Je connais bien les Vosges

La Mode est aux quiz parait-il ! Alors je vous ai concocté un petit quiz de 15 questions sur les Vosges. Mais attention, c’est pas du quiz façon « modes et travaux » ou encore « Biba ». C’est un vrai quiz bien balaise ! Il suffit de cliquer sur l’image pour commencer :

Et vous ? Vous faites combien ?

#Vosges #Lorraine #GrandEst #Contrex

Combien de temps pour … un z’oeuf à la coque ?

Ha ha ! hein ? combien de temps ? Non non, je vous voir venir. Interdit d’aller sur votre moteur de recherche. Il faut trouver … là … tout de suite. Et sans pouvoir faire appel à un ami !

Car c’est exactement ce qui m’est arrivé, il y a peu, lors d’un déplacement professionnel. Voyez-vous, ce qu’il y a de bien dans les déplacements professionnels, c’est le petit déjeuner le matin à l’hôtel. En semaine ordinaire, chez toi, t’as pas trop le temps. Alors zou … un café vite fait sur le coin du zinc tout en enfilant ta chemise et en nouant ta cravate. Haaaa saperlipopette, quel gros ballot je fais ! J’ai taché ma chemise avec mon café … bon bref, c’est plutôt régime sec. Alors quand tu es en déplacement professionnel, quel bonheur que de descendre à la salle petit dej’ de l’hôtel. De n’avoir rien à faire. Juste choisir tout ce que tu veux au milieu de cet étalage de pancake, baguette fraîche et croustillante, fromage, charcuterie, fruits, céréales, yaourt, confiture, beurre, miel et … la machine à cuire les z’oeufs !

Oui, je n’ai jamais fait un seul hôtel qui n’ai pas cette « machine à z’oeufs ». Un ustensile tout simple : de l’eau qui bout, des petits paniers métalliques au bout d’un manche et une provision d’oeufs. En clair, tu vas te faire cuire un oeuf comme tu veux. A la coque, dur, mollet, brouillés, oeuf au plat c’est toi qui vois. Et toujours, toujours, toujours à côté de ladite machine il y a de quoi se remémorer le temps pendant lequel tu laisses ledit oeuf plongé dans l’eau.

Je me souviens de l’hôtel de la semaine précédente. Les temps de cuisson étaient écrit, à la craie, sur une ardoise. C’était super déco, tendance façon auberge d’autrefois.

Bref, je suis donc avec mon z’oeuf dans une main et le panier porte z’oeuf dans l’autre. Je cherche le temps de cuisson pour un oeuf coque … rien … rien de rien ! Pas un écriteau, pas un petit papier, pas une notice sur la machine, et encore moins une jolie ardoise avec des pleins et des déliés à la craie … rien ! Même pas un minuteur à portée de main … rien !

Bon, « On va pas se mettre le tyrex au court-bouillon quand même » me dis-je . Oui c’est pour dire qu’on va pas se faire des noeuds au cerveau juste pour ça. C’était pour accentuer le côté « rate » que je trouve trop édulcoré. Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de mettre un tyrex au court-bouillon … hein ? Déjà que le homard c’est pas évident parce qu’il se défend le gars voyant bien que sa dernière heure à sonné. Alors un tyrex, vous pensez bien.

Du coup, 3 options s’offrent à moi : 1. je demande à quelqu’un dans la salle 2. j’y vais au feeling 3. j’abandonne. Alors autant vous dire que la 3 est balayée d’un trait de plume avant même d’être envisagée. Oui ! un Bebel n’abandonne jamais. Un Bebel ne capitule pas devant l’adversité. Un Bebel assume en toute circonstance, c’est comme ça. C’est quand même pas un truc, sorti du fondement d’une poule, qui va me tenir tête.

Pour la 1, ça pourrait encore se discuter parce que dans la salle, il n’y a que des inconnus. Je pourrais donc demander, au risque de passer pour une nouille, car personne ne me connaît. Mais imaginons que demain, je devienne célèbre hein ? Vous imaginez si cette histoire venait à sortir dans la presse : « Ha ouiiii c’est le mec qui ne savait pas cuire un oeuf à la coque !« . Bon, on ne sait jamais donc oublions la 1 également. Il me reste donc l’option 2.

Je fais donc le mec qui assure. Je place l’oeuf dans son petit panier. Et dans un geste très assuré, presque professionnel, je plonge majestueusement ledit z’oeuf dans l’eau frémissante … plouf !

Ho pinaise, l’eau qui gicle sur mes pompes ! Hé ho … faudrait voir à pas trop sortir du récipient, hein ? J’ai pas mis mes bottes en koutchouk aujourd’hui. Je suis en déplacement professionnel. Alors j’ai mis mes Weston … et le gland de mes Mocassins à pampilles collection « VEAU BOX NOIR LES GRANDS CLASSIQUES » est pas waterproof … ok ?

J’observe les bulles tout en comptant dans ma tête … hum … c’est fou comme les minutes passent moins vite quand tu observes un oeuf dans l’eau frémissante …

Bon allez, on va dire que c’est bon. Je m’empare du manche bleu. Oui pour bien reprendre mon z’oeuf et pas celui de la voisine, le constructeur a pensé à mettre des couleurs sur les manches. Je saisis un coquetier. Hé hé pas bête le gars : je me doute bien qu’il doit être chaud. Je place le coquetier sur le dessus de l’oeuf et je retourne. Hop, je tiens le coquetier à l’endroit avec mon oeuf dedans sans l’avoir pris avec mes doigts. Si vous n’avez pas bien compris le geste, demandez moi, je vous ferrai un croquis 😉

Je reviens à ma place et au passage, paf je m’empare discrètement du pichet de jus de pomme. J’aime le jus de pomme le matin au p’tit déjeuner. Quand on sait que les British disent “An apple a day keeps the doctor away” (Manger une pomme par jour éloigne les médecins) voilà qui se marie parfaitement avec mes Weston ! Bon, par contre il faut absolument le crier bien fort dans la salle « Je vais prendre un jus de pomme … de pomme … » car la couleur dans le pichet en verre peut prêter à confusion. Ce doré translucide ressemble, à s’y méprendre, à du whisky. J’en conviens, ce breuvage se marie également très bien avec mes Weston. Mais je ne veux pas passer pour un pochtron du p’tit matin avec son litron de boisson frelatée.

L’oeuf est devant moi, dans son coquetier. Je le regarde en me disant « il manque quelque chose …« . Mais c’est bien sûr ! Il me manque un coupe z’oeuf à la coque. Vous savez, ce truc rond avec des dents de requin à l’intérieur que vous appliquez sur le dessus … et avec les deux trous façon ciseaux … crac … vous coupez la tête de l’oeuf et y a plein de petits bouts de coquille qui tombent dedans ! Comment je fais sans un coupe z’oeuf à la coque ?J’ai donc observé mon z’oeuf à la coque, incapable de savoir si, à l’intérieur, il était trop ou pas assez cuit. Un peu comme la poule qui a trouvé un couteau … Comment je fais ? Même avec mon smartphone j’ai pas réussi à ouvrir le dessus de mon z’oeuf à la coque alors vous voyez.

Bref, j’en ai eu marre. J’ai pris l’oeuf dans ma main et … je me le suis écrasé sur le front ! Bein oui, tous les gens célèbres reçoivent des oeufs sur le front alors je prends un peu d’avance c’est tout ! Et vous savez quoi ? Hé bein j’étais super content car mon z’oeuf … il était bien « à la coque » ! le jaune liquide a bien dégouliné jusqu’à ma chemise et le blanc, bien cuit, est tombé sur mes Weston 😉

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉

Bref, je me suis fait un Mac Do …

Bon, aujourd’hui je me suis dit « Tiens, j’me ferais bien un p’tit Mac Do !« . Ni une, ni deux, je prends mon pass navigo et direction le Mac Do de Val de Fontenay.

Quand je vais dans ce genre de restaurant huppé, je me fixe toujours une règle de conduite : s’il y a trop de monde, j’abandonne sans même entrer. Là, j’arrive et je constate une fréquentation que j’estime acceptable. Et en plus, le chef de rang s’approche de moi et m’invite à me diriger vers une borne libre. Oui, je dois vous préciser qu’au Mac Do de Val de Fontenay il n’y a plus aucune caisse sur le comptoir. Les convives sont invités à faire leur commande sur une immense borne façon 4 par 3 pour que tout le monde autour puisse voir que tu cliques sur le Big Mac double size avec le supplément mayo et 3 sachets de ketchup !

Bref, c’était vraiment trop bien parce que je n’ai pas eu à faire la queue. Je suis immédiatement monté à l’échelle pour aller cliquer, tout en haut, sur le menu « Mc First ». Puis je suis redescendu m’accroupir pour cliquer, tout en bas, sur le cornet de frites. Et c’est vraiment trop super parce que le Coca Zéro, il était au milieu de l’écran donc j’ai pu cliquer dessus sans trop de gymnastique. Et oui, un écran 4 par 3, c’est pas ta petite tablette ipad de « cul nul », c’est du lourd !

Bref, j’ai entré ma carte bleue dans le lecteur au raz du sol, il est en dessous de l’écran 4 par 3, puis le code et j’ai validé. A partir d’ici, tu ne peux plus faire « annuler ». Donc, c’est pile à ce moment qu’ils sont arrivés. « Ils » c’est en fait toute la population d’île de France qui n’est pas en vacances en ce début Août. Voyez-vous, je pense qu’ils se sont tous dit « Et si on allait au Mac Do … de Val de Fontenay … là, tout de suite maintenant ?« . Ce sont donc 768 543 personnes qui sont arrivées au Mac Do de Val de Fontenay. Mais c’était vraiment trop super bien parce que moi, j’avais déjà passé ma commande. En plus, avant même que je n’introduise ma carte bancaire, sur la borne c’était écrit « Nous préparons déjà votre commande ! ». J’étais trop super content.

Alors, je suis allé vers le comptoir pour récupérer ma commande. Le fameux comptoir qui n’a plus de caisses. Il est donc totalement dégagé pour aligner les plateaux. Là, j’ai vu une équipière Mac Do courir à droite, puis à gauche, puis à nouveau à droite, puis à nouveau à gauche. Ensuite elle est revenu, elle s’est passé la main dans les cheveux puis elle a levé la tête vers l’écran. Ensuite elle parti vers l’arrière, puis elle est revenu vers l’avant. Elle est reparti vers l’arrière, puis elle est revenu. Elle a de nouveau regardé l’écran. Puis elle est reparti à droite. C’était beau comme une chorégraphie des petits rats de l’opéra. Alors j’étais trop super content parce que je me suis dit que j’étais tombé le bon jour : aujourd’hui il y avait un spectacle en bonus. Alors j’ai sauté 2 fois sur place et j’ai dit « Youpiii » (mais dans ma tête pour que personne n’entende). Progressivement, elle apportait des ingrédients qu’elle posait sur les plateaux mais … pas trop vite. Alors moi, je me suis dit que c’était pour ne pas secouer les sodas ou faire tomber la salade des burgers dans la boîte.

C’était vraiment trop génial parce que ça faisait à peine … quoi … 17 minutes que j’étais là, que déjà elle appelait la commande numéro 95. Moi j’ai regardé mon papier et j’étais vraiment trop content car il portait le numéro 99. Alors elle est repartie dans son ballet harmonieux, prenant un Big Tasty par ci, un Ice tea par là et les déposant sur 2 plateaux différents avec délicatesse. Ensuite, je l’ai vu déposer un coca zéro sur un plateau vierge et j’ai compris que c’était ma commande. Alors je n’ai pu contenir un nouveau petit « youpi » de joie et j’ai à nouveau sauté 3 fois sur place. Ensuite elle a repris le mouvement numéro un : à droite, à gauche, à droite, à gauche, la main dans les cheveux, les yeux au ciel etc … et une boîte d’happy Meal sur un plateau, un Big Mac sur un autre. Et c’était vraiment trop super méga bien parce que moi, je pouvais regarder mon coca zéro sur mon plateau. Et là, elle à dit « la 96 !« . Et moi j’étais trop méga dans la zénitude profonde parce que j’avais la 99 et qu’il s’était passé à peine 19 minutes entre la 95 et la 96 ! Alors je me suis retourné et j’ai souri aux 768 541 personnes derrière moi.

Après on est passé au mouvement 2 de la chorégraphie et c’était vraiment trop beau. En fait, la copine de l’équipière Mac Do, celle qui bosse au comptoir Mac Café est entrée dans la danse. Oui, vous savez, le comptoir Mac Café, c’est celui où il n’y a jamais de client et l’équipière Mac Do passe son temps à astiquer le comptoir avec un chiffon pour faire croire qu’elle a beaucoup de travail parce qu’elle ne veut pas aller aider ses collègues qui remplissent les plateaux. Alors là, elle avait trop bien frotté le comptoir et aussi lavé les tasses à café et aussi ré-aligné les macarons et … et … et … elle pouvait plus faire semblant d’avoir trop de boulot …

Là, c’était vraiment trop beau car on voyait le professionnalisme et les années d’entraînement. Elles se croisaient sans jamais se toucher. Elles virevoltaient, légères comme des hirondelles sans jamais lâcher le Big Mac et le sunday caramel avec les petites cacahuètes dessus. C’est à ce moment précis que, dans un canon en coeur parfait, elles ont annoncé les commandes 97 et 98. C’était trop beau, j’ai senti une larme couler au coin de mon oeil gauche. Alors j’ai sauté sur place et dit « youpiii » (tout bas, juste pour moi). La prochaine était pour moi, j’ai senti mon p’tit coeur palpiter comme jamais d’autant que l’équipière numéro une venait de déposer un cornet de frites sur mon plateau … à peine 47 minutes après le coca zéro. J’étais trop super méga content.

Alors le ballet a repris au numéro un mais cette fois avec 2 ballerines. Hé hop, à droite, à gauche, à droite, à gauche, yeux au ciel, mains dans les cheveux et devant, derrière, devant, derrière. Big Mac, Royal cheese, sunday fraise et … Happy Meal déposés en rythme sur les plateaux. C’était beau comme du Mozart. J’étais trop super joyeux. Alors l’équipière a annoncé « commande 02« . Mais c’était pas grave parce que j’étais trop bien content de regarder ce spectacle. Je me suis retourné et j’ai crié aux 768 539 personnes derrière moi de frapper dans leurs mains, de sauter sur place et de tendre l’index droit vers le plafond … « allez tous, en coeur … frappe dans tes mains … saute sur place … Hand up, baby Hand up« .

Ensuite j’étais vraiment trop content parce que, juste après la commande numéro 15, je l’ai vu se saisir d’une boîte de Mc First dans un tourné, boulé, déhanché impeccable. Et en guise de final magistral, elle a fait un salto avant double carpé et déposé la dite boîte … sur mon plateau ! J’ai senti mon coeur s’envoler, battre à tout rompre quand j’ai entendu le …99. « Oui, c’est moi … c’est moi, ici … oui, j’arrive. »

« Bon appétit et désolé pour l’attente » me dit l’équipière du Mac Do de Val de Fontenay. Alors moi, trop content, je lui ai répondu « Et merci madame de vous être occupé de moi avec autant de professionnalisme et d’abnégation« . J’étais trop sur mon petit nuage tellement j’étais trop satisfait d’être content. Je tenais entre mes mains, mon frêle petit plateau après à peine 1h et 26 minutes d’attente.

Alors après j’étais vraiment trop bien dans mon for intérieur de moi-même parce que j’ai fait quelques tours du restaurant et j’ai rapidement trouvé une place où m’installer.  11 272 fois l’allée centrale et les travées extérieures et voilà que la place idéale se libère : juste à côté de la table où mémé s’est installé avec ses deux petits enfants de 3 et 4 ans pour réserver les places en attendant que maman revienne avec les 2 happy Meal. J’étais vraiment trop content, proche de l’extase en déposant mon plateau sur la table pendant que Missandei se laissait choir de la banquette sur mes caterpillars, heureusement montantes, tout en vociférant un assemblage de syllabes dont je n’ai pas … totalement saisit le sens. Stannis a bien essayé d’en profiter pour me chiper une frite mais mémé lui a chopé le bras droit avant qu’il ne commette son forfait. Il est alors parti dans un cri nasillard montant dans les aigus tout en chouinant par vocalise. Tout en remontant Missandei sur la banquette, mémé a tenté de faire taire Stannis en lui disant qu’il était pas gentil de se faire remarquer comme ça. Moi, je ne voyais plus rien tellement j’étais trop joyeux d’être attablé devant mon menu Mc First option Fish.

Le sourire aux lèvres, j’ai pris ma paille. J’ai délicatement déchiré juste le bout de l’emballage en papier et j’ai porté le petit bout de paille qui dépassait à ma bouche et … j’ai soufflé ! L’emballage s’est envolé telle une fusée pour la lune puis, la vitesse décroissant, il s’est mis à tourbillonner dans l’air pour revenir s’écraser sur la tête de Stannis. J’étais vraiment trop super content d’avoir réussi ce lancer d’emballage de paille et d’avoir atteint une cible de choix : le petit morveux de 3 ans potentiel chouineur devant l’éternel.

J’ai alors posé le bout de ma paille sur le petit opercule percé du couvercle de mon gobelet de Coca zéro. J’ai appuyé délicatement jusqu’à ce que les pré-découpes cèdent et que ma paille s’enfonce dans le soda avec ce bruit caractéristique du frottement de la paille contre le plastique de l’opercule du couvercle….. shriiiiiiiiiittttt …. En fin de course, j’ai configuré mes lèvres en forme de O, je les ai approchées de l’extrémité de la paille et j’ai aspiré. Le liquide est monté dans le tube puis est venu envahir ma gorge. C’était vraiment une sensation extraordinaire, j’étais vraiment trop content de joyeuseté. Les longues minutes d’attente avaient permis aux glaçons de fondre en totalité, noyant mon Coca Zéro façon chirloute d’eau claire. Et en plus, il s’était adapté à la température exacte de l’intérieur du restaurant au mois d’août en pleine canicule. C’était un instant merveilleux de joie et de bonheur et j’étais trop vraiment content de savourer mon Coca zéro dilué et tiédasse.

Reposant mon gobelet, je m’emparais d’une frite et la portais à ma bouche. Le contact de la frite sur ma langue m’a rendu joyeux et rêveur. Telle la madeleine de Proust, la saveur de cette frite m’a ramené des années plus tôt, à l’époque où on jouait à « Espion lève-toi » dans la cour de l’école primaire. Il s’agissait d’écrire un secret sur un morceau de papier puis de manger le-dit papier pour que personne ne le découvre. Sans le savoir, cette frite venait de me remémorer un souvenir enfoui depuis des années. Cette frite venait de rappeler à mes papilles gustatives la texture du papier Canson et l’encre du stylo plume pour un secret bien gardé car mâchouillé. Quelle expérience extraordinaire, j’en ai pleuré de joie devant l’intelligence de cette frite à perdre sa chaleur pendant les longues minutes d’attente pour s’adapter parfaitement à la température ambiante. Tellement emporté par cette joie intense et ce bonheur inattendu, j’en oubliais mon Mc First Fish. Après avoir séché mes larmes de joie, je me décidais à ouvrir la petite et non moins délicate boîte en carton coloré.

Plus fort encore que ces saveurs qui vous remémore des souvenirs oubliés, le délicat fumet qui s’est échappé de la boîte m’a … transporté. Il m’a transporté à Dunkerque, sur le port de pèche, au retour des chalutiers quand les généreux mariniers offrent aux mouettes les restes de poisson sur lesquels elles se jettent avidement.  Ce délicat fumet du poisson oublié sur le pont du chalutier, au soleil, subtilement mariné dans l’eau de lavage du-dit pont. Lui aussi, a su profiter des longues minutes d’attente pour accorder sa température à celle de l’environnement pensais-je… ! Mais je me trompais, c’était encore plus fort, plus intelligent, plus professionnel. En effet, en le prenant dans mes mains, j’ai senti la salade qui parsemait le fond de la boîte. Elle était … si fraîche, tellement fraîche qu’elle semblait tout droit sortie de la chambre froide. C’était décidément trop merveilleux, trop beau et j’étais … trop content.

Alors j’ai bu goulûment mon eau claire tiède en rythmant chacune de mes bouchées de poisson froid d’un ballet de frites cartonneuses. Et j’ai compris que la rondelle de tomate, judicieusement intercalée entre le poisson pané et le buns du dessus sortait, elle aussi directement de la chambre froide quand mes 4 tentatives de mâchouillage ne sont pas parvenu à la rompre. J’étais vraiment trop bien, trop content, trop joyeux alors j’ai souri à la maman qui revenait avec ses 2 happy meal car, en plus, j’allais avoir quelques secondes de silence à côté de moi.

Et il y avait 768 522 personnes qui tournaient dans le Mac Do de Val de Fontenay pour trouver une place … alors moi j’étais super content, super heureux, super en extase tout ça. 

Déjà, Missandei et Stannis se chipougnaient en vitupérant très fort car Stannis il avait le minion avec le slip mauve et que Missandei c’est celui qu’elle voulait parce que il était trop bien et que maman elle avait dit qu’elle lui achèterait autant de happy meal qu’il faudrait pour tomber sur le minion avec le slip mauve et que maintenant …. ouinnnnnnnnn … Oui, les parents son fans de Games of Thrones !

Le texte de cet article en audiodescription pour les personnes … qui veulent pô lire 😉