même rien à voir. Perdu, pour le complot il faudra revenir. Non, en fait, c’est après le paiement que le scénario pernicieux a débuté. En effet, non contente de me tendre mon ticket, la caissière y a joint … un collector ! Ce genre de papier plié en deux sur lequel tu colles des petites pastilles autocollantes qu’elle te remet à chaque passage en caisse. Et c’est là, la fameuse pas si nouvelle carabistouille de la grande distribution.

Dans l’esprit c’est assez simple : en fonction du montant de tes achats, la caissière te donne le nombre de petite pastille correspondant. Toi, tu les ranges bien précautionneusement dans ton portefeuille. Quand tu arrives chez toi, tu t’installes à la table du salon … ou de la cuisine ça marche aussi. Tu ouvres ton collector et tu complètes ta collec’ en collant soigneusement tes nouvelles pastilles sur les emplacements dessinés sur le collector. « Soigneusement » ça veut dire que tu tires la langue tout en collant ta pastille. Après ça, tu prends ton index et tu le poses sur chaque pastille pour les compter. Et tu es super méga heureux parce que tu en a déjà 14 et que quand tu en seras à 2538 hé bein tu auras le droit d’acheter un sac à dos à 6800 euros vachement moins cher que 12 578 euros que tu devrais débourser si t’avais pas collectionné les petites pastilles.

Hé ouais ! Parce que c’est comme ça ! Toi … t’es un privilégié ! T’es pas comme tous ces autres gens du supermarché qui tirent une langue de 3 kilomètres devant le sac à dos super cher … toi tu bénéficies d’une ristourne de la mort qui tue juste parce que c’est toi. Parce que c’est toi, le magasin est prêt à sacrifier son chiffre d’affaire du mois juste pour te faire plaisir. Hé ouais, il est comme ça Gégé ! Il a la main sur le coeur … ou plutôt … le coeur sur la main … enfin bref, il l’a pas dans poche … sa main …le Gégé. Et tant pis s’il doit attendre un mois de plus pour changer sa Lamborghini … tu as complété ta collec’, t’as le droit d’acheter le sac à dos avec la grosse ristourne et pis c’est tout ! En psychologie on appelle ça … un attrape nigaud ! Et le nigaud … il est pris dans les mailles du filet quand il commence sa collec’ car il a l’impression d’être quelqu’un. Il n’est pas comme les autres. Il sort de la banalité affligeante des p’tits gars qui viennent au magasin pour acheter. Lui, il a droit à une grosse réduc’ c’est donc qu’il est quelqu’un. Alors pour ça, le Gégé il flatte la croupe du client en lui faisant croire qu’il se saigne aux quatre veines pour le bonheur du client qui fait la collec’. Le client est … capté, couic dans le filet du Gégé !

Bon, vous l’avez compris, pour cette opération carabistouille, mon grand magasin a choisi le thème de la maroquinerie : sac à dos, valise à roulettes, trousse de couture et tout le toutim. Il y a deux mois c’était le thème des couteaux qui tranchent tout même le béton en acier inoskidable fabriqués à la forge de Winterfell ! Et encore avant, le thème des accessoires de camping et de marching … normal on était en pleine période de vacances scolaire d’été.

Donc, me voilà avec mon collector et mes vignettes, sortant du magasin d’un pas nonchalant parce que les chats, c’est quand même vrai que ça coure vite. Je vous laisse 10 secondes pour comprendre …

J’avais donc adopté un pas « non chat lent » 😉 parce que je lisais la notice de mon collector. Et lire en marchant c’est quand même pas facile vu que tu as besoin de regarder où tu mets les pieds alors que tes yeux … ils regardent le papier. Je lisais le règlement en tout petits caractères quand j’arrive au ratio. Le ratio c’est le nombre de neuros que tu dois dépenser dans le grand magasin pour avoir une petite pastille que tu multiplies par le montant de ton ticket de caisse et qui te dit combien de petites pastilles la caissière va te donner et, potentiellement, combien de fois tu devras revenir dans ce même magasin pour compléter ta collec’ ! Oui arrivé à ce stade, l’opération présente déjà plusieurs failles :

  • La première : l’opération ne fonctionne que dans un seul magasin. Hé oui … sur mon trajet de retour, quand je suis passé à la boulangerie pour acheter une baguette tradition, j’ai demandé à la caissière de me donner des petites pastilles. Hé bien … elle a refusé avec un air étonné ! Pareil quand je suis passé au « pizza truck » prendre une quatre fromages aux anchois mortadelle et betterave rouge mais sans pepperoni … le mec n’a pas voulu me donner des petites pastilles en faisant celui qui n’était pas au courant de cette opération.
  • La deuxième : le fameux ratio dit « une petite pastille autocollante dorée pour 10 euros d’achat« . Seulement voilà … avec les 13 euros et 21 centimes de mon ticket … je pose 2 et je retiens 3 … j’aurais du recevoir … 1 petite pastille. Hé bien figurez-vous que la caissière … elle m’en a donné … 3 ! Alors j’ai immédiatement paniqué ! 2 de trop … 2 petites pastilles de trop … la caissière a fait une erreur. C’est certain, ça va très vite remonter jusqu’aux oreilles de Gégé et il va la limoger ! Si elle fait de telle gourance avec les petites pastilles qui donnent accès au sac à dos avec la monstrueuse réduction … c’est toute la grande distribution qui va périr ! Et en plus, elle devra s’inscrire à Pôle emploi et rejoindre le bataillon de sans emploi qui en cherche … de l’emploi … mon dieu quelle horreur !

Mais il était trop tard pour retourner au magasin et rendre les petites pastilles mal acquises car déjà … la nuit était tombée … boum !

J’ai donc continué la lecture des petits caractères tout p’tit tout p’tit. Et ça disait que mon sac à dos super trop bien qu’il était il coûtait beaucoup beaucoup de neuros genre vers les 80. Mais que si je remplissais bien ma collec’ alors je pouvais l’acheter à seulement 19 neuros et 99 centimes de neuros vu que c’était moi et que j’avais bien remplis ma collec’ de petites pastilles autocollantes. Et ensuite c’était écrit encore plus petit que petit genre … heuuu … « la bible sur un timbre poste » si vous voyez ce que je dire. Même avec mes lunettes bioniques et mes verres Essilor Varilux j’arrivais pas à lire. C’est vous dire si c’était petit. J’ai donc pris la loupe mais ce n’était pas encore assez. Alors j’ai pris les jumelles mais ce n’était pas encore assez. Alors j’ai pris une photo et j’ai agrandi 1000 fois … mais c’était pas encore assez. Alors, je suis allé voir mon voisin du dessus, Grichka B. … qu’il s’appelle mon voisin du dessus. Il habite avec son frère … Igor B. Et tous les deux ils travaillent à l’observatoire gastronomique des étoiles de la galaxie de presque tout l’univers parce qu’il y a une partie de l’univers qu’ils ne peuvent plus observer depuis que Grichka il a fait tomber son Coca dans le périscope et ça a tout oxydé le bas de la lentille et maintenant on voit plus rien dans cette partie. Grichka il est sympa, il a pris mon règlement de mon collector et il va déchiffrer les tous petits caractères avec son télescope.

Mais revenons sur les deux failles que j’ai repérées. D’abord, je dois faire des achats uniquement dans le même magasin. C’est quand même dingue, non … vous ne trouvez pas ? Combien de paquets de nouilles et de saucissons fleury michton je vais être obligé d’acheter pour avoir le droit d’acheter mon super sac à dos avec ma grosse réduc’ rien que pour moi ? Du coup, je vais acheter plus que je n’ai besoin juste pour avoir les petites pastilles autocollantes. Me voilà engagé dans une frénésie consumériste, courant dans les rayons avec mon panier à roulettes, choppant des trucs au passage juste pour faire augmenter le ticket de caisse et recevoir plein de petites pastilles autocollantes. Et c’est comme ça que je suis rentré chez moi avec un baba au rhum allégé et sans gluten, un seau de cornichons, une palette de brique de lait pasteurisé, un bidon de surimi, un fer à friser, 4 paires de pantoufles Reine des Neiges, un tube de mayonnaise râpée et 3 sacs de nourriture pour attirer les ours polaires.  Mais je m’en fou, j’ai terminé ma collec’ ! Enfin bref, le grand magasin il a réussi à faire de la survente

Mais c’est pas tout ça, il en où le Grichka avec le règlement de mon collector ? Bein, en fait avec son télescope  c’était pas encre assez alors il a bidouillé, mais ne me demandez pas comment, un truc pour coupler Hubble avec son télescope à lui et là … c’était bon il a réussi à lire les petits caractères du règlement du collector de la grande distribution. Et c’était écrit que le sac à dos vachement super trop bien qu’il est, il est fabriqué à Rasoolpur, quelque part loin dans le monde là-bas, par des mains expertes recrutées spécialement dès leur plus jeune âge. Que le sac il coûte 3 euros et 25 centimes à fabriquer et que dans sa très grande bonté généreuse, Gégé l’achète 4 euros et 80 centimes auxquels il faut rajouter 2 euros et 38 centimes pour le mazout du cargos qui fait voyager le super sac à dos. Donc au total le méga sac super trop bien, il coûte 7 euros et 18 centimes. Et moi, j’aurai le droit de l’acheter 19 euros et 99 centimes si je complète bien ma collec’.

« Heuuu attend …. y a comme un truc qui déconne … là. Quand tu paies ton super sac qu’il est méga bien tout ça … t’as pas l’impression que ton Gégé il fait 3 fois la culbute ? Hein ? Du coup … ta réduction … c’est pas un peu du bidon ?  »

« Mais non, t’y connais rien. Pisqu’il te dis … que le sac à dos … sans la reduc’ … il coûte … 80 euros ! Tu vois bien qu’à 19 euros 99 c’est une méga réduc de la mort qui tue ! »

« Mouais … tu m’enlèveras pas de l’idée que ta réduc’ … elle quand même un peu … bidonnée »

Enfin bref, ce principe du client capté, de la survente et de la fausse réduction n’est pas une idée de génie d’une start’up de la Silicon Valley. Souvenez-vous d’il y a … fiouuuuu ….. très longtemps. On achetait des paquets de nouilles et on découpait les points « Chèque Chic » qu’on mettait dans une boîte en fer sur la cheminée. Et quand on avait 20 points chèque chic, on pouvait acheter l’affiche de la cuisinière à mettre dans la cuisine. Comme ça on payait nous-même la publicité pour les nouilles ! Mais siiiii souvenez-vous, c’était une célèbre marque de nouilles dont le slogan disait « Des nouilles heuuu des nouilles heuuuu oui mais des …. Lustucru ! » ha ha vous voyez que ça vous revient !

Donc cette carabistouille du super sac à dos qu’il est trop bien même pas cher avec ma collec’ … c’est du réchauffé et pis c’est tout !

As-tu lu ton … horoscope ?

Vous le savez car vous l’avez entendu partout : le big data, les algorithmes, l’intelligence artificielle machin tout ça vont révolutionner notre façon de vivre. Et c’est déjà le cas sur internet où les google, facebook et autre amazon vous présentent des contenus publicitaires adaptés à vos envies. Hé oui, vous visitez le site de LCI et paf l’écran est maculé de petites vignettes faisant la pub pour des chaussures talon haut taille 36. N’allez pas croire que LCI se reconvertit dans la maroquinerie. C’est juste que, hier soir, vous avez entré la requête suivante dans votre moteur de recherche : « je voudrais les mêmes souliers que cendrillon et le prince charmant qui va avec« . Et finalement vous avez visité le site sarenza.com …

Notez bien que ça marche aussi avec les batteries de cuisine, les bagnoles, les pots de peintures, le jambon, les mouliplexeurs à autoturbine décentrée etc … etc …

Voyez-vous, moi je suis plutôt du genre à faire des recherches sur le matériel photo. Alors quand je vais sur le site de LCI … ha non, ça c’est pas possible. Donc quand je vais sur un autre site que celui de LCI, paf, l’écran est maculé d’objectifs … Nikon ! Hé oui, reconnaissez que c’est puissant l’intelligence artificielle. Houuuuuuuu qu’est-ce qu’il faut comme intelligence pour programmer un algorithme du genre : si visite du site sarenza.com alors pourrir l’écran avec des godasses plein partout ! Puréeeee mais j’y suis, je vais me faire recruter par google pour programmer ses algorithmes.

Bref, voici ma propre expérience de ce matin. Je vais donc sur le site de Météo France et voici mes pubs personnalisées de l’intelligence artificielle des algorithmes (je vous jure que c’est une vraie capture écran de ce matin) :

Alors j’ai cherché à comprendre le sens. Béh oui, je suis comme ça moi : j’ai besoin de comprendre. Et j’ai fini par comprendre car c’était finalement assez simple. L’algorithme m’a présenté des pubs qui font sens une fois assemblées. Et ce sens c’est … mon horoscope évidemment ! Laissez tomber les étoiles, les constellations, les Jupiter dans Saturne avec la lune en petite orbite, tout ça c’est du grand n’importe quoi. Les algorithmes de Google sont bien plus pertinents quand il s’agit de prédire l’avenir.

Bon, comme je vous imagine un tantinet sceptique, voici la traduction évidente de mon horoscope de ce matin :

Alors, c’était évident, non ?

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉

Comment j’ai réglé mon avis de second acompte 2017 en ligne

Bon, vous l’avez compris, je vais vous narrer comment je viens de régler mon 2ieme tiers provisionnel directement par internet. Oui, l’administration publique a changé la sémantique mais « second acompte 2017 » c’est la dénomination d’aujourd’hui de ce que la même administration publique appelait autrefois « 2ieme tiers provisionnel ». Je ne sais pas si c’est plus … tendance … mais bon, c’est comme cela qu’il faut dire aujourd’hui.

Hé oui, il faut se mettre au goût du jour. Et se mettre au goût du jour, ça ne me fait pas peur, moi ! Je suis de ceux qui se sont promis de ne jamais vieillir, de ne jamais tomber dans la facilité de ces vieux qui, progressivement tombent dans le … « c’était mieux avant !« . Parce que … si on y réfléchi vraiment bien … bein … c’est pas vrai, c’était pas mieux avant … c’était … c’était … bein c’était comme ça devait être à chaque époque. Mais franchement il n’y a pas de quoi regretter le passé.

Regardez, moi par exemple, je suis né en … bon, disons, il y a quelques temps. Hé bein, j’étais encore tout bambin sachant à peine marcher et parler que sortait le 1er épisode de la guerre des étoiles, ha ha ! Ca claque ça, hein ! donc je pourrais me dire « ho bein oui alors, c’était mieux avant !« . Sauf que le 1er épisode, c’était en fait le 4 et qu’il faudra attendre 22 ans pour avoir le numéro 1. Alors ? hein ? C’était vraiment mieux avant ?

Pis attendez, c’est pas tout. J’ai du attendre d’avoir 11 ans pour toucher mon 1er computeur ! Et alors attention, c’était l’époque du plan informatique pour tous de Fabius alors 1er ministre. C’était l’époque du … MO5 de Thomson. Fabrication 100% française et un slogan en béton : « Apprendre l’informatique à nos enfants, c’est les préparer aux emplois de demain…Pour nous, la France avance « . Bon moi, j’avais un papa en avance sur son temps alors il m’a dégoté un … TO9 du même Thomson évidement. Ho purée qu’il était chouette mon computeur … comme dans le film « Wargames » sorti en 1983. Bon, quand je disais que mon rêve c’était d’avoir un terminal plutôt qu’un computeur isolé … tout le monde rigolait et me prenait pour un … un … gamin un peu illuminé. Un terminal c’est un ordinateur connecté à plein d’autres ordinateurs pour pouvoir communiquer avec beaucoup d’autres passionnés d’informatique. Un peu comme … internet finalement … alors oui, je devais être illuminé au début des années 80 🙂

Bref, regardez comme il était chouette mon TO9. Avec lui j’ai découvert la programmation. Pour faire une addition de 2 chiffres il me fallait suer sang et eaux pendant 3 jours de codage acharné pour finalement afficher, 2 + 3 = 5 ! Ha ha C’est donc vrai que c’était mieux … avant ? Aujourd’hui, Microsoft me donne Visual Studio.Net qui me permet d’assembler en 2 clics des briques logiciel qui m’affichent toutes les fonctionnalités d’un logiciel plus puissant que n’importe quel applicatif ultra basic que j’aurais mis 6 mois à développer … et avec plein de bugs ! Et à l’époque du TO9, il fallait acheter le journal « hebdogiciel » pour récupérer des lignes et des lignes de codes que je devais retaper une à une pendant des heures et des heures. Alors qu’aujourd’hui je vais sur les bons sites et hop … copier/coller … en 2 secondes c’est fait ! Alors ? c’était vraiment mieux avant ? Et attendez, ce n’est pas tout. Mon TO9 … il n’avait pas de … disque dur ! rien que des disquettes dont la taille s’exprimait en Kilo octets ! Et attention 128 Ko, c’était un monstre ! Aujourd’hui on met dans notre poche une clé USB de plusieurs Giga, un disque dur amovible de plusieurs … Téra ! Alors c’était vraiment mieux avant ? Hum … l’époque du « 3615 code qui n’en veut » sur le minitel, c’était mieux ? hein ?

Et encore, je ne vous ai pas parlé du célèbre … WalkMan :

Franchement, il est pas chouette, hein ? Avec les cassettes qu’il fallait introduire par la porte avant … avant de se rendre compte que c’était pas le bon côté ! Que la chanson que tu voulais écouter elle était de l’autre côté … tout au début. Alors évidemment tu pouvais appuyer sur le bouton « Rewind » mais … ça bouffait les piles à vitesse grand V. Alors si, comme moi, tu étais à l’internat sans possibilité d’aller racheter des piles bein … t’avais pas d’autre choix : tu faisais le « Rewind » méthode artisanale ! à la main ! Si si … avec un crayon à papier que tu enfilais dans un des deux rouleaux de la cassette et zou … tu faisais tourner la cassette autour du crayon pendant … pendant … pendant … fiouuuuu 3 plombes. Tout le monde faisait ça au dortoir le soir avant l’extinction des lumières. Du coup, il y a avait un bruit de fond de … SouiSouiSouiSoui !

Et bout de 3 plombes … fier de ton exploit, tu remettais la cassette dans le walkman pour te rendre compte que … bein non finalement, c’était bien de l’autre côté ! Un peu comme les 3 sens de la clé USB d’aujourd’hui : je branche ma clé … ha mince, non, c’est dans l’autre sens … ha bein non finalement c’était bien dans l’autre sens 🙂 Alors c’était vraiment mieux avant, hein ? Ipod ou … cassette à bande ? hein ? C’était vraiment mieux avant ?

Bon, pour en finir avec tous ceux qui nous serinent les oreilles du « c’était mieux avant !« , je les achève avec cette étude très sérieuse et surtout très scientifique de l’INSEE. Oui, oui, je vous parle bien de l’institut national de la statistique et des études économiques. Lisez bien, le résultat de l’étude est résumé ici « Le rythme de l’inflation atteint au cours des 15 dernières années (+1,4%) est ainsi inférieur à celui des quinze années précédentes (+2,1% entre 1986 et 2001), pourtant marquées par un contre-choc pétrolier et des baisses de TVA. « . En clair, pour ceux qui n’auraient pas compris : il y a moins d’augmentation depuis qu’on est passé à l’euros qu’avant ! Ha … ils disent quoi maintenant ceux qui nous bassinent avec leur « c’était mieux avant ! » ? Et le coup des patates qui coûtent plus cher à cause de l’euros c’est … une fake news.

Mais bon, revenons à nos moutons puisque je voulais vous parler de … mon 2ieme tiers provisionnel. Voyez-vous, j’ai entré « hache té té pé esse tou poyent slache slache dabeul you, dabeul you, dabeul you, poyent impots poyent gouv poyent héf air« . Puis j’ai entré mon code top secret que je suis le seul à connaître. J’ai cliqué sur « Payer en ligne mes impôts ». J’ai validé le montant et zou … c’est fait ! Montre en main, moins de 2 minutes. Alors ? hein ? c’était mieux quand il fallait rédiger son chèque à la main en se demandant si 15 millions ça prend un « S » à la fin ou pas. Puis trouver une enveloppe. Ensuite prendre sa bagnole et se rendre au trésor public pour poireauter 3 plombes avant que le numéro de votre ticket coïncide avec l’afficheur rouge du bureau du receveur des impôts. Lui tendre la dite enveloppe et attendre qu’il vous remercie au nom de la France avec son sourire administratif et ses petits ronds de cuir cousus aux coudes de sa veste pour en éviter l’usure. Ha ha, Hein ? alors, c’était mieux avant ? hum ?

Bon, il me reste quand même une question. Voyez-vous, tous les services publics sont engagés dans la « Dé-Ma-Té-Ria-Li-Sa-Tion ». Mais beaucoup de français souhaitent tout de même conserver la réception papier des documents. Je fais partie de ceux-là. Donc l’administration fait tout pour inciter les usagers à « consentir » à la dématérialisation totale. Mais nous sommes nombreux à résister. La simple question « Consentez-vous à ne plus recevoir votre avis d’imposition en version papier ? Oui – Non » ne marche plus car tout le monde répond « non ». Il lui faut donc trouver des trésors sémantiques pour nous emberlificoter le truc. Et cela donne la fenêtre pop’up qui s’est affichée quand je me suis connecté sur impots.gouv.fr :

Regardez-bien : pas de question « oui – non » mais plutôt un truc tarabiscoté qui ne te donne pas d’autre choix que de valider le fameux « consentement ». Il n’y a pas de bouton « annuler » ou « invalider » … non, il n’y a qu’un seul bouton « valider » . HAAAaaaarggghhh moi je ne veux surtout pas … et là, le réflexe du geek … je clique sur la petite croix en haut à droite de la fenêtre ! BAAAAAMMMM dans ta face le « consentement » … la fenêtre disparu, je peux continuer tranquilou sans avoir validé 😉

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉

Je construis le R2-D2 d’Altaya

Bon, ce n’est pas un billet comme les autres. Ici pas de longue histoire habilement détournée d’un fait divers puisqu’on est au printemps 😉 Vous savez, le genre d’aventure que je viens de vivre mais que je caricature un peu, ce que j’appelle ma « réalité augmentée ». Ici vous trouverez le post que j’actualiserai régulièrement au fur et à mesure de la construction de … R2-D2 ! Hé oui, pour tenir compagnie au Dark Vador et au maître Yoda qui trônent dans mon atelier, il me fallait le célèbre droïde astromécano R2-D2. Mais attention, pas n’importe lequel, celui proposé par altaya. Le concept classique de l’abonnement mensuel appliqué au célèbre droïde de la saga star wars.

Voyez-vous, je suis abonné depuis le … 16 janvier 2017 … allez savoir pourquoi … pile cette date 😉  et j’ai commencé à recevoir les 1er numéros … En Marche! … pardon, je voulais dire … en mars 😉 Chaque mois, je reçois 3 numéros avec différentes pièces à monter moi-même. Et si tout va bien, dans 100 numéros, soit début février … 2019 j’aurai terminé 😉

Celui-ci est à l’échelle 1/2, je ne vais donc pas rivaliser avec les geek qui construisent leur R2-D2 au sein du « R2-D2 Builders Club » et ce n’est pas du tout mon intention. J’ai juste envie de me faire plaisir en assemblant moi-même toutes les pièces de R2-D2. Du coup je mettrai régulièrement à jour cet article jusqu’au début 2019. Et je vous raconterai, par exemple, la galère d’un astigmate qui doit manipuler des vis de 2 mm.

Du coup, vraisemblablement sans le savoir, Altaya avec son R2-D2 propose un test d’astigmatisme : quand tu essaies de mettre la vis de 2mm dans l’écrou et que, même avec tes lunettes, tu tires la langue, tu te tortilles sur ton tabouret, tu tournes la tête dans tous les sens, que tu jettes des « screugneugneu » à tout bout de champs et qu’à la fin, la vis tombe à côté de l’écrou bein … il est temps de retourner chez l’ophtalmo 😀 Bon, allez, je vais faire mon psychologue de base : c’est ce qu’on appelle un « apprentissage vicariant » 😉

News du 17/06/2018

J’en suis au numéro 60. Les 2 jambes sont terminées et le dôme a quasiment toutes ses plaques. J’ai mis le dôme sur une boîte pour qu’il soit à la hauteur qu’il aura à la fin de la construction.

News du 21/05/2018

Bon, Altaya rien à dire, c’est un très beau kit et de très grande qualité mais … il ne faut pas être pressé … juste pas être pressé. Je me demande s’ils ne sont pas un peu Suisses sur les bords 🙂

News du 07/04/2018

Avec le dernier envoi, j’ai reçu la 1ere figurine en véritable résine polymère peinte à la main !

Figurine R2-D2 Altaya

News du 12/11/2017

News du 29/07/2017

News du 14/04/2017

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉

Quelques liens :

La collection Altaya : http://www.altaya.fr/modelisme/collection-maquette-r2d2

Génération Jedi sur France Info : http://jedi.franceinfo.fr

Interview Alexandre Orion : jediisme

J’ai trouvé THE meilleure recette du muffin au chocolat comme chez starbucks

Bon, c’était un dimanche matin, il n’y a pas très longtemps, voilà que me prend l’envie de faire des muffins au chocolat. Allez savoir pourquoi ? Ca me prend comme ça c’est tout. Ou peut être … oui, la veille j’avais regardé ce film tordant. Celui ou Max fait écouter une conversation totalement sans intérêt à un aréopage d’agents secret. Eh bien dans cette conversation de prétendu criminels russes, il est question de … « moh fine ». Oui, oui, vous avez bien lu. Ecoutez bien la prononciation sur l’extrait du film :

Bref, ça a du agir sur moi de manière subliminale et me voilà avec une envie de faire des muffins au chocolat. Je vais donc sur le net chercher une recette de muffin au chocolat. Et le 1er endroit où je vais, c’est sur croquonslavie.fr bein oui, comme ça je cumule des points tout ça 😉

Donc je tombe sur cette recette (https://www.croquonslavie.fr/cuisine/recettes/recette-muffins-au-chocolat) très facile, rapide, en plus les photos ont l’air chouette. Allez, bingo, je me lance. Je fais tout bien comme c’est écrit. Je respecte au milligramme près les doses de chaque ingrédient … bref … j’assure.

Hop au four préchauffé thermostat 210 degrés comme c’est écrit. Et 20 minutes plus tard … tadaaaaaa :

20170212_muffinchocolat

Alors ? pas mal hein ? Comme sur la photo du site de Nestlé ! Pas peu fier le gars. Allez, je les laisse refroidir tranquilou. J’en mangerai un demain matin avec mon p’tit café.

Bon, je vais direct au lendemain matin. Je prends un muffin … mince, il m’échappe des doigts … toc fait-il en tombant sur la table. Toc ? un … toc d’un objet dur contre un autre objet dur … tiens, étrange … un muffin c’est … tendre !

Bon, je le porte à ma bouche et … hééeeeeeee mais il est super … dur ! Comment c’est possible ? Un muffin, c’est tout mou normalement ! Bon, je ne me laisse pas attendrir. Je prends un couteau et je le coupe en deux. Chrak … mince, j’ai pété la lame du couteau ! oh oh screugneugneu … je prends le couteau à pain. Vous savez, ce grand couteau avec des dents qui vous couperaient un rosbeef congelé sans problème. Schrink, schrank … schrink, schrank … la lame ne rentre pas d’un moindre micron dans le muffin ! je regarde … mince la lame est usée, bouffée jusqu’à la moelle sur 10 cm ! non de non … c’est pas un muffin qui va me résister tout de même … je sors l’égoïne, celle que j’ai utilisée pour couper mes lames de lambris. Schkrouichhhh …. tordue, j’ai réussi à tordre la lame ! Cré vingt schtroumph de bougre d’andouille de …. je descends chez le voisin lui demander sa tronçonneuse husqvarna.

Je reviens dans ma cuisine, je démarre l’engin … vrouuummm … VLAAAACKkkkkkkkk … et mince, je vais devoir racheter une tronçonneuse au voisin ….

Et vous avez compris que la recette du site Croquonslavie.fr ne vous intéressera que si vous recherchez un muffin dur comme roc ! Non non, ne vous méprenez pas,  on peut en avoir besoin … pour … heuuu … heuuu … bein tiens … c’est une recette utile pour les partisans FN qui vont à manif. Hé oui, se pointer avec une batte de base-ball … ça se remarque. Alors que là … « non non, monsieur l’agent, ce ne sont que des Muffins au chocolat que j’apporte à ma mère grand ». Une fois sur place le muffin devient un projectile capable de péter n’importe quel pare-brise ou vitrine de la société générale même en verre blindé 😉

Bon, autant le dire, ma « Muffin Experiment » était une réussite esthétique mais une catastrophe gustative. De jolies photos mais au goûtage … la texture parpaing aurait eu raison de n’importe quel dentier à mémé. La preuve le muffin a pété la tronçonneuse husqvarna du voisin …

Bon, je n’allais tout de même pas rester sur un échec. Je suis donc parti à la recherche d’une recette plus … moelleuse … plus … aérée disons. Et je l’ai trouvée !

20170226_muffinchocolat

J’ai goûté … à se taper le luc par terre sur 300 kilomètres. Je pense que sans le savoir, je suis tombé sur la recette secrète du muffin au chocolat de Starbucks. Le même, aussi moelleux, aussi aéré, bref la perfection faite Muffin ! Bon, il me reste juste un dernier petit réglage à faire. Voyez-vous, sur la photo, les muffins sont dans le moule car … ils refusent d’en sortir !

Hé oui, je comprends mieux maintenant pourquoi chez Starbucks la base du Muffin est dans un petit papier tout collé … c’est pour éviter de vendre le moule avec ! Il me reste donc a trouver des petits papiers à Muffin au chocolat.
Et pour les 5 qui reste bein … je les mangerai à la petite cuillère directement dans le moule 😉

Du coup, j’ai fait comme à la TV : l’appel à un ami.

« Heu oui, c’est Bebel … dis, tu saurais pas où je peux trouver des petits papiers à muffin pour éviter que le muffin colle au fond du moule … hein ? »

« Ha oui, tu veux dire … des caissettes à muffin ! »

« Non, non, je ne veux pas une caisse de muffin. Je veux les faire moi-même. Je veux juste le p’tit papier qui va autour »

« Oui, c’est bien ce que je dis … ton p’tit papier comme tu dis … ça s’appelle … une caissette à muffin »

« Heuuu ha bon … attends j’essaie dans mon moteur de recherche search.lilo.org … haaaa mais oui dis-donc, il y en a plein … même des avec la tronche de Dark-Vador ! »

muffin-und-cupcake-foermchen-star-wars

Bon allez, je ne vais pas vous faire saliver plus longtemps. Comme je suis du genre sympa, je vais partager ici la recette. Et comme il faut toujours rendre à César ce qui lui appartient … tiens, mais oui au fait … il n’est plus de ce monde, César … pourquoi on devrait lui redonner des trucs qui ne lui appartiennent de toute façon pas ? Bon, bref, voici le blog où j’ai trouvé cette recette : Je cuisine, tu cuisines

Ingrédients (pour 6 muffins) :
– 35g de cacao en poudre non sucré (type Van Houten)
– 95g de sucre en poudre
– 85g de farine
– 75g de lait (demi-écrémé pour moi)
– 75g de beurre (salé pour moi)
– 2 oeufs
– 3/4 cc de levure chimique
– 1/4 cc de bicarbonate de soude

Option si vous voulez customiser vos muffins au chocolat
– 70g de pépites de chocolat (pour moi, ces fameuses pépites carrées qui ne fondent pas).

Au boulot :

Préchauffer le four à 180°C (th.6).
Dans un saladier, mélanger les oeufs, le cacao en poudre, le sucre, le lait et le beurre fondu.
Ajouter la farine et mélanger de nouveau.

Si vous avez retenu l’option « pépites de chocolat » c’est maintenant : Ajouter les pépites de chocolat (pour éviter qu’elles tombent au fond du moule, on peut les mettre au congélateur pendant 1/4 d’heure). Remuer.

Ajouter la levure et le bicarbonate de soude. Bien mélanger.
Mettre les caissettes à muffin dans les moules
Verser la préparation dans les caissettes à muffins; les remplir aux 3/4.
Enfourner environ 30 minutes, à 180°C.

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire😉